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9 janvier 2023 1 09 /01 /janvier /2023 18:02

2023 verra l'anniversaire de plusieurs affaires religieuses et judiciaires du XIXe siècle.

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du 10 au 15 mars 1803 (il y a 220 ans): vente aux enchères des terres paroissiales confisquées par la Révolution. 

Une première vente eut lieu le 10 mars 1803 mais elle fut annulée par une contestation du conseil municipal de Poggiolo: rien n'était prévu pour assurer un minimum vital au curé, situation que les catholiques poggiolais ne pouvaient accepter.

La deuxième vente aux enchères, le 15 mars, fut remportée par Antoine François Cristinacce de Vico, agissant en accord avec Jean Peraldi de Vico et François Franceschetti. Le curé garda la Tignosa.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/01/la-laicite-en-action-dans-les-deux-sorru-une-vente-aux-encheres-bien-compliquee-5-6.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/01/la-laicite-en-action-dans-les-deux-sorru-comment-le-cure-pourra-t-il-manger-6-6.html

 

 

 1823 (il y a 200 ans): le bandit Théodore Poli, de Guagno, se fait proclamer « roi du maquis » par des bandits réunis dans la forêt d'Aitone. En avril 1823, il menace les prêtres desservants de Poggiolo et d'Orto s'ils ne lui versent pas de grosses sommes.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-exploits-de-theodore-n-3-le-cure-de-57621460.html

 

 

 28 juin 1833 (il y a 190 ans): le Vicolais Casanelli d'Istria est nommé évêque d'Ajaccio.

Né à Vico le 24 octobre 1794 et décédé à Ajaccio le 12 octobre 1869, il dirigea l'Église corse durant trente-six ans et la réforma en profondeur. S'étant rendu acquéreur du couvent de Vico, il y implanta les Oblats de Marie-Immaculée qui entretiennent la vie spirituelle dans les Deux Sorru.

 

Les anniversaires de 2023: le XIXe siècle

 

1863 (il y a 160 ans): le conseil de fabrique de Poggiolo décide la construction d'une nouvelle église (ce sera l'actuel Saint-Siméon).

Le premier argent fut apporté par la vente du presbytère dès le mois d'octobre 1803. Il fallut cinquante ans d'opiniâtreté pour terminer la construction.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-l-eglise-d-en-haut-saint-simeon-44872891.html

 

 

1873 (il y a 150 ans): décision finale de la cour d'appel de Bastia sur les limites entre les communes de Poggiolo et de Rosazia à Libbiu.

La création des communes par la Révolution française s'appliqua difficilement en Corse, surtout dans les zones forestières disputées pour leurs richesses en bois et en terrains pastoraux. Le conflit fut particulièrement violent entre Poggiolo et Rosazia.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-fievre-monte-a-libbiu-110406479.html

 

 

1883 (il y a 140 ans): pour la première fois, un radical, Etienne Leca, est élu conseiller général du canton de Soccia.

Le canton, qui paraissait être un bastion bonapartiste, tomba dès 1877 dans les mains du républicain Simon Ucciani. Cinq ans plus tard, il s'orienta encore plus à gauche.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/03/la-liste-des-conseillers-generaux-de-sorru-in-su.html

 

 

1er juin 1883 (il y a 140 ans): décret de fermeture définitive de l'hôpital militaire de Guagno-les-Bains20

Autorisé en 1822, cet établissement fit, en plus des bains civils, la fortune de Guagno-les-Bains. Mais, soixante ans plus tard, il ne justifiait plus et, malgré les protestations, la fin fut irrémédiable.

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/04/l-irresistible-degradation-de-l-hopital-militaire.html

 

 

Ruines de l'hôpital militaire.

Ruines de l'hôpital militaire.

 

20-27 juin 1893 (il y a 130 ans): aux assises de Bastia, procès de l'agression du 26 septembre 1892 qui vit la mort de deux gendarmes à Soccia:

deux personnes (dont le maire de Guagno) condamnées aux travaux forcés à perpétuité, sept à 20 ans de bagne et une dizaine entre 3 et 10 ans.

http://poggiolo.over-blog.fr/2022/09/l-expedition-sanglante-de-1892-un-retentissement-international.html

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8 janvier 2023 7 08 /01 /janvier /2023 18:00

 

Dans toutes les familles, à chaque nouvelle année correspondent des anniversaires nouveaux à célébrer.

 

Pour Poggiolo et les villages voisins, 2023 permettra de penser à des événements passés et à des personnes disparues. S'en souvenir est important car c'est ainsi que l'on peut garder ses racines et penser à tout le poids de l'Histoire qui, que nous le voulions ou non, a fait ce que nous sommes.

 

Les dates proposées ici sont des années se terminant par le chiffre "3". Quelques mots donnent l'importance de chaque événement et un lien est donné quand un article du blog des Poggiolais l'a déjà évoqué.

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1453 (il y a 570 ans): La république de Gênes, à court d'argent et voulant se concentrer sur son domaine continental, cède ses droits sur la Corse à l'Office de St Georges.

Ses troupes vont opérer une reprise en mains sanglante du territoire des seigneurs de Leca dont les Deux Sorru font partie.

 

 

5 juillet 1513 (il y a 510 ans): d'après un document génois, des Poggiolais sont revenus semer sur des terres interdites par la "disabitazione"

En 1501, après la dernière révolte de Giovan Paolo de Leca, la population de plusieurs villages avait été déportée pour transformer les Sorru en désert. Au bout de quelques années, des anciens habitants voulurent retrouver leurs terres d'origine malgré les sanctions. Quelques années plus tard, la mesure fut annulée. 

http://poggiolo.over-blog.fr/article-poggiolo-les-annees-zero-1501-3-3-107041031.html

 

 

1713 (il y a 310 ans): Santa Maria delle Gratie devient l'église paroissiale de Soccia.

Elle reçoit l'autorisation par l'évêque de Sagone d'ouvrir des registres paroissiaux. Mais l'église Saint Siméon de Poggiolo est toujours "piévane" et son curé a autorité sur les desservants de Guagno, Orto et Soccia.

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/08/erreur-soccia.html

 

 

1783 (il y a 240 ans): première mention des "eaux chaudes minérales de Guagno" sur une carte française, dans le Mémoire sur l'histoire naturelle de l'Isle de Corse, de Pierre Barral.

 

Les bains de Guagno sont représentés par la lettre H. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Les bains de Guagno sont représentés par la lettre H. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

 

30 avril 1783 (il y a 240 ans): d'après un rapport signé par "Francesco Franceschetti, Podestat, et par Gio-Stefano Pinelli et Paolo Martini, padre del comune », l'école de Poggiolo compte 16 élèves et est dirigée par le diacre Giovan-Antonio Pinelli.

Première mention de celui qui avait alors 23 ans et fut surnommé "l'homme le plus cultivé de Corse".

http://poggiolo.over-blog.fr/2022/12/il-y-a-190-ans-disparition-de-l-homme-le-plus-cultive-de-corse.html

 

 

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26 décembre 2022 1 26 /12 /décembre /2022 18:02

 

 

   Décédé le 26 décembre 1832, voici exactement 190 ans, Gian Antonio PINELLI est bien oublié à Poggiolo. Mais les Poggiolais s'intéressent-ils vraiment à leurs ancêtres?

 

   Gian Antonio PINELLI représenta Pasquale PAOLI lors d'un baptême à Poggiolo, comme l'a montré le second article de cette série.

   Ce troisième article raconte ses actions et ses importantes fonctions à la fin de la Révolution et sous l'Empire, toujours d'après la notice rédigée par Eugène GHERARDI dans le Dictionnaire historique de la Corse.

   Le texte de cette biographie, publié ici sur fond jaune, sera coupé par des explications et des compléments.

 

 

 

UNE RÉFÉRENCE DANS L'ENSEIGNEMENT

 

   Eugène GHERARDI écrit que, après être allé habiter quelque temps à Florence,


Gian Antonio PINELLI retourne en Corse en 1796 où il est promu par l'évêque GUASCO à la charge de vicaire général du diocèse de Sagone; on le retrouve en 1805 prêtre à Piana.

 

   Il doit s’agir de Matteu Francescu GUASCO, dernier évêque de Sagone de 1773 à 1801. Le Poggiolais voit donc de près la fin du diocèse.


PINELLI entame par la suite une carrière dans l'enseignement. Bénéficiant de l'amitié de Letizia Bonaparte et du cardinal Fesch, Pinelli est tour à tour directeur, en 1806, de l'école secondaire communale d'Ajaccio puis proviseur lorsque l'école devient collège en 1818.

 


   La  Revue encyclopédique de 1819 permet d'apprendre qu'il fut aussi “régent de rhétorique” et développa, lors de la rentrée des classes du 25 octobre 1818, devant toutes les autorités religieuses, civiles et militaires de la Corse“le plan d’enseignement prescrit pour ce collège, et la supériorité de la méthode d’enseignement actuelle”.

 

   Il avait donc la haute main sur l'enseignement en même temps qu'il dirigeait l'administration de l'île.

 

 

 

LE PILIER DE L'ADMINISTRATION NAPOLÉONIENNE

 

 

De 1810 à 1816, il est secrétaire général de la préfecture.

 

   Gian Antonio exerça d’abord la fonction de secrétaire général du département du Liamone puis de toute la Corse quand celle-ci fut réunie en un seul département en 1811.

 

   Il assista donc Ghjacintu ARRIGHI de CASANOVA, préfet du Liamone depuis  1803 et ensuite de toute l’île. Le 15 mars 1814, le nouveau préfet fut  Francescu Saveriu GIUBEGA, neveu de Lorenzo GIUBEGA, parrain de Napoléon BONAPARTE. Le 5 septembre, Louis XVIII nomma François Louis Joseph de BOURCIER de MONTUREUX. Le 6 avril 1815, avec le retour de l’empereur, GIUBEGA revint... jusqu’au 14 juillet où le roi, de nouveau sur le trône, désigna Louis COURBON de SAINT GENEST.

 

Le pilier de l'administration napoléonienne: Il y a 190 ans, disparition de l'homme le plus cultivé de Corse (3/4)

 

  Pendant cette période troublée, PINELLI resta à son poste et assura la permanence de l’administration française. Il aurait été l'homme le plus puissant de Corse sans le général MORAND qui imposait un ordre despotique et qui lui l'humilia en 1810.


En 1810, il a l'honneur d'être choisi pour assister au mariage de Napoléon, mais la délégation ne peut s'y rendre à cause de l'opposition du général Morand qui gouverne l'île.

Mariage de Napoléon et de Marie-Louise.

Mariage de Napoléon et de Marie-Louise.

 

 Avec la réinstallation de la monarchie des lys en France, en 1815, la carrière de Gian Antonio PINELLI, tout entière placée sous la protection des Bonaparte, n'était-elle pas terminée? Il en sera question dans l'article prochain.

 

(à suivre)

 

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23 décembre 2022 5 23 /12 /décembre /2022 18:00

 

     Le célèbre Pascal PAOLI fut remplacé dans une circonstance très particulière par Gian Antonio PINELLI, ce qui montre l’importance que le Poggiolais avait pu atteindre.

 

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   Nous avons commencé à publier la notice biographique rédigée par Eugène GHERARDI dans le Dictionnaire historique de la Corse.

 

     D’après ce texte, publié ici sur fond jaune, le prêtre poggiolais avait jugé plus prudent d'aller habiter Florence à l'époque des troubles du royaume anglo-corse entre 1794 et 1796.

 

 

Gian Antonio PINELLI retourne en Corse en 1796 

 

 

     Mais Xavier PAOLI, l'historien poggiolais, avait trouvé, dans les registres paroissiaux de Poggiolo, le document suivant qui contredit cette date et montre que Gian Antonio fut mêlé à un acte important.

 

Le document peut être agrandi en cliquant dessus.

Le document peut être agrandi en cliquant dessus.

 

 

 

     Il s’agit d’un acte de baptême établi le 30 septembre 1795. Le nouveau chrétien était un membre de la famille PINELLI, fils de Gioan Natale et de son épouse Maria LECA, auquel on donna les prénoms de «Carlo francesco Pasquale».

 

 

 

 

UN BAPTÊME POLITIQUE ?

 

 

     Le dernier prénom est aussi celui du parrain que le document appelle «Sua Xccelonza il Signore Generale Pasquale de Paoli», formule écrite avec des lettres plus grosses que les autres et avec de grandes boucles.

 

Le mandataire di U Babbu: il y a 190 ans, disparition de l'homme le plus cultivé de Corse (2/4)

 

     Le doute n’est pas permis: ce personnage est bien Pascal PAOLI, u «Babbu di a Patria», le Père de la Patrie corse.

 

     Le choix de ce parrain n’était pas innocent. Poggiolo et les villages voisins des Deux Sorru ont soutenu Pascal Paoli contre les Génois puis contre les troupes françaises.

 

     Les parents PINELLI avaient voulu montrer leur attachement à celui qui avait permis l’indépendance de la Corse avant son rattachement au royaume de France en 1768. D’autres familles insulaires firent le même choix pour le baptême de leurs enfants. Jean-Laurent ARRIGHI a compté trois cas similaires chez des notables de Vico, entre 1756 et 1764, pendant la période de l’indépendance (Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes, ouvrage collectif, ed. Piazzola, 2016, pages 81 et 82).

 

     En septembre 1795 le contexte était totalement différent. Depuis juin 1794, sous l’influence de Pascal PAOLI, la rupture avec la France révolutionnaire avait été votée par la Consulte de Corte et le royaume anglo-corse avait été institué.

 

     Le baptême eut lieu en septembre à Poggiolo alors que d'importantes révoltes rurales s'étaient déclenchées dans le Vicolais en juin, par opposition à la politique fiscale mise en place par Charles André POZZO DI BORGO, président du Conseil d'Etat sous l'autorité du vice-roi britannique sir Gilbert ELLIOT. Les familles aisées soutenaient ce mouvement par crainte d'une révocation de la nationalisation des terres d'Eglise. L'agitation se répandit rapidement dans la partie occidentale de l'île.

 

     D'après Antoine CASANOVA et Ange ROVERE (La Révolution française en Corse, Payot, 1989, page 258), "Paoli manifeste sa sympathie pour le mouvement populaire" mais s'inquiète de son ampleur, déclarant que "li popoli del delà da Monti sono peu furioso chez da questa parte".

 

     Faudrait-il interpréter le baptême poggiolais, avec le choix du prénom, comme un acte éminemment politique? Serait-il une manifestation d'attachement au Père de la Patrie et de méfiance envers le gouvernement anglo-corse?

 

     Carlo Francesco Pasquale PINELLI fut donc baptisé le 30 septembre 1795 alors qu'il était né le 11 janvier 1794. Il avait 1 an et 8 mois, âge assez habituel pour l'époque.

 

     L'absence du parrain à la cérémonie n'a rien d'étonnant. Pascal PAOLI n'était pas non plus venu aux baptêmes vicolais mentionnés ci-dessus. Il avait été chaque fois remplacé par un mandataire.

 

    Au moment de ce baptême, il n'était d'ailleurs pas libre de ses mouvements. Il se trouvait à Bastia, sous la surveillance constante des Anglais. Le 14 octobre, le vieux chef corse s'embarqua à Saint-Florent pour son exil en Angleterre où il finit sa vie en 1807.

 

Pasquale Paoli en exil en Angleterre par W. Beckey

Pasquale Paoli en exil en Angleterre par W. Beckey

 

     Deux semaines plus tôt, son filleul avait reçu la "cérémonie battesemale al sacro fonte di questa parochia", c'est-à-dire sur les fonts baptismaux de l'église Saint-Siméon.

Le mandataire di U Babbu: il y a 190 ans, disparition de l'homme le plus cultivé de Corse (2/4)

 

 

LE MANDATAIRE D'U BABBU

 

     Le parrain étant absent, la procuration ("mandat di prépara") avait été attribuée "nella persona del Signor Dottor Giovantonio pinelli".

 

     Il est facile de reconnaître sous ces mots Gian Antonio PINELLI. Il était le grand-oncle du jeune enfant baptisé car il était le frère de son grand-père Anton Francesco PINELLI. Il est ici qualifié de "Signor Dottor", car il était docteur en théologie et en droit.

 

     D'après la notice d'Eugène GHERARDI parue dans le Dictionnaire historique de la Corse", Gian Antonio serait allé habiter Florence pendant la période du royaume anglo-corse. Mais nous avons ici la preuve qu'il était bien présent au baptême de son petit-neveu le 30 septembre 1795.

 

     Etait-il en vacances? Etait-il venu spécialement pour représenter Pascal PAOLI à cette cérémonie? Ou était-il définitivement revenu en Corse?

 

     Toujours est-il qu'il fut bien "procuratore" du Père de la Patrie. La "madrina", la marraine, était Angela Francesca PINELLI qui ne signa pas l'acte de baptême car "dichiara di non sapere scrivere".

 

     Une dernière signature termine le document: celle du curé Giovanni BONIFACY qui s'opposa à l'administration française pour conserver le titre de "piévane" à l'église Saint Siméon. Il a été question de lui dans l'article "Les origines et l'organisation religieuse de la pieve".  

 

Le mandataire di U Babbu: il y a 190 ans, disparition de l'homme le plus cultivé de Corse (2/4)

 

     Les années suivantes, Gian Antonio PINELLI eut un rôle de premier plan dans l'Eglise et dansl'administration de la Corse, ce que contera le prochain épisode.

 

(à suivre)

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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 18:00
Le 30ème carré des écrivains
 
Le Comité du Vieux Marseille organise toute la semaine au Centre-Bourse une exposition et vente du livre sur ce quartier (voir l'article sur les mythes de Napoléon III déjà publié sur ce blog).
 
Le 30ème carré des écrivains se déroulera au même endroit samedi 26 novembre de 14h à 18h.
 
Comme chaque année, il réunira des auteurs marseillais ou ayant écrit sur Marseille.
Cette année, ils seront 125.
 
Parmi eux, Michel FRANCESCHETTI présentera ses livres "Une drôle d'année à Marseille (1939-1940) " et "Berryer, défenseur de la justice, des libertés et du Roi".
 
 
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9 novembre 2022 3 09 /11 /novembre /2022 18:00

 

Oui, ils ont vraiment existé, les personnages dont les noms sont gravés sur les monuments aux morts.

 

Chaque 11 novembre, les cérémonies célèbrent des hommes qui ont vécu, grandi, aimé, souffert avant de tomber sur le champ de bataille.

 

Il reste à leurs familles de vieilles photos et aussi des lettres. La correspondance était le seul lien possible entre les soldats et leurs parents ou amis. Ils avaient besoin de ce véritable ballon d'oxygène pour oublier les horreurs du front et pour se sentir faire encore partie de la communauté familiale ou villageoise.

 

Ce blog a récemment publié le premier document de la guerre de 1914-1918 rédigé par François Marie Ceccaldi, document qui est  un texte juridique: un testament.

 

Nous vous présentons maintenant les dernières lettres rédigées peu avant leur mort au combat par deux Poggiolais très différents qui sont mentionnés sur le monument aux morts de Poggiolo. La ponctuation et l'orthographe ont été respectées. Lettres et photos ont été fournies par les familles concernées.

 

 

Tout d'abord, les derniers écrits de Jean-Toussaint DEMARTINI.

Né le 1er novembre 1890, d'Antoine François DEMARTINI et Gracieuse DESANTI, il était timonier dans la Marine. Il dut la quitter pour des raisons liées aux élections municipales à Poggiolo (voir l'article en cliquant ici). Il entra dans l'infanterie coloniale et combattit au Togo, où il obtint une citation à l'ordre des troupes du groupe de l'A.O.F. (Afrique Occidentale Française) pour sa bravoure dans les combats contre les Allemands, puis en France. Il mourut le 9 février 1916 à Cappy dans la Somme.

 

Les dernières lettres

Une lettre:

 

Aux tranchées le 30.1.1916

Mes chers parents

Toujours en bonne santé, je suis aux tranchées depuis trois jours, le 1er jour j'ai pris part à un rude combat, ma compagnie a beaucoup souffert, nous avons reçu des renforts et je crois que les Boches vont finir par croire que dans cette terrible guerre  nous voulons le dernier mot.

Quant à mon ami, c'était un nommé Marcangelli il a trouvé la mort glorieuse; précisément sa permission avait été retardée. C'était un jeune homme plein d'avenir et mon meilleur ami à la compagnie. Son père avait travaillé à la maison Pinelli à guagno les Bains comme maçon, mais maintenant il n'est plus, laissons reposer le jeune héros en paix.

Toujours bien portant, je compte qu'il en sera de même par la suite.

Toujours dispos et le moral meilleur que jamais je vous embrasse bien affectueusement.

Toussaint

Une carte de correspondance:

4.2.1916

Mes chers parents

 

Je me porte toujours bien, et vous en souhaite autant.

Depuis 6 jours on se bat. Tout va bien pour le moment. Je vous embrasse

Toussaint Demartini

sergent 24ème colonial

5ème colonial

secteur postal 13

 

 

 

Deuxième série de lettres: celles de Jean Ary François Léon LOVICHI.

Né le 10 novembre 1893 à Constantine, fils de Charles LOVICHI et Odile DELON, il était licencié de philosophie à la Sorbonne et préparait l'agrégation.

Bien que réformé, il voulut absolument défendre son pays. Aspirant au 2ème RMA, il partit se battre aux Dardanelles. Son attitude lui valut une citation et la promesse du grade de sous-lieutenant mais il fut tué au combat le 14 juillet 1915.

 

Jean Lovichi avec deux de ses sœurs dont une se prénommait Fanny.

Jean Lovichi avec deux de ses sœurs dont une se prénommait Fanny.

 

 

 

Sans date mais étant une de ses dernières lettes:

J'allais commencer une longue lettre quand l'invitation est venue de repartir. Quelques embarras gastriques ont disparu et j'ai bien apprécié votre eau lithinée.

Je vis comme un capitaine et j'ai l'élixir le plus précieux, la confiance de mes hommes. J'ai vu des blessés qui ne voulaient pas être évacués avant d'avoir de mes nouvelles. Voilà la seule vraie récompense avec l'autre vos lettres qui redeviennent rares et que je lis avec mon cœur.

Vos petits paquets, précieux. Ajoutez livres et journaux, plumes, encre et crayons, une main-serviette pour "m'approprier": je suis chocolat et créole.

Je vous embrasse. Eu la joie de voir Théo Zanetacci ce matin.

 

Lettre du 6 juillet:

Retour de nouveaux combats. Je n'ai que la force, dans une fatigue de 5 jours d'action, de vous promettre une belle lettre.

Au camp, j'ai la joie de trouver deux lettres de maman, une - émouvante - de papa, et trois bons colis qui me comblent d'utile. La joie de ces lectures et de ces découvertes dans de pareils retours est un délice. Ô affection de mes parents!

Votre enfant vraiment à vous.

 

Mot du 11 juillet: 

En action - constamment depuis le 21 -, je reçois une lettre de Fanny dont je suis heureux. J'en aurais voulu de vous tous. Pas trop fatigué et toujours paré. Parfait guerrier, vieux guerrier. Les cuisiniers redescendent*. Je vous embrasse.

 

 

* L'unité étant en première ligne, et afin d'éviter les pertes par trop d'allées et venues, les cuisiniers se chargeaient du courrier en plus de la nourriture.

 

Une lettre écrite par son père arriva aux Dardanelles après sa mort et fut retournée à l'envoyeur.

 

Les dernières lettres

 

Un article a déjà été consacré à Jean LOVICHI: suivez le lien suivant:

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28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 18:00

 

Les Marseillais n'ont pas beaucoup aimé Napoléon Ier et Napoléon III mais leur ville a joué un grand rôle dans les préoccupations des deux empereurs. Aussi, le Souvenir Napoléonien organise-t-il un colloque sur

 

"MARSEILLE, VILLE IMPÉRIALE"

 

le samedi 5 novembre. 

 

Cliquez sur l'image pour mieux lire les renseignements.

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2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 18:00

 

Dans les nombreuses histoires de banditisme et de réglements de comptes qui jalonnent l'histoire de notre canton et de toute la Corse, les récits insistent beaucoup plus sur les auteurs des meurtres que sur les victimes et sur l'immense chagrin de leurs familles. C'est le mérite de Marc GIORGI de nous rappeler ce point de vue.

 

 Son site est consacré au village de Pietra di Verde (Haute-Corse) et à la généalogie de sa famille (Giorgi-Valéry).


  Dans cet émouvant récit, il nous donne une version toute différente, celle de la famille du gendarme SALA, de l'affrontement sanglant qui eut lieu à SOCCIA en 1892 et qui a fait l'objet de trois articles sur ce blog.

 

   En voici le texte.

 

 

 

"LE MALHEUR"
 


Alata  Minnanna se tient devant le four à pain. Elle a en main la grande pelle, le pain est cuit, elle va le retirer du four. Dans son visage rond, ferme, énergique, dans ses yeux vifs qui fixent le photographe, on devine une femme de caractère. Elle est tout de noir vêtue. Elle porte un foulard noir sur la tête et, par dessus, le chapeau en paille des femmes alataises, “a paglietta”. Elle était d’ALATA, Minnanna, de familles alataises. Elle y était née en 1848, “l’année de la République“ précisait-elle à ses petits-enfants.

Elle y est revenue après “le malheur“.

Elle a eu trois enfants, Minnanna. Les deux garçons, l’armée les a accueillis, les a éduqués. Ils furent “enfants de troupe”. (...)
La fille de Minnanna resta avec sa mère à ALATA. Elle était belle, avec des yeux clairs. A dix-neuf ans, elle épousa l’instituteur dont elle eut cinq enfants. Minnanna vécut toujours avec eux, aimée de ses petits-enfants, aidant sa fille du mieux qu’elle pouvait, cousant, tricotant, crochetant, cuisant le pain de la famille, aidant aux travaux du ménage.
Personne ne parlait du “malheur” dans cette famille. Mais, les jours d’élection, la fille de Minnanna fermait les portes, les fenêtres et les volets, à l’heure du dépouillement...

 



gendarmes-en-groupe_p.jpgLe mari de Minnanna venait d’un village des Pyrénées catalanes conquises par la France au temps de Louis XIV et qui garde encore son nom catalan: Prats-de-Mollo. Nommé gendarme, il fut affecté en Corse où il connut sa future femme. Mariés, ils partirent dans le Sud de la France où sont nés leurs trois enfants. Puis le gendarme revint en Corse, à SOCCIA.



C’est là que “le malheur” s’est produit, le 26 septembre 1892. On sait parfaitement ce qui s’est passé ce jour-là. Les élections au Conseil d’Arrondissement venaient d’avoir lieu et on ne savait toujours pas qui avait gagné dans le canton de SOCCIA. Des gens d’un village voisin, GUAGNO, voulurent aller à SOCCIA, le chef-lieu, afin d’obliger le maire à proclamer vainqueur leur candidat. Le maire fit appel aux gendarmes pour les empêcher d’entrer dans le village. Les “Guagnesi” tirèrent. Deux gendarmes furent touchés, ils devaient mourir quelques instants plus tard. L’un d’eux était le mari de Minnanna. A son fils aîné, accouru aux coups de feu, il ne put que dire : “Pour moi, c’est fini”. L’adolescent rassembla tout son courage et alla prévenir sa mère, son jeune frère et sa petite soeur.

Pendant la nuit qui suivit le drame, il se passa dans ce village une chose incroyable. Les deux veuves et leurs enfants veillaient leurs morts. Dehors, on faisait la fête. On avait tiré tout à l’heure pour tuer, on tirait maintenant pour se réjouir. Ce fut une fête démente, sans pitié pour la douleur des familles, la douleur des enfants, une fête sauvage.

Il y eut un procès, des condamnations...

 


Les années ont passé, les trois enfants vont bien, les petits-enfants naissent... Mais comment vit-on avec le souvenir d’un époux, d’un père assassiné et de cette nuit de fête infernale ? Seuls ceux, qui, cinquante ans après, continuaient à fermer, les soirs d’élections, les portes, les fenêtres et les volets, auraient pu le dire. Dans cette famille, où l’on n’en parlait jamais, “le malheur” est resté dans toutes les têtes, génération après génération.

Parmi les petits-enfants et arrières-petits-enfants de Minnanna, plusieurs sont allés à SOCCIA, POGGIOLO, ORTO et dans le beau village de GUAGNO y compris, cent ans après, le 26 septembre 1992. Tous ont admiré ces paysages splendides, assurément parmi les plus beaux de Corse, où tant de rage meurtrière s’était déchaînée, parmi des gens que l’on avait excités, au fond, pour rien: la proclamation d’un simple conseiller d’arrondissement.

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29 septembre 2022 4 29 /09 /septembre /2022 07:11

 

LA RIPOSTE DU MAIRE DE SOCCiA


    (suite du récit publié dans "Le Journal de la Gendarmerie" du 21 juin 1893)

 

   A la nouvelle que que les Guagnais en armes marchaient sur Soccia pour faire modifier les résultats des élections, une inquiétude bien légitime s’était emparée de des habitants du village, et le maire, pressé de tous côtés, se décida à prendre un arrêté interdisant à tout individu armé de pénétrer dans la commune et de se tenir à une distance moindre de 200 mètres de la maison d’école où devait se tenir le bureau de recensement, réunion qui n’avait pu avoir lieu à l’heure fixée, le procès-verbal de Guagno notamment n’étant pas arrivé.

 

   Il alla lui-même afficher cet arrêté sur le mur de la maison Ottavioli situé à 80 mètres du village, et en remit une copie à la gendarmerie en l’invitant à en assurer l’exécution.


    Les gens de Guagno étaient encore à la fontaine Saint-Marcel lorsqu’ils apprirent l’existence de cet arrêté. L’un d’eux, Caviglioli (Jean-Charles), dit Carlone, s’écria aussitôt: “J’en ferai des bourres pour mon fusil”, et un autre, Casanova (Jean-Toussaint), s’empressa, suivant l’expression employée par un témoin, de rafraîchir son fusil, c’est-à-dire de le décharger pour en renouveler la charge.

 

   Enfin, vers deux heures, Poli, dit Formiculello, le maire de Guagno et Pinelli (Jean-Antoine) ayant rejoint leurs concitoyens, ceux-ci furent disposés en colonne par trois. Les hommes armés marchant en tête, puis Poli, dit Formiculello, et le maire de Guagno ayant repris leur place au premier rang, à côté de Poli (Antoine-Joachim), cette colonne reprit sa marche en avant.

 

 

LES GENDARMES S’INTERPOSENT


   gendarmes 1892    La brigade de Soccia ne comprenait que le gendarme Sala, commandant par intérim en l’absence du brigadier, et les gendarmes Ferrandet, Pisella et Jourdan; mais celui-ci, qui s’était foulé le poing la veille, était incapable de tout service. En recevant l’arrêté municipal, Sala avait ordonné à ses hommes de se mettre en tenue de résidence et revêtit lui-même cette tenue qui ne comporte que le revolver.


    Il se dirigea ensuite avec Pisella au-devant des Guagnais. Les ayant rencontrés à environ 200 mètres de la maison d’école, Pisella serra la main aux chefs, les engageant au calme et les invitant à respecter l’arrêté du maire.


   Leca (François-Xavier) et Poli, dit Formiculello, ayant demandé à lire ce document, ils s’avancèrent tous jusqu’à la maison Ottavioli; mais, après avoir pris connaissance de l’arrêté, le maire de Guagno s’écria: “Ni cet arrêté, ni les gendarmes, ni les habitants de Soccia ne nous empêcheront d’entrer dans le village, et le sang coulera”, et au cri “En avant”, aussitôt poussé par Poli (Antoine-Joachim), succéda le même cri poussé par Caviglioli (Jean-Charles), qui tout en brandissant son fusil prenait place lui aussi à la tête de la colonne.

 

 

  LA POUDRE PARLE


    Celle-ci s’ébranla de nouveau, entraînant les gendarmes Pisella et Sala qui, les bras tendus, s’efforçaient de l’arrêter. Les deux agents de la force publique venaient d’être refoulés jusqu’à 20 mètres de la maison d’école, lorsque survint le gendarme Ferrandet; à son tour il engagea vivement les Guagnais à déposer leurs armes, et il venait à peine de proférer les mots: “Nous mourrons plutôt que de ne pas faire notre devoir”, que Poli (Antoine-Joachim) commandait: “En tirailleurs”, et qu’une autre voix, qui, d’après le gendarme Pisella, ne serait que celle du maire de Guagno, commandait “Feu de peloton”.

 

   En commandant: “En tirailleurs”, Poli (Antoine-Joachim) s’était armé d’un revolver, et, pendant qu’il faisait feu, Caviglioli Jean-Charles, de son côté, épaulait son fusil et pressait la détente. Il avait visé le gendarme Ferraudet qui tomba inanimé, son revolver à la main, mais sans en avoir fait usage, frappé par deux balles au cou et à la poitrine. Une vive fusillade suivit ces deux premières détonations. Le gendarme Sala s’affaissa à son tour, déchargea son revolver sans résultat, et expira peu d’instants après. Il avait reçu plusieurs projectiles à la cuisse et à la hanche. Quant à Pisella, il n’a échappé à la mort que parce qu’il était mêlé aux Guagnais, qui ne pouvaient faire feu sur lui sans s’atteindre entre eux.


    Sur les cinquante-deux hommes qui avaient quitté Guagno pour se rendre à Soccia, six, dont deux parmi eux qui étaient armés, s’étaient éloignés de la troupe avant d’arriver dans cette dernière commune. Les quarante-six autres ont tous pris part aux faits criminels dont ils ont aujourd’hui à rendre compte à la justice.


    Les débats commencés le 20 juin, se sont terminés le 27. Les principaux accusés ont été condamnés aux travaux forcés à perpétuité.

 

(à suivre)

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9 septembre 2022 5 09 /09 /septembre /2022 16:00
La furie barbaresque

 

Un pan important de l'histoire insulaire est présenté sans le dernier numéro de Settimana, le supplément hebdomadaire de Corse-Matin: "La Corse au temps des razzias barbaresques".

 

Ce dossier rassemblé par Jean-Pierre GIROLAMI rappelle que, du XVIe au XVIIIe siècle, les Corses ont vécu dans la terreur des raids des pirates barbaresques venant des pays musulmans d'Afrique du Nord.

 

Malgré les tours mises en place par les Génois, les côtes étaient ravagées et de très nombreux hommes, femmes et enfants étaient pris comme esclaves, comme toute la population de Sartène en 1583.

 

Leur sort était ensuite de travailler jusqu'à leur mort en Algérie ou en Tunisie, sauf s'ils avaient la chance d'être rachetés.

 

La furie barbaresque

 

Le dossier rappelle que, en 1779, le roi Louis XVI versa 250.000 livres pour libérer 57 esclaves corses dont deux étaient de Sagone. Certains étaient captifs depuis une ou plusieurs dizaines d'années. Voir l'article : http://poggiolo.over-blog.fr/article-louis-xvi-et-esclaves-90637187.html

 

Un cas très original fut la capture de cent cinquante corailleurs corses par les Algériens en 1794, à l'époque du royaume anglo-corse. Ce fut aux Anglais de négocier leur libération.

 

Même si ce danger s'atténua, il ne trouva son terme qu'avec la prise d'Alger par les troupes françaises du roi Charles X en 1830.

 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

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La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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