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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 18:00

Carlo Francesco Pasquale PINELLI, le filleul de Pascal PAOLI, vécut à Poggiolo. En 1803, quand son père Gioan Natale décéda, il avait huit ans.

 

Il devint ensuite greffier de justice de paix du canton de Soccia, peut-être avec l’aide de son grand-oncle Gian Antonio. Le représentant du Père de la Patrie lors du baptême était devenu un personnage important: dernier vicaire général du diocèse de Sagone, secrétaire général de la préfecture sous Napoléon Ier, il fut nommé sous la Restauration conseiller général du canton de Soccia.

 

Il n’est pas interdit de penser qu’il ait permis à Carlo Francesco Pasquale de devenir maire de Poggiolo en 1822 (à 27 ans!). A cette époque, les maires des petites communes n’étaient pas élus mais désignés par le préfet, donc avec l’accord du gouvernement.

 

«L’homme le plus cultivé de Corse» servit l’administration, favorisant la diffusion de la langue française dans la presse et les écoles corses.

 

Le filleul de PAOLI fit de même dans son domaine. A partir de 1824, tous ses actes d’état-civil furent rédigés en français. Par contre, dans les documents où il fut remplacé par son adjoint Antoine François PINELLI, le texte était entièrement en italien.

Rappelons que l'obligation de rédiger les actes d'état-civil dans la seule langue française date de 1852.

 

La signature de Carlo Francesco Pasquale est facile à trouver car elle s’accompagnait d’un dessin original.

Signature de Carlo Francesco Pasquale Pinelli.

Signature de Carlo Francesco Pasquale Pinelli.

En réalité, pas tout à fait original car le maire de Guagno, Francesco LECA, utilisait un dessin du même genre à la même époque.

Le filleul poggiolais de Pascal Paoli. 3/3: le maire de la francisation

 

Le maire de Poggiolo n’utilisait chaque fois que son premier prénom sous la forme française de Charles, oubliant complètement Francesco et surtout Pasquale. Très souvent, il écrivait simplement: «Pinelli maire».

 

Sa fonction l’entraîna à enregistrer le décès de sa mère Maria, morte le 27 avril 1841, et auparavant, celui de son grand-oncle Gian Antonio PINELLI, rappelé à Dieu le 26 décembre 1832 en la maison familiale des PINELLI.

 

La maison familiale des Pinelli.

La maison familiale des Pinelli.

Dans ce dernier document, le défunt est prénommé à la française «Jean Antoine» et ses titres sont détaillés:

 

«Curé de première classe de la Paroisse de Soccia, Docteur en utroque Jure en Théologie et Philosophie et ex-Secrétaire Général de la Préfecture de Corse».

 

Cliquer sur le document pour le lire plus facilement.

Cliquer sur le document pour le lire plus facilement.

 

 

L’expression latine «utroque Jure», qui est soulignée, signifie que "Jean Antoine" était diplômé à la fois en droit canon et en droit civil.

 

Maintenu à la tête de la municipalité poggiolaise sous la Monarchie de Juillet, Charles signa son dernier acte d’état-civil le 2 juillet 1847. Il décéda le 14 avril 1849 à l’âge de 54 ans. Il ne s’était pas marié et n’avait pas d’enfant.

 

 

 

Paradoxalement, le filleul de Pascal PAOLI fut un acteur docile de la francisation à Poggiolo.

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22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 18:10
 
Parmi les traditions de notre micro-région, figure un anniversaire qui n'est célébré nulle part ailleurs.
 

 

Il est tout simplement l'anniversaire de l'inauguration, le 22 mai 1887, de la chapelle située au col de Sorru.

 

Cette chapelle privée, construite par François PASTINELLI et entretenue par ses descendants, est un lieu de rassemblement des Sorrinesi deux fois par an (l'autre est le 8 septembre).
 
 
Cette année, la messe anniversaire aura lieu

 

SAMEDI 25 MAI à 10 h 30.

 

Vous êtes tous attendus.

 

 
Pour avoir plus de renseignements sur ce lieu, regardez l'article En passant par Sorrù.
 
 
 

 

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 18:06

Le pèlerinage au tombeau du Père Albini au couvent de Vico est un grand moment de l'année. Un reportage rassemblant plusieurs témoignages a été publié lundi 20 mai dans "Corse-Matin" sous la plume de Pascale Chauveau. En voici le texte.

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Les pèlerins restent fidèles au souvenir du père Albini
 

PASCALE CHAUVEAU

Malgré le temps qui passe, la dévotion envers le père Albini ne faiblit pas. Chaque 20 mai, le couvent Saint-François de Vico accueille les pèlerins venant célébrer la mort du père missionnaire Oblat de Marie (1790-1839). Cette année, pas moins de 200 fidèles avaient fait le déplacement, de Vico et de ses environs bien entendu, mais aussi une vingtaine de Sainte-Marie-Siché et une trentaine d’Ajaccio.

Si la plupart viennent tous les ans, Madeleine a participé pour la première fois au pèlerinage, l’an passé, pour mieux connaître l’histoire "du père qui a fait tant de bien en Corse", glissait-elle hier. "Il faut continuer à parler de lui pour ne pas l’oublier."

À Vico, les enfants entendent régulièrement parler du père Albini au catéchisme, et son tombeau dans l’église du couvent, ainsi que sa chambre reconvertie en chapelle, attirent des fidèles toute l’année.

"Il y avait beaucoup de misère dans nos villages, raconte Jean-Louis. En s’employant à soulager cette misère, il a aidé à renforcer la foi, et maintenu ce qui risquait de disparaître." À 84 ans, ce pèlerin reconnaît que son épouse est la plus pratiquante du couple, mais le souvenir du père Albini le touche particulièrement.

 
Pèlerinage Albini
Demande de canonisation toujours en cours

À ses côtés, Marie-Thé explique que cette ferveur populaire est liée aux qualités d’humilité du père Albini, et à sa volonté de s’adresser aux plus humbles pour vivre une foi simple. Depuis quelques années, une demande de canonisation suit son cours, car de nombreux miracles lui sont attribués. Mais le Vatican ne semble pas pressé de faire du père Albini un saint...

"J’ai l’impression que le père Albini ne voudrait pas être canonisé, remarque néanmoins le père Grégoire Skikki avec malice. Il fuyait la gratitude des gens, et était contre toute forme de reconnaissance. Le vrai miracle qu’il a accompli, c’était de réussir à réconcilier les gens, et c’est à ce niveau que je l’admire le plus."

Quant à la pluie incessante et violente qui a semblé vouloir gâcher la journée d’hier, si beaucoup s’en plaignaient, ne faut-il pas y voir un petit miracle supplémentaire du père Albini, aidant du haut des cieux à pourvoir la Corse de cette eau qui paraissait tant devoir lui manquer cet été…

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 17:58
Le filleul poggiolais de Pascal Paoli. 2/3: le mandataire di u Babbu

 

Il est bon de s’interroger sur l’identité de l’homme qui représenta Pascal Paoli au baptême de Carlo Francesco Pasquale PINELLI le 30 septembre 1795 à Poggiolo.

 

Le parrain étant absent, la procuration («mandato di precara») avait été attribuée «nella persona del Signor Dottor Giovantonio pinelli».

 

Il est facile de reconnaître sous ces mots Gian Antonio PINELLI, surnommé «l’homme le plus cultivé de Corse».

 

Né le 6 septembre 1760, Gian Antonio était le grand-oncle du jeune enfant baptisé en 1795 car il était le frère de son grand-père Anton Francesco. Dans le document, il est qualifié de «Signor Dottor» car, entré dans les ordres, il devint docteur en théologie (1785) et en droit (1789).

 

Au début de la Révolution, il fut élu à l’assemblée départementale puis à la consulte de 1794 qui désigna le roi d’Angleterre comme roi de Corse.

 

D’après la notice d’Eugène GHERARDI parue dans le «Dictionnaire historique de la Corse» (sous la direction d’Antoine-Laurent SERPENTINI, éditions Albiana, 2006), Gian Antonio serait allé habiter Florence pendant la période du royaume anglo-corse. Il était pourtant bien présent au baptême de son petit-neveu le 30 septembre 1795.

 

Etait-il en vacances? Etait-il venu spécialement pour représenter Pascal PAOLI à cette cérémonie?

 

Toujours est-il qu’il fut bien «procuratore» du Père de la Patrie. La «madrina», la marraine, était Angela Francesca PINELLI qui ne signa pas l’acte de baptême car «dichiara di non sapere scrivere».

 

La signature du diplômé Gian Antonio PINELLI est bien visible en bas du document, ainsi que celle du curé Giovanni BONIFACY qui s'opposa à l'administration française pour conserver le titre de "piévane" à l'église St Siméon. Il a été question de lui dans l’article "Les origines et l'organisation religieuse de la pieve".

 

 

 

Signatures de Gian Antonio Pinelli et du curé Bonifacy.

Signatures de Gian Antonio Pinelli et du curé Bonifacy.

 

La vie très remplie de «L’homme le plus cultivé de Corse» a fait l’objet d’une série de trois articles sur ce blog.

 

(à suivre)

 

 

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 18:00

Au moment où l'on célèbre les 250 ans de la bataille de Ponte Novu qui marqua la fin de l'indépendance corse, on peut se rappeler que Poggiolo et les villages voisins des Deux Sorru ont soutenu Pascal Paoli contre les Génois puis contre les troupes françaises.

 

Ce soutien s’est parfois montré de façon originale comme le montre le document suivant, remarqué par Xavier PAOLI, l'historien poggiolais.

Le document peut être agrandi en cliquant dessus.

Le document peut être agrandi en cliquant dessus.

 

Il s’agit d’un acte de baptême établi le 30 septembre 1795. Le nouveau chrétien était un membre de la famille PINELLI, fils de Gioan Natale et de son épouse Maria LECA, auquel on donna les prénoms de «Carlo francesco Pasquale».

 

Le dernier prénom est aussi celui du parrain que le document appelle «Sua Xccelonza il Signore Generale Pasquale de Paoli», formule écrite avec des lettres plus grosses que les autres et avec de grandes boucles.

 

Le document peut être agrandi en cliquant dessus.

Le document peut être agrandi en cliquant dessus.

 

 

Le doute n’est pas permis: ce personnage est bien Pascal PAOLI, u «Babbu di a Patria», le Père de la Patrie corse.

 

 

Le choix de ce parrain n’était pas innocent. Les parents avaient voulu montrer leur attachement à celui qui avait permis l’indépendance de la Corse avant son rattachement au royaume de France en 1768. D’autres familles insulaires firent le même choix pour le baptême de leurs enfants. Jean-Laurent ARRIGHI a compté trois cas similaires chez des notables de Vico, entre 1756 et 1764, pendant la période de l’indépendance («Vico Sagone, Regards sur une terre et des hommes», ouvrage collectif, ed. Piazzola, 2016, pages 81 et 82).

 

A Poggiolo, le cas n'est pas le même car en septembre 1795 le contexte était totalement différent. Depuis juin 1794, sous l’influence de Pascal PAOLI, la rupture avec la France révolutionnaire avait été votée par la Consulte de Corte et le royaume anglo-corse avait été institué.

 

 

Pasquale Paoli par W. Beckey

Pasquale Paoli par W. Beckey

 

Le baptême eut lieu en septembre à Poggiolo alors que d’importantes révoltes rurales s’étaient déclenchées dans le Vicolais en juin, par opposition à la politique fiscale mise en place par Charles André POZZO di BORGO, président du Conseil d’Etat sous l’autorité du vice-roi britannique sir Gilbert ELLIOT. Les familles aisées soutenaient ce mouvement par crainte de la révocation de la nationalisation des terres d’Eglise. L’agitation se répandit rapidement dans la partie occidentale de l’île.

 

D’après Antoine CASANOVA et Ange ROVERE («La Révolution française en Corse», Payot, 1989, page 258), «Paoli manifeste sa sympathie pour le mouvement populaire» mais s’inquiète de son ampleur, déclarant que «li popoli del delà da Monti sono piu furiosi che da questa parte».

 

Faudrait-il donc interpréter le baptême poggiolais comme un acte éminemment politique? Serait-il une manifestation d’attachement au Père de la Patrie et de méfiance envers le gouvernement anglo-corse?

 

La date est curieuse. Carlo Francesco Pasquale fut baptisé  le 30 septembre 1795 alors qu’il était né le 11 janvier 1794. Il avait donc 1 an et 8 mois, ce qui est inhabituellement tardif pour l’époque.

 

L’absence du parrain à Poggiolo n’a rien d’étonnant. Pascal PAOLI n’était pas venu non plus aux baptêmes vicolais mentionnés ci-dessus.  Il était remplacé par un mandataire.

 

Au moment de celui de Poggiolo, il n’était d’ailleurs pas libre de ses mouvements. A Bastia, où il se trouvait alors, il était sous la surveillance constante des Anglais. Le 14 octobre, le vieux chef corse s’embarqua à Saint-Florent pour son exil en Angleterre où il finit sa vie.

 

Deux semaines plus tôt, son filleul avait reçu la «ceremonie battesemale al sacro fonte di questa parochia», c’est-à-dire sur les fonts baptismaux de l’église Saint Siméon.

 

 

Fonts baptismaux (classés aux Monuments historiques) de St Siméon à Poggiolo.

Fonts baptismaux (classés aux Monuments historiques) de St Siméon à Poggiolo.

D'autres éléments curieux concernent ce baptême. Ils seront présentés dans le prochain article.

 

(à suivre)

 

PS: Merci à Pierre LECCIA pour ses travaux généalogiques publiés sur le site GENEANET.

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12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 17:58
Les 180 ans du Père Albini

Pour les 180 ans de la mort du Père ALBIBI, plusieurs cérémonies et activités sont prévues au couvent de Vico.

 

 

Charles-Dominique ALBINI s'installe au couvent de Vico en 1836 avec la congrégation des Oblats de Marie Immaculée sur demande de Mgr CASANELLI d'ISTRIA, évêque d’Ajaccio.

Les Oblats doivent agir en missionnaires et le Père Albini s’emploie sans relâche à ce travail intense: prédications, catéchismes, confessions. Il aurait même fait des miracles.

Le 20 mai 1839, il s’éteint dans sa chambre qui sera transformée en chapelle par la communauté.

Déclaré officiellement par l’Eglise «Vénérable» en 1968, Charles-Dominique ALBINI est fêté solennellement au couvent de Vico à chaque anniversaire de sa mort.

 

 

Cette année, le pèlerinage à son tombeau aura lieu samedi 18 et dimanche 19 mai.

 

Les 180 ans du Père Albini
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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 18:00
Cachez ce câble que je ne saurais voir

Une des pires formes de pollution, et dont on parle peu, est la pollution esthétique. Se trouver dans un environnement moche, avec des murs décrépis, peinturlurés ou fissurés provoque un malaise dans la vie quotidienne.

Il faut donc saluer la prochaine signature de la convention relative à l'aménagement esthétique des réseaux électriques et téléphoniques, entre office de l'environnement, EDF et Orange (voir article complet en bas de cette page). Pendant trois ans, des crédits seront attribués à dissimuler ces câbles "afin de résorber les atteintes paysagères qui dénaturent les villages, en particulier les sites d'intérêt paysager". Nos villages du haut-canton pourraient demander à en profiter.

Cachez ce câble que je ne saurais voir

Bien sûr, il est écrit dans l'article de "Corse-Matin" du 8 mai  que sont prioritaires "les villages bénéficiant de sites classés et inscrits, de monuments historiques, de sites patrimoniaux remarquables...". Poggiolo n'en ferait pas partie? Mais son site n'est-il pas merveilleux? Et n'oublions pas que, depuis 1982, les fonts baptismaux et le tabernacle de Saint Siméon sont classés par les Monuments historiques.

Il est vrai que, même s'il y a eu des progrès, les fils sont encore trop nombreux à Poggiolo, mais le problème existe dans les villages voisins.

Cachez ce câble que je ne saurais voir
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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 18:00
La nature se fêtera à Vico le 12 mai

Pour la septième année, Vico va connaître A Festa di a Natura, organisée par l'association Natura le dimanche 12 mai. L'association Natura (Café National, Cours Joseph Colonna, 20150 Vico - natura20@orange.fr) réalise un travail considérable pour "transmettre les valeurs d'un mieux-vivre ensemble, tout en valorisant notre patrimoine naturel et culturel". 

Ce travail est aidé et reconnu par la municipalité vicolaise qui envisage la création d'un Musée de la Nature, comme l'écrit François COLONNA dans la présentation de cette journée.

Nous publions sur ce blog la présentation rédigée par l'association et le programme de la journée.

 

 

Bienvenue pour cette 7e Festa di a Natura !

"Le temps d'une journée au cœur du village, nous souhaitons offrir aux particuliers, commerçants, artisans, associations et institutions un réel espace d'échanges, de savoirs et de réflexions. Cette année, ce qui nous rassemble, ce sont les les sports nature. Ils connaissent un engouement et une diversification considérables depuis une vingtaine d'années.

Notre Corse, avec sa diversité de paysages préservés, se prête particulièrement à cette pratique en plein air. Vecteur de découvertes et d'apprentissage, notamment en matière de respect et de valorisation de l'environnement, cette filière sportive est aussi un enjeu pour notre développement économique. Sous réserve qu'elle se développe de façon harmonieuse sur notre territoire, elle peut permettre à l'Homme et la Nature de s'enrichit mutuellement et durablement. Un défi bien dans l'air du temps! Au programme, des rencontres avec des sportifs de haut niveau, des conférences, des expositions, des ateliers découverte, le lancement d'un futur Recyclaraid à Vico, les prémisses d'un musée et, bien évidemment, le marché arts et terroir pour profiter des bienfaits de Dame Nature...

Bonne découverte !"

 

Photos Association Natura

Photos Association Natura

 

 

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

 

- 10h OUVERTURE DE LA FÊTE ET DU VILLAGE DES EXPOSANTS

• PORTES OUVERTES CHEZ LES POMPIERS
• LES BALADES BOTANIQUES par JM Tidori et MA Gardella – Inscription et départ à l’accueil à 11h et 14h (gratuit)
• LA MARCHE SANTÉ Inscription et départ au stand de l’Association des diabétiques de Corse (gratuit)
• CITY TRAIL DES ENFANTS

- 11h30 CONFÉRENCE : UN RECYCLARAID À VICO ? par Jonathan Curti

- 12h BASTELLES CUITES AU FOUR DE LA PIANATA ET DÉGUSTATION DE VIN - Parvis de la nouvelle mairie

- 13h30 RENCONTRES DÉBAT:
• LA GESTION DU RISQUE par Jean-François Mercier - PGHM
• LE DÉPASSEMENT DE SOI par Thierry Corbalan
• RETOUR D’EXPÉRIENCE DE LA PRÉPARATION EN ULTRA-TRAIL par Gilles Tarnier
• POUR UN MUSÉE DE LA NATURE DE VICO par Jean Martin Tidori

- 17h30 TIRAGE DE LA TOMBOLA

- 18h CONCERT DE CLÔTURE : SORRU IN MUSICA VERANU 2019 - Eglise du Couvent (entrée libre)
Bach, Brahms, Schubert, Astor Piazzolla...

ANIMATIONS
• STAND Gestion du risque en montagne par le Peloton de gendarmerie en Haute Montagne
• ATELIER «je pars en montagne, en mer, qu’est ce que je dois savoir pour être en sécurité...» par la Protection civile de Corse – ARPC20
• DÉMONSTRATION de médiation animale - Association les amis de Charlotte
• EXPOSITION d’outils anciens de Jean Claude Morati
• INITIATION gratuite à l’escalade
• PROMENADE en calèche (gratuite)
• PROMENADE à dos d’âne
• BALADES en quad
• GRAND JEU La chasse aux trésors naturels de Florence Weis
• INITIATION au lombricompostage
• SÉANCE DÉDICACES Manon Jean Mistral Miss Corse 2019
• ATELIER D’ÉCRITURE - Esplanade de la Salle des fêtes - Organisé par l’association vicolaise De plume et d’esprit

Pour votre confort et la sécurité de tous, un parking vous attend au Col de Saint Antoine sur le stade municipal et des navettes gratuites vous achemineront jusqu’au village.

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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 18:09

Plus important que ceux de Guagno-les-Bains vus dans l'article précédent, un pont a joué un rôle fondamental dans l'histoire de la Corse: PONTE NOVU.

 

Cette bataille, qui a sonné le glas de l'indépendance corse, s'est déroulée voici exactement 250 ans le 8 mai 1769.

 

 

A propos de pont...

 

Est-ce une bonne ou une mauvaise chose que la Corse soit devenue française?

Le sujet est propice à de nombreuses discussions qui peuvent être alimentées avec le bilan de deux siècles et demi de présence française présenté par Christian MONDOLONI dans son livre "Corse: Indépendance".

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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 17:57

Parmi les quelques ponts qui enjambent le Fiume Grosso, lequel est le plus ancien?

Les plus connus sont ceux du Genice et de Caldane à Guagno-les-Bains. Sur le plan-terrier établi à la fin du XVIIIème siècle par les autorités françaises, un pont est dessiné et nommé à Caldane mais il ne s'agit pas du pont actuel, construit entre 1851 et 1857 (voir l'article qui lui a été consacré). Par contre, aucun pont n'est visible au Genice.

 

Solution de la devinette: le pont disparu du Genice

 

Pourtant, Pierre MARTINI a trouvé, près de l'actuel pont du Genice, des vestiges des fondations d'un pont génois

Nous publions l'étude qu'il vient de réaliser sur cet endroit où des vestiges anciens peuvent être devinés. Il les explique et accompagne sa description de réflexions personnelles.

L'ensemble forme une originale méditation ambulatoire.

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Voulez-vous bien me suivre tout au long de cette petite méditation ambulatoire, à la découverte de quelques empreintes des temps passés, méconnues parce que presque invisibles?

 

Regardez la carte, le Nord...faisons un tour d'horizon: au delà du Fiume Grossu (ex Guagno...ex Liamone!) la rive droite qui monte vers U Pighjolu au loin et Soccia et Ortu... Devant nous, en rive gauche de la rivière, voici le lieu dit U Genice dont nous allons maintenant surprendre quelques débris de vies jetés ci et là jadis par nos séculaires ancêtres.

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

 

 

Lisez la carte, voyez : vous seriez-vous douté qu'un pont "à dos d'âne" dit aussi pont génois, construit en des temps très anciens, en élément lithique, plus vraisemblablement qu'en bois, sautait la rivière à cet endroit? Vous verrez qu'aux points Pn et Ps, on en distingue encore les deux ancrages ou appuis de fondation.

 

Le point F indique, au débouché du pont, un four à pain, en très vieilles pierres moussues, dont la structure est bien conservée.

 

Le point C1 est un chemin antique, en partie dallé et empierré; il rejoint le point C2, chemin ancien, lui, mais cadastré, donc plus récent que C1 qui, non cadastré, a de toute évidence été oublié ou négligé par les topographes modernes, ainsi il est sorti de l'Histoire. C2 reliait aux temps jadis Vico à Guagno. Plus tard encore, une route moderne appelée chemin départemental n°... en rouge sur la carte, a relié ces deux villages; C2 a disparu sous des monceaux de terres rapportées au hasard, et puis la même route départementale fut lancée vers le nord à la recherche des trois villages de la rive droite; un pont moderne fut jeté sur la rivière et le vieux pont à dos d'âne est lui aussi sorti de l'Histoire, oublié, sans utilité, il a disparu, en ces temps lointains, sans doute difficiles où on n'avait pas le loisir de s'inquiéter des vieilles pierres et des monuments en péril. Ainsi, horresco referens, combien de témoins ici et là sont-ils à jamais péris?

    

Le point M est l'emplacement d'une maison, genre maison forte, du XVIII siècle, peut-être un peu moins, sans doute un peu plus... et puis, disparue la maison... plus une pierre... à la suite de quelque mésentente familiale. Dans l'inattention que nous portons à tout ce qui nous a précédé, nous sommes aussi blâmables que nos anciens, bien plus même, dans la mesure où nous avons conscience du mal que nous faisons aux choses inaniméesJe me souviens avoir vu, sous la maison, un captage d'eau, une source d'eau potable; détail important pour qui veut essayer de raconter le passé ou de l'imaginer.

 

Enfin, le plus mystérieux est ce point marqué T qui indique la présence d'un ou deux tumulus, de forme pyramidale, en galets de rivière, enfouis sous des broussailles.

 

Photo Géoportail.

Photo Géoportail.

 

Voilà ce que, sans prétention, je voulais vous faire découvrir ce petit espace de vie à présent tout à fait invisible; lieu de vie économique, écologique, si l'on veut bien entendre ces deux termes dans leur sens exact: c’est-à-dire pour l'un,"qui règle sagement les dépenses de sa maison", et pour le second, "qui adapte ses habitants au milieu naturel où ils vivent et travaillent." J'ajouterai que se trouve peut-être ici, également, une sorte d'espace cultuel... de traditions indigènes, symboliques, de rites perdus... mais vraisemblablement paléo-chrétien...Les hommes ont toujours mis leurs espoirs dans la déification d'une moindre chose, en un moindre lieu... un instinct?...

 

 Que penser de tout cela? Qu’y avait-il ici? Qu'en dire? Il faudrait faire un concours d'imagination, établir des hypothèses, monter des modèles, comme le disent si habilement les savants après avoir  fait une découverte; répondre à moult questions... inventer des sujets de réflexion... mais qui encore s'y hasarderait?

 

Qui étaient les hommes et les femmes, les enfants qui vivaient et mourraient ici? Ils s'auto-alimentaient bien sûr, mais aussi faisaient-ils commerce des produits de leur travail, agricoles, d'élevage, de la pêche, d'un petit artisanat du bois ou de la pierre... ils survivaient. Et toutes les voies de communication qui divergent en tout sens de cet endroit naturellement favorisé, heureux, étaient des vecteurs de commerce, bien sûr mais aussi des voies bellicistes, sans doute. Ces hommes ont abandonné ici, sans chercher à les conserver pour une improbable postérité, les quelques traces qui nous restent encore.

 

Peut-on imaginer que ces gens, de fortunes diverses se rassemblaient à l'occasion autour d'un culte? Lorsqu'on pressent qu'une l'histoire a existé en un endroit et qu'on n'en n'a aucun témoignage, ou si peu, il faut la créer, cette histoire... mais, attention!... ne pas divaguer pour autant... toujours rester dans le droit fil du raisonnable. Peut-on imaginer aussi qu'ils se réunissaient dans la maison fantôme... une auberge, quelques literies, quelques commerces. Il me revient alors incidemment cette vieille complainte "le train de Bastia" ... "quantu passera u train tira encu a mitralliosa…». Cela est mal transcrit sans doute, mais comprenne qui pourra!... Rencontres politiques, encore, dans la maison, ou claniques; de patriotes... pour ceci, cela, contre ceux-ci; il se monte des cabales, des partis, des expéditions... des révolutionnaires s'énervent, à voir!

 

Cette maison, peut-être encore le fief d'un seigneur (ne sommes-nous pas au centre de cette ancien pays que l'on nommait jadis la Terre des Seigneurs?); ou d'un malandrin local, autoproclamé, contrôlant tout l'espace à son profit: pont, chemins, octroi, cultures, moulins, pâturages, points d'eau, points de feu, lieux de vie... contrôlant sans doute ainsi les quelques concentrations humaines à peine naissantes qui s'appèleront bien plus tard Poggiolo, Orto, Soccia... et d'autres, mortes-nées parce que non viables... Maison qui fut tout simplement ce lieu de réunion de malfaiteurs dont nous parlent à l'envi certaines légendes peut-être controuvées, bandits qui saignaient les parages, profitant de leurs extraordinaires valeurs économiques, eaux, cultures et élevages, bois, sentes et le pont, passage obligé des mouvements entre diverses communautés, et cet incessant voyage des peuples qui nous a par la suite mené jusqu'au bout du monde... instinct de survie! Voilà, à chacun à présent de comprendre à sa façon ce qu'était le petit morceau de terre qui vient de sortir de l'oubli; à chacun de croire ce qu'il désire, comme le disait exactement le vieux Jules (César) qui connaissait si bien les hommes. Dans cette interrogation, j'ai moi-même mon idée, je la garde. Peut-être pourrons-nous confronter un jour toutes nos pensées si variées et sans doute si riches.

 

Photo Google

Photo Google

Et alors, j'ai repris mon chemin, à l'aventure; passant le pont de pierre, si étroit,100 mètres à peine en aval de ce qui reste de notre vieux pont "à  dos d'âne", j'ai pensé à ce bel apophtegme de Gogol: "l'architecture est une chronique de l'univers, elle parle encore quand les chansons et les traditions se sont tues". Ah! cette âme russe... incomparable mélancolie... Le long de la route, de part et d'autre, plus aucune architecture qui puisse encore parler...et que pourrait-elle raconter? Plus de chansons non plus et nulles traditions nulle part. Je ne vois qu'une terre abandonnée, sale, saupoudrée de carcasses d'automobiles et de déchets dont se débarrassent des hommes sans conscience en clamant tout haut qu'ils aiment leur terre... pauvres d'eux... vanitas!

 

      L’étranger qui passe par ici, à pied ou en voiture, l'indigène qui sans cesse sillonne les routes (en voiture, lui évidemment) peuvent-ils  penser qu'en même temps qu'avec notre extrême modernité, nous avons atteint le point la plus bas de notre terrestre aventure, dans une vertigineuse précipitation?

 

Le pont génois de Pianella à Ota.

Le pont génois de Pianella à Ota.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

Calendrier des messes de janvier et février dans les Deux Sorru:

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VACANCES SCOLAIRES DE FÉVRIER

fin des cours: 

samedi 13 février

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lundi 1er mars

 

 

La nouvelle formule du mensuel "INSEME":

La météo poggiolaise

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Un bulletin indispensable

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