La date de construction de la chapelle Saint Antoine de Guagno-les-Bains n'est pas certaine. Mais la recherche peut être alimentée par certains documents. Il en est ainsi de cette photo.
On y voit des gens sortir de la chapelle Saint Antoine qui domine le village. Mais la scène est encadrée par une arcade, reste de l'ancien hôpital militaire. Aucune date ne l'accompagne. Les vêtements des personnes présentes peut laisser penser que le cliché a été pris au début du XXe siècle. Avant ou après la première guerre mondiale?
Cette image a été publiée vendredi 20 avril 2018 dans "Settimana", le supplément hebdomadaire de "Corse-Matin" dans le cadre de sa série "I ricordi di i Tomasi". Chaque semaine était présentée une ancienne photographie tirée de la collection de la famille Tomasi.
L'auteur du commentaire, qui signe S.P., indiquait qu'il utilisait comme source de son rappel historique le blog des Poggiolais. L'article dont il s'est servi est "St Antoine et l'hôpital" qui peut être revu en cliquant sur le lien.
Voici la teneur du commentaire de la photo.
"On devine le pas lent de celles qui ont pieusement suivi l'office. Parmi cette assemblée où les femmes sont en majorité, les jupes sont longues, noires de préférence, mais le traditionnel foulard couvrant la tête est manifestement en recul. Et quelques tenues blanches - certes rares encore - disent une Corse qui bascule vers une forme de modernité vestimentaire. Que l'on se rassure, les quelques hommes saisis par le photographe portent toujours sobrement le chapeau...
Sur le plateau qui domine Guagno-les-Bains, la chapelle Saint-Antoine constitue un repère aussi géographique que spirituel et... sanitaire. A la bifurcation des routes allant aujourd'hui d'Ajaccio vers Guagno et Soccia, l'histoire raconte qu'un petit ermitage de moines cordeliers existait déjà au XVIe siècle (source: blog des Poggiolais). Par la suite, il fut question que les moines, mais aussi le reste de la population, profitent "des bienfaits de l'eau chaude qui jaillissait de la montagne".
Une source qui compta pour beaucoup dans le développement que connut le site. Ainsi, au XIXe siècle, un hôpital militaire fut même accolé au sanctuaire. Ce qui explique que, quelques décennies plus tard, en ce début du XXe siècle où fut pris ce cliché, existaient encore des vestiges d'une architecture, saisis ici au premier plan, mais désormais disparus. Saint-Antoine reste maintenant seul offerte au regard des passants et des fidèles qui, à l'occasion, demande (sic) parfois qu'elle soit rouverte pour une célébration. L'exemple d'un patrimoine qui, sans prétention, raconte nos montagnes.
S. P.
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