Quand, à Guagno-les-Bains, samedi 17 janvier, retentira la cloche pour appeler à la messe de Saint Antoine, les fidèles penseront-ils qu'elle a désormais cent ans?
Pourtant, la date est bien indiquée sur la cloche elle-même, fixée au clocheton.
La chapelle Saint Antoine n'a pas de clocher mais un clocheton éloigné de quelques mètres du bâtiment. Autrefois, près de nombreuses églises, dont les fidèles n’avaient pas les moyens de payer l’édification d’un clocher, une cloche était suspendue à la grosse branche d’un arbre ou entre deux troncs. Ce fut le cas pendant longtemps avant l’actuelle construction en moellons de granite bétonnés.
A Poggiolo, il fallut de nombreuses années pour que Saint Siméon obtienne son clocher (voir article: "La Laïcité en action dans les Deux Sorru : La fabrique part dans la dignité").
Depuis quand le clocheton actuel existe-t-il donc à Guagno-les-Bains ? On ne le sait pas mais il a probablement l'âge de la cloche.
D'un côté, sur le bronze de la cloche, le Christ (ou un saint) apparaît en relief.
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Le côté opposé comporte un crucifix et l’inscription :
« LAUDATE DOMINUM
A. D . 1926 »
(Louez le Seigneur
Année du Seigneur 1926)
Depuis cent ans, depuis 1926, cette cloche domine la chapelle et les maisons de Guagno-les-Bains, comme sur cette carte postale où le clocheton, entouré d’un cercle rouge, émerge des ruines de l’hôpital militaire.
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