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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 17:47

La devinette du mois portait sur l'aspect physique de Jésus et plus précisément sur sa couleur de peau.

 

A Poggiolo, il existe un élément important concernant le possible aspect physique du Christ. 

En entrant dans l'église Saint Siméon, la première chapelle de droite abrite une peinture à huile sur bois de grandes dimensions. Elle représente une descente de croix ou plus exactement la déposition du Christ.

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Le corps supplicié posé sur le sol a bien la peau noire tout en étant de type européen. Ce noir, ou plutôt ce gris très foncé, renforce l'impression que la vie est partie et que la pourriture commence.

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

Sept autres personnages sont sur ce tableau, quatre femmes et trois hommes. Aucun n'est noir. Selon la tradition, les hommes sont Joseph d'Arimathie et Nicodème qui sont debout et l'apôtre Jean qui tient le cadavre par les épaules.

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

Parmi les femmes, Marie, la tête nimbée, a les mains jointes près de son fils. La femme dont on ne voit pratiquement que l'abondante chevelure est Marie-Madeleine. Ses cheveux sont dénoués en signe de repentir de la pécheresse. Les deux autres devraient être Marie Salomé, mère de Jean, et Marie Jacobé, mère de Jacques.

 

 Cette peinture très originale est signée, datée et même localisée par une inscription visible dans le coin inférieur droit:

D. Maestracci

Occhiatana 1939

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

 

Ce tableau a été installé dans l'église paroissiale de Poggiolo peu de temps avant la déclaration de guerre de 1939. Il avait été peint à Occhiatana, en Balagne, près de L'Ile-Rousse, village où vivait le peintre Damaso MAESTRACCI.

 

Damaso MAESTRACCI naquit à Occhiatana en 1888 et y décéda en 1976,

Après avoir participé à la Grande Guerre, il s'inscrivit en 1921 aux Beaux-Arts de Marseille et en obtint le premier prix. Comme l'écrit Julia TRISTANI,

"il présente un profil d'artiste-artisan unique en Corse. Il est le premier sculpteur à introduire et à multiplier dans l'île des œuvres réalisées en plâtre, en ciment, voire en béton armé, reproduisant les techniques des rocailleurs de Provence qu'il côtoie à Bargemon, dans le Var, d'où est originaire son épouse (Apollonie)" ("Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes", page 573).

Il était donc beaucoup plus sculpteur que peintre.

 

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

Quand il se retira dans son village natal, il dirigea un atelier de statues et de bas-reliefs religieux, véritable entreprise dénommée "L'art religieux".

MAESTRACCI fit partie du grand mouvement de renaissance artistique que connut la Corse entre les deux guerres mondiales et qui fut illustré par la revue "A Muvra". Il fit paraître de nombreux placards publicitaires dans cette revue. Par contre, au contraire de certains rédacteurs de celle-ci, il ne fut pas tenté par l'irrédentisme italien, tout en étant un fervent partisan du régime de Vichy.

Sa notoriété était grande et il n'hésitait pas à répondre à de nombreuses commandes publiques et privées. Ses productions se trouvent dans toute la Corse, comme le montre cette carte:

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

Les détails sont disponibles en cliquant ici.

 

L'article de Julia TRISTANI cité plus haut donne la liste des réalisations de Damaso MAESTRACCI à Vico:

 

- statue de la Vierge de Lourdes (couvent)

- statue du Père ALBINI (au couvent)

- Ste Thérèse d'Avila (bas-relief installé dans l'église paroissiale en 1939)

- chemin de croix (église paroissiale Ste Marie), bas-relief monumental béni en 1941 et enlevé dans les années 1980 à cause de la dégradation du plâtre

- reproduction de la grotte de Notre-Dame de Lourdes, installée près du couvent St François en 1938

Photo CTC

Photo CTC

- tombeau du chanoine FRANCHI (cimetière communal)

Photo CTC

Photo CTC

- vase décoratif à l'entrée du cimetière

 

Photo CTC

Photo CTC

- buste en bronze de l'ancien maire François PADRONA, mort en 1938; réquisitionné et fondu par l'armée italienne en 1942, il en reste toujours la base sur la place PADRONA.

Photo CTC

Photo CTC

Il faut y ajouter, tout près de Vico, le chemin de croix de l'église d'Arbori et, bien sûr, le tableau de Poggiolo. 

Les réalisations effectuées dans les Deux Sorru datent des années 1938 à 1941, créneau dans lequel s'insère parfaitement le tableau de St Siméon.

 

Poggiolo a donc la double particularité de posséder une des rares peintures de Damaso MAESTRACCI et, surtout, de montrer que le Christ était noir.

 

Une vidéo:

une conférence de Julia TRISTANI sur le sculpteur MAESTRACCI est disponible sur le site de TéléPaese en cliquant ICI.

 

Lectures conseillées:

"La commande publique et religieuse au sculpteur Damaso Maestracci: le cas de Vico" ("Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes", pages 572 à 576, ed. Alain Piazzola)

"La maison du sculpteur corse Damaso Maestracci, entre lieu de mémoire et demeure d’artiste", article disponible sur internet: https://insitu.revues.org/13438

"Les rocailles, une architecture oubliée", excellente présentation des rocailles de Marseille et notamment du quartier du Roucas-Blanc, par Yves GAUTHEY (ed. Mémoires millénaires)

Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:59

Des peintres ont réalisé des tableaux des rues de Poggiolo comme ceux qui ont été montrés dans les articles "une rue de Poggiolo" et "Le café de la ruelle derrière St Roch".

Mais ces lieux ont été également immortalisés par le crayon ou le fusain de dessinateurs.

Philippe PRINCE doit être vivement remercié pour avoir envoyé au blog le dessin suivant, malheureusement sans date et avec une signature illisible.

 
Un dessin de la stretta

Sans aucune difficulté, tout Poggiolais peut reconnaître le morceau de la rue principale, la Stretta, entre la chapelle St Roch et la Teghia. Nous voyons l'avant de la chapelle et non son arrière comme dans les deux tableaux mentionnés au début de l'article.

Deux personnages masculins, à la tête couverte, sont dessinés en train de discuter près de la porte du lieu de culte, ainsi que deux petits ânes, plus bas, devant le chemin qui, à gauche, descend à la maison FRANCESCHETTI.

La chaussée est empierrée, comme les deux tableaux déjà montrés, ce qui prouve que l’œuvre date d’avant le bitumage qui a été réalisé entre 1963 et 1966.

Ce dessin ressemble beaucoup à une photo de 1936 prêtée par Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA et qui a été publiée dans l’article "Les changements de la stretta" pour être comparée à la situation du XXIème siècle:

 
Un dessin de la stretta

Quelques différences peuvent être notées:

Le dessin rapetisse fortement la hauteur de la chapelle mais élargit la dimension de la Stretta; il manque une porte à la maison de gauche.

 

De ces images, l’impression qui se dégage est celle d’une vie villageoise qui se déroulait tranquillement.

 

Pour avoir une image plus récente et plus animée du même endroit, voici une photo du début de la procession du 16 août 2001, pour saint Roch. Marie-Ange PAOLI conduit des enfants qui, depuis seize ans, ont certainement bien changé. Pouvez-vous les identifier?

On peut reconnaître facilement le Père BONNAFOUX, actuel supérieur du couvent de Vico, et Philippe DUBREUIL comme porte-croix.

 

 

 
Un dessin de la stretta
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 15:00

Poggiolo a bien plus inspiré les artistes que ce que l’on pourrait penser.

Nous avions vu la peinture de Raymond Rifflard sur la rue de derrière Saint Roch (voir l’article: «Une rue de Poggiolo»).

 
Le café de la ruelle derrière St Roch

Un autre tableau, qui nous a été révélé par le docteur Claude MARTINI, montre le même endroit. Malheureusement, le nom de l’auteur et la date ne sont pas mentionnés.

 

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

 
Cliché Michel Franceschetti 23/8/2016

Cliché Michel Franceschetti 23/8/2016

Il s’agit bien de la ruelle parallèle à la Stretta et qui va de l'arrière de la chapelle, visible au fond à gauche, jusqu'à la place Inghjo, qui commence au premier plan du tableau. 

On a les mêmes perrons (terrazzoli), les mêmes portes, les mêmes fenêtres, les mêmes marches dans la rue, le même soubassement plus épais de la maison de gauche. 

Le moment représenté n’est pas à la même heure, comme le prouvent les ombres. 

La rue étant de direction nord (au fond du tableau) - sud (au premier plan), RIFFLARD a représenté ce lieu éclairé par le soleil comme s’il était aux environs de midi. Le deuxième artiste a choisi une heure plus tardive, dans l’après-midi, avec l’ombre de la maison de gauche se posant sur la façade de droite car le soleil est plus à l’ouest.

 
d'après Géoportail

d'après Géoportail

La différence importante avec la première œuvre est que, ici, la rue est déserte: pas d’homme, pas de femme en noir avec la tinella sur la tête, pas d’âne; juste un tonneau sous le premier perron.

Et, sur le linteau, au-dessus du second perron, à l’entrée du bâtiment souvent encore appelé la "maison de Tatanella" ou encore "maison de Tata», une inscription est bien lisible: «CAFÉ».

Le café de la ruelle derrière St Roch

Ces lettres ne sont pas dans le tableau de RIFFLARD, et n’existent plus  aujourd’hui.

Clichés Michel Franceschetti 12/8/2013
Clichés Michel Franceschetti 12/8/2013

Clichés Michel Franceschetti 12/8/2013

Maintenant, le linteau est surmonté d’une pierre carrée dans laquelle a été gravée la date 1832, année de construction de la maison. Cette pierre se devine dans les deux tableaux.

Mais il est tout à fait possible que, si elle a bien existé, l’inscription CAFÉ ait été apposée à la peinture. 

A quelle époque ce débit de boissons aurait-il fonctionné? Il est difficile de le savoir.

Des lecteurs du blog pourraient-ils nous renseigner sur ce café?

 

En tout cas, ce lieu est à ajouter aux anciens bars recensés sur ce blog et qui ont été évoqués dans les articles «Anciens et nouveaux bars» et «La Liberté était à Poggiolo».

Et n’oublions pas «Le bar des fauchés»!!!

 
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 18:10
Les Grecs de Poggiolo

Raymond RIFFLARD, né à Paris en 1896 et mort à Sagone en 1981, a exécuté de nombreuses œuvres comme des décorations d'églises ou la fresque du général de Gaulle à Orto. Son tableau montrant la ruelle derrière la chapelle Saint Roch de Poggiolo (voir l'article solution-de-la-devinette-du-mois) a été réalisé par un peintre qui connaissait particulièrement bien le village pour une raison qui est dévoilée par le diacre François-Aimé ARRIGHI dans "Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes".

Décrivant les peintures murales de l'église paroissial de Vico, l'auteur écrit à la page 247: "Raymond RIFFLARD (1896-1981), artiste peintre marié à Barberine PAPADACCI de Poggiolo...".

Mais bien sûr! S'il avait épousé une Poggiolaise, RIFFLARD devait bien connaître Poggiolo!

Seulement, qui était cette Barberine PAPADACCI?

 

En réalité, elle se prénommait Barbe Marie, ce que prouve le registre d'état-civil sur lequel est transcrit sa naissance dans la commune le 22 février 1901.

Les Grecs de Poggiolo
Les Grecs de Poggiolo

DE CARGESE À APPRICIANI ET À POGGIOLO

 

Son premier prénom, particulièrement rare, semble n'avoir jamais été porté par une autre personne dans le village.

Mais le nom de famille est également bizarre. PAPADACCI ! L'origine n'en est pas latine, ni italienne, ni corse. Ce nom est GREC !

D'où vient-il? Son origine se trouve évidemment dans la ville grecque de Corse: CARGESE.

Eglise grecque de Cargese (photo Philippe Franceschetti, 14/08/11)

Eglise grecque de Cargese (photo Philippe Franceschetti, 14/08/11)

 

L'étude de la généalogie de Barbe-Marie permet de savoir qu'elle était l'arrière-petite-fille d'Elia (ou Elie) PAPADACCI qui était né à Cargese en 1809. Il épousa le 28 avril 1836 Cecilia PETROLACCI STEFANOPOLI, née en 1813. Tous deux décédèrent à Cargese en 1859.

Leur fils Jean, né le 15 février 1839 à Cargese, s'établit comme cordonnier à Appriciani près de Vico. De son mariage avec Maria Contessa LECA, il eut deux enfants. Son femme étant mort le 11 juin 1865, il épousa en secondes noces Marie Cécile ULISSE le 15 janvier 1867. Ils s'installèrent peu de temps après à Poggiolo où leur fils Michel PAPADACCI naquit le 25 octobre 1867.

Curieusement, le registre poggiolais des naissances donne comme mère de Michel "Angèle Françoise ULYSSE" (avec un "Y"). Par contre, pour son frère Jean André, qui vit le jour le 20 mars 1875, il est bien écrit  que sa mère était "Cécile née Ulisse, (...) épouse légitime" de Jean. Jean décéda à Poggiolo le 14 octobre 1908.

Jean André fut cordonnier à Poggiolo comme son père et également négociant. Il épousa Toussainte "Gracieuse" MARTINI (1872-1926), d'une vieille famille poggiolaise. Ils eurent onze enfants, tous nés à Poggiolo, dont Barbe Marie, l'épouse de RIFFLARD, qui était la quatrième.

Curiosité: sur l'acte de naissance de Barbe Marie reproduit ci-dessus, le prénom de sa mère est orthographié "Grassieuce"!

Les Grecs de Poggiolo

LA GÉRANCE DE GUAGNO-LES-BAINS

Jean André eut les moyens financiers de reprendre la concession des thermes de Guagno-les-Bains fin 1934 et s'associa avec son gendre Philippe GERONIMI (1903-2003), époux de sa fille Toussainte, dite "Santa" (1907-1992).

Ainsi que l'avait révélé l'article "Du nouveau dans les aventures des baignoires", les fameuses baignoires en marbre de l'établissement thermal furent récupérées par Jean André PAPADACCI à la Préfecture d'Ajaccio. Philippe GERONIMI s'installa avec sa famille dans la station thermale jusqu'en 1970. 

L'importance de Jean André à Poggiolo se montre par sa participation aux affaires municipales: il fut premier adjoint de 1910 à 1912, le maire étant Pascal Antoine MARTINI, puis de 1937 à 1941 et de 1943 à 1959, avec Jean-François CECCALDI. 

Jean André se remaria en 1946 avec Marie "Elisabeth" DESANTI (1882-1978) et décéda en 1962.

 

Quant à Barbe Marie, elle vécut jusqu'au 11 décembre 1970.

 

La Parisien RIFFLARD avait bien su s'adapter à la vie des villages des Deux Sorru et connaissait bien Poggiolo.

De même, les PAPADACCI venus de Cargese surent bien s'assimiler. L'hostilité des Corses de l'intérieur envers les Grecs installés par les Génois à Paomia en 1676, puis protégés par les Français à Cargese, s'était montrée plusieurs fois de façon violente (voir l'article "La rage contre les Grecs"). Mais elle finit par se dissiper au milieu du XIXème siècle. Et Poggiolo accepta facilement ses PAPADACCI.

 

Documents utilisés: fiches généalogiques de Pierre LECCIA et de Jean GINI sur le site Généanet, et registres d'état-civil de Cargese, Appriciani et Poggiolo mis en ligne sur le site archives.corsedusud.fr

Document Pierre LECCIA sur Généanet.

Document Pierre LECCIA sur Généanet.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 17:59

La photo du conseil municipal poggiolais d'il y a quarante ans, en 1977, a servi pour la devinette du mois de février (voir l'article en cliquant ICI). 

D'autres photos des élus de Poggiolo

Traditionnellement, chaque élection a été suivie par la photo officielle des élus. Voici les photos officielles des conseillers municipaux des trois dernières élections. On remarquera que chacune a été réalisée à un endroit différent.

D'autres photos des élus de Poggiolo

Ce cliché, affiché dans le hall d'entrée, a été pris sur l'escalier de la mairie actuelle.

Après Bernard PAOLI, maire depuis 1968, Jean PINELLI avait été élu en mars 1989. Il dut démissionner et, le 26 janvier 1993, Angèle PINELLI devint maire. Elle remporta les élections de 1995 et fut réélue maire le 17 juin. La photo doit dater de ce jour-là. On pourra remarquer que, en plus du maire, l'écharpe est placée en travers de la poitrine par l'adjoint Jean-Silius PAOLI.

Justement, la photo de 1977 montrait que l'écharpe était portée à la ceinture par le maire et son adjoint. Il n'y a pas de contradiction, comme l'avait écrit Roger ANTECH dans un article écrit en 2014 dans "Corse-Matin" et qui fut publié sur ce blog (voir l'article: "De bons conseils pour les élus"). La seule condition étant, d'après le journaliste:

 "Pour les maires et leurs adjoints, le bleu doit être près du cou, ou en haut si l'écharpe est mise autour de la ceinture."
D'autres photos des élus de Poggiolo

Après le scrutin du 9 mars 2008, une fête fut organisée le 19 avril à la salle polyvalente. Cette image, prise sur la terrasse, se trouve dans le numéro 14 (avril 2008) du mensuel "L'Info U Pighjolu". 

On peut y reconnaître, de gauche à droite:

- Marie SUSINI

- Christophe BATTESTI, adjoint spécial pour Guagno-les-Bains

- Bernard FRANCESCHETTI

- Agathe-Marie PINELLI

- Vannina BERNARD, deuxième adjointe

- Francette PINELLI

- Angèle PINELLI, maire

- Jean-Baptiste PAOLI

- Jean Silius PAOLI, premier adjoint.

 

A la suite des élections du 23 mars 2014, la photo du nouveau conseil municipal, groupé sur le balcon de la mairie, fut publiée dans "Corse-Matin" le 5 avril.

D'autres photos des élus de Poggiolo

La composition de cette assemblée locale, qui est actuellement toujours en place, de gauche à droite:

- Marie-Marcelle OTTAVI, conseillère spéciale pour Guagno-les-Bains

- Vannina BERNARD, deuxième adjointe

- Marianne MARTELLI-COIN

- Angèle PINELLI, maire

- Jean-Silius PAOLI, premier adjoint

- Ange-Marie PINELLI

- Marie SUSINI

On pourra remarquer la féminisation croissante du conseil municipal (une femme en 1977, cinq actuellement). 

 

Avez-vous les photos des conseillers municipaux poggiolais d'autres années? Le blog se ferait un plaisir de les publier.

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La liste complète des maires et des adjoints de Poggiolo depuis 1803 se trouve dans l'article suivant:

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 18:00

Les souvenirs de cinéma itinérant évoqués dans l’article précédent ("Cinema in paese années 60") étaient très précis sur l’été 1965 mais il manquait quelques précisions comme le nom du projectionniste ou la durée de cette activité.

 

Ces renseignements se trouvent dans l’ouvrage «Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes». Jean-Pierre MATTEI, fondateur de la Cinémathèque de Corse et réalisateur du film «Filetta Meia ou Le village de mes origines» sur Renno (voir l'article "Parle de ton village"), y signe un chapitre intitulé «Cinéma et image animée dans l’espace vicolais».

D’après lui, le premier "tourneur" ou projectionniste itinérant dans notre micro région semble avoir été Dominique MASPOLI, exploitant d’un cinéma Pathé Rural Nathan.

 

«Pendant la période qui va de juillet 1934 à décembre 1934, il sollicite l'accord des maires environnants. Les villages qu'il visite constituent ce que nous avons appelé «l'espace vicolais». Il va de Calcatoggio à Sari d'Orcino, de Casaglione où son père fut maire, à Guagno. Il va à SOCCIA. à Piana et à Cargèse. à Renno et à Vico. Mais sa petite entreprise est peu rentable, et il décide de s'en séparer et de partir «sur le continent» pour travailler dans les industries textiles.»

 

Un autre essai eut lieu après la guerre avec

«Dominique PANIGHI et Toussaint SIMONI, ce dernier originaire de Sari d'Orcino. Durant deux ans et demi de 1954 à 1956, avec un appareil 16 mm S.L.D.P., ils ont projeté tous les jours sauf le dimanche. Ils sillonnaient les salles accueillantes des villages de Cargèse, Vico, SOCCIA, Bocognano, Ucciani, Ambiegna et Sari d'Orcino, où Dominique PANIGHI tenait un bar. Mais une fois tous les frais payés, la recette était maigre. Il préféra assurer son avenir en rentrant aux Postes et devint facteur de son village.»

 

Dans les années 60, évoquées dans l’article précédent, le tourneur était Louis BERTOGLI.

«Louis BERTOGLI, originaire de Letia Saint Martin et né en 1928, a grandi à Vico où il fréquentait le cinéma animé par l'Abbé FRANCHI.» 

Abbé Franchi curé de Vico de 1928 à 1955

Abbé Franchi curé de Vico de 1928 à 1955

Ce dynamique curé vicolais avait repris la salle ouverte par Dominique MASPOLI pour créer en 1935 un cinéma paroissial appelé Ciné Régina. 

«À son retour d'Indochine en 1950, M. BERTOGLI travaille au village dans différents domaines, avant d'animer, de 1960 à 1968, le cinéma itinérant de Vico, et de prendre le relais des projections dans l'espace vicolais.»

 

La description de Jean-Pierre MATTEI se rapproche beaucoup des souvenirs de Michel FRANCESCHETTI de l'été 1965 publiés précédemment:

 

«On peut reconstituer ce qui sera, durant une décennie, le parcours de notre opérateur ambulant. 

Chaque lundi, trois bobines de films lui seront remises à Ajaccio par M. Teisseire. Le grand film est sur deux bobines et la troisième propose actualités, documentaire et bandes annonces. Equipé d'une voiture, d'un projecteur Debrie 16 m/m, d'une colleuse, d'une enrouleuse et de quelques affiches de publicité pour annoncer le programme, Louis BERTOGLI va chercher les films à Ajaccio ou à Propriano selon la disponibilité. Chaque semaine, il rayonnera de Vico à Guagno, à Tiuccia, à Sari d'Orcino, à Cargèse ou à Piana *, partout où des salles peuvent être louées. La convivialité règne. Si les chaises manquent, on les emprunte aux voisins. Louis BERTOGLI était entouré de jeunes gens heureux de parcourir la région et de rencontrer un public friand du spectacle populaire qu'est le cinématographe. 

Trois ou quatre affiches de cinéma réparties dans le village annoncent la séance. Toutes les générations sont intéressées. Films romantiques et westerns ont la faveur du public fidèle et peu exigeant. La pellicule, fragile, casse souvent durant la projection et l'attente de la reprise pimente le silence. Ces interludes donnent une densité et comme une respiration interrogative aux séances.»

* et, évidemment, à Soccia

 

Il ne faut pas oublier qu’une salle de cinéma était également exploitée depuis 1929 à Vico, au Café de France (là où se trouvait, et se trouve toujours, la pompe à essence)

Le Café de France

Le Café de France

«À Vico, la salle qui peut contenir 120 places, a été conçue pour les projections cinématographiques. Elle possède un balcon qui n'est utilisé que lorsque la salle est pleine, et, pour accéder au balcon, il faut monter par une échelle installée à l'extérieur!

Insouciante et délicieuse époque où toutes les normes mises en place aujourd'hui n'existaient pas!».

 

Les photos sont extraites de «Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes»

Cinéma rural (3/3): les tourneurs des Deux Sorru
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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:00
Une conférence d'Histoire à Toulon mercredi 22 février

Philippe FRANCESCHETTI, professeur agrégé d'Histoire, exposera les difficultés des catholiques français plongés dans la tourmente de la guerre entre 1939 et 1945. Les enjeux de l’époque les ont poussés à répondre à une question de conscience: comment réagir face à l’Occupation, au régime de Vichy et à la Résistance ? Dans ce contexte, comment s’est poursuivie la vie de l’Eglise en France ? S'engager dans le vie politique et sociale sans renier leur foi devient alors un problème auquel les catholiques, clergé comme laïcs, apportent des solutions diverses.  •

 

Le Grall, Pub associatif des missionnaires de la Miséricorde (adhésion 1 €)
377 avenue de la République , 83000 Toulon
La soirée pourra se poursuivre autour d’une pizza (Participation aux frais)
Contact : cafehistoiredetoulon@gmail.com

 
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:00

La photo qui était proposée pour la devinette de ce mois montre l’ensemble de la municipalité de Poggiolo qui venait d’être élue voici tout juste quarante ans, le 13 mars 1977.

 
La devinette du mois: les élus municipaux (solution)

On peut reconnaître de gauche à droite:

- Etienne PINELLI

- Raymond MARTINI

- Jean-Marie ORRAZI

- Christian PINELLI

- Yvette TRAMINI

- François DESANTI, dit François de Marosu (dont on n’aperçoit qu’un petit morceau du crâne)

La devinette du mois: les élus municipaux (solution)

- Jacques-Antoine MARTINI

- Louis DEMARTINI (premier adjoint)

- M. LECA, dit Patinellu, père de Pierre LECA et arrière grand-père de Christophe BATTESTI

- Bernard PAOLI (maire)

 

Quarante ans après, la moitié de cette équipe est toujours vivante.

Bernard PAOLI fut maire de l’été 1968 à mars 1989.

 

Merci à Jacques-Antoine pour nous avoir fait connaître ce document et bravo à Jean-Marc TRAMINI qui, pour le deuxième mois consécutif, a pu donner une réponse complète à notre devinette!

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 18:00

Le perron de l’ancienne mairie, à côté de la chapelle Saint Roch, n’a pas été utilisé seulement par des chanteurs ou des joueurs de china, comme l’a montré l’article «Combien de marches pour l’ancienne mairie?».

 
La devinette du mois: les élus municipaux

Il a également servi à présenter à la population les nouveaux équipes municipales après les élections. Voici la photo officielle des élus municipaux de Poggiolo. Elle peut être agrandie par un clic.

La devinette du mois: les élus municipaux

De quelle année date la photo?

Pouvez-vous identifier ces dix élus? Attention: on ne voit qu'un petit bout de crâne pour l'un d'eux.

 

Réponse demain.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 18:00

Plusieurs conférences ont présenté des ouvrages dans le cadre du salon du livre corse à Marseille les 21 et 22 janvier.

Le dimanche 22, après l'excellent "Pozzo di Borgo" de Michel VERGE-FRANCESCHI, la salle de conférences a été occupée par la présentation de "Vico-Sagone, regards sur une terre et des hommes".

Vico et Sagone expliqués aux Marseillais

Devant un public très attentif, le docteur Bernard ALLIEZ (à gauche sur la photo) et le professeur Jean-Dominique BERETTI (à droite) ont montré, s'appuyant sur un diaporama, les idées principales des différentes époques d'une région qui fut souvent insoumise mais qui était également ouverte à l'universel.

Michel FRANCESCHETTI prit la parole pour décrire la particularité de Jean-François GALLINI qui cumula des fonctions politiques en Corse et en Tunisie, ce qui explique la forte implantation de Sorrinesi dans ce protectorat avant la seconde guerre mondiale.

De son côté, l'éditeur Alain PIAZZOLA confiait son étonnement du succès de ce livre, qui est devenu une référence en matière de monographie. Un retirage, non prévu à l'avance, a été prestement effectué et "Vico-Sagone" est de nouveau disponible chez l'éditeur, les libraires et les sites de vente en ligne.

Les Méridionaux n'ayant pas encore acquis ce livre sont attendus pour les journées corses d'Aubagne des 18 et 19 février.

Vico et Sagone expliqués aux Marseillais

Le Blog des Poggiolais a évoqué la carrière de Jean François GALLINI et son influence sur Poggiolo et Soccia dans trois articles:

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Vacances de la Toussaint:

du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026

Vacances de Noël:

du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027

Début janvier 2027:

Assemblée générale du Comité des Fêtes.

Vacances d'hiver:

du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027

Vacances de Pâques:

du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027

Vacances d'été:

à partir du samedi 3 juillet

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.