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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 17:47

Même pour des lieux très connus, il est parfois difficile de connaître leur origine et leur histoire.

Il en est ainsi de la chapelle Saint Elisée , au-dessus d'otto.

Un article paru le 15 septembre dans "Corse-Matin" a suscité des réactions apportant des précisions intéressantes. Pascale CHAUVEAU a réalisé une synthèse de ces nouvelles informations le 4 octobre dans le quotidien insulaire sous le titre "Querelle de clochers autour de San Eliseo". Le texte en a été reproduit dans le bulletin "Inseme" d'octobre (pages 6 et 7).

Nous le mettons à votre disposition ci-dessous:

 

 

Ortu: San Eliseu: l'histoire et les petites histoires


A Orto, chaque publication sur Saint Elisée déclenche réactions et polémiques. Non pas sur le Saint lui-même, patron du village, qui rassemble chaque 29 août les habitants d'Orto, Soccia et environs au pèlerinage vers la petite chapelle située à 1 500 mètres d'altitude où une messe est célébrée. 

Les controverses viennent plutôt de l'origine de la chapelle et de la statue de Saint Elisée. 

Récemment, un article, paru dans Corse Matin, faisait allusion à l'origine de la chapelle. « En 1916, deux frères d'Orto, Jules et Pierre Bonifaci, participent à la bataille de la Somme. Un obus se dirige vers Jules, frôle ses jambes ... mais n'explose pas ! Profondément troublé, le militaire, très croyant, fait le vœu, si la guerre l'épargne, d'ériger une chapelle sur le Mont Saint Elisée ». 

Or, sur le mur sud de la chapelle, un gros bloc de granit taillé de type « sobra porta» porte gravé la date « 1800 » avec la mention « Orto », le tout surmonté d'une croix. Dans le village, les recherches se sont organisées, chacun faisant appel à la mémoire des anciens ou à la recherche d'archives. 

Les travaux de Claudine Levie, archéologue et historienne de l'art, indiquent que la chapelle actuelle remplace certainement une ancienne chapelle qui aurait été brûlée ou détruite par la foudre au début du XXème siècle, et ce, à plusieurs reprises. D'ailleurs, en 1900, le site était déjà référencé sur les cartes d'état-major de l'armée, avec la mention « chapelle en ruines ». 

document Géoportail

document Géoportail

Enfin, des blocs en place délimitent les vestiges de fondation de la chapelle d'origine, de taille supérieure : 12,90 m x 3,70 m contre 4 m x 3,70 m pour la chapelle actuelle. Et Claudine Levie de conclure que les indices sont insuffisants pour affirmer que les origines de la chapelle soient romanes, mais que l'idée d'établir un sanctuaire au sommet des crêtes, sur le chemin des pacages, date bien du Moyen-Age. 

Et d'ailleurs tout le monde s'accorde à dire qu'avant 1934, il existait déjà un pèlerinage sur les ruines, sans prêtre, qui partait du village à la nuit tombée à la lueur des torches en bois gras (a deddà). Le chapelet était récité et les villageois redescendaient aussitôt. 
 

document Corse-Matin

document Corse-Matin

La chapelle actuelle œuvre d'un Bonifaci ou d'un Pastinelli ? 

Pour la chapelle actuelle, les avis divergent.

Henriette Fioravanti se souvient de son cousin, Ange-François Pastinelli (qui avait fait fortune en Algérie, d'où son surnom « U ricchu»), et du chanoine Ange-Mathieu Pastinelli, qui avaient entrepris, dans les années 20, la rénovation du clocher et du carrelage de l'église d'Ortu. Travaux qui étaient demeurés inachevés depuis la construction de l'église en 1872. Une fois ces travaux terminés, ce sont eux qui auraient entrepris la rénovation de la chapelle en ruines de Saint Elisée, dans les années 30. On évoque également le maçon Philippe Massoni, dit « Massunellu ». 

A l'opposé de cette version, les petits-enfants de Pierre Bonifaci, et les familles Dore, Paoli, Battesti et Massimi, cousins des Bonifaci, affirment qu'à la fin de la guerre, Jules et son frère Pierre Bonifacj, pratiquants, mécènes et modestes, ont voulu respecter, accompagnés de leurs épouses, le serment fait un jour d'épouvante. Dans cette version, Jules aurait été maitre d'ouvrage, prenant régulièrement avec son épouse Radégonde le chemin des montagnes pour veiller à la réalisation du projet. Ajoutant que le chanoine Pastinelli n'aurait été que le maitre d'oeuvre des travaux, dont il aurait décidé des plans et de l'emplacement. 

Reste la statue du saint, qui reste toute l'année en montagne dans la petite chapelle. Incontestablement un don d'Ange-François Pastinelli, comme l'en témoignent les initiales AF. Pastinelli gravées sur le socle. Sachant que le même richissime Ange-François aurait également offert à l'église du village la statue de Saint Dominique, et fait construire l'actuelle chapelle du col de Sorru, il semblerait probable qu'il soit aussi à l'origine du financement de la chapelle des hauteurs. 
 

chapelle du col de Sorru

chapelle du col de Sorru

Enfin pour la petite histoire, c'est un certain Polo Castellani qui aurait monté sur son dos, seul, la statue du saint du village jusqu'à la chapelle, en 1934 ou 1935. 

Depuis des lustres, San Eliseo accueille en sa chapelle haut perchée des générations d'âmes croyantes, et on dit qu'il a exaucé bien des vœux. Au-delà des querelles, il aura au moins permis qu'à Orto des bénévoles continuent à œuvrer pour la sauvegarde de leur patrimoine spirituel. 

Pascale Chauveau 
 

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 18:07

Marcher est un excellent exercice pour le corps. Il peut également être très bon pour l'esprit dans certains cas, comme quand on se rend à Letia.

Le sentier partant du pont de Guagno-les-Bains est bien connu des baigneurs qui l'empruntent pour aller se détendre au confluent du Fiume Grosso et du Filiccioni, la rivière de Soccia. Mais il faut continuer à suivre le cours d'eau pendant presque trois quarts d'heure.

9 août 2009

9 août 2009

Après un autre confluent, celui du Fiume Grosso et du Liamone, on traverse un pont à partir duquel la montée commence.

En fait, le sentier est celui d'une partie du Mare a Mare nord.

Le chemin est bien tracé et la pente pas trop forte.

13 août 2017

13 août 2017

Au bout de trois quarts d'heure de montée, on a la joie de se trouver en vue de Letia San Martinu.

13 août 2017

13 août 2017

Par la même occasion, on a rejoint le sentier d'interprétation installé par le Parc naturel régional de Corse. Ce parcours, nommé "Dà u castagnu à l'alivu", est bordé par quinze lutrins illustrés par des croquis ou des dessins à l'aquarelle. Leur but est de sensibiliser le public à l'environnement naturel et au patrimoine culturel de cette partie de la Corse.

Ils sont numérotés depuis Letia San Roccu dans le sens des aiguilles d'une montre.  

 

Cliquez sur les images pour les agrandir.

S'instruire sur la Corse en marchant

En venant à pieds par Guagno-les-Bains, on aborde ce parcours par le lutrin numéro 10 "A Tarra Rossa" qui explique comment on fabriquait des tuiles avec l'argile locale.

Lutrin 10 à côté d'un renfoncement d'extraction d'argile.
Lutrin 10 à côté d'un renfoncement d'extraction d'argile.

Lutrin 10 à côté d'un renfoncement d'extraction d'argile.

En continuant, on passe devant "A Leccia", "L'Alivu" et "U Monte Vaita".

S'instruire sur la Corse en marchant
S'instruire sur la Corse en marchant
S'instruire sur la Corse en marchant

Comme la balade pour observer ces quinze lutrins dure deux heures, il est tout à fait compréhensible de se contenter de se rendre au point de départ en voiture jusqu'à Letia San Roccu. La démarche est moins sportive mais on marchera quand même et on apprendra beaucoup.

Et pourquoi ne pas créer un tel sentier autour de Poggiolo et de Guagno-les-Bains? Il y aurait de la matière. Les nombreux articles de ce blog en témoignent.

 

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Un autre chemin ludique et didactique est constitué par le sentier du miel, à Murzu. Il part du pont de Belfiore. Renseignements sur le site "une écrevisse dans le maquis".

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 18:33
Philippe Franceschetti présente Antoine Mauduit
Philippe FRANCESCHETTI vient de publier son ouvrage: "Antoine Mauduit, une vie en résistance".
 Trois années de recherche lui ont permis d’établir le parcours de ce résistant influent mais méconnu, ayant développé une conception originale de son action avant et durant la guerre, ayant des soutiens à Vichy mais œuvrant pour la lutte contre l'ennemi. Il a, entre autres, fait entrer Mitterrand en résistance et accueilli la famille de Serge Klarsfeld alors traquée...
Une vie passionnante retracée avec des archives inédites (illustrations, cartes, index...).
Ce livre décrit le parcours d’une vie qui évolue entre Vichy et la Résistance, la spiritualité et la lutte armée, le refus du monde moderne et la libération du pays.

Merci de l'accueil que vous réserverez à cet ouvrage publié aux Presses Universitaires de Grenoble !
Philippe Franceschetti présente Antoine Mauduit


La biographie d'un résistant influent mais méconnu qui fit entrer Mitterrand en résistance, abrita les Klarsfeld et qui fut l'un des premiers fondateurs de maquis.

Antoine Mauduit (1902-1945) aurait pu jouir d’une confortable vie bourgeoise. Au lieu de cela, mû par un désir de conversion personnelle, il devient vagabond, légionnaire, avant d’être fait prisonnier de guerre en Allemagne.
Libéré et installé dans les Hautes-Alpes, inspiré par une foi ardente, il crée alors un réseau d’anciens prisonniers qui aide aux évasions puis prépare à la lutte armée. Il trouve ses soutiens parmi le milieu que l’on a appelé vichysto-résistant. Il convainc ainsi le jeune évadé François Mitterrand de passer à l’action clandestine. Mais, peu à peu, Mauduit s’éloigne de Vichy et accueille des juifs persécutés et des réfractaires au STO pour fonder l’un des premiers maquis. Trop confiant en sa mission, il est arrêté et déporté dans les camps nazis où il meurt au lendemain de la victoire.
L’ouvrage, basé sur une documentation fournie et inédite, montre le rôle important de Mauduit dans une résistance ni gaulliste ni communiste : pourquoi et comment mobilise-t-il des groupes sociaux partageant le respect du chef de l’État français et la haine de l’ennemi nazi ?

Vous pouvez feuilleter le livre. 

 

Il peut être commandé en cliquant ICI.

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 18:11

L'article précédent contenait une photo de sortie en montagne de la famille DESANTI en 1927.

 

Les rossignols poggiolais

Le personnage de gauche était Jean-Baptiste DESANTI (1876-1949) connu sous le surnom de Russignolu.

 

Les rossignols poggiolais

Ce sobriquet est curieux mais il est encore plus étonnant de savoir qu'un autre Poggiolais s'est appelé ainsi.

Xavier PAOLI, qui a étudié de vieux documents de l'époque génoise, a trouvé un autre Russignolu dans le registre des tailles (c'est-à-dire des impôts) de 1608. Plus précisément, il est écrit: "Francesco di Rosignolo".

Le mot est difficile à déchiffrer et il faut avoir l'habitude de ce genre de manuscrit pour le comprendre.

Les rossignols poggiolais

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce prénom bizarre a été utilisé quelques (rares) fois dans cette partie de la Corse aux XVIème et XVIIème siècles

Le "Dictionnaire des prénoms corses" de CANAVELLI COLONNA, paru en 2007 aux éditions Piazzola, lui a consacré une notice:

ROSSIGNOLO
Rossignol
exclusif à la Corse
Dérivé du latin classique luscinia, à travers le latin populaire lusciniolus. Le Rossignol est un petit passereau, voisin des fauvettes, renommé pour son chant crépusculaire.
Dans le registre de taille de 1591, pour le comté de Cinarca ou ancienne seigneurie de Leca, pour 1.525 hommes, on relève cinq Rossignolo; en 1610, pour 1.356 hommes nommés, trois Rossignolo, dont un chez les Rovani, de Coggia.
L'Eglise n'honore aucun saint de ce nom et Emidio De Felice, aujourd'hui en Italie, n'a recensé aucun porteur de ce nom.

En utilisant à deux reprises ce prénom si particulier, Poggiolo s'est, encore une fois, singularisé.

photo extraite du site oiseaux.net

photo extraite du site oiseaux.net

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 18:05

Les vacances d'été permettent aux membres des familles dispersés géographiquement pour leur travail de se retrouver et d'avoir des activités en commun. On peut organiser des repas à la maison et aussi des sorties en montagne avec ou sans spuntinu (pique-nique pour les continentaux). 

Il en a été ainsi à toutes les époques. En voici deux exemples.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Photo Jacques-Antoine Martini.

Photo Jacques-Antoine Martini.

Cette photo, venant de la famille MARTINI, date des années 1960-1968.

On peut y reconnaître, de gauche à droite:

- Edouard MARTINI

- Marie-Madeleine CUSENIER (famille BONIFACY), dite Madie, son épouse

- Noël POLI (de Guagno)

- Marie-Thérèse MARTINI, sœur d'Edouard et maintenant épouse LECCIA

- Antoine POLI (de Guagno)

 

 

De son côté, Michel DESANTI nous a transmis une image de sortie de membres de sa famille. Nous l'en remercions.

Sorties familiales

La photo date de 1927.

Avec le fusil tout à gauche, son arrière-grand-père Jean-Baptiste DESANTI, surnommé "Russignolu".

Né en 1876 et décédé en 1949, il était agent de la Sûreté en Tunisie où il épousa Clémence KETERS, née à Petite Synthe, dans le Nord, en 1878. Sur la photo, elle est à son côté, sur l'âne, .

Puis l'homme debout avec la chemise blanche est leur fils, également prénommé Jean-Baptiste. Né à Tunis en 1905, il a fait toute sa carrière en Tunisie comme instituteur puis directeur d'école. Il est mort à Ajaccio en 1983 et est enterré au village. Il avait quatre frères.

A sa gauche, avec le chapeau, son épouse Marie GARREC, d'origine bretonne.

 

Très certainement, plusieurs des lecteurs du blog doivent avoir des souvenirs de ces moments de réunions familiales. Ils seront volontiers accueillis sur ces pages.

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 18:10

Que ce soit pour leurs loisirs ou leur travail, les Français sont nombreux à s'envoler pour l'Asie.

Mais, derrière le sourire du chef de cabine qui accueille avec gentillesse les passagers s'installant dans l'avion, il peut se cacher une grande fermeté. Anne-Laure GRIMALDI, la fille de Jeanne et Pierre, et sœur de Cécile, sait utiliser cette volonté pour améliorer les conditions de vie du personnel d'Air France.

Dans son numéro du 27 septembre dernier, "FO Hebdo", le bulletin confédéral de Force Ouvrière, vient de consacrer un article à la charmante militante  d'origine poggiolaise.

Et n'oubliez pas de la saluer lors d'un prochain voyage en Extrême-Orient !

 

Anne-Laure défend ses collègues
Anne-Laure défend ses collègues

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 17:49
La devinette du mois: la plus ancienne maison

Le village de Poggiolo est surtout constitué de maisons anciennes. Mais...

 

QUELLE EST LA PLUS VIEILLE MAISON DU VILLAGE?

 

QUELLE SERAIT SA DATE DE CONSTRUCTION?

 

Réponse demain.

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 17:42

Une erreur visible par tous et qui n'est pas rectifiée devient une vérité. Il faut la rectifier au plus tôt. Mais encore faut-il se rendre compte de la contre-vérité.

Le conseil général de Corse-du-sud a fait installer des pupitres d'information dans les villages de Sorru in Sù en octobre 2015. Pendant l'été, les touristes, avides de renseignements sur cette région si particulière, s'arrêtent pour les lire. Par contre, les habitués des lieux n'y ont pas particulièrement attaché d'importance. Et c'est là leur erreur...

Dans ce blog, plusieurs erreurs et approximations concernant Poggiolo et Guagno-les-Bains avaient été relevées.

Mais les panneaux de Soccia auraient dû être examinés car une même grosse erreur se trouve deux fois.

Lisez le texte placé devant la mairie puis celui du lutrin qui est un peu plus loin, à la bifurcation de la route faisant le tour du village. Cliquez sur les images pour bien lire. 

Voyez-vous le problème?

devant la mairie

devant la mairie

à la bifurcation

à la bifurcation

Les éminents lecteurs habituels du Blog des Poggiolais n'ont aucune difficulté à trouver l'erreur, tant elle est manifeste:

Il est écrit par deux fois que san Marcellu était église piévane et que, après son abandon, ce rôle fut rempli par l'église paroissiale de Soccia.

Rien de plus faux !

Une énorme erreur à Soccia
Une énorme erreur à Soccia

 

Une église piévane était l'église principale de la pieve. Pendant longtemps, au Moyen Age, les baptêmes ne se déroulaient que dans ce bâtiment, même si des églises secondaires et des chapelles existaient dans le même territoire. Le lieu servait aussi de siège à l'assemblée qui attribuait les pâturages collectifs et de tribunal local (renseignements trouvés sur Wikipedia).

 

Pour Sorru in Sù, l'église piévane fut au Xème siècle Sant'Anorilla ou Sant'Anarilla, aux Trois Chemins, entre Poggiolo et Soccia.

L'archéologue Moracchini-Mazel en avait trouvé quelques pierres dont une a été retrouvée en 2013 par Noelle MEDURIO et Anna-Maria LECA dans le cadre de leur recherche sur le patrimoine bâti des Deux-Sorru (voir le compte-rendu ICI).  

pierre vestige de Sant'Anarilla (site m3c.univ-corse.fr)

pierre vestige de Sant'Anarilla (site m3c.univ-corse.fr)

Cette église fut remplacée, peut-être au début du XVIème siècle, par Saint Siméon de Poggiolo.

Quant à San Marcello, elle n'a jamais été qu'une chapelle, édifiée peut-être à cause de la présence d'une source qui coule toujours près de la route. En dehors de quelques pierres éparses, il reste un vestige important: le triptyque peint sur bois à la fin du XVème et représentant la Vierge à l'enfant entourée de saint Marcel et de saint Pierre, classé monument historique depuis 1957. Or, le texte de présentation placé sous cette peinture dans l'église de Soccia indique bien qu'elle se trouvait "dans une modeste chapelle située non loin du village au lieu dit "San Marcello" dont les vestiges ont pratiquement disparu aujourd'hui".

 

 

Une énorme erreur à Soccia

Questionné en août dernier, Jean-Baptiste PAOLI, le spécialiste de l'histoire socciaise, nous a confirmé l'impossibilité que San Marcello ait jamais été église piévane.

A Soccia, l'église Santa Maria delle Gratie était une simple chapelle installée au XVIème siècle. Elle devint paroissiale en 1713, avec autorisation par l'évêque de Sagone d'ouvrir des registres paroissiaux.

L'église de Poggiolo resta piévane jusqu'en 1781, année où l'évêque choisit celle de Guagno. Mais le curé poggiolais s'y opposa jusqu'à la fin de la Révolution.

 

Il est inutile de chercher quel est l'auteur de cette bourde mais il est indispensable de ne pas la laisser perdurer.

Elle risque de devenir vérité officielle, tout comme le mythe des séances de cure thermale de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie à Guagno-les-Bains.

Nos villages ne méritent pas une Histoire travestie.

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 18:01

Les amateurs marseillais de Napoléon pourront profiter dès le début octobre de plusieurs activités intellectuelles sur leur période favorite avec deux conférences et un séminaire universitaire.

 

1- Le 6 octobre, conférence de la Société Napoléonienne sur le chirurgien LARREY

 

vendredi 6 octobre à 18 h 30 à la Maison de la Corse

(69/71 rue Sylvabelle)

par le docteur Paul CHAPOY

sur le sujet

Jean-Dominique LARREY 

« Chrirurgien de la Grande Armée »

 

Elle sera suivie d’un apéritif.

Pour les amateurs marseillais de Napoléon

2- Le 7 octobre, l'historien Jacques SAINT-PIERRE donnera une conférence du Souvenir Napoléonien sur le grand corsaire SURCOUF

Statue de Surcouf à Saint-Malo.
Statue de Surcouf à Saint-Malo.

Statue de Surcouf à Saint-Malo.

3- Séminaire sur "Napoléon Ier et le Premier Empire" à l'Université du Temps Libre. 

Pour les amateurs marseillais de Napoléon

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 17:42

Fosca, l'une de nos plus célèbres aînées, a fait une mauvaise chute voici quelques jours et a eu les deux poignets fracturés. Elle a été rapidement soignée.

Nous lui souhaitons un bon rétablissement.

Fosca à la fête de Saint Roch le 16 août dernier.

Fosca à la fête de Saint Roch le 16 août dernier.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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