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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 18:00

La question du statut de résident est une des plus importantes débattues actuellement en Corse. Va-t-elle avancer grâce à Orto ?

En avril 2014, l’Assemblée de Corse, alors à majorité de gauche, avait voté le principe d’un statut de résidence permanente d’au moins cinq ans dans l’île pour pouvoir y devenir propriétaire. Le vote avait été acquis par 29 voix contre 18 sur 51 conseillers.

Dans les mois qui suivirent, d’avril à septembre 2014, Orto et trois autres communes de Corse du Sud (Granace, Lopigna et Ambiegna) prirent des délibérations pour appliquer ce principe. Le préfet, n’ayant pu obtenir le retrait de ces dispositions, a donc demandé au Tribunal Administratif de Bastia d’en prononcer l’annulation.

L’audience a eu lieu jeudi 28 janvier. Le rapporteur public, dont l’avis est presque toujours suivi, a demandé l’annulation en vertu de l’article 34 de la Constitution qui indique que «la loi détermine les principes fondamentaux de régime de propriété».

Le jugement sera rendu le 25 février. S’il est négatif, il sera bien démontré que rien ne pourra être modifié sans une réforme prise au niveau le plus haut.

Le village d'Orto.

Le village d'Orto.

6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 18:00

Un simple rappel :

voici huit ans, le 7 février 2008, disparaissait Jean-Pierre FRANCESCHETTI.

Jean-Pierre au lac de Ninu le 22 août 2006 (photo Jean-Marc Tramini)

Jean-Pierre au lac de Ninu le 22 août 2006 (photo Jean-Marc Tramini)

4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 18:00
Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

L’image présentée pour la devinette de février est celle d’un saint posée sur une matière métallique, plus précisément sur le bronze de la cloche de Guagno-les-Bains.

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

Au-dessus du village, se trouve la chapelle Saint Antoine, dont la fête a eu lieu le 16 janvier dernier.

Elle n’a pas de clocher mais un clocheton éloigné de quelques mètres du bâtiment. Autrefois, près de nombreuses églises, dont les fidèles n’avaient pas les moyens de payer l’édification d’un clocher, une cloche était suspendue à la grosse branche d’un arbre ou entre deux troncs. Ce fut le cas pendant longtemps avant l’actuelle construction en moellons de granite bétonnés. A Poggiolo, il fallut de nombreuses années pour que Saint Siméon obtienne son clocher (voir article: "La Laïcité en action dans les Deux Sorru : La fabrique part dans la dignité").

Depuis quand le clocheton existe-t-il à Guagno-les-Bains ?

Un élément en donne une idée. Le côté de la cloche opposé au saint comporte un crucifix et l’inscription :

 « LAUDATE DOMINUM

A. D . 1926 »

(Louez le Seigneur

Année du Seigneur 1926)

Photo Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.

Photo Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.

Depuis au moins 1926, cette cloche domine la chapelle et les maisons de Guagno-les-Bains, comme sur cette carte postale où le clocheton, entouré d’un cercle rouge, émerge des ruines de l’hôpital militaire.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 18:00

En début de ce mois, l’image proposée est aisée à identifier: c’est la représentation d’un personnage saint de la religion catholique.

Mais, plus que son nom, il est demandé où se trouve cette image et depuis quelle date.

Pour vous aider, sachez qu’il y a un rapport avec l’actualité du mois de janvier.

Réponse dans vingt-quatre heures.

La devinette du mois : où est le saint ?
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 18:04

La Tumbera de Rennu vue par "Corse-Matin" du 1er février.

Succès pour la trentième Tumbera
31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 18:00

La Révolution Française s’empara de toutes les propriétés ecclésiastiques le 2 novembre 1789. Elles furent vendues, parfois tardivement, comme à Poggiolo où il fallut attendre 1803 (voir l’article "Une vente aux enchères bien compliquée"). Les prêtres ayant accepté la Constitution Civile du Clergé et un serment de fidélité étaient payés par l’Etat jusqu’au 18 septembre 1794 où la Convention supprima tout traitement.

Mais, sans revenu, comment les prêtres pouvaient-ils vivre ? Cette question, ainsi que celles de l’organisation de l’Eglise et des relations avec la papauté, ne fut résolue que par la signature du Concordat par le Premier Consul Napoléon BONAPARTE et le pape PIE VII le 26 messidor an IX (15 juillet 1801). Les prêtres furent désormais rémunérés par l’Etat (et ainsi jusqu’à la loi de Séparation de 1905).

Célébration du Concordat.

Célébration du Concordat.

Les Articles Organiques publiés par le gouvernement consulaire le 18 germinal an X (8 avril 1802) précisèrent l’application du Concordat.

Dans leur article LXI, les curés étaient divisés en deux classes: la première, recevant un traitement de 1.500 francs, et la deuxième, recevant 1.000 francs.

Cette somme pouvait être éventuellement complétée par les communes, d’après l’article LXVII :

«Les conseils généraux des grandes communes pourront, sur leurs biens ruraux ou sur leurs octrois, leur accorder une augmentation de traitement, si les circonstances l’exigent».

L’article LXXII prévoyait un logement fourni par la commune:

«Les presbytères et les jardins attenants, non aliénés, seront rendus aux curés et aux desservants des succursales. A défaut de ces presbytères, les conseils généraux des communes sont autorisés à leur procurer un logement et un jardin».

Mais ces possibilités ne pouvaient pas s’appliquer à Poggiolo. Le conseil municipal s’en plaignit et proposa une solution originale dans une lettre reçue par le sous-préfet de Vico le 10 ventose an XI (1er mars 1803). La date est importante : on était alors à neuf jours de la première vente des terres confisquées à la paroisse de Saint Siméon. Ces terrains avaient été divisés en lots et la mise aux enchères annoncée par affiche préfectorale.

L'affichage déclencha la réaction des élus poggiolais qui se réunirent solennellement dans la salle de réunion du conseil municipal et rédigèrent une lettre officielle au «Prefetto Generale del Departimento di Liamone» (Préfet Général du Département du Liamone).

Sous l’en-tête «Liberta Eguaglianza» (Liberté, Egalité), le texte, écrit en italien, avec un style qui se veut juridique, est signé par :

 

Anton Martino DESANTI

Domenico Felice PINELLI

Anton Francesco PINELLI

Natale PINELLI

Polo FRANCESCHETTI

Martino PAULI

Giuseppe LORENZETTI

Giacomo CAMILLI, conseillers

DEMARTINI, adjoint

FRANCESCHETTI, maire

 

Le prénom de l’adjoint était Giuseppe. Celui du maire était Domenico Felice.

 

La Laïcité en action dans les Deux Sorru : Comment le curé pourra-t-il manger ? (6/6)
La Laïcité en action dans les Deux Sorru : Comment le curé pourra-t-il manger ? (6/6)

Le conseil municipal poggiolais faisait remarquer que les anciens biens paroissiaux «sono stati stimati senza aver lasciato cio’che permette la legge al ministro di culto. Cioé l’orto e la casa» (ont été estimés sans avoir laissé ce que permet la loi au ministre du culte. C’est-à-dire le jardin potager et la maison). En effet, l’article LXXII des Articles Organiques mentionne bien qu’il faut rendre aux curés  «Les presbytères et les jardins attenants, non aliénés». Or, ces terres avaient été confisquées mais non encore vendues. Le curé de Poggiolo aurait pu bénéficier de cette possibilité.

La lettre déclarait ensuite que la population de la commune étant peu nombreuse (trente-six feux environ) : «non puo con decore sostenere les spese di culto, ed il ministro» (ne peut avec dignité soutenir les dépenses du culte, et du ministre). Il n’était donc pas possible d’appliquer l’article LXVII pour augmenter le traitement.

La deuxième phrase de l’article LXXII permettait de «procurer un logement et un jardin». Mais, en dehors des biens mis aux enchères, la commune n’avait aucune richesse foncière: «non c’é un luogo sufficiente per forti l’orto secondo la legge».

 

Pourtant, cette lettre de réclamation était également constructive. Elle suggérait de concéder au prêtre des parcelles non encore vendues, à savoir les terres et les châtaigniers proches de l’église et le jardin de la Tignosa:

«le terre e castagni della Costa alla Chieja, cioé dal monte alla Canonica ingiù per fino a comprendere il chiojo della Tignosa»

Le conseil municipal osait même avancer que l’on pourrait inclure le morceau de terre dit San Annaria.

En gros, la proposition recouvrait à peu près les numéros 1, 2 et 6 des lots proposés aux enchères. Elle était audacieuse car elle arrivait alors que l’organisation de la vente aux enchères était «bouclée».

Malgré tout, la protestation poggiolaise réussit en partie. Lors de l’adjudication du 24 ventose (15 mars 1803), le Préfet Jean-Baptiste GALEAZZINI déclara au préalable au public que la vente du lot 1, placé à la Tignosa, était suspendue.

Les curés de Poggiolo purent se nourrir grâce au sauvetage opéré au dernier moment par le conseil municipal.

De ce terrain, il reste maintenant Chioso Chiesale, dit aussi «u ouijare», dont il a été question dans un article précédent (voir "Le trésor municipal").

(Fin de la série "La Laïcité en action dans les Deux Sorru")

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 18:01

Le mois de janvier est important en économie car il est utilisé pour dresser le bilan de l'année écoulée. Pour la Corse, il est tout à fait primordial de savoir ce qu'a donné la saison touristique 2015.

"La Provence" du mercredi 27 janvier a, sous la plume de Jean-Luc CROZEL, utilisant les chiffres de l'Observatoire des Transports de la Corse, donné l'état des lieux selon les moyens de déplacement.

La fréquentation touristique de la Corse a stagné pour la septième année consécutive, avec près de 5 millions et demi de passagers. Parmi eux, plus de 3,1 millions ont choisi le bateau mais l'avion a fait un bond de + 3,6%. Serait-ce en rapport avec les incertitudes de l'avenir du transport maritime? En tout cas, les péripéties de la succession de la SNCM ont permis à Corsica Ferries de progresser de 8% pour le nombre de voyageurs transportés. Cette compagnie a écrasé la concurrence en représentant 73% du trafic tandis que la SNCM, avec 7,5%, est également dépassée par l'italienne Moby Lines.

Du coup, c'est par Toulon que passent 31% des voyageurs, soit le double de ceux qui utilisent Marseille. Le port phocéen a connu une bonne année 2015 grâce aux croisiéristes mais pas avec la Corse.

Les nouveaux responsables des transports devront bien réfléchir pour préparer la saison touristique 2016.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 18:00

Sans que le terme de laïcité ait existé à l’époque, la mise à l’écart de l’Eglise par rapport à l’Etat avait débuté en 1789. Après le 14 juillet et l’abolition des privilèges le 4 août, la situation financière du gouvernement était préoccupante. Un financement fut trouvé avec la nationalisation de toutes les propriétés de l’Eglise le 2 novembre 1789. Ses bâtiments et ses terres formèrent les biens nationaux qui servirent à émettre les assignats, rapidement utilisés comme papier-monnaie, et qui furent vendus aux citoyens.

En Corse, ces ventes furent très difficiles à cause des multiples querelles et de la période du royaume anglo-corse (1794-1796).

Finalement, les biens nationaux de Poggiolo ne furent mis en vente qu’en l’an XI de la République, c’est-à-dire en 1803, quinze ans après la confiscation ! Le calendrier révolutionnaire, institué en 1792, resta en vigueur jusqu’au 1er janvier 1806.

Nous sommes bien informés sur cette vente car le procès-verbal de la cession des biens de Poggiolo est resté intact et complet, ce qui n’est malheureusement pas le cas de tous les documents.

Une affiche annonça dès le 18 pluviose (7 février 1803) que la vente de «propriétés nationales (…) provenant de l’Eglise paroissiale de Poggiolo» aurait lieu le 19 ventose dans la grande salle des séances publiques de la Préfecture du département du Liamone, à Ajaccio.

La Laïcité en action dans les Deux Sorru : Une vente aux enchères bien compliquée (5/6)

UNE LONGUE LISTE POUR LES RICHES

 

Neuf lots étaient proposés (orthographe originale respectée):

1° un bacinate de terres au lieu dit Tignosa, aboutissant au levant avec terres Nationales, et au nord avec françois marie Desanti (estimé à) 60 francs

2° trois mezzinate de terres, quarante deux chataigniers fruitiers, la moitié de deux cent vingt sept non fruitiers, la moitié de dix  noiers non fruitiers, trois noiers fruitiers, et la moitié de cinq petits cerisiers au lieu dit Costa alla chiesa… 415 francs

3° trois mezzinate de terres, vingt huit chataigniers fruitiers, et la moitié de soixante dix chataigniers non fruitiers au lieu dit Griscetto… 245

4° cinq bacinate de terres avec sept chataigniers fruitiers, et quinze non fruitiers au lieu dit Pollastra, bien entendu que la rente ne s’étand qu’à ce qui revient au Curé… 75

5° deux mezzinate de terres, vingt trois chataigniers fruitiers et cinquante non fruitiers au lieu dit Sialello aboutissant au midi aux terres communales, et au nord avec Joseph Defranchi… 180

6° trois mezzinate de terres, et huit chataigniers non fruitiers au lieu dit Santa Maria… 180

7° dix bacinate de terres, et vingt six chataigniers non fruitiers au lieu dit Fango… 120

8° huit bacinate de terres, et trois chataigniers non fruitiers au lieu dit Pesatoggia… 35

9° cinq chataigniers fruitiers au lieu dit Gentilone… 45

Cette énumération permet de connaître l’étendue et la valeur des terres de l’Eglise à Poggiolo.

«La bacinata est la superficie de terrain capable de recevoir un bacinu de semence en céréales.

Pour un bacinu déterminé, cette mesure variait en fonction de la qualité de la terre. (…) En comptant l’arpent de Paris 34,18869 ares, on obtient pour la bacinata : 2,44 ares en bonnes terres, 3,19 en terres médiocres, 4,04 en terres mauvaises.

La mezinata = 6 bacinate.» (« Essai sur les anciennes unités de mesure utilisées en Corse avant l’adoption du système métrique » par Anton Dumenicu MONTI, ADECEC CERVIONI 1982).

La Laïcité en action dans les Deux Sorru : Une vente aux enchères bien compliquée (5/6)

Pour estimer la valeur de ces parcelles et en dresser procès-verbaux, un commmissaire-expert, Jean Noël PINELLI, s’était déplacé sur place avec le maire de Poggiolo, Dominique Félix FRANCESCHETTI, du 20 au 29 frimaire (11 au 20 décembre 1802). La valeur totale atteignait 1.355 francs.

Il faut remarquer que tous les terrains étaient vendus en une seule fois, interdisant aux petits villageois le moindre espoir d’acquérir une parcelle.

Cette situation illustre bien ce qu’écrivaient Antoine CASANOVA et Ange ROVERE à la page 181 de «La Révolution française en Corse» (Privat, 1989) :

«Dans la province de Vico, la vente et l’adjudication des biens nationaux est l’affaire des notables des villages ou de Vico ; les lots sont importants, bien au-dessus des possibilités des petits paysans».

D’autre part, la vente aux enchères se faisait à Ajaccio, bien loin du village.

 

La vente fut compliquée.

Une première adjudication provisoire eut lieu le 19 ventose (10 mars 1803) pour 1.355 francs au profit de François LECA, demeurant à La Mezzana, près d’Ajaccio, qui fut le seul à se présenter. Une seconde vente fut organisée le 24 ventose (15 mars 1803). Le Préfet Jean-Baptiste GALEAZZINI déclara au préalable au public que la vente du lot 1 était suspendue, pour une raison qui fera l’objet du prochain article. Du coup, la valeur totale des biens passait à 1.295 francs, au lieu des 1.355 précédents.

L’EMBROUILLAMINI DU LOT N°4 OU COMMENT LES FRANCESCHETTI PROTÈGENT LEURS INTÉRÊTS

 

Le quatrième lot était également un cas particulier. L’affiche disait: «que la rente ne s’étand (sic) qu’à ce qui revient au Curé».

Après la publication de l’affiche annonçant la future vente, SUSINI, sous-préfet de l’arrondissement de Vico (qui était alors sous-préfecture), reçut une lettre envoyée par Francesco et Anton Francesco Franceschetti, respectivement oncle et père du maire. Elle fut appuyée par une autre lettre de Francesco envoyée au Préfet du Liamone lui-même le 23 ventose, juste la veille de la vente définitive.

Ces documents, trouvés et analysés par Xavier PAOLI, signalaient une subtilité juridique concernant le lot 4.

Un conflit entre la famille FRANCESCHETTI qui avait voulu clôturer un terrain et l’Eglise à qui un morceau appartenait avait été réglé avec un décret pris le 7 février 1775 par Leonardo PIETRAGGI, vicaire général du diocèse de Sagone.

A l’intérieur du champ nommé Pollastra appartenant aux FRANCESCHETTI, une parcelle enclavée, dite Campo d’Ansaldo, qui mesurerait 3 bacinate, venait de la paroisse St Siméon qui en recevait des revenus.

Francesco expliquait dans sa lettre du 23:

«A la lecture de ce décret, vous comprendrez que l’exposant (FRANCESCHETTI) a le droit de pacage (l’erbatico) tant en vertu de ce décret que du fait que la clôture de son propre terrain (stabile) qui protège cette terre.

Du décret précité il résulte aussi que ce terrain ne doit être ensemencé que par l’exposant qui doit donner en contrepartie le quart du fruit des récoltes à la Paroisse et ainsi il a fait jusqu’à présent.

La nation n’a succédé qu’aux droits des anciens paroissiens et l’acquéreur ne doit jouir que des droits que possède la nation.»

La demande fut entendue puisqu’il est bien écrit, dans la liste des terrains affichée à la Préfecture, que l’acheteur ne possédera pas la parcelle mais seulement «la rente», c’est-à-dire la partie de la récolte qui était auparavant versée au curé.

Pollastra se trouve dans la partie supérieure de Poggiolo, plus loin que les Case Soprane.

DES ENCHÈRES ACHARNÉES

La Laïcité en action dans les Deux Sorru : Une vente aux enchères bien compliquée (5/6)

La vente aux enchères se fit selon le principe traditionnel de la bougie. Une bougie était allumée et, quand elle s’éteignait, une autre prenait sa place, jusqu’à l’extinction de la dernière qui arrêtait les enchères. Pour les biens de la paroisse de Poggiolo, il était prévu sept bougies.

La mise à prix était de 1295 francs, somme sur laquelle persista LECA, l’adjudicataire provisoire de la première vente. Mais il dut se battre à coup d’enchères contre ROSSI (qui formula le plus d’enchères de tous les compétiteurs), CITTADELLA (importante famille de Vico) et PERALDI. A l’allumage de la sixième et dernière bougie, CRISTINACCE et SUBRINI entrèrent dans la danse. Finalement, après 69 enchères acharnées, le vainqueur fut Antoine François CRISTINACCE, habitant Vico, pour 13.540 francs, soit plus de dix fois la mise à prix initiale !

Mais, aussitôt, il déclara avoir agi «en société des citoyens Jean PERALDI de Vico et François FRANCESCHETTI de Poggiolo pour égales portions ici présents». 

Les signatures des vainqueurs

Les signatures des vainqueurs

Les trois compères ne furent pas les seuls à avoir gagné car, pour le fameux quatrième lot, la commande avait été organisée avec Jean Etienne PINELLI (écrit PINNELLI sur le procès-verbal) et Jean Baptiste DEMARTINI de Poggiolo !

Sans aucun doute, cette vente aux enchères avait été l’objet de nombreuses tractations, avant et pendant les enchères.

Mais en est-il différemment à d’autres époques quand l’enjeu est considéré comme important ?

 

(à suivre)

26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 18:00

Initialement programmée pour le 23 janvier, la rencontre conviviale autour de la pulenta, du figatellu et du brocciu a été reportée au SAMEDI 6 FÉVRIER prochain, à partir de 20 heures, dans la salle Albini du couvent de Vico.

Réservations :

04-95-26-83-83 (le matin seulement)

ou auprès de Mme Bassi : 04-95-26-62-29.

25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:59

La Tumbera de Rennu se déroulera dimanche 31 janvier. Il est important de se rendre à cette foire dédiée au cochon et à la cuisine corse traditionnelle qui en est à sa trentième édition.

Le 18 janvier dernier, "Corse-Matin" l'annonçait avec cet article:

La Tumbera aura lieu dimanche 31 janvier

En illustration, quelques photos de l'édition 2015, extraites de la page Facebook de la foire.

La Tumbera aura lieu dimanche 31 janvier
La Tumbera aura lieu dimanche 31 janvier
La Tumbera aura lieu dimanche 31 janvier

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