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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 18:04

Ayant lu attentivement le rapport sur l'installation d'une micro-centrale hydroélectrique sur le Fiume Grosso, présenté dans l'article précédent, Jacques-Antoine MARTINI, qui connaît bien les lieux, a fait part de quelques remarques:

 

Je ne voudrais pas trop jouer à l'écolo-nostalgique, mais il y a malgré tout des passages du rapport qui "interpellent" :

"… Le sol sera impacté par l’emprise permanente et temporaire du projet et les travaux de construction des installations induiront des transformations locales du ruissellement et de l’infiltration de l’eau.

Le chantier engendre un risque de pollution accidentelle de l’eau par des substances toxiques. De plus, la circulation des engins dans ou à proximité du lit des cours d’eau peut remettre en suspension les sédiments fins et entrainer l’obstruction du substrat.

La réalisation des différentes installations constitutives de l’aménagement projeté affectera la végétation actuelle par un déboisement d’environ 30 % de l’emprise totale du projet. …

Pour l’aménagement de la piste d’accès aux ouvrages en amont et la pose de la conduite forcée, seront réalisés : 


- Des coupes de Pins laricio et de Pins maritimes essentiellement, dans la forêt territoriale de Libio- Tretorre, sur un peu plus d’un kilomètre ;
- Un déboisement de la forêt communale de Guagno où la végétation est dominée par les châtaigneraies mélangées aux Chênes verts ;
- Des interventions sur les boisements de certaines propriétés privés correspondant à des surfaces classées en vergers de châtaigniers mais largement colonisés par le Pin maritime et le Chêne vert


… Le chantier peut être potentiellement soumis au risque inondation et aggraver ce risque. De plus, le dépôt sauvage de déchets verts liés au déboisement peut entraîner un risque d’incendie. Enfin, durant les travaux, la circulation et le fonctionnement des engins de chantier entraineront des niveaux sonores supérieurs aux niveaux habituels. Les déplacements motorisés rejetteront des polluants atmosphériques et comme tout chantier, celui-ci pourra générer un risque pour la sécurité des personnes.


L’entretien des installations nécessite l’utilisation de substances pouvant entraîner une pollution de l’eau par déversement. Des précautions seront prises afin de limiter cet impact potentiel..."

 

PS: n'oubliez pas de lire en commentaire à la fin de cet article le cri de douleur de Maryse.

 

Barrage sur le Fiume Grosso: quelques remarques de Jacques-Antoine

Jacques-Antoine fait également cadeau aux lecteurs du blog de la photo du futur emplacement de la retenue d'eau de Belle e Bone, prise au niveau du pont qui a été emporté par la grande fiumara du 12 juillet 1983.

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Des renseignements et un film sur la fiumara se trouvent en cliquant ICI.

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 18:00

Beaucoup de nos lecteurs connaissent-ils Madame Vanessa MARCHIONI?

 

Pourtant, cette dame joue un rôle important pour notre haut-canton. Elle avait été désignée comme Commissaire Enquêteur dans l'enquête publique de novembre et décembre 2017 et elle vient de donner, le 15 janvier 2018, son avis favorable à la demande d’autorisation "au titre de l’article L 214-3 du Code de l’Environnement de la micro-centrale hydroélectrique de Guagno sur la rivière Fiume Grosso"

Cet avis va permettre la construction d'un barrage sur notre affluent du Liamone. Les détails donnés dans les lignes suivantes sont extraits du rapport de Madame MARCHIONI.

Fiume Grosso (photo Thierry Calderoni)

Fiume Grosso (photo Thierry Calderoni)

L'ensemble comptera:

- Une prise d’eau située sur le Fiume Grosso près de "la passerelle de Spelonche au niveau du lieu-dit Belle e Buone"

Une centrale hydroélectrique située "à la confluence du Fiume Grosso et de l’Albelli"

- Entre les deux, enterrée sur la quasi-totalité du tracé, une conduite forcée "d'une longueur totale d’environ 7 800 mètres, permettant d’acheminer l’eau depuis la prise d’eau jusqu’à la centrale hydroélectrique".

"La hauteur de chute brute s’élèverait donc à 418 mètres. La longueur du cours d’eau court-circuité sera d’environ 8 000 m".

 

Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Les travaux devraient durer 12 à 14 mois étalés sur deux années en fonction des conditions météorologiques.

Les effets sur la végétation seraient faibles en dehors "de coupes de Pins laricio et de Pins maritimes essentiellement, dans la forêt territoriale de Libio-Tretorre, sur un peu plus d’un kilomètre", et "un déboisement de la forêt communale de Guagno".

De toute façon, "aucune espèce végétale protégée n’a été identifiée sur le site".

L'impact sur la faune sera la "suppression d’habitats potentiels d’hibernation et de reproduction, notamment pour des espèces protégées à forte valeur patrimoniale recensées sur le secteur telles que l’Autour des palombes (rapace), l’Euprocte de Corse et le Discoglosse (amphibiens)".

"Cependant, le niveau d’enjeu pour cette espèce (l’Autour des palombes) est considéré comme très faible."

Si vous ne connaissez pas l'Autour des palombes, bien que vous l'ayez certainement vu voler au-dessus du canton, ce petit film vous en donnera quelques images.

Quel est l'intérêt de cette installation

Le rapport répond:

"La centrale hydroélectrique du Fiume grosso permettra d’alimenter environ 2000 foyers. Il génèrera des retombées économiques qui profiteront, entre autres, aux finances locales et facilitera le travail des exploitants forestiers grâce à l’aménagement des pistes. Les installations, discrètes, n’entacheront pas la fréquentation touristique.

 L’utilisation de l’énergie hydroélectrique de la centrale de Guagno peut permettre à la Corse de s’affranchir de l’achat annuel de 2 225 tonnes de fioul et de réduire les émissions dans l’atmosphère de 6 675 tonnes de CO2 par an."

La centrale se situant entièrement sur le territoire de la commune de Guagno, ce village bénéficiera de "revenus complémentaires non négligeables et lui permettra ainsi d’entreprendre des projets à moyen et long terme.".

Tant mieux pour les Guagnais !

 

De très nombreux renseignements sur les futurs travaux sont donnés dans ce dossier qui est accessible à l'adresse:

 http://www.corse-du-sud.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_du_commissaire_enqueteur.pdf

On peut y lire les observations déposées lors de l'enquête publique qui avait été affichée dans les mairies d'Orto et de Guagno.

 

Et pourquoi pas à Poggiolo? Parce que le territoire de la commune n'est pas concerné. Et pas d'inquiétude pour le niveau de la rivière: à Guagno-les-Bains, rien ne devrait changer. C'est du moins ce qu'affirment les spécialistes.

A chacun de juger en regardant les documents.

le confluent du Fiume Grosso et du Filiccioni, à Guagno-les-Bains (photo Thierry Calderoni)

le confluent du Fiume Grosso et du Filiccioni, à Guagno-les-Bains (photo Thierry Calderoni)

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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 18:01

Co-officialité, comme le demandent les nationalistes corses ou bilinguisme comme vient de le proposer le président Macron, la nuance est importante mais les deux termes impliquent l'utilisation officielle de deux langues.

Il semble que l'on a oublié que cette coexistence de deux langues a déjà existé en Corse et, semble-t-il, sans trop de souci.

La preuve en a été donnée à Guagno-les-Bains au début du XIXème siècle.

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Dans le hall de l'établissement thermal de Guagno-les-Bains, les curistes pouvaient voir jusqu'à sa fermeture deux affiches protégées par une vitre ou du plexiglas transparent et suspendues aux murs. 

Le premier est le "Règlement de police pour les eaux minérales de Guagno" datant du 22 juin 1822.

 

Pour lire les textes de ces photos, il est recommandé de les agrandir en cliquant chaque image.

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Le second est un "Arrêté Relatif à la mise à Ferme des Bains de Guagno".

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Ces deux documents sont tout à fait officiels puisqu'ils émanent de la Préfecture de la Corse.

Celui de 1822 est signé du vicomte de SULEAU. Fils d'un noble tué lors de la prise des Tuileries par les sans-culottes le 10 août 1792, ce vicomte (prénommé Elysée) fut nommé dans l'île le 13 mai 1822 et resta à ce poste durant deux ans avant d'avoir plusieurs affectations dont la dernière fut dans les Bouches-du-Rhône où il participa grandement à la réussite du coup d'Etat de Louis-Napoléon BONAPARTE en 1851.

 

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

L'autre porte la signature de SOLLIERS "Secrétaire général, Préfet par intérim". Elle est datée du 1er mai 1824. A ce moment-là, SULEAU était parti pour le Vaucluse. Son successeur ne fut nommé que le 29 juin. Ce fut le fameux Gabriel de LANTIVY de KERVENO qui fit construire la Préfecture et la Mairie d'Ajaccio.

 

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Ces deux textes sont importants pour comprendre l'organisation des Bains pendant la Restauration.

Le premier traite du "maintien de l'ordre et de la discipline dans l'administration des Eaux minérales de Guagno", est-il écrit en préambule dans la colonne de gauche. Dans la colonne de droite, on peut lire la traduction de la même ligne: "il mantenimento dell'ordine e della disciplina nell'amministrazione delle acque minerali di Guagno".

 

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

De même, l'arrêté de 1824 est bilingue: le texte français à gauche, et le texte italien à droite.

Il proclame dans son article 2 "la mise à prix (de l'entretien) des trois grands bassins et des douze petits bains (...) pour toute la saison", ce qui est traduit en: "la prima offerta per le tre gran vasche e per i dodici piccoli bagni (...) per tutta la stagione".

Cette affiche annonce la mise en adjudication de la station pour la saison 1824.

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Incroyable mais vrai! Les textes émanant du représentant du gouvernement français étaient traduits en italien pour être mieux compris par la population corse et les deux versions avaient force de loi.

 

Autre exemple: les actes d'état-civil consignés sur les registres de la mairie de Poggiolo montrent que les deux langues furent utilisées indifféremment au moins jusqu'en 1830, comme dans l'exemple ci-dessous.

 

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

La page de gauche, en français, contient "l'acte de décès de Santa, épouse d'Arcange Paoli, décédée le 26 janvier 1830".

Immédiatement après, sur la page de droite, le texte est en italien pour une naissance. On lit sur le résumé placé en marge: "atto di nascita figlia d'Angela francesca figlia di francesco franceschetti e di mari-antonia sia (?) moglie nata il 28 febraro 1830".

Les actes écrits dans chacune des deux langues étaient parfaitement officiels et ceux qui étaient en italien n'étaient même pas traduits en français.

Un autre exemple, en dehors de notre canton, a été fourni par Jean-Pierre GIROLAMI qui, décrivant, dans "Settimana" du 19 janvier dernier, la cérémonie d'anniversaire de la mort du roi Louis XVI qui se déroula le 21 janvier 1818, indique que le maire de Bastia avait placardé dans sa ville des affiches "en patois", c'est-à-dire en italien.

 

A cette époque, la langue corse n'était pas écrite et l'italien était utilisé depuis des siècles dans tous les actes officiels.

D'ailleurs, surtout dans notre micro-région, d'après Antoine-Claude VALERY (1789-1847), tout le monde connaissait l'italien.

Dans son livre intitulé "Voyages en Corse, à l'île d'Elbe et en Sardaigne", publié en 1837, il écrivit à la page 111:

"On cite Guagno pour la pureté de son italien; Vico a le même mérite. Le français de Corse n'est nullement corrompu, et ne ressemble point au barbare patois de la plupart de nos provinces. Chose singulière, ces insulaires et ces montagnards corses parlent à la fois l’italien et le français de Rome et de Paris. Le dialecte corse est le moins corrompu des dialectes italiens.»

L'utilisation de deux langues a déjà existé à Guagno-les-Bains et à Poggiolo

 

Quelle que soit la qualité du langage utilisé, les affiches de Guagno-les-Bains montrent bien que l'emploi de deux langues ne paraissait pas incongru sous Louis XVIII.

L'ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 imposa l'emploi de la langue française pour tous les actes officiels. Rattachée au royaume  depuis 1768, la Corse avait une population qui en majorité ne comprenait pas le français. Avec pragmatisme, la monarchie en tint compte et permit, tout en favorisant la diffusion du parler français, l'utilisation des deux langages le temps nécessaire pour que l'italien fut délaissé.

On était bien loin des tourments juridiques et idéologiques des tenants de la République une et indivisible.

 

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Les notices sur Suleau et Lantivy viennent de Wikipedia.

Les photos sont de Michel Franceschetti.

La couverture du livre de Valery est un cliché bnf.

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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 17:48

Voici exactement dix ans, le 7 février 2008, tous les Poggiolais étaient effondrés par l'annonce du décès de Jean-Pierre FRANCESCHETTI, à 61 ans, après une courte mais très cruelle maladie.

 

jean-pierre-copie-1.jpg

 

  En souvenir, voici le très beau texte lu par Judith OTTAVI-POLI le jour de ses obsèques à Saint-Siméon.

 

Témoigner de ta vie, Jean-Pierre, c'est parler de toutes tes activités, de ta frénésie de vivre, de ton amour de ia vie. Mais trois mots dominent tout le reste ... Amitié, famille et terre.

   Déjà, enfants, les copains venaient de Marseille passer les vacances avec toi, Bernard, les cousins et tous les enfants de POGGIOLO. L'amitié a passé la barrière de l'âge et d'autres copains se sont ajoutés à ceux de l'enfance. "Copain... Manger le pain ensemble...".

   Aujourd'hui, ils sont tous là et ils partagent la même peine. Ils sont venus du continent, d'Italie et de toute la CORSE en avion, en voiture et même à cheval. Ils sont là, ceux de ta génération mais aussi tous ces jeunes avec qui tu as parcouru la montagne, la montagne de CAMPUTILE, cette montagne de CORSE où, jeune marié, tu as construit ta vie avec Marie-Claude.

   Tu lui as transmis l'amour de cette terre que Jean-Antoine, ton grand-père, t'avait donné. Comme lui, tu as mis en valeur châtaigniers, oliviers, et tu n'avais qu'un désir, transmettre tout cela en bon état comme ton grand-père l'avait fait: UMBRICCIA, SUPRANE, TEGHIA. Ton cœur était partagé entre PORTO où tu avais tes activités, Marie-Claude, Karine, Vanina, tes petits-enfants, et POGGIOLO, la terre de ta famille.

   Famille proche, mais aussi famille des ancêtres que tu voulais connaître à travers les photos, les anecdotes du passé. Famille que tu as fait connaitre aux plus jeunes.

   On dit en Afrique que les hommes ne meurent pas, qu'ils sont dans les branches des arbres. dans l'eau qui ruisselle. Jean-Pierre, toi, tu es dans tous les arbres que tu as soigné, dans les murs construits, dans les parcelles entretenues, mais tu restes surtout avec nous dans les sourires de Jean-Pierre, Jacques, Léa et Marc-Antoine...

   Il restera de toi, de ton jardin secret, une fleur oubliée qui ne s'est pas fanée...

 

"Ce que tu as semé

En d'autres germera.

Celui qui perd sa vie

Un jour la trouvera..."

 

Judith

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 18:00
La solution à la devinette du mois: les mystères de Cipriani

Voici deux siècles, le 28 février 1818, un petit cortège suivit le cercueil du maître d’hôtel de Napoléon Ier jusqu’au cimetière anglican de Country Church où il fut enseveli. La scène se passait sur l’île de Sainte-Hélène où l’ex-empereur était prisonnier des Anglais.
 

cimetière de Country Church (Ste Hélène)

cimetière de Country Church (Ste Hélène)

 

Le compagnon de captivité qui était porté en terre était Jean-Baptiste, dit Franceschi, CIPRIANI, décédé la veille. Il était originaire de Guagno, pieve de Sorru in Sù ou canton de Soccia.


Comment un Sorrinesu se trouva-t-il si proche de Napoléon? Pour le savoir, il faut raconter une histoire très particulière avec plusieurs péripéties et beaucoup de mystères.

 

 

Né à Guagno
Jean-Baptiste CIPRIANI, qui fut ensuite surnommé Franceschi, naquit à Guagno en 1773. Certaines sources disent «entre 1770 et 1780». Pour le savoir avec certitude, il faudrait dépouiller les registres de baptêmes guagnais. Ils ont été numérisés et sont disponibles sur internet mais il faut arriver à les lire. 
Un de nos lecteurs pourrait-il trouver l’acte de baptême de Jean-Baptiste?

 

La solution à la devinette du mois: les mystères de Cipriani

 

Jean-Baptiste était un enfant naturel dont la mère guagnaise n’est pas connue et dont le père serait très probablement Christophe SALICETI (on écrit parfois SALICETTI).

Cet avocat fut député de Corse à la Constituante et à la Convention. Il fit voter, avec l'appui de Mirabeau, le principe de l'intégration  de la Corse à "l'Empire français" le 30 novembre 1789. Il fut le seul des six députés corses à voter la mort de Louis XVI. Il était proche de ROBESPIERRE et, en Corse, ami de la famille BONAPARTE, au sein de laquelle le jeune Jean-Baptiste fut élevé.

 

Dans l’ombre de Saliceti
Devenu représentant en mission en Provence et surveillant les opérations du siège de Toulon en 1793, SALICETI, accompagné de Franceschi, fit donner le commandement de l’artillerie républicaine à Napoléon BONAPARTE. Ce fut le début de la carrière du jeune officier corse.
Après avoir été ambassadeur à Gênes, SALICETI vint en 1806 à Naples dont la couronne avait été donnée à Joseph, frère aîné de Napoléon. Il devint ministre de la police et de l’armée du royaume. CIPRIANI, lui servant alors d’homme à tout faire, joua un rôle important en 1808, dans la capitulation de l’île de Capri occupée par les troupes anglo-corses des Corsican Rangers sous le commandement de Hudson LOWE. Jean-Baptiste retrouva ensuite (curieuse coïncidence) l’officier anglais à Sainte-Hélène où il fut  le geôlier de Napoléon Ier.

 

Hudson Lowe

Hudson Lowe

SALICETI, détesté par les Napolitains, étant mort mystérieusement, peut-être empoisonné, en 1809, son fils présumé monta à Gênes, peut-être avec l’aide financière du cardinal FESCH, oncle de l’empereur, une compagnie maritime assez prospère. Servit-elle de couverture pour des activités clandestines? 

 

De l’île d’Elbe à Sainte Hélène
Brusquement, en 1814, après la première abdication, CIPRIANI abandonna son affaire pour suivre, avec femme et enfants, Napoléon à l’île d’Elbe et devenir son maître d’hôtel. Il semble avoir alors accompli des missions secrètes, peut-être pour préparer le retour de BONAPARTE en France. Il aurait été vu à Vienne où se déroulait le congrès préparant la nouvelle carte de l’Europe.
En juillet 1815, il laissa définitivement sa famille pour suivre l’empereur déchu à Sainte Hélène. Son épouse, Adélaïde CHARMANT, mourut la même année que lui. Ses enfants restèrent en Italie, le fils sous la protection du cardinal FESCH et la fille sous celle de Laetitia, la mère de Napoléon.
Avec son titre officiel de majordome, CIPRIANI circulait assez librement dans l’île-prison et servait d’informateur à l’ancien empereur, bloqué à Longwood.
Le 27 février 1818, pris de douleurs intestinales, il décéda au bout de deux jours d’agonie. Son enterrement fut consigné sur le registre de Sainte-Hélène sous le nom de "Cipriani Steward to Genl Bonaparte".
 

La solution à la devinette du mois: les mystères de Cipriani

 

Mais son histoire ne s’est pas arrêtée là.
Certains prétendent que, peut-être depuis l’affaire de Capri, Franceschi était au service de l’Angleterre. Il aurait poussé Napoléon à quitter l’île d’Elbe pour que les Anglais puissent s’en débarrasser définitivement.
Sa tombe est introuvable car le cimetière de Country Church a été très mal entretenu. Cette disparition contribue à la légende selon laquelle Napoléon aurait été empoisonné. Le corps rendu à la France en 1840 et inhumé aux Invalides serait en réalité celui de son serviteur.

En 2007, un historien a même prétendu que le masque mortuaire conservé au Musée de l'Armée ne serait pas celui de l’empereur mais de CIPRIANI, dont on ne connaît aucun portrait. 
 

Masque mortuaire de Napoléon.

Masque mortuaire de Napoléon.

Les réponses aux diverses interrogations ne seront peut-être jamais trouvées mais le destin de cet enfant de Guagno fut sans conteste absolument unique.

 

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Sources internet utilisées:

Geneanet: fiche Cipriani

L’autre Sainte-Hélène: les domestiques de Longwood

la Corse militaire: Corsican Rangers

Libé: un masque agace le musée des armées

napoleon.org: la tombe de Cipriani a-t-elle disparu?

Napoléon prisonnier: Cipriani

Wikipedia:

Hudson Lowe

Prise de Capri

Saliceti

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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 06:47
la devinette du mois: deux cents ans

Dans la série d'événements poggiolais ayant eu lieu dans une année se terminant par le chiffre 8, un fait a été volontairement omis.

Il s'est passé voici exactement deux siècles, en février 1818, mais il ne concerne pas un enfant de Poggiolo ni le territoire du village. Au contraire, il s'est déroulé très, très loin de la Corse. Nous l'évoquons cependant car son héros est un natif de Sorru in Sù et car il a été mêlé à des faits historiques.

 

QUEL EST LE PERSONNAGE IMPORTANT, ORIGINAIRE D'UN DE NOS VILLAGES, QUI EST DÉCÉDÉ EN FÉVRIER 1818 ET OÙ EST-IL MORT?

 

Réponse le 3 février.

 

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 18:00
Soirée figatellu samedi

L'association des amis du couvent

organise une

SOIRÉE FIGATELLU E PULENDA

SAMEDI 3 FÉVRIER 2018

à partir de 20 heures

salle Albini 

couvent St François de Vico.

Prix: 25 euros

Réservations: 04-95-26-83-83 ou 04-95-26-62-29.

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 18:55
Un important baptême à Sagone

A Sagone, dimanche 28 janvier n'a pas été seulement la fête de San'Appianu mais aussi un jour de baptême. Une cloche a été baptisée, la nouvelle cloche du clocher de l'église de Sagone, pour remplacer celle qui n'avait pas supporté des manipulations pendant les travaux de restauration et qui s'était écrasée. Non seulement il a une nouvelle cloche mais le beffroi de Sagone a bénéficié de grands travaux.

Les détails de l'histoire de l'église de Sagone et de sa restauration se trouvent dans l'article de Pascale CHAUVEAU ("Corse-Matin", 30 janvier 2018) reproduit ci-dessous et dans le texte publié sur ce blog en avril 2016.

Un important baptême à Sagone

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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 17:45

L'histoire de Poggiolo et de Guagno-les-Bains est bien plus riche que ce que l'on croit souvent. Ce blog l'a prouvé par de nombreux articles. Près de 200 dates ont été recensées.

Cette année 2018 est remarquable car, chacun le sait, elle correspond au cent-dixième anniversaire de la fontaine du Lucciu. Mais, en faisant la liste des années se terminant par le chiffre 8 et pendant lesquelles sont eu lieu des événements concernant notre village, on arrive à un total de 33  dates!

En voici la liste. Certains faits se sont déroulés à Poggiolo ou Guagno-les-Bains, d'autres concernent l'ensemble des Deux Sorru et ont donc eu des conséquences sur la commune.

Chaque date est suivie d'un bref résumé et d'un lien vers un article donnant plus de renseignements.

Désormais, vous saurez quels anniversaires seront à fêter cette année!

 

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

1488: Rinuccio de Leca fait construire la place forte de la Zurlina, près de Murzo, et se joint à la révolte de son cousin Giovan Paolo contre les Génois.     
Le feuilleton de l'été - Z comme Zurlina
Le feuilleton de l'été - Les guerres des seigneurs - 3/3: la fin de la Cinarca
L’année suivante, Ambroggio da Negri dirige la répression et détruit et incendie les villages de Sorru in su, de Sevi in dentru et de l'ensemble du Vicolais. Il chasse les habitants de l'ensemble de ces régions pour plusieurs années. 

Poggiolo, les années zéro (1489)
 

1608: le registre des tailles mentionne un «Francesco di Rosignolo» à Poggiolo.
Les rossignols poggiolais

 

1698: visite de Mgr Giovanni Battista COSTA, évêque de Sagone, qui décrit l’église de St Siméon et mentionne l’existence dans le pavement de trois ouvertures d’arca (fosse commune): une pour les hommes, une pour les femmes et une pour les enfants.
A la recherche de l'arca perdue

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

25 juin 1728: visite de Mgr GIUSTINIANI, évêque de Sagone, qui recommande des travaux d’amélioration de l’ermitage de St Antoine et des bassins de la source thermale. Il ordonne au moine de «porter un habit propre aux ermites, se laisser pousser la barbe et se couper les cheveux».
La chapelle de Guagno-les-Bains

 

18 août 1808: Napoléon Ier nomme Louis DEFRANCHI médecin inspecteur des eaux minérales aux Bains de Guagno.

1808, la date connue de tous



De 1808 à 1810: construction de la partie de la Goccia abritant le bassin circulaire.
Heurs et malheurs de la Goccia. 2/3: un bâtiment bien conçu



11 mars 1818: l’abbé Jean Antoine PINELLI, surnommé «l’homme le plus cultivé de Corse», est nommé conseiller général du canton de Soccia par le roi Louis XVIII.
L'homme le plus cultivé de Corse (3/3)

 

28 novembre 1818: rapport du docteur DEFRANCHI décrivant pour la première fois de façon précise le fonctionnement des Bains.

Le médecin a bien travaillé pour Guagno-les-Bains.


24 mars 1838: naissance à Ajaccio de Simon UCCIANI qui devint avocat et fut, en 1877, et jusqu’en 1884, le premier conseiller général républicain du canton de Soccia. 
Péripéties municipales: on ne peut pas se fier au petit personnel (2/2)

 

1836-1838:  prédication du Père Albini à partir du couvent de Vico.
Tout sur le Père Albini

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

20 décembre 1838: plan général de Guagno-les-Bains dressé par l’architecte COTIN, première carte montrant l’établissement thermal et les maisons du hameau.
Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 2/2: naissance d'un village.

 

1848: naissance de Jean-Baptiste PINELLI (21 août) et de Jean-Baptiste FRANCESCHETTI (8 décembre).
Tous deux participèrent à la guerre de 1870, reçurent la Légion d’honneur et décédèrent pendant la première guerre mondiale.
1870, la guerre oubliée

 

5 octobre 1848-8 décembre 1848: Anto Francescu MARTINI maire de Poggiolo, le mandat le plus court de l’histoire de la commune: deux mois.
Péripéties municipales: tous les maires de Poggiolo

 

1858: élection du géomètre Etienne LECA comme conseiller général du canton de Soccia contre l’avocat CASANELLI, neveu de l’évêque d’Ajaccio, malgré la mobilisation des prêtres du canton et du séminaire dans la campagne électorale. LECA resta élu du canton jusqu’en 1872.

"Battue de prêtres" dans le canton de Soccia

 

13 janvier 1878: élections municipales perturbées par des bonapartistes de Guagno-les-Bains. Le maire, Martin DEMARTINI, emporte l’urne chez lui.
Péripéties municipales: une urne très convoitée

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

3 février 1878: naissance de Ghjuvan Martinu PINELLI. Surnommé Martinchjinu, il fut cordonnier, cafetier, négociant, mais surtout un très célèbre violoneux qui anima de nombreuses fêtes jusqu’à sa mort le 2 janvier 1951.
Cumandante et Martinchjinu


1888: l’avocat Jean-François GALLINI, d'origine vicolaise, quitte la Corse pour s’installer à Sousse en Tunisie. L’importance qu’il acquit dans ce protectorat lui permit d’y faire obtenir de nombreux emplois aux originaires des Deux-Sorru.
Les Poggiolais ont de l'initiative (n°3: l'empire sahélien des Sorrinesi)
                                                                                      

11 juillet 1888: un rapport demandé par le préfet conclut que la voie ferrée Ajaccio-Vico réclamée par le conseil général se heurte à de trop grandes difficultés techniques pour être réalisée.
Le train-fantôme

 

1888: naissance à Occhiatana de Damaso MAESTRACCI, auteur du tableau montrant la descente de croix avec un Christ noir, exposée à Saint Siméon. 
Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

 

1898: mise en service de la fontaine du Lucciu.
U Lucciu est toujours là

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

14 octobre 1908: mort de Jean PAPADACCI, premier Grec de Cargese à s'être installé à Poggiolo en 1867.

Les Grecs de Poggiolo

 

13 décembre 1918: un mois après l'armistice, décès de Dominique Xavier DESANTI, de maladie contractée en service, dans l'ambulance alpine n°5 à Zajeca en Serbie. Il est enterré au cimetière militaire français de Skopje en Macédoine. Il est la dernière victime poggiolaise de la première guerre mondiale.

Ils étaient trente Poggiolais

 

mars 1938: Jean Hyacinthe DESANTI nommé gouverneur du Soudan français (Mali actuel).
Un Poggiolais au Mali

 

1948: Poggiolo est le dernier village du canton à recevoir l’électricité.
Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics


1958: nomination de Judith OTTAVI comme institutrice de Guagno-les-Bains. L’école des Bains et celle de Poggiolo fermèrent en 1965. 
Le savoir est-il socciais?


1968: installation de l’eau courante à Poggiolo.
Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 6/8: le travail agricole
Les rigoles des Cévennes et de Poggiolo

 

1968: le père ALBINI est déclaré «vénérable» par l’Eglise catholique.
Le pèlerinage au tombeau du Père ALBINI

 

mai 1968: mort de Martin PAOLI, maire de Poggiolo depuis 1959 et conseiller général depuis 1945. Son fils Bernard lui succède à la mairie et Jean GAFFORY, maire de Guagno, au conseil général.
1968: le canton passe à Guagno

 

11 septembre 1968: la Caravelle Ajaccio-Nice explose en vol faisant 95 morts dont 2 Poggiolais: Antoine et Jean-François CECCALDI.
L'affaire de la Caravelle définitivement close?
Caravelle Ajaccio-Nice: un anniversaire toujours douloureux

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

1998: le ministère de la Santé retire son agrément à l’établissement thermal de Guagno-les-Bains. 
Guagno-les-Bains: l'avenir d'un "patrimoine ancestral»

 

1998: ouverture de l’auberge des Deux-Sorru, au-dessus de Guagno-les-Bains.
Le moment des réouvertures: l'auberge des Deux Sorru

 

7 février 2008: décès de Jean-Pierre FRANCESCHETTI.
Jean-Pierre: il y a cinq ans

 

février 2008: le jour de la fête de Saint Siméon, mise en place de la croix de Tanellu, en souvenir de la prédication du Père ALBINI.
Solution de la devinette: croix de fer…

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 18:00

Le docteur Louis DEFRANCHI fut le premier médecin affecté à la station des Bains de Guagno en 1808 (voir l'article précédent). Il ne fut peut-être pas très bien payé mais il remplit son rôle très consciencieusement.

Le décret de nomination de DEFRANCHI et de son collègue LECA (pour l'arrondissement d'Ajaccio et de Sartène) date du 18 août 1808. Le document fut envoyé en Corse avec une lettre signée par le Ministre de l'Intérieur Emmanuel CRETET et datée du 5 septembre.

Le préfet du Liamone, siégeant à Ajaccio, était invité par son supérieur "à donner aux deux médecins les instructions nécessaires pour les mettre en état de remplir les fonctions qui leur sont confiées". Nommés par l'empereur, ils devaient obéir à l'Etat.

La lettre comprenait une seconde partie, plus longue, concernant l'aspect financier. Les médecins inspecteurs des eaux thermales recevaient normalement un traitement "imputé sur le produit des eaux". Mais, en Corse, "les eaux minérales (...) ne sont d'aucun revenu".

Le ministre proposait donc de trouver sur différents budgets les sommes nécessaires aux "gratifications (qui ne) devront avoir d'autre objet que d'indemniser les inspecteurs de leurs déplacements et des soins qu'ils auront donné aux malades indigents et aux militaires, attendu qu'ils pourront se faire rétribuer par les personnes aisées dont ils auront dirigé le traitement".

Les riches peuvent payer.

 

 

Lettre du ministre Cretet.
Lettre du ministre Cretet.

Lettre du ministre Cretet.

 

Louis DEFRANCHI retira-t-il de grosses sommes avec cette activité? Nous ne le savons pas. En tout cas, il remplit sérieusement ses fonctions. Il rédigea même, dix ans plus tard, un rapport très complet qu'il transmit au préfet de la Corse le 28 novembre 1818 (il y a deux cents ans).

 

Première page du rapport
Première page du rapport

Première page du rapport

Dans ce texte de seize pages, entièrement rédigé en italien, accompagné d'une lettre au préfet de trois pages, également en langue italienne, Louis Mathieu GENTY, auteur de "Acqua médicinale", a pu retenir:

1) que le médecin a compté durant la saison 1818, de juin à septembre, 2245 baigneurs militaires et paysans.

2) Par ailleurs, il a observé trois cas remarquables de guérison:

- "un soldat, qui avait la jambe droite rigide et paralysée, a pu, en se baignant à la source "Soccia" et par des lavages, en 16 jours recouvrer l'usage de son membre".

- "Une femme de 18 ans qui souffrait d'aménorrhée, manque d'appétit, vomissement, en prenant durant 12 jours un bain le matin, suivi de l'absorption d'un litre et demi d'eau, bain le soir, éprouva une très sensible amélioration".

- "Une femme de 35 ans qui avait de grandes difficultés à se nourrir, à se tenir sur ses pieds et même à soulever des poids légers, ayant pris pendant un an un bain par jour à 27° Réaumur; et l'année suivante 2 bains par jour à 32°, et ce pendant 12 jours, put se promener sans être soutenue"...

3) Enfin, le médecin estimait que ces avantages, et la multitude des baigneurs annuels, devaient retenir l'attention du gouvernement.

 

C'était voici deux siècles, dans un monde différent...

 

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
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