66-MARTINI Jean Noël dit Natale Prete, le Sibérien
Né le 1/3/1891- Décédé le 13/4/1965.
Parents : Jean Toussaint MARTINI (1860-1952) et Marie DESANTI ou FRANCESCHETTI (1866-1954). Frère d’Antoine Dominique (fiche 58).
Taille : 1,58.
Naissance non marquée (oubliée ?) sur le registre d’état-civil de Poggiolo, devenue officielle par jugement du tribunal civil d’Ajaccio le 27 avril 1912.
Incorporé le 8 octobre 1912 au 24e bataillon de chasseurs à pied, s’engage le 30 juin 1913 dans l’infanterie coloniale.
Envoyé au Tonkin en avril 1914.
Jean Noël MARTINI au Tonkin.
Sergent le 16 septembre 1916 mais cassé de son grade le 26 décembre 1916.
Blessé à l’épaule droite dans une opération de maintien de l’ordre le 6 octobre 1917, ce qui lui vaut une citation : « volontaire pour toutes les missions. Magnifique d’élan et de courage ». Médaille coloniale avec agrafe "Tonkin".
Devenu caporal fourrier, fait partie du BCS (bataillon colonial sibérien) constitué le 14 juillet 1918 pour aider la légion tchèque et les gardes blancs (contre-révolutionnaires) contre l’armée rouge (communiste) en Russie.
Débarquement des troupes coloniales françaises à Vladivostok en août 1918.
De Vladivostok, il traverse toute la Sibérie et avance jusqu’à Tcheliabinsk, près de l'Oural. Blessé deux fois, Jean Noël est évacué en Chine le 22 juillet 1919.
Rentré en Europe, participe à l’occupation de Mayence en 1920.
Marié en 1922 avec Marie ARNAUD (1893 Poggiolo-1953 Montpellier). Remarié en 1958 avec Isabelle FAUCELLI (1899-1973).
Au Levant de 1923 à 1922 et en AOF de 1923 à 1926.
Croix de guerre avec étoile de bronze. Médaille commémorative de la Grande Guerre.
Libéré le 8 octobre 1927, se retire à Poggiolo.
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Parmi les Poggiolais qui se battirent très loin de leur village, la palme revient à Jean-Noël Martini (1891-1965), dit "Natale Prete", qui alla vers l'Orient le plus extrême. Si Jean Charles ...
Engagé le 23 décembre 1913 au 26e bataillon du génie comme sapeur télégraphiste.
Campagne dans les régions sahariennes du 25 avril au 25 juillet 1914.
Réformé le 28 octobre 1914 pour surdité, se retire à Tocqueville (Algérie).
Reconnu apte, il s’engage le 31 juillet 1915 au 7e régiment de tirailleurs à Aix. Blessure par balle à la cuisse gauche le 25 février 1916 à Douaumont.
Cité à l’ordre de la brigade le 2 mars 1917 : « s’est élancé très courageusement hors de la tranchée pour se saisir d’un soldat ennemi qui examinait nos positions, l’a saisi et ramené ».
Cité à l’ordre du régiment le 5 février 1918 : « Caporal plein de zèle et de dévouement, a contribué à maintenir sa ½ section malgré de violents bombardements. Grenadier d’élite, a empêché les Allemands de pénétrer dans nos lignes dans le but probable de faire des prisonniers ».
Cité à l’ordre de la division le 28 mai 1918 : « Sous-officier d’une énergie et d’un courage au-dessus de tout éloge, a donné un bel exemple de sang-froid et de dévouement en entraînant sa ½ section déjà éprouvée ».
Cité à l’ordre de la division le 29 juin 1918 : « Le 28 et 29 juin 1918, s’est précipité à l’assaut sous un violent feu de mitrailleuses entraînant les hommes par son exemple et faisant preuve du plus grand mépris du danger ».
Intoxiqué par les gaz le 27 septembre 1918.
Sergent en 1918.
Réformé le 28 mai 1919, réforme maintenue en 1939.
Croix de guerre, médaille militaire, Légion d’honneur (décret du 24 mars 1956).
Marié en 1928 à Constantine avec Jeanne PINELLI (1900-1983). Ont deux enfants.
Employé des PTT.
Inhumé à Poggiolo.
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S’engage le 15 novembre 1885 au 84e RI, puis passe dans plusieurs régiments d’infanterie.
Est en campagne en Algérie en 1899. Se rengage le 19 décembre 1899 et passe dans plusieurs régiments coloniaux.
Annam de 1901 à 1903. Tonkin (où il devient sergent le 1er avril 1904) de 1903 à 1905. Tombouctou au Niger de 1907 à 1909.
Il est classé non affecté des Contributions Indirectes de l’Yonne en qualité de receveur-buraliste à Flogny-la-Chapelle le 14 mai 1913.
Rappelé en août 1914, il est nommé au 23e de campagne (?). Il est en France jusqu'en décembre 1916 où son unité rejoint le Maroc. Il y reste jusqu'au 24 avril 1919, date de sa démobilisation.
En 1922, il est buraliste à Sarras (Ardèche) où il se marie en 1924 avec Eudoxie Elisa COMBIER (1886-1985).
Il y décède en 1935 et est enterré dans le caveau de la famille de sa femme avec l'inscription "François Martini 1876-1935".
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Parents : Antoine Dominique MARTINI (1849-1933) et Xavière DESANTI (1852-1928).
Frère de François Marie MARTINI (fiche 62b).
Taille : 1,65 m.
Engagé volontaire au 12e RI en septembre 1897.
Passe dans la réserve avec le grade de sergent en septembre 1901.
Surveillant militaire des établissements pénitentiaires de Guyane à partir de novembre 1903 (camp de Charvein), d’où il ramène des peintures exécutées par des bagnards et dont il fait cadeau à plusieurs amis de Poggiolo.
Il reste en Guyane pendant toute la guerre et est libéré du service militaire en septembre 1926.
A la retraite en mai 1928.
Il fait construire la villa Martini à Poggiolo (au Lucciu) en 1933.
Le carnet des adhérents du Syndicat d'Initiative de Poggiolo en 1924, est une mine de renseignements (voir les articles du 15 juin et du 21 juin). Il nous apprend ainsi que le plus exotique des ...
Facteur à Soccia, maintenu à son poste à la mobilisation de 1914.
Recette auxiliaire en 1883, la poste de Soccia était devenue Recette ordinaire en 1890.
Le premier bureau de Poste de Soccia se trouvait dans la partie droite de ce bâtiment. Une pancarte dont l'inscription est maintenant totalement effacée en indique l'ancienne entrée.
Plus de renseignements sur les bureaux de Poste de Soccia en cliquant ICI.
MARTINI François Antoine se marie le 29 juillet 1899 à Soccia avec Jeanne COLONNA. Trois filles: Marie Françoise (1900-1975), Angèle (1902-1966) et Marie Antoinette (1905-1926).
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Dispensé de service car étant l’aîné de 7 enfants, il renonce à sa dispense en 1906 et est incorporé au 13e bataillon d’artillerie de Constantine où il habite.
Campagnes en Algérie et au Maroc.
Médaille commémorative du Maroc, campagne Haut-Guir (décernée pour les opérations effectuées entre le 6 mars et le 10 juin 1908 et celles menées du 15 août au 7 octobre 1908), comme François Antoine PAOLI (fiche 80).
Médaille commémorative du Maroc, campagne Haut-Guir.
Mariéle 15 février 1913 à Constantine (Algérie)avec Marie Caroline RIOLACCI.
Au moment de la déclaration de guerre de 1914, il se trouve au Maroc comme maréchal des logis.
Médaille militaire le 25 décembre 1916. Adjudant-chef en 1917.
Libéré en août 1923, il habite à Bône.
Commis des contributions directes.
Mariéle 11 janvier 1934 à Parisavec Julie DEMARTINI (1883-1971), sœur de Toussaint DEMARTINI, mort au combat en 1916 (fiche 25).
Nommé président de la délégation spéciale de la commune de Poggiolo de décembre 1941 à septembre 1943 à la place de Jean François CECCALDI (fiche 12).
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).