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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 19:10

Quel avenir dans nos villages ..... ?

Le Rectorat veut fermer une classe de Sixième au collège de Vico.


Message des parents d'élèves du village :
Avec ou sans enfants scolarisés, 
les enfants des villages de l'OUEST-CORSE comptent sur votre mobilisation en solidarité !
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Mobilisation: Le Rectorat veut-il tuer le collège de Vico?
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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 17:32
Yvette nous a quittés
Yvette nous a quittés

Avec Yvette TRAMINI, une personnalité poggiolaise vient de s'éteindre.

 

En dehors de ses états de service militaires, au sein du 25e Bataillon Médical attaché à la 9e DIC (division d'infanterie médicale), elle fut en 1977 la première femme élue au conseil municipal de Poggiolo.

 

Toutes nos condoléances à sa famille.

Yvette nous a quittés
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 19:37
Jean-Mathieu le muletier poggiolais

Parmi les jeunes qui tiennent à travailler dans les villages, une mention particulière doit être attribuée à Jean-Mathieu CORIERAS. Déjà cité parmi les charcutiers des Deux Sorru (voir l'article précédent), il est appelé "l'infatigable muletier-convoyeur" dans l'article qui lui est consacré par  Pascale CHAUVEAU dans "Corse-Matin" du 13 février.

 

Le blog des Poggiolais avait signalé le 2 septembre 2010 le succès de Jean-Mathieu, né le 17 septembre 1991, au brevet professionnel de tourisme équestre.

photo J-M Franceschetti, article du 2/9/2010

photo J-M Franceschetti, article du 2/9/2010

 

Le fils de Dominique est maintenant l'un des rares muletiers corses à pouvoir transporter des marchandises en montagne, là où l'hélicoptère est plus cher.

Lisez ci-dessous l'article de la correspondante des Deux Sorru, qui a été agrémenté de quelques photos issues de Facebook.

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

Le film L’enquête corse faisait dire à l’un des personnages: " Je connais tous les chemins de mon pays". Sans se vanter, Jean-Mathieu Corieras affirme, à l’identique, connaître tous les sentiers de l’île. Avec son père, qui possède des chevaux et des ânes, le jeune homme, âgé désormais de 27 ans, a commencé très jeune à sillonner la montagne et à se laisser griser par le sentiment de liberté que les espaces d’altitude procurent.

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

 

Installé à son compte à Poggiolo, où il se consacre à la châtaigne et à l’élevage de cochons, Jean-Mathieu, titulaire de l’ATE (accompagnateur de tourisme équestre), ajoute une corde à son arc avec cette activité complémentaire. Très vite, la demande de transport de matériel s’avère supérieure au transport de personnes. Ils ne sont plus, en Corse, que quatre ou cinq muletiers à acheminer ainsi les marchandises en montagne, et ce, à bien moindre coût que ce que nécessite le recours à l’hélicoptère.

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

Les fournitures à transporter sont multiples: des sacs à dos convoyés de refuge en refuge, pour des randonneurs souhaitant faire le GR 20 plus légers, aux groupes électrogènes ou aux planches de coffrage destinées à la rénovation d’une bergerie, à Camputile. Ou encore du matériel de maçonnerie pour remettre en état une chapelle, comme cela a été récemment le cas au-dessus d’Aleria. Le Parc naturel fait souvent appel aux services de Jean-Mathieu Corieras, notamment pour livrer du ravitaillement.

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

 

Mais il arrive aussi que le muletier fasse office d’ambulancier, quand il prend en charge des randonneurs victimes d’une entorse. La demande la plus originale qui lui a été faite reste néanmoins, pour l’heure, le transport des zodiacs d’une équipe de géologues qui devaient carotter le fond du lac de Creno afin d’en étudier la sédimentation.

 

 

Jean-Mathieu le muletier poggiolais

Et quand on demande à Jean-Mathieu Corieras s’il utilise des cartes pour s’orienter dans les régions éloignées de chez lui, la réponse fuse: "Jamais de carte... Tu montes, tu trouves! s’exclame-t-il. Même s’il arrive que j’appelle, parfois, les gens du coin pour savoir si ça passe".

Jean-Mathieu le muletier poggiolais
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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 18:55

Le grand mérite des excellents articles de Pascale CHAUVEAU est de nous montrer des jeunes ont voulu vivre au pays et y travailler en continuant les traditions. Alors qu'il est facile de s'apitoyer sur la désertification de nos villages, la correspondante de "Corse-Matin" pour les Deux Sorru montre souvent des raisons d'espérer.

Ainsi, dimanche 3 février, elle a présenté trois jeunes de Poggiolo, Soccia et Orto qui entretiennent et renouvellent la charcuterie corse.

On charcute dans les Dui Sorru
 
Alerte rouge pour les cochons d'au moins 18 mois, pesant dans les 90 kg, menacés de finir en figatellu et saucisson... Dans chaque village, jusqu’en février, c'est l'époque où l'on charcute

Au siècle dernier, chaque famille élevait, tuait et charcutait ses propres cochons, et ceux qui n'en possédaient pas achetaient un cochon charcuté ou non", rappelle Philippe Pozzo di Borgo, 31 ans, éleveur à Soccia. Aujourd'hui, ils ne sont plus que quelques éleveurs dans les villages des Dui Sorru à perpétuer une tradition qui permet la production d'une charcuterie de qualité. C’est aussi le cas de Jean-Mathieu Corieras, à Poggiolo, âgé de 27 ans et installé depuis quatre ans.

Le premier a fait sa formation au lycée agricole de Borgo, le second à Corte, mais tous les deux s'accordent sur le fait que, même si les formations sont bonnes, la transmission orale est essentielle. "Le métier, on l'apprend chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu qui, après un stage chez les Rutily à Orto, puis chez Toto Canavelli, à Poggiolo, dont le père était boucher, a bénéficié d’un total de... 75 ans d'expérience.

 

"Le métier, on l'apprend d’abord chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu Corieras, âgé de 27 ans et installé à Poggiolo depuis quatre ans.

"Le métier, on l'apprend d’abord chez ceux qui savent faire", souligne Jean-Mathieu Corieras, âgé de 27 ans et installé à Poggiolo depuis quatre ans.

Pourtant, la façon de consommer est différente aujourd'hui. "Autrefois, on pouvait garder les saucissons d'une année sur l'autre. On fabriquait un figatellu spécial, de la taille d'un saucisson, qu'on mangeait le 15 août, rempli dans le tiraculu (le boyau du colon), tandis qu’à Noël on mangeait une mula", se souvient le père de Philippe. Il faut préciser qu'à l'époque la charcuterie était plus salée, pour être sûr de bien la conserver. "E meglio a stupa che a chjità! (il vaut mieux cracher que jeter!)", rappelle Pascal Rutily avec humour, en glissant ce proverbe qui sous-entend que nos anciens mangeaient trop salé... Progressivement, la dose de sel a été réduite de moitié.

Il y a 10 ans, il créait à Orto l'EARL San Liséu, pour perpétuer la tradition et répondre à une demande grandissante de charcuterie artisanale de qualité. Dans ce domaine, la production est vendue avant même d'être fabriquée. Nul besoin de publicité, le bouche à oreille suffit. D'une année sur l'autre, les villageois passent commande, des livraisons réalisées jusqu'à Ajaccio et de nombreux colis expédiés sur le continent pour ravitailler la diaspora en figatelli frais.

A Orto, Pascal Rutily a créé l'EARL San Liséu pour perpétuer la tradition et répondre à la demande croissante.

A Orto, Pascal Rutily a créé l'EARL San Liséu pour perpétuer la tradition et répondre à la demande croissante.

 

"E bonu è cio chi piacce"

Comme pour le brocciu ou le fromage, la dégustation de charcuterie artisanale amène toujours la même question: de qui elle est? On goûte, on compare, mais Philippe rappelle un autre proverbe: "e bonu è cio chi piacce (le meilleur c'est celui qui vous plait)". Certains amateurs ne lui achètent que le figatellu, d'autres que le saucisson. Chaque producteur a sa propre spécificité et les goûts varient aussi en fonction des régions : plus on va vers le Sud, plus la proportion de foie dans le figatellu est élevée, si bien que le figatellu de Bastelica, jugé trop fort en goût, déplaît fortement aux gens de Castagniccia...

 

Pour Philippe Pozzo di Borgo, de Soccia, comme pour les autres producteurs, le passage par l'abattoir garantit une qualité sanitaire et permet de travailler de suite un animal arrivant propre et froid.

Pour Philippe Pozzo di Borgo, de Soccia, comme pour les autres producteurs, le passage par l'abattoir garantit une qualité sanitaire et permet de travailler de suite un animal arrivant propre et froid.

Pour Philippe, Jean-Mathieu ou l'EARL San Liséu, un seul mot d'ordre : la qualité. Chacun élève ses propres cochons, majoritairement de race corse, ou en tous cas nés ici, et apporte un soin particulier à l'alimentation des bêtes en milieu naturel ou en enclos fermé. De bons mélanges de céréales, avec surtout de l'orge au moment de la finition, et pas trop de gras ni de cendres pour assurer la qualité de la chair figurent aussi parmi les éléments essentiels. Par ailleurs, malgré un léger surcoût, le passage obligatoire à l'abattoir leur garantit une qualité sanitaire, et permet de travailler de suite un animal qui arrive propre et froid.

Pourtant, "s’il faut de la charcuterie industrielle, précise Pascal Rutily, elle ne doit pas être vendue au même prix!". Son regret? Que trop peu de restaurateurs ou de commerçants jouent le jeu de la qualité. "Certains achètent un peu de charcuterie artisanale, mais ils vendent majoritairement de l'industrielle, relève-t-il. Or, s'il y avait plus de demandes, l'offre s'amplifierait. Surtout si les quelques producteurs que nous sommes dans le haut-canton se regroupaient, comme cela a été fait à Guitera chez Stéphane Paquet, où ils arrivent à produire 800 cochons de manière professionnelle mais traditionnelle néanmoins." L’idée est lancée...

 PASCALE CHAUVEAU

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 19:10
N'oubliez pas de préparer l'ouverture de la pêche

Grâce à ses nombreuses rivières, la Corse offre de multiples occasions de pêcher en toute tranquillité. Le pêcheur a le plaisir de rapporter de belles pièces et de profiter de la sérénité de la nature.

Cette année, la saison commencera le samedi 9 mars.

Il est temps pour les amateurs de se préparer. Les cartes de pêche peuvent être achetées par internet sur le site de la Fédération Nationale des associations de pêche www.cartedepeche.fr

N'oubliez pas de préparer l'ouverture de la pêche

Il faut ouvrir un compte en précisant bien le nom de l'association à laquelle on va adhérer et l'on peut imprimer soi-même le document.

Les associations de pêcheurs peuvent fournir tous les renseignement sur le genre et le type de prises autorisées et sur les parties de cours d'eau interdites.

Les associations de pêcheurs de notre micro-région, trouvées sur le site,  sont les suivantes:

LA TRUITE DE L'IZZOLA
20111 CALCATOGGIO
M. DEFRANCHI Jean-Marie
Tél.: 06.33.26.90.33

 

 L'ALTU LIAMONE

20160 LETIA

M. ARRIGHI Martin
Tél.: 04.95.21.30.49

 

LA PIEVE DE VICO

20160 VICO

M. GINI Joseph
Tél.: 04.95.26.72.18

 

LA SEVIDENTRO

20141 MARIGNANA

M. VERSINI Jean-Claude
Tél.: 04.95.50.11.78

 

L'ALBELLI

20160 GUAGNO

M. GODANI Pierre
Tél.: 04.95.10.35.83

 

 

ATTENTION à une confusion possible:

LA TRUITE POGGIOLAISE 

n'est pas l'association de POGGIOLO mais de POGGIO di NAZZA !

 

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Les photos sont extraites du site cartedepeche.fr

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 17:59

Madame Joselyne FAZI, maire de Rennu, dit toujours clairement ce qu'elle pense. Dans le cadre de la réunion de réflexion prévue le 10 février à Vico sur la vie et l'avenir de nos villages, il est intéressant de lire l'entretien qu'elle a accordée au sujet de du débat national en tant que présidente de l'association des maires de Corse-du-sud. 

 

Photo Emilie Raguz, Corse-Matin

Photo Emilie Raguz, Corse-Matin

 

- Le grand débat national est lancé. Votre regard de citoyenne?

Je trouve que ça vient un peu tard et je pense qu’il n’y aurait pas forcément eu besoin d’un grand débat qui arrive une fois que nous sommes dans une situation extrêmement difficile. En France, nous sommes face à un vide sidéral, il n’y a plus de syndicats, plus de partis, et il y a les Gilets dans la rue. On a minimisé l’importance de ces derniers qui ne sont pas là pour faire de la politique, mais parce qu’ils ont faim, parce qu’ils ont mal. Aujourd’hui, que demandent-ils ? Que les gouvernants les écoutent et apportent une réponse à la question posée. Et cette question, elle tourne autour d’une préoccupation, la vie chère. Avec le fruit de leur travail, les gens n’arrivent pas à remplir leur frigo jusqu’à la fin du mois. Se rend-on compte de la gravité de la situation ?

 

- En Corse, vous faites la même analyse de terrain ?

Dans l’île, il faut commencer par une évidence, le Corse est pudique, il cache la misère. Mais le Corse subit la double peine avec l’insularité qui fait que tout est plus cher. Et que dire du prix de l’essence ? Un scandale ! Alors que nous bénéficions d’une TVA réduite, c’est insupportable. Je crois qu’actuellement nous sommes dans un mauvais voyage... Et qu’aucune tendance politique ne doit se servir de cela à des fins de récupération.

 

- Un mot sur la conférence sociale initiée par la CdC, l’île n’est-elle pas trop dépendante de l’État pour pouvoir agir directement ?

Il faut au moins discuter. Et peut-être qu’in fine on trouvera une réponse. Quelqu’un qui fait de la politique, c’est quelqu’un qui se met au service de l’autre, ce n’est pas pour gagner sa vie, parce que la politique, ça coûte, contrairement à ce que pensent les gens, ça ne rapporte pas. Et c’est un sacerdoce. Par exemple, être maire est un sacerdoce.

 

- Justement, ce que le maire d’une petite commune de l’intérieur peut attendre d’une telle opération ?

Lorsqu’on est maire d’une petite commune, on connaît tous les secrets des villageois parce que ces derniers viennent vous en parler. Mais ces secrets, ils ne seront pas écrits sur les cahiers d’expression citoyenne ouverts dans les mairies. On n’écrit pas sur un cahier d’expression citoyenne la souffrance que l’on vit à la maison quand on ne peut pas boucler son mois.

Surtout, les femmes ne l’écriront pas, cette souffrance. Parce que ce sont les femmes à qui on fait confiance quand il n’y a plus d’argent. Il faut se souvenir... Quand la crise de 1989 est survenue, on donnait très peu d’argent dans les banques, les bars ne faisaient pas crédit aux hommes, en revanche, les petits commerces faisaient crédit aux femmes.

Donc, les femmes ne vont pas s’épancher sur un cahier, elles n’en ont pas besoin.

 

- La présidente de l’association des maires de Corse-du-Sud se sent-elle d’attaque pour aider à organiser le grand débat ?

Non, pas du tout, je n’ai pas l’intention d’organiser quoi que ce soit. S’il y a un souci, on le fera remonter, de la même manière que l’on fera remonter tout ce que l’on entend. Et en vous disant cela, je me fais l’écho de ce que me disent les gens. Il n’est pas dans nos missions d’organiser ce grand débat qui, encore une fois, aurait pu ne pas avoir lieu. Les maires, eux, vont faire suivre les doléances, parce que quand le citoyen est touché, le maire est également touché dès lors qu’il est tout près des populations. Je dis cela avec passion parce qu’un maire raisonne aussi avec son cœur. Aujourd’hui, on sait que nos concitoyens ne sont pas heureux et cela nous déplaît. Mais il n’est pas question pour nous d’organiser quelconque débat. Au président de la République d’orchestrer et d’écouter et ensuite de trouver des solutions. Chaque maire fera comme il le sent mais il n’y a pas de mot d’ordre.

Quant à la synthèse, on la connaît déjà, c’est la misère.

 

- Vous êtes d’accord avec la préfète lorsqu’elle dit que le goût des Corses pour la chose publique et le débat vont fédérer les bonnes volontés ?

Oui, sûrement. On n’est pas là pour nous opposer à la préfète. La préfète fait son job et nous, le nôtre. Et généralement, nos jobs coïncident. Si avec la préfète nous disons la même chose, c’est-à-dire "en Corse la vie est trop chère, faites quelque chose", peut-être qu’on va être entendus par M. Macron. Et cette grande revendication, c’est la même pour les citoyens corses que pour les citoyens français.

 

Prendre en mains l'avenir de nos villages (2/2: le franc-parler de Mme Fazi)

 

- Peut-on imaginer que des petites communes puissent se grouper pour débattre et ainsi mutualiser leurs efforts mais aussi s’assurer un public plus nombreux et plus large ?

Même si des communes arrivent à mutualiser, quand elles se réuniront et réuniront du monde, qu’est-ce que les uns et les autres vont apprendre de nouveau ? Rien, puisque les thématiques qui mobilisent ont été mille fois exposées. Parmi ces thématiques, il en est une qui me semble fondamentale : certes, il faut des réformes dans notre pays, mais il faut surtout s’intéresser aux plus pauvres et établir la justice fiscale. Les retraites, qui ne sont pas des aides sociales, doivent être indexées sur le coût de la vie afin d’éviter d’appauvrir l’ensemble du pays. Pour en revenir à votre question, qu’il y ait mutualisation ou pas, je ne suis vraiment pas sûr que ce débat va servir à quelque chose. Les gens, que voient-ils? Ils voient que, face à une France fauchée, la première chose que l’on fait, c’est de supprimer l’ISF !

 

- Les débats vont se dérouler de mi-janvier à mi-mars, il va donc falloir mettre le starter rapidement. Ne doit-on pas craindre une participation en deçà de la dynamique espérée par le gouvernement ?

Je ne pense pas qu’en Corse, pour la raison que j’ai évoquée plus haut, à savoir un sentiment de pudeur particulièrement présent dans l’île, nous ayons une participation démentielle. Ensuite, le risque, c’est que l’on pourrait se tromper de débat en déclinant des exigences sur le mode "nous voulons, nous voulons", or, ce n’est pas le débat. Le débat, finalement, est simple. Il repose sur la possibilité pour les citoyens de faire passer un message clair, "aidez-vous, nous sommes dans la misère". Quant à la participation nationale, je ne suis pas sûre non plus qu’elle soit si enthousiaste que cela.

 

- Emmanuel Macron a commencé sa tournée auprès des maires. D’aucuns taclent au passage sa méthode de showman. Et vous?

Chaque être a sa propre personnalité, le président Macron a la sienne. Personnellement, qu’il enlève sa veste, qu’il la remette, qu’il vienne en jeans, cela ne me dérange pas du tout.

Aujourd’hui, on est, quoi qu’il en soit, à l’ère de la com’. Mais le problème n’est pas dans le show qu’on fait ou qu’on ne fait pas. Le problème est ailleurs. Exemple, quand on baisse les dotations des communes, ce sont les citoyens qu’on appauvrit un peu plus. Moi, ce qui m’importe, ce sont les remèdes face à la souffrance des gens.

 

- Emboîtez-vous le pas à la colère des maires de France lorsqu’ils dénoncent les promesses non tenues du chef de l’État, qui avait suscité l’espoir d’un renouveau de la décentralisation?

Macron a découvert le terrain, mais ce n’est pas un homme de terrain contrairement à tous les présidents qui l’ont précédé depuis le général de Gaulle. La France, ce n’est pas Paris, la France, c’est Paris et tout un tas de provinces autour et on ne vit pas de la même façon à Paris et en province. Quant au rapport d’Emmanuel Macron aux maires, on pourrait le qualifier d’inélégant. Pourquoi le président ne s’est-il pas déplacé jusqu’au congrès des maires au lieu de faire venir les maires à lui ?

 

- À votre avis, des quatre thèmes proposés, lequel va le plus mobiliser en Corse?

Rien que le fait de sélectionner quatre thèmes est de nature à m’énerver. Un débat, c’est fait pour parler de tout.

 

- Ce que devra apporter la synthèse nationale en avril prochain?

J’espère qu’il va en sortir quelque chose parce que sinon, nous allons vers une révolution et nous faisons le lit des extrémistes.

 

Texte: Anne-C. Chabanon ("Corse-Matin", 25 janvier 2019)

REPERES

 16 août 1949

Elle naît à Renno, la commune dont elle est aujourd’hui le premier magistrat.

 20 mars 1973

Elle met au monde son fils Simon, "le plus beau jour de ma vie". C’est dit.

 13 mars 1983

Elle est élue maire de Renno. Un fauteuil auquel elle a ensuite toujours été réélue.

 2001

Elle prend la tête de l’Association des maires de Corse-du-Sud dont elle est toujours la guide appréciée, dix-huit ans après.

 1998-2004

Elle siège comme conseillère territoriale à l’Assemblée de Corse .

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 17:58

Crise des gilets jaunes et "grand débat national" montrent que notre société est bien malade. Les villages corses de l'intérieur souffrent particulièrement et il est essentiel de réagir avant d'arriver à l'électroencéphalogramme plat.

Une journée de réflexion sur cette question est organisée par les Oblats de Vico et les conseils paroissiaux. En voici l'annonce, parue dans le mensuel "Inseme".

Photo de Pierre FAURE, extraite de sa série "France périphérique", avec l'aimable autorisation personnelle de l'auteur.

Photo de Pierre FAURE, extraite de sa série "France périphérique", avec l'aimable autorisation personnelle de l'auteur.

Les situations changent, moins de monde dans les villages l'hiver, difficultés à se déplacer.

Nous ne pouvons pas nous contenter des soupirs comme "on ne peut plus continuer comme avant", "il n'y a plus personne"... Il nous faut prendre  la mesure du temps présent.

Pour en parler tous ensemble, porter un regard positif et lucide sur notre présent et envisager un avenir serein, nous vous invitons TOUS au Couvent de Vico:

 

Dimanche 10 février, de 11h à 16h

QUELLE VIE AUJOURD'HUI DANS NOS VILLAGES?

QUEL AVENIR?

 

La rencontre commencera après la messe de 9h30, se fera en petits groupes puis en assemblée, le repas sera tiré du sac et nous déciderons de quelques décisions pratiques pour repartir plein d'espérance dans ce présent qui nous bouscule parfois.

Prenons notre avenir en mains, invitons nos familles, voisins à venir le partager.

 

Michel BRUNE

 

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 18:00

Dans les Deux Sorru, en janvier, pour la fête de Saint Antoine, à qui est consacrée la chapelle de Guagno-les-Bains, des petits pains sont distribués aux fidèles.

 

Savez-vous qu'ils sont préparés par la famille Rutily d'Ortu?

 

Pascale CHAUVEAU l'a révélé dans l'article paru le 20 janvier dans "Corse-Matin".

C'est à Orto, dans la famille Rutily, qu'ont été fabriqués les petits pains distribués aux fidèles à l'issue de la cérémonie.

C'est à Orto, dans la famille Rutily, qu'ont été fabriqués les petits pains distribués aux fidèles à l'issue de la cérémonie.

 

Trois heures de travail ont été nécessaires pour pétrir, façonner et cuire 600 petits pains, selon un rituel qui se transmet de génération en génération. "Quand j'étais enfant, c'était Angilarella, assistée de Sauveur et Savetta, qui fabriquaient les petits pains de Saint-Antoine, se souviennent Pascal et Nicolas Rutily. Elle a donné la recette à notre mère, qui nous l'a transmise à son tour."

Transmission

Une recette qui semble pourtant d'une simplicité enfantine: une pâte pétrie avec de la farine et de l'eau, façonnée en petites boules, qui seront ensuite ébouillantées quelques minutes pour ne pas se casser au moment de cuire dans le four. Mais à Ortu la tradition veut que, dans la bassine où cuiront les pâtons, on dépose un morceau de verre blanc pour la pureté, une pomme qui représente l'origine du monde, de la cendre pour le foyer et, enfin, un épi de maïs pour l'abondance. Ces consignes sans plus d'explications sont les seules laissées par Angilarella. "Sa famille était très pieuse, précisent les deux frères. Et aussi étrange que cela puisse paraître, ici à Orto, on applique respectueusement ce procédé."

"À chaque région sa coutume", poursuit Nicolas, remarquant qu'en Balagne c'est à l'autre fête de Saint-Antoine, le 13 juin, que sont distribués les petits pains.

À l’issue de la messe, l'usage veut qu'on mange un petit pain béni pour se purifier, et chaque famille repart avec une poignée de pains qui resteront dans la maison ou dans la voiture pour les protéger.

"Les jours d'orage, les anciens mettaient un petit pain sur la fenêtre, avec de l'eau bénite, pour que la foudre épargne leur maison."

Depuis dix ans, les Rutily fabriquent chaque année les pains de Saint-Antoine distribués à la messe, mais depuis toujours, ils sont restés fidèles à toutes les traditions ancestrales.

"On ne lâche rien, conclut Pascal, les bastelle, les crucette, les cacavelli, le cochon... Notre prochain rendez-vous sera autour du feu du Jeudi Saint".

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 08:27
Eboulement à Ortu

Réveil douloureux, hier matin, à Ortu, où les fortes pluies ont provoqué l'effondrement d'un mur, entraînant dans sa chute la moitié de la route qui mène en haut du village. En procédure d'urgence, Nicolas Rutily, le maire du village, a fait venir samedi matin les bureaux d'études Morelli et Leonetti, pour établir les devis de restauration nécessaires pour toute demande de financement des travaux à engager.

En attendant, le village restera coupé en deux pendant quelques mois...

 

(Pascale CHAUVEAU, "Corse-Matin", dimanche 3 février)

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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 12:25

Chacun connaît ces très petits pains durcis que l'on met souvent dans la boîte à gants de sa voiture ou dans certaines pièces de la maison. Ces pains de saint Antoine protègent des maladies et de tous les malheurs aussi bien les humains que les bêtes des troupeaux.

A l'origine, des boules de pain étaient distribuées aux pèlerins qui allaient prier saint Antoine abbé en janvier. Puis, une confusion s'est produite avec saint Antoine de Padoue qui est fêté en juin et les petits pains sont donnés lors des deux célébrations. 

La chapelle de Guagno-les-Bains est consacrée à saint Antoine abbé. Voir l'article: celebration-de-sant-antone-abbate

 

D'où, la question du mois:

 

Qui confectionne les petits pains

distribués dans les Deux Sorru?

 

Petits pains de saint Antoine (photo Ville d'Ajaccio)

Petits pains de saint Antoine (photo Ville d'Ajaccio)

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

Lisez "INSEME" de novembre en cliquant ICI:

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Concert du groupe l'ALBA:

Samedi 11 Décembre

 église de Guagno à 16 h

Entrée : 10 €

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CALENDRIER DES MESSES

Dimanche 5 décembre (St Nicolas):

     Guagno 11 h

Dimanche 12 décembre:

    Soccia 11 h

Vendredi 24 décembre (nuit de la Nativité):

   Poggiolo 18 h

   Soccia 20 h

   Guagno 23 h

Vendredi 31 décembre (Ringraziamentu):

   Couvent 18 h

   Guagno 18 h

Dimanche 2 janvier:

Orto 11 h

 

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Vacances scolaires:

- Noël: du 18 décembre au 3 janvier

- Février: du 19 février au 7 mars

- Pâques: du 23 avril au 9 mai

- Fin des classes: 8 juillet

 

 

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

En-tete-inseme-copie-1.jpg

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