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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 19:25

 

Que l'on ait été appointé ou bénévole, faire sonner les cloches de Saint Siméon avant leur électrification demandait à la fois du doigté, de l'oreille, de la force musculaire et le sens de l'équilibre. Le son pouvait se produire en tirant les cordes mais aussi en actionnant les battants à la main.

 

C'est de cette seconde manière que, par exemple, le 10 août 2008, Bernard Franceschetti annonça le décès de Pascal Vecchi, comme le montrent les photos suivantes.

 

Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches

 

Mais quelle musique sort du clocher? Il est possible de l'entendre grâce à "Comment sonnent les cloches poggiolaises", film réalisé par Thierry Calderoni à l'occasion de la Toussaint 2008.

 

 

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 18:48

 

Avant le passage du clocher de Poggiolo à l'électricité, le 16 juin 2010, il fallait faire sonner les cloches à la main, ce qui n'était pas une mince affaire.

 

A la fin du XIXe siècle, le 16 avril 1882, un sonneur avait été recruté par le conseil de fabrique pour "sonner l'angelus, tous les jours, et les messes, les bénédictions le dimanche et les jours de fête". Le poste échut à Baptiste BATTESTI, originaire d'Orto mais marié avec Mattea DEMARTINI (renseignements donnés par Xavier PAOLI et publiés dans "L'Info U Pighjolu" d'avril 2007).

 

Le temps passant, il n'y eut plus de sonneur professionnel et les occasions de faire tinter les cloches de Saint-Siméon furent de plus en plus rares.

 

Mais il existait toujours des sonneurs occasionnels qui se transmettaient le savoir-faire ou le savoir-sonner. Le 30 août 2008, l'Association Artistique et Culturelle de Sorru in Sù et le comité paroissial de Poggiolo organisèrent une journée de formation qui eut beaucoup de succès et dont nous reproduisons le compte-rendu publié dans le "Corse-Matin" du lendemain. On remarquera la conclusion dont la prédiction s'avéra fausse deux ans plus tard.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

 

Tintez les cloches!

 

Le 27 juillet à Poggiolo, le festival de Sorru in Musica a été un beau festival lors de sa soirée lyrique en plein air avec des musiciens de renommée internationale.

 

Un mois après, ce samedi 30 août, le festival de sonneurs de cloches a été un beau récital avec des stagiaires «sonneurs» de 20 à 83 ans et, agréable surprise, avec une candidate féminine poggiolaise. Les jeunes avaient de la vigueur, les seniors de la fougue maîtrisée, un beau cocktail où les sons partis du campanile survolaient les montagnes des Deux Sorru au gré des vents en cette matinée ensoleillée. Le campanile construit en 1892 à l'italienne, c'est-à-dire isolé de l'église de quelques mètres, abrite trois cloches qui furent bénies en 1877.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

Assourdissant mais sublime

 

Le campanile n'existait pas encore, les cloches étaient alors suspendues à un châtaignier, mais elles étaient là et on les faisait sonner... par un employé appointé au salaire exorbitant de 50 francs (il s'agissait de francs or) révèle Xavier, l'historien du village.

 

Sonner les cloches en étant appointé, certes, mais avec l'obligation d'annoncer journellement l'Angélus, les messes fort nombreuses à l'époque, les fêtes et autres manifestations. Un escalier de bois abrupt de soixante marches dans le campanile permettait d'accéder au plateau des trois cloches, auquel succéda en 1953 un escalier en béton plus confortable. C'est sur ce plateau que se sont retrouvés les stagiaires appliqués, à l'écoute des conseils de Jean-Martin et Xavier. Ces sons, ce bruit, aïe, ale ... , c'est assourdissant mais sublime.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

Le bénévolat à l’honneur

 

Ainsi Philippe, l'employé communal, fit preuve d'une grande technicité et maîtrisa les cordes malgré une formation réduite. Quant à Jean-Silius, l'adjoint au maire, la Cicone - la plus grosse des cloches - ne lui fit pas peur et virevolta autour de sa poutre ancestrale. Mélange de sons graves, mélange des genres, sans métronome, faisant fi de la clé de sol ou de la clé de fa ou du battement de la baguette du chef d'orchestre qui n'existe pas. L'association artistique et culturelle de Sorru in Sù et le comité paroissial de Poggiolo, organisateurs du stage, ne peuvent se permettre de rémunérer, comme en 1882, un sonneur de cloche, d'où le bénévolat qui est à l'honneur avec l'engagement volontaire de chacun. Il existe, et ce fut cela la beauté de ce stage qui en appellera d'autres.

 

Les cloches de Poggiolo sonnées manuellement ont encore un bel avenir devant elles défiant le progrès des cloches actionnées électriquement.

 

J.-M. F.

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 10:39

 

Une nouvelle heure commence quand la cloche de l'église de Poggiolo sonne. Cet automatisme paraît naturel aujourd'hui mais il n'existe que depuis dix ans.

 

Le conseil municipal avait longuement hésité avant de décider l'électrification du mécanisme. A Soccia, cette modernisation avait eu lieu depuis longtemps. A Vico, elle datait de... 1950.

 

A partir du 16 juin 2010, chaque heure est désormais annoncée par un tintement.

 

Mais, au milieu du village, la chapelle St Roch a échappé à la modernité et (ouf!) sa cloche conserve la corde qui, de tout temps, a attiré les noctambules plaisantins.

 

Voici l'article signé J-M F qui annonçait l'événement dans "Corse-Matin" le 2 juillet 2010.

Cliquez sur l'article pour le lire plus facilement.

Dix ans de cloches électrifiées
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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 21:32

Bertrand CERVERA enfonce le clou: il vient de réaffirmer que le festival Sorru in Musica aura bien lieu cet été!

 

Il se conformera aux prescriptions sanitaires, ce qui entraînera une nouvelle formule et une nouvelle répartition des représentations. La programmation est en cours d'élaboration.

 

Fin juillet, la musique s'envolera dans nos montagnes.

 

Ci-dessous: l'entretien avec Pascale CHAUVEAU publiée dans "Corse-Matin" dimanche 14 juin.

 

La volonté de Cervera permettra d'avoir Sorru in Musica 2020
Bertrand Cervera : « Le festival Sorru in Musica se tiendra coûte que coûte »
 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR PASCALE CHAUVEAU

 

Alors que la liste des concerts, spectacles et festivals annulés en raison de la crise sanitaire continue de s’allonger, Bertrand Cervera, directeur artistique et initiateur du festival de musique classique Sorru in Musica, confirme que les concerts se tiendront bien du 20 au 30 juillet prochains.

Vous maintenez donc le festival ?

Oui. Sorru in Musica se tiendra coûte que coûte. Même si les contraintes sanitaires devaient nous obliger à donner quatre concerts par jour, avec seulement 10 personnes dans le public, au lieu d’un seul concert avec davantage de monde ! Il n’y a pas de raison de ne pas organiser le festival : les concerts sont gratuits, nous sommes aidés et subventionnés, il y a une vraie volonté politique d’éducation populaire. Et puis, un concert, c’est quelque chose de vivant, avec des vibrations ; la musique et la culture sont aussi importantes que les médicaments !

Pendant le confinement, vous avez d’ailleurs réalisé des concerts en live sur les réseaux sociaux…

Les gens avaient envie de ce lien. Tous les dimanches, à 17 h 30, nous donnions un concert live sur Facebook, et environ 1 500 personnes se connectaient instantanément pour y assister. Nous sommes tous musiciens dans la famille, et un petit orchestre a été constitué avec ma femme, mes deux filles et l’un de mes fils. On a donné huit concerts au cours de ces deux mois et nous avons comptabilisé un total de 370 000 vues. Sans compter que ces lives ont été rediffusés sur Via Stella, France Musique et France Inter. Dès la levée du confinement, François-Aimé Arrighi m’a également autorisé à donner un concert à l’Ehpad de Vico, dont il est le directeur. C’était important de ramener un peu de vie dans un lieu particulièrement coupé du monde.

Les traditionnelles master-classes du festival pourront-elles avoir lieu ?

Au vu de toutes les informations collectées, notamment auprès du couvent de Vico, qui accueille les élèves de l’académie, et de la Jeunesse et des Sports, qui nous a fourni le nouveau protocole sanitaire pour la prise en charge de groupes de mineurs, toutes les conditions peuvent être réunies pour que ces master-classes aient bien lieu. D’autant que, pour avoir beaucoup joué cet hiver dans les écoles, notamment en Haute-Corse, j’ai constaté qu’il y avait de plus en plus de demandes de gens d’ici.

Néanmoins, pour l’heure, vous ne donnez pas encore le détail de la programmation…

À ce jour, il faut quasiment reprendre tout le travail d’organisation à zéro et recontacter chaque maire, de chaque village, pour savoir qui souhaite nous accueillir, si cela se fera dans les églises ou en extérieur, et dans quelles conditions. La troupe ira où le vent nous amènera, et ce sera peut-être le festival le plus génial. De ce fait, la plaquette qui fait office de programme n’est pas encore réalisée, mais nous la ferons quand même, en y mettant gratuitement tous les annonceurs des années précédentes. Ce sera une façon de rendre ce qui a été donné. Par ailleurs, il est prévu que les musiciens arrivent cinq jours avant le début du festival, pour que l’on enregistre des modules qui seront diffusés sur une chaîne YouTube. Cela permettra à ceux qui ne pourront, ou ne voudront pas se déplacer, d’assister quand même aux concerts, puisqu’ils seront postés dès le lendemain. C’est vrai que cela va nous donner plus de travail, et entraînera un surcoût lié à la captation, au mixage, aux prises de son… Mais cela montre aussi que Sorru in Musica se veut novateur tout en gardant l’esprit du départ.

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 22:56

 

Le roi de Prusse Frédéric le Grand connaissait Poggiolo...

 

... ou, du moins, il aurait pu connaître son existence en examinant cette carte publiée dans "Istoria del Regno di Corsica".

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

 

Cet ouvrage fut publié de 1770 à 1772, en quatre tomes, à Florence, c'est-à-dire au moment où la Corse devient française. Son auteur, Gioacchino CAMBIAGNI, naquit dans cette ville en 1747 et y décéda en 1822. Fils de l'imprimeur officiel du grand-duc, il se destina d'abord à la carrière ecclésiastique mais l'abandonna après avoir obtenu le titre de "dottore" à l'Université de Pise en 1772. Dans son "Istoria"; il est donc encore qualifié de "abate" (abbé).

 

La décision d'écrire une Histoire de la Corse lui était venue de sa fréquentation des nombreux exilés corses réfugiés à Lucques, Pise, Florence. Il rencontra souvent et sympathisa avec Pascal PAOLI. Dans une lettre datée de 1800, "u Babbu di a Patria" le désigne comme "caro e buon amico Cambiagi".

 

Son ouvrage est basé sur une abondante et hétérogène documentation, ce qui ne lui évite pas certaines erreurs.

 

Au XXe siècle, l'universitaire fasciste et irrédentiste italien VOLPE estima qu'il s'agissait d'un"œuvre fondamentale".

 

Ces éléments biographiques sont extrait de la notice écrite par Gabriele Turi - Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 17 (1974)

 

Poggiolo chez le roi de Prusse

 

En première page, il est écrit que ce livre est dédié "alla sacra recale maestà di Federigo III re di Prussia Elettore di Brandemburgo".

 

Depuis 1740, et jusqu'à sa mort en 1786, la Prusse et le Brandebourg étaient gouvernés par Frédéric II le Grand qui fut le premier de la dynastie HOHENZOLLERN à porter le titre de Roi de Prusse. Mais pourquoi CAMBIAGI lui donna-t-il le numéro III ?

 

La dédicace ne prouve pas le moins du monde que Frédéric avait un exemplaire de "Istoria" à Berlin. S'il en eut un, on peut imaginer qu'il aurait pu remarquer les village de Sorru in Sù sur la carte d'accompagnement.

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

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Les quatre villages de Sorunzu, ainsi qu'il est écrit sur la carte, sont bien présents avec l'orthographe italienne correcte, sauf Orto qui est devenu Orta. Leurs emplacements les uns par rapport aux autres ne sont pas vraiment conformes à la réalité. Attention! L'orientation de la carte place le Nord à droite.

 

Orto et Poggiolo sont représentés par un petit cercle signifiant "Paese piccolo". Guagnais et Socciais apprécieront que, pour leurs village, il est utilisé un autre signe qui veut dire "Paese grande"


 

Poggiolo chez le roi de Prusse

 

Curieusement, le plateau de Camputile est représenté comme une localité. Les lacs de Creno et de Ninu (nommé Dino) sont dessinés mais beaucoup plus à l'Est que dans la réalité. Il en sort des cours d'eau dont le nom n'est pas inscrit.

 

Les côtes sont bien représentées mais les erreurs ou les imprécisions pour l'intérieur montrent que les géographes de cette époque n'allaient pas sur place et se recopiaient souvent.

 

Avec la mise en place de l'administration française, les cartes s'améliorèrent vite, avant même l'aboutissement du plan-terrier (voir l'article Poggiolo au XVIIIème siècle grâce au plan terrier).

 

Merci à Jean-Luc, d'Orto, pour nous avoir communiqué ce document.

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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 18:00

 

Dimanche, une soirée a fêté à Murzo la fin de l'action de solidarité des "P'tites mains". 

 

Article paru dans "Corse-Matin" mardi 9 juin.

Article paru dans "Corse-Matin" mardi 9 juin.

 

 

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 06:59
Les familles Buteau et Medurio dans la peine

 

 

TOUTES NOS CONDOLÉANCES

 

 

Les familles Buteau et Medurio dans la peine
Les familles Buteau et Medurio dans la peine

Les familles Buteau et Medurio dans la peine
Les familles Buteau et Medurio dans la peine
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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 18:00

 

 

Une redécouverte: le livre du Père Doazan


Les amis du couvent de Vico se souviennent de cet ouvrage précieux du Père Louis DOAZAN, omi, sur l’histoire de ce lieu, paru en 2001. 

On le croyait définitivement épuisé...

Un stock important de ce livre vient d’être découvert et le voilà de nouveau en vente, disponible au couvent ! 

Une bonne nouvelle pour les amis de l'art, de l'histoire et de la spiritualité ! 
 
Présentation du livre en quatrième de couverture.

Présentation du livre en quatrième de couverture.

 

 

Un chef-d'œuvre du couvent: le "Franciscone", un Christ en bois peint de la fin du XVe siècle.

Un chef-d'œuvre du couvent: le "Franciscone", un Christ en bois peint de la fin du XVe siècle.

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6 juin 2020 6 06 /06 /juin /2020 18:26
La première carte avec Poggiolo

 

Poggiolo n'est pas cité dans le texte du très intéressant volume 2 de "Histoire de la Corse" (éditions Piazzola), publié en septembre 2019 sous la direction d'Antoine-Marie GRAZIANI. Mais son nom apparaît sur une carte placée pages 12 et 13. Cette carte a pour titre: "La Corse au milieu du XVIIIe siècle (Biblioteca Universitaria de Gênes, ms. C.V. 20) d'après la Storia di Corsica d'ACCINELLI".

 

La première carte avec Poggiolo

Pour voir Poggiolo, il est nécessaire d'agrandir l'image.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

Poggiolo (écrit avec un seul "g"), a été distingué en entourant son nom d'un ovale rouge.

Les villages voisins ont été numérotés:

1: Soccia (avec un seul"c")

2: Orto

3: Creno Lago (lac) 

4: Letia

5: Renno

6: Marignana

7: Balogna

8: Vico

9: Nesa

10: Chiliani

11: Rosacia (Rosazia)

12: Gualango

13: Guagno

14: Murzo

 

Une question se pose avec les numéros 12 et 13. Alors que Guagno est placé prés de Rosazia, l'endroit nommé Gualango, si le déchiffrement est bon, est inconnu mais il est écrit entre Orto et le lac de Creno, ce qui correspond mieux à la situation réelle de Guagno.

Mais on peut également relever que l'alignement Poggiolo-Soccia-Orto est un peu bizarre. Une telle carte était quand même un réel progrès sur les précédente qui plaçaient souvent les noms au hasard.

 

Avec Accinelli, la cartographie corse fit un grand progrès. 

Francesco Maria ACCINELLI (1700-1777), prêtre et cartographe génois, fut chargé en 1732 par son gouvernement de dresser une carte de la Corse (alors sous la domination de la Superbe) dans un but militaire, pour être utilisée par les troupes autrichiennes qui aidaient alors les Génois à réprimer une importante révolte dans l'île.

Quelques années plus tard, en 1738, paraissait la première carte de la Corse édité à Paris par JAILLOT. ACCINELLI accusa le Français d'avoir copié son œuvre.

Un site italien est consacré à ce grand érudit:

 http://www.francescoaccinelli.altervista.org

 

Mais la carte du livre dirigé par GRAZIANI ne correspond pas exactement à celle publiée dans "Image de la Corse", de Franck CERVONI, publié en 1989 à La Marge.

Elle est intitulée "MS 15 - Francesco Maria ACCINELLI 1737".

 

La première carte avec Poggiolo

Parmi les différences, si l'on ne regarde que la zone qui nous intéresse, cinq lieux ont disparu: Letia, Renno, Balogna, Nesa et Gualango. Mais l'alignement Poggiolo-Soccia-Orto est conservé. On peut remarquer que chaque localité est représentée par une petite tour près de son nom.

 

 

La première carte avec Poggiolo

 

Quelle est donc la véritable carte d'ACCINELLI? Ou bien sont-elles toutes les deux du même auteur?

 

Ce qui est certain, c'est que la première mention de Poggiolo sur une carte date bien des années 1730-1740.

 

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Une vidéo recommandée: les diverses représentations de Poggiolo sur les cartes anciennes.

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 17:51

 

Les conseillers se sont réunis pour élire Jean-Laurent Pinelli comme maire de Poggiolo et Guagno-les-Bains. Jean-Silius Paoli conserve son poste de premier adjoint. Enfin, Jean-Laurent Chiti est désigné second adjoint et Lucie Canavelli troisième adjointe, spéciale pour Guagno-les-Bains, particularité séculaire de la commune.

 

Les élus poggiolais à l'issue de la première séance du conseil (photo Pascale Chauveau).

Les élus poggiolais à l'issue de la première séance du conseil (photo Pascale Chauveau).

Le nouveau maire a rendu hommage à l’ancienne équipe municipale et a exprimé sa gratitude aux électeurs qui se sont déplacés massivement aux urnes (86 % de votants) malgré la crise sanitaire. 

 

« Nous devons maintenant être plus que jamais à la hauteur de nos responsabilités, par l’écoute, le respect, et la disponibilité à l’égard de nos concitoyens », a-t-il conclu.

 

Nous y ajouterons le sens de la discussion, la ténacité et la régularité en nous permettant quelques observations sur le travail attendu pour l'amélioration du village.

 

 

Deux documents définissent ce que la municipalité doit faire: la profession de foi distribuée avant les élections et l'entretien avec Jean-Laurent paru dans "Corse Matin" le 6 mars dernier. Vous pouvez vous référer à ces textes qui ont été joints à la fin de cet article.

 

Bien sûr, on dit souvent que "les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent" ou que "les belles promesses rendent les fous joyeux". Mais il ne faut pas être systématiquement sceptique ou enthousiaste.

 

Le travail commence pour la nouvelle municipalité

 

Des textes mentionnés, on peut facilement comprendre que, avec l'éclairage, l'action principale portera sur la question de l'eau.

 

La première partie du programme porte ce thème en titre et il est mentionné dans la deuxième partie (Assainissement) et dans la cinquième (Patrimoine, Action économique et sociale). L'amélioration du réseau à Poggiolo et à Guagno-les-Bains est une nécessité de plus en plus pressante.

 

Une nouveauté est proposée dans le programme et est affirmée à la fin de l'entretien: étudier avec Soccia "s'il y a moyen de récupérer [son] surplus d'eau pour irriguer les jardins du village".

 

Voici une cinquantaine d'années, quand l'eau courante fut installée à Poggiolo, il existait un système de partage de l'eau pour les jardins (dont témoignent les rigoles encore existantes) qui était suffisant mais qui ne fut pas préservé. 

 

 

Justement, cette idée de discuter avec la mairie de Soccia met l'accent sur un aspect important du travail des édiles. De nombreux projets dépendent de diverses collectivités locales:

 - La communauté de communes pour accentuer "le tri sélectif dans le cadre de la communauté des communes (collecte en porte à porte)", inscrit dans la quatrième partie du programme;

 - Le Parc naturel régional pour le "nettoyage et ouverture de nouveaux sentiers";

 - La Collectivité de Corse pour acquérir "la place de la chapelle Saint Antoine de Guagno-les-Bains" et surtout pour relancer la station thermale.

 

 

Pour défendre Poggiolo, il faudra savoir discuter, négocier et être tenace.

 

 

La première occasion est l'avenir du FAM (foyer pour adultes médicalisés) installé à Guagno-les-Bains depuis six ans. Or, le maire de Vico a réclamé que les 40 lits et 65 emplois concernés intègrent sa commune (voir Municipales: une question de vie ou de mort pour Poggiolo?).

 

La question est importante pour Poggiolo et elle est très urgente. Vico ne doit pas tout monopoliser dans la communauté de communes.

 

Le bâtiment du FAM.

Le bâtiment du FAM.

 

Savoir discuter est également au premier plan pour "limiter au maximum la divagation animale", puisque ce sera "en priorisant la concertation avec les agriculteurs".

 

Pour l'environnement, il est prévu un "entretien régulier de la voirie communale, des cimetières et des fontaines".

 

"RÉGULIER" est bien le maître-mot à appliquer pour garder le minimum de propreté dont le village a besoin.

 

Ce blog est particulièrement attaché aux questions touchant le patrimoine et la culture. Le domaine patrimonial est évoqué par les projets sur la chapelle St Antoine et la rénovation des ruines "Marione" et "Casta". En dernière ligne du programme, il est écrit "Relance des activités culturelles et animations diverses avec le comité des fêtes". Il faut espérer que ce comité saura faire preuve de dynamisme et d'inventivité pour qu'une communauté poggiolaise puisse réellement s'exprimer et se renforcer.

Les richesses patrimoniales de Poggiolo et Guagno-les-Bains sont grandes et il est indispensable de les faire fructifier.

 

 

Entretien paru dans "Corse-Matin" le 6 mars 2020

 

Fédérer et créer du lien social

 

 

Oubliée l’ambiance tendue des dernières municipales, qui avaient vu le village se diviser de façon douloureuse. La volonté de fédérer de Jean-Laurent Pinelli est annoncée dans son slogan : « Uniti pa l’avvene ».

 

Quels ont été les critères pour choisir les membres de votre liste ?

Il était important de choisir des gens qui restent au village et/ou qui soient disponibles. Parmi eux, deux étaient déjà dans l’ancienne équipe, deux étaient dans l’opposition, et avec les nouveaux venus il y a une moyenne d’âge plus jeune. Je suis très content de mon équipe, car nous sommes de toutes sensibilités, mais malgré tout unis et motivés par la volonté d’agir pour le bien commun, avec humilité et tolérance. Nous avons travaillé notre programme ensemble et étions d’accord sur tout, avec une priorité : recréer le lien social.

 

Vous semblez pressé d’agir pour le village, en ayant déjà organisé un aiutu pour refaire la cabane-bar sur le terrain de la salle des fêtes...

Longtemps, Poggiolo a été précurseur dans l’organisation d’activités festives : nous avons été les premiers dans le canton à organiser un marché de Noël, une pulenda, un arbre de Noël. Et des bals avec élection de miss. Et puis ça s’est essoufflé. Refaire la baraque est symbolique de notre volonté de redonner de la vie au village.

Jean-Laurent Pinelli (DOC. CM)

Jean-Laurent Pinelli (DOC. CM)

Votre commune a la particularité de n’avoir aucun terrain communal. À Poggiolo, tout appartient à des particuliers. Aux Bains, vous n’avez que le stade, le reste étant partagé entre des particuliers, la commune de Guagno et la Collectivité de Corse. Êtes-vous condamné à subir ?

L’installation du foyer pour adultes médicalisés à Guagno-les-Bains a été une très bonne chose pour les jeunes du canton, qui ont pu se fixer grâce à un emploi au village. Cela a créé une économie et ramené de la vie en rajeunissant la population locale. Si le FAM devait déménager à Vico, il nous faudra trouver d’autres solutions. Reste l’établissement thermal, fermé depuis de nombreuses années. Nous allons proposer un plan de développement pour relancer les thermes, quitte à travailler sur un projet pour en faire un établissement de soins, même sans cure thermale. Par ailleurs, nous allons renouveler, auprès de la CdC, la demande d’acquisition de la chapelle Saint-Antoine, aux Bains, en vue de son aménagement. Et finaliser les dossiers d’acquisition et de rénovation des ruines dites « Marione », au village, pour y construire des locaux communaux, et des ruines « Casta » aux Bains.

 

Les principaux points de votre programme ?

Outre la rénovation du réseau d’éclairage public, qui sera doté de 65 points lumineux de type Led, notre principal souci concerne l’eau. À Guagno-les-Bains, on va pouvoir abandonner les prises d’eau dans la rivière Fiume Grossu. Des forages ont été réalisés avec la crainte d’obtenir de l’eau chaude. Mais deux d’entre eux sont concluants, et l’eau va être acheminée aux bassins pour équiper Guagno-les-Bains. Par ailleurs, nous allons voir s’il y a moyen de récupérer le surplus d’eau de Soccia pour irriguer les jardins du village.

 

 

 

PROGRAMME DE LA LISTE UNITI PA L'AVVENE 

 

 

EAU

EAU POTABLE : prioritairement travaux d'adduction, suite à la recherche d'eau par forage déjà effectuée et dont les résultats s’avèrent concluants sur Guagno les Bains afin d'abandonner la prise d'eau en rivière Fiume Grossu. 

Rénovation et modernisation des infrastructures existantes et équipements ruraux (châteaux d'eau et stations de pompage) sur Poggiolo et Guagno les Bains. 

Etude de faisabilité avec les pouvoirs publics de construction d'un nouveau château d'eau sur Poggiolo, compte tenu des besoins actuels. 

Recherche de solutions avec la municipalité de Soccia, afin de récupérer le surplus d’eau pour l’irrigation des jardins.

Achèvement de la remise en état des sources sur Poggiolo. 

 

ASSAINISSEMENT

Etude de faisabilité pour création d'un réseau collectif d’assainissement avec la participation des services publics, ce qui engendrera d'importants travaux de voirie sur Poggiolo.

Modernisation de la station d'épuration de Guagno les bains.

....

....

VOIRIE

Enfouissement des réseaux électriques et téléphoniques. 

Rénovation du réseau d'éclairage public en collaboration avec le syndicat d'énergie de la Corse du Sud. 

Etude de faisabilité dune aire de parking à Poggiolo afin de répondre aux besoins de stationnement. 

Réfection des routes communales (Poggiolo et Guagno les Bains).

ENVIRONNEMENT

Respect de l'environnement en accentuant le tri sélectif dans le cadre de la communauté des communes (collecte en porte à porte).

Entretien régulier de la voirie communale, des cimetières et des fontaines.

Limiter au maximum la divagation animale, en priorisant la concertation avec les agriculteurs.

Nettoyage et ouverture de nouveaux sentiers en partenariat avec le Parc naturel régional. 

 

PATRIMOINE, 

ACTION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE

 

Renouvellement auprès de la Collectivité de Corse de la demande d'acquisition par la commune de la place de la chapelle Saint Antoine de Guagno les Bains en vue de son aménagement.

Relance de l'avenir de la station thermale de Guagno les Bains auprès de la CDC, propriétaire de l'infrastructure dans la perceptive d'un véritable plan de développement régional (création d'emplois et développement des différents commerces de la commune). 

Création dun point d'eau chaude sur Guagno les Bains à disposition des habitants de la commune. 

Finaliser les dossiers d'acquisition et de rénovation des ruines dite « Marione » à Poggiolo, en vue de construction de locaux communaux en collaboration avec loffice foncier, ainsi que celle dite « Casta » à Guagno les Bains.  

Aide et formation informatique ponctuelle pour assistance administrative aux résidents pour divers dossiers, services fiscaux, sociaux etc...

Service de proximité, assistance aux personnes âgées et à mobilité réduite en collaboration avec la communauté de communes pour divers déplacements (rendez-vous médicaux, pharmacie).

Aide aux agriculteurs: des réunions dinformation seront organisées avec la participation des techniciens de la chambre dagriculture.

Soutien logistique aux initiatives privées, rénovation de lhabitat, création dentreprise.        

Relance des activités culturelles et animations diverses avec le concours du comité des fêtes. 

 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

Lisez "INSEME" de mai en cliquant sur l'image:

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- dimanche 22 mai:

fête du Père ALBINI au couvent de Vico (messe à 10h 30 suivie d'un apéritif et d'une exposition).

- dimanche 26 juin:

trail A Viculese

- 8 juillet: 

Fin des classes

- dimanche 25  septembre:

u Mele in Festa à Murzo.

 

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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