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23 octobre 2021 6 23 /10 /octobre /2021 12:00
L'art'in mossa à Guagno-les-Bains

 

Vendredi 22 août, a eu lieu le vernissage de l'exposition "L'art'in mossa" au FAM de Guagno-les-Bains.

 

Elle rassemble des œuvres originales réalisées par les résidents artistes qui ont laissé libre court à leur créativité lors des séances de médiation artistique avec Marie-Claire Benedetti Papadacci, art-thérapeute.

 

Entrée libre (avec le passe sanitaire) de 13h30 à 16h à partir de lundi 25 octobre.

 

 

 

L'art'in mossa à Guagno-les-Bains
L'art'in mossa à Guagno-les-Bains
L'art'in mossa à Guagno-les-Bains
L'art'in mossa à Guagno-les-Bains
L'art'in mossa à Guagno-les-Bains
L'art'in mossa à Guagno-les-Bains
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22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 18:00

 

Grand moment de convivialité pour la Toussaint 2013: tout Poggiolo s'était rassemblé pour préparer et faire cuire les bastelle dans le four municipal.

 

Ce petit film montre le plaisir d'être ensemble au village et explique comment on confectionne les bastelle.

 

 

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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 18:04
Les trente noms du monument: la fin de la deuxième face (4)

 

FRANCESCHETTI François-Antoine, le plus décoré

 

Né le : 10 janvier 1857 - Décédé le : 5 février 1917 à Lyon.

Parents : François FRANCESCHETTI (1806-1861) et Jeanne MARTINI (1825-1880).

Taille : 1,73 m.

Après un jugement, le 18 janvier 1877, du tribunal civil d’Ajaccio reconnaissant l’oubli de sa naissance sur les registres de Poggiolo, il peut s’engager le 3 février 1877 au 139e régiment d'artillerie de ligne.

De 1881 à 1883, accomplit cinq campagnes en Algérie.

Médaille coloniale agrafe « Algérie ».

Adjudant en avril 1884, épouse à Lyon le 29 septembre 1888 Marie Pierrette Marguerite Vernay. Médaille militaire en 1890.

Démissionne en août 1892 et s’installe à Lyon où il tient la bibliothèque du barreau du palais de justice.

Légion d’Honneur en janvier 1914.

Rappelé le 2 août 1914 en tant que capitaine au 109e RT (régiment territorial).

Croix de guerre (en 1915 ?).

Décédé le 5 février 1917 de maladie aggravée à son domicile de Lyon, 34 rue des Chevaucheurs.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « FRANCESCHETTI Antoine François capitaine».

Domicile lyonnais de François-Antoine FRANCESCHETTI. Copie d'écran Google.

Domicile lyonnais de François-Antoine FRANCESCHETTI. Copie d'écran Google.

 

 

LOVICHI Jean Ary François Léon, le philosophe patriote

 

Sa biographie détaillée est déjà parue sur ce blog sous le titre "Face au tombeau d'Achille".

Né le 10 novembre 1893 à Constantine - Décédé le 14 juillet 1915.

Parents : Charles LOVICHI (né à Poggiolo en 1862, mort à Alger en 1842) et Adèle DELON.

 

Jean LOVICHI et ses sœurs.

Jean LOVICHI et ses sœurs.

 

Taille : 1,66 m.

Elève au lycée de Constantine puis de Henri IV à Paris.

Licencié de philosophie à la Sorbonne en 1911, à 18 ans.

Prépare l’agrégation comme répétiteur au lycée de Philippeville.

Réformé en 1913 pour sa faible constitution.

Volontaire en 1914, il est de nouveau réformé mais il tient à servir. Finalement, l’aide de son père, administrateur civil, lui permet d’être pris le 20 octobre 1914 à l’école des élèves-officiers d’Alger.

Incorporé le 18 décembre, il est affecté aux zouaves du 2e RMA (régiment de marche d’Afrique) comme aspirant.

Arrivé aux Dardanelles le 12 mai 1915, il est cité à l’ordre de la brigade pour son action du 21 juin.

Est tué d’une balle au front au ravin de Kerevès-Déré le 14 juillet.

Cité à l’ordre de l’armée le 1er octobre 1915, il reçoit la médaille militaire posthume.

Il repose dans la tombe 269 du cimetière militaire français de Seddul-Bahr (presqu’île de Gallipoli).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « LOVICHI Jean sous lieutenant ».

Cimetière militaire français de Seddul-Bahr.

Cimetière militaire français de Seddul-Bahr.

 

 

MARTINI Jean Dominique Roch Antoine, disparu aux Eparges

 

Né le 13 juin 1893 à Paris.

Parents : Roch « Antoine » MARTINI (1863-1921) et de Marie « Catherine » MORELLI (1863-1917), mariés en 1890 à Paris.

Sergent-major au 46e RI.

Disparu le 8 janvier 1915 au ravin des Meurissons, Les Eparges, Bourenilles, Varennes en Argonne (Meuse). Pas de tombe.

Déclaré mort pour la France par jugement en date du 30 avril 1920.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Jean Dominique sergent major ».

 

 

MARTINI Martin, le facteur parisien

 

Né le 18 août 1877 - Décédé le 5 septembre 1916

Parents : Jean Dominique MARTINI et Marfisa FRANCESCHETTI

Taille : 1,58 m

Engagé en novembre 1896 au 46e de ligne pour quatre ans.

Devient ensuite facteur des Postes à Paris.

Rappelé le 1er août 1914.

Sergent au 229e RI.

Mort pour la France le 5 septembre 1916 dans la tranchée de Mossoul, à Cléry (Somme).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Martin sergent».

 

 

 

MARTINI Noël Ange François, l'Algérien

 

Né le 25 décembre 1890 à Sétif (Algérie) - Décédé le 5 septembre 1914.

Parents : Dominique Marie MARTINI dit Picciatinu et Angèle MARTINI (mariés en 1890 à Poggiolo), domiciliés à Mac-Mahon (maintenant Aïn Touta, à 35 km de Batna).

Taille : 1,62 m

Engagé le 9 février 1909 à 4e RTA (régiment de tirailleurs algériens).

Avril 1912-août 1914 : campagne du Maroc occidental.

Sergent-major au 8e régiment de marche des tirailleurs le 15 juin 1914.

Tué à l’ennemi le 5 septembre 1914 à Neufmontiers en Brie (Seine-et-Marne), à huit kilomètres de Plessis-Lévêque où, le même jour, expira l’écrivain Charles Péguy.

 

Il fut le premier mort poggiolais de la guerre.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Noël Ange François sergent Major ».

 

Décès déclaré à Tocqueville (maintenant Ras El Oued, à 55 km de Sétif) seulement le 18 mars 1915.

Son nom est mentionné sur le livre d’or de Tocqueville et, avec le seul prénom de Noël, sur la plaque des « soldats morts au champ d’honneur durant la guerre 1914-1918 » de l’église de Tocqueville.

 

Plaque de l'église de Tocqueville (carte postale).

Plaque de l'église de Tocqueville (carte postale).

 

 

MARTINI Pierre Paul, de Constantine à la Lorraine en passant par la Chine

 

Né le 4 janvier 1884.  - Décédé le : 9 mars 1916

Fils naturel de Jeanne MARTINI (1862-1920)

Taille : 1,57m

Engagé le 30 juin 1902 à Constantine au 3e RTA, rengagé le 12 septembre 1907 au 8e Régiment d’infanterie coloniale.

Madagascar : 1908-1912.

Au sein du 16e Régiment d’infanterie coloniale, participe au corps expéditionnaire de Chine jusqu’au 25 novembre 1914.

Combat en France au sein du 6e Régiment d’infanterie coloniale.

Disparu avant le 29 avril 1916, son décès est fixé au 9 mars 1916 à Trois Ravins-Lachalade (Meuse) par le tribunal de Constantine en 1921, confirmé par le tribunal d’Ajaccio en 1922.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « MARTINI Paul soldat ».

Inscrit également sur le monument aux morts de Constantine comme "MARTINI Pierre".

 

Monument aux morts de Constantine. Photo Yann Arthus-Bertrand.

Monument aux morts de Constantine. Photo Yann Arthus-Bertrand.

"MARTINI Pierre" sur une plaque du monument de Constantine.

"MARTINI Pierre" sur une plaque du monument de Constantine.

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19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 18:00
Spectacle à Ortu le 27

 

ORTO

Clémentine Coppolani

 

Mercredi 27 Octobre

 2021

 

Lieu : salle des fêtes à 17 h

Entrée : 10 €

 

Ne dit-on pas que "la valeur n’attend pas le nombre des années"?

La jeune chanteuse Clémentine Coppolani, l’enfant de Porto Vecchio, illustre bien cet adage. Vous l’aurez compris, Clémentine n’a rien d’une Diva éthérée, c’est une femme construite par les montagnes et les vagues de son île, et son chant s’en ressent, il est indéniablement teinté du sceau de l’authenticité.

 

Clémentine Coppolani est chanteuse, créatrice du podcast la Clé De La Voix , coach vocal et formatrice depuis 2008. 

 

Renseignements: 04 95 21 19 70 ou sur le site  http://www.associu-scopre.com

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18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 17:56
Comment s'organiseront les bastelle 2021 à Poggiolo?
Comment s'organiseront les bastelle 2021 à Poggiolo?
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18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 14:15
Les confréries unies

 

Cette belle photo d'union est la conclusion de la journée des confréries de Corse qui a eu lieu samedi 16 octobre à Ajaccio.

 

Elisabeth BERFINI, prieur de la Cunfraternita di u Padre Albini, est au premier plan, à gauche. La bannière de la fraternité est tout à gauche, en partie cachée par celle de Volpaiola.

 

Au centre, on reconnaît facilement le diacre François-Aimé ARRIGHI, bien connu dans les Deux Sorru.

 

La photo peut être agrandie en cliquant sur elle.

 

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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 18:03

 

La famille DESANTI est représentée six fois sur le monument aux morts de Poggiolo, notamment par deux duos de frères.

 

Les trente noms du monument: les Desanti (3)
Les trente noms du monument: les Desanti (3)

 

DESANTI Dominique Xavier, mort en Serbie

 

Né le :  31 janvier 1890 - Décédé le : 13 décembre 1918

Parents : Jean Baptiste DESANTI et Xavière PIETRI

Dominique Xavier DESANTI sur la photo de l'école de Poggiolo en 1900.

 

Taille : 1,69 m

Engagé le 15 décembre 1910 au 5e escadron du train.

1er RIC (régiment d'infanterie coloniale), puis 3e et 22e. Campagnes en Algérie et Maroc. Conducteur de 1ère classe en janvier 1913.

Blessures : éclats de grenade à l’épaule gauche le 5 juillet 1916 à Frise (Somme).

Campagnes de Serbie en 1917.

Décédé des suites de maladie le 13 décembre 1918 (un mois après l'armistice!) dans l’ambulance alpine numéro 5 à Zajeca en Serbie. Décès retranscrit sur l’état-civil de Poggiolo le 12/05/19.

Inhumé au cimetière militaire français de Skopje (Macédoine) (tombe 531) avec l'inscription "DESANTI Dominique Mort pour la France". Ce cimetière  contient les restes de 960 officiers, sous-officiers et soldats de l'Armée d'Orient, ainsi que deux ossuaires, regroupant chacun environ 5.000 corps.

 

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Dominique soldat» accompagné par une accolade le réunissant avec DESANTI Jacques et l’inscription « FRERES ».

Tombe de Dominique Desanti à Skopje. Photo Calimero http://monumentmort.corse.free.fr/

Tombe de Dominique Desanti à Skopje. Photo Calimero http://monumentmort.corse.free.fr/

Cimetière de Skopje. Photo Souvenir Français.

Cimetière de Skopje. Photo Souvenir Français.

 

 

DESANTI François Antoine, victime de la bataille de la Marne

 

Né le : 26 octobre 1886 - Décédé le : 20 septembre 1914.

Parents : Joseph DESANTI et Marie Anne CARLI

Taille : 1,60 m.

Engagé en octobre 1906 au 3e régiment de zouaves à Constantine.

141e RI (régiment d'infanterie), puis 173e RI, puis 3e RI.

Sergent, puis sergent-major le 6 août 1914.

Disparu le 20 septembre 1914 à Béthincourt (Marne) et déclaré mort pour la France en 1921. Pas de tombe.

Citations : « sous-officier brave ayant toujours donné l’exemple du devoir. Tombé au champ d’honneur le 20 septembre 1914 à Béthincourt en se portant à l’attaque des positions ennemies. Croix de guerre avec étoile d’argent ».

Médaille militaire le 14 juillet 1923.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme "DESANTI François Antoine sergent major".

Alors que l'ordre alphabétique en faisait le second des DESANTI, la présence des deux duos de frères l'a repoussé à la sixième place.

 

 

 

DESANTI Jacques Antoine, un des deux morts de Vauquois

 

Né le 18 septembre 1881 - Décédé le : 4 mars 1915.

Parents : Jean Baptiste DESANTI et Xavière PIETRI

Frère de François Marie et de Paul Baptiste.

Taille : 1,58 m.

Engagé en février 1912 au 10e régiment d'infanterie coloniale, puis au 9e et au 22e colonial.

Campagnes au Tonkin et à Madagascar.

Disparu le 4 mars 1915 à Vauquois (Meuse), une semaine après DESANTI Jean.

Déclaré Mort pour la France. Pas de tombe.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Jacques soldat » accompagné par une accolade le réunissant avec DESANTI Dominique et l’inscription « FRERES ».

 

 

 

DESANTI Jean, l'autre mort de Vauquois

 

Né le :  8 octobre 1892 - Décédé le : 26 février 1915.

Parents : François Marie DESANTI et Jeanne CECCALDI.

Jean DESANTI sur la photo de l'école de Poggiolo en 1900.

Taille : 1,55 m.

Engagé en 1912 au 46e RI (régiment d'infanterie).

1ère classe en novembre 1913, remis soldat de 2ème classe le 15 avril 1914 pour mauvaise conduite.

Mort le 26 février 1915 à Vauquois (Meuse), une semaine avant DESANTI Jacques Antoine.

Déclaré Mort pour la France le 18 janvier 1919.

Enterré à Poggiolo?

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Jean soldat » accompagné par une accolade le réunissant avec DESANTI Jean Toussaint et l’inscription « FRERES ».

 

 

DESANTI Jean Toussaint, mort après la guerre

 

Né le : 29 novembre 1873 - Décédé : après le 1er août 1923.

Parents : François-Marie DESANTI et Jeanne CECCALDI

Taille : 1,57

Engagé au 104e RI (régiment d'infanterie) en mars 1893.

Campagnes de Madagascar (avril 1893-février 1897), Annam (décembre 1901-mars 1905), Tonkin (décembre 1905-janvier 1909), Cochinchine (octobre 1909-septembre 1910).

Sergent en juin 1904.

Quitte l’armée en 1910 et habite à Bizerte (Tunisie).

Rappelé le 1er août 1914.

Unités : 44e territorial, puis 250e territorial.

Démobilisé le 3 août 1919.

Décédé après le 1er août 1923 (où?).

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Jean Toussaint lieutenant» accompagné par une accolade le réunissant avec DESANTI Jean et l’inscription « FRERES ».

 

 

DESANTI Jean Toussaint, ramené à Poggiolo

 

Né le : 29 avril 1892 - Décédé le 2 octobre 1914.

Parents : François Marie DESANTI et Françoise COLONNA

Taille : 1,65 m.

Résidant en Tunisie, s’engage le 18 mars 1913 au 4e régiment de marche de tirailleurs algériens.

Sergent le 12 septembre 1914.

Tué à l’ennemi le 2 octobre 1914 à Crouy (Somme)

 

Le "Liamone" devant l'entrée du Vieux Port de Marseille. Photo: fonds Adhémar. Site: http://maitres-du-vent.blogspot.com/

Le "Liamone" devant l'entrée du Vieux Port de Marseille. Photo: fonds Adhémar. Site: http://maitres-du-vent.blogspot.com/

 

Corps ramené de Creil par train à Marseille le 11 juin 1922 et embarqué sur le vapeur « Liamone » avec les restes de 24 autres soldats pour être enterrés en Corse.

 

Fut enseveli dans la chapelle funéraire des DESANTI-BARTOLI, au-dessous de l'église St Siméon.

 

Eglise St Siméon et chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI.

Eglise St Siméon et chapelle funéraire DESANTI-BARTOLI.

Inscription sur la tombe de Jean Toussaint DESANTI à l'intérieur de la chapelle funéraire. Photo J-P CHABROLLE.

Inscription sur la tombe de Jean Toussaint DESANTI à l'intérieur de la chapelle funéraire. Photo J-P CHABROLLE.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DESANTI Jean sergent major».

 

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 18:00

 

La CLE (coordination inter-associative de lutte contre l'exclusion) organise

le mercredi 20 octobre

de 16h30 à 20h à l'Espace Diamant d'Ajaccio

un colloque sur le thème

"Un SAMU social en Corse?".

 

 

À  l’origine de ce colloque, un constat de plus en plus prégnant :

la précarité, la pauvreté et l’exclusion gagnent inexorablement, chaque jour, du terrain en Corse, avec 18,5 % de sa population vivant sous le seuil de pauvreté (source INSEE).

Phénomènes qui touchent essentiellement les SDF, mais aussi les précaires, les marginaux en voie de désocialisation, ou les individus ou les familles sur la voie d’une paupérisation inévitable.

S’y ajoutent, depuis près de deux ans, les conséquences psychologiques sur les populations fragiles, qu’a introduites la pandémie, ajoutant à des situations déjà difficiles, une situation anxiogène nouvelle.

 

Un SAMU social en Corse?

Mais il convient aujourd’hui, non seulement de mener des actions, mais d’avoir une stratégie d’ensemble face à la pauvreté et à la précarité et l’exclusion, en mettant en place, d’abord sur le Grand Ajaccio, un dispositif qui a fait ses preuves ailleurs : le SAMU social.

Selon la définition qu’en donne le docteur Emmanuelli: «le SAMU social est un dispositif de sauvetage dans le domaine médical, psychologique et social; mais il n’est qu’un dispositif d’urgence. (...) Outre les soins d’urgence, sa mission consiste aussi à orienter vers des solutions ou des pistes de solutions pérennes; il remet donc en lien les personnes qu’il rencontre, suit ou recueille dans cette dynamique de soins, d’accompagnement et de réinsertions.»

Et il rajoute qu’en Corse «l’exclusion n’est plus économique. Il faut regarder les autres problèmes: solitude, vieillissement, mais aussi mal-être des jeunes. [ … ]. La problématique de la souffrance psychologique, c’est le SAMU social qui peut y répondre, avec sa caractéristique de mobilité et de recréation d’un lien civique».

Disons, enfin, que tout autant que d’une boite à outils dont elle possède largement les éléments, c’est d’une stratégie globale de lutte contre l’exclusion dont la Corse a besoin; le Samu social doit en être, désormais, l’instrument.

 

Un SAMU social en Corse?

 

 Intervenants au colloque:

  • Dr Xavier EMMANUELLI fondateur du SAMU Social de PARIS et du SAMU Social
    international : le SAMU social aujourd’hui
  • Dr Stéphanie BOICHOT GEIGER, médecin régulateur au SAMU de PARIS et
    responsable d'une unité d'addictologie : l’addictologie et la rue
  • Thierry COUVERT-LEROY Couvert Délégué national de la Croix-Rouge Enfants &
    Familles / Lutte contre les Exclusions : les spécificités des villes moyennes et de
    l’insularité
  • Dr Sylvie QUESEMAND-ZUCCA, psychiatre, intervenante auprès des personnes sans abri : la psychiatrie et la rue

et une table ronde d'acteurs locaux engagés auprès des personnes vivant en situation précaire.

Les débats seront animés par Stéphane USCIATI de Via Stella.

 

 

Merci de vous inscrire dès maintenant à l'adresse mail : cle-ajaccio@sfr.f

 

Un SAMU social en Corse?

Associations membres de la CLÉ :

Délégation régionale médecins du monde

Le Secours catholique

Le Secours populaire - Fédération de Corse-du-Sud

La Falep 2A

Les Restos du Cœur de Corse-du-Sud

La Croix-Rouge - Corse-du-Sud

Ava Basta

La Fraternité du Partage

Présence Bis

Entraide Protestante

Falepa Corsica

Hors Normes

Les Uns Visibles

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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 18:08

 

Depuis un certain temps, il n'avait plus été question dans la presse ou dans les réunions d'élus de la situation des stations thermales corses.

Pourtant, quand un journaliste est en manque d'inspiration, il a un sujet tout trouvé pour remplir une page. 

Pourtant, quand un homme politique veut montrer qu'il souhaite revivifier la situation économique de l'intérieur de l'île, il peut prononcer quelques promesses.

Ainsi, la réouverture des installations de Guagno-les-Bains est devenue un véritable "serpent de mer". Les articles sur ce thème parus sur le blog des Poggiolais depuis douze ans sont innombrables.

 

Cette semaine, "Settimana" a renoué avec la tradition par un article très intéressant d'Isabelle Lançon-Paoli, agrémenté d'un excellente photo de Michel Luccioni. Nos lecteurs pourront en avoir connaissance en cliquant sur la reproduction du texte pour le lire tout à loisir.

On peut noter que, à propos de Guagno-les-Bains et de Guitera, le redémarrage est bloqué par:

"des bâtisses trop grandes, donc des travaux titanesques à réaliser, mais aussi, et surtout, la question du fonctionnement et de la gestion commerciale de ces structures thermales."

A Poggiolo, tout le monde le sait depuis longtemps, comme on sait que la solution viendra d'abord d'une volonté politique. L'Assemblée de Corse va-t-elle décider d'agir ou faudra-t-il éternellement se lamenter?

 

La misère de la richesse thermale corse
La misère de la richesse thermale corse

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 18:00

 

Quatre Poggiolais morts pendant la première guerre mondiale portaient le nom de DEMARTINI.

 

Ils sont inscrits sur la première face du monument aux morts.

 

Les trente noms du monument: les Demartini (2)

 

 

DEMARTINI Antoine François, du Sénégal à la Somme

 

Né le 10 décembre 1884 - Décédé le 8 juillet 1916.

Parents : François DEMARTINI et Madeleine DEMARTINI

Taille : 1,69 m

Incorporé le 11 août 1905 et rengagé en 1907.

6e RAC (régiment d’artillerie coloniale), puis 3e RAC.

Campagnes du Sénégal (1906-1909) et du Tonkin (1911-30 janvier 1914)

Maréchal des logis en 1913.

 

Citations : « après avoir eu son cheval blessé sous lui, a été blessé lui-même et néanmoins a su ramener en ordre toute sa pièce » (ordre général n°124).

Décorations : médaille militaire le 16 janvier 1915, croix de guerre le 10 juin 1915

Tué le 8 juillet 1916 (le 7 sur le registre matricule) entre Assevillers et Fontaine-lès-Cappy (Somme).

 

Inhumé dans la nécropole nationale du Lihons (Somme), tombe n°3935.

 

Inscrit à la sixième ligne du monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI François maréchal des logis ».

 

Tombe d'Antoine François. Photo Robert SAVELS. http://monumentmort.corse.free.fr

Tombe d'Antoine François. Photo Robert SAVELS. http://monumentmort.corse.free.fr

 

 

 

DEMARTINI Dominique François, le Tunisien

 

Né le 28 juin 1888 - Décédé le 3 novembre 1915.

Parents : fils naturel de Marie Dominique DEMARTINI (1861-1910)

Taille : 1,60 m

Employé des Ponts et Chaussées en Tunisie.

Engagé le 26 février 1907 à Bizerte au 4e RTA (régiment de tirailleurs algériens).

Caporal en 1907.

Campagnes en Tunisie (1907-1908) et Maroc (1908-1910).

Médaille du Maroc.

Libéré le 26 février 1911, devient sous-agent des Postes à Paris.

 

Rengagé en mars 1913 au 8e RIC (régiment d'infanterie coloniale), puis au 9e. Campagne au Tonkin (1913-mars 1915).

Combat en France au sein du 4e RIC.

Mort pour la France le 3 novembre 1915 à Massiges (Marne), en Champagne.

 

Inscrit à la cinquième ligne du monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI François caporal ».

 

Tranchée de Massiges © Michel Jolyot

Tranchée de Massiges © Michel Jolyot

 

 "Le soldat", chanson de Florent Pagny, clip tourné dans les tranchées et le cimetière de Massiges.

 

 

 

DEMARTINI Jean Baptiste

Né le : 5 novembre 1893 - Décédé le : 25 septembre 1915.

Parents : Antoine François DEMARTINI et Marthe MARTINI.

Frère de Jean Toussaint et Martin DEMARTINI.

Taille : 1,59 m

Engagé le 16 novembre 1912 au 3e RMT (régiment de marche des tirailleurs indigènes).

Caporal le 11 juin 1913.

Sergent le 11 août 1914.

 

 

Jean Baptiste DEMARTINI en uniforme de tirailleur algérien ou tunisien.

Jean Baptiste DEMARTINI en uniforme de tirailleur algérien ou tunisien.

 

Mort pour le France le 25 septembre 1915 à Epine de Vedegrange, à St Hilaire le Grand (Marne).

Inhumé dans la nécropole nationale de La Crouée, à Souain-Perthes-les-Hurlus (Marne), carré 3E, tombe 1791, avec l'inscription "DEMARTINI Jean Baptiste Sergent 3e Tirailleurs MORT POUR LA FRANCE LE 25.09.1915".

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI Jean sergent ».

 

 Tombe de Demartini Jean Baptiste. http://monumentmort.corse.free.fr

Tombe de Demartini Jean Baptiste. http://monumentmort.corse.free.fr

 

 

 

DEMARTINI Jean Toussaint, victime des élections municipales

 

Sa carrière étant très riche, un article particulier lui sera consacré plus tard.

 

Né le 1er novembre 1889 - Décédé le 9 février 1916.

Parents : François Antoine DEMARTINI et Gracieuse DESANTI.

Situation militaire avant 1914 : engagé le 12 novembre 1907 au 3e Zouaves en Algérie.

5 octobre 1908 : 5e dépôt des équipages de la Flotte.

1909 : élève-matelot, matelot timonier breveté.

Est affecté sur des navires de guerre jusqu’au 1er septembre 1912.

 

Jean Toussaint Demartini timonier (entre 1909 et 1912). Photo fournie par la famille PRINCE.

Jean Toussaint Demartini timonier (entre 1909 et 1912). Photo fournie par la famille PRINCE.

 

Il est cassé de son grade et chassé de la Marine pour avoir voté illégalement aux élections municipales de Poggiolo et s'être battu.

 

Se rengage pour 4 ans dans la coloniale.

7 septembre 12 : soldat de 2e classe au 8e RIC (régiment d'infanterie coloniale).

1913 : caporal, puis caporal-fourrier.

Janvier 1914 : 4e Sénégalais. Campagne au Dahomey.

Campagnes: Togo, Dahomey, Sénégal, France en mai 1915.

Blessé légèrement à la cuisse au combat de Khra (Togo) le 21 août 1914.

Cité le 24 août 1914 à l’ordre des troupes du groupe de l’AOF (Afrique Occidentale Française) pour sa blessure du 21.

Sergent le 16 mars 1915.

Mort pour la France le 9 février 1916 à Cappy (Somme).

Décès transcrit sur l’état-civil de Poggiolo seulement le 2 janvier 1917.

Médaille militaire en 1921.

 

Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo comme « DEMARTINI Jean Toussaint sergent ».

 

Jean Toussaint Demartini (marqué d'une flèche) au Dahomey en 1914. Photo fournie par la famille PRINCE.

Jean Toussaint Demartini (marqué d'une flèche) au Dahomey en 1914. Photo fournie par la famille PRINCE.

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Et ensuite tous les premiers mercredi du mois, et ,si mauvais temps, le mercredi suivant.

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Le comité des fêtes organise confection et dégustation de bastelle à Poggiolo

Dimanche 31 octobre.

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CÉLÉBRATIONS DE TOUSSAINT

Lundi 1er Novembre

BÉNÉDICTION DU CIMETIÈRE

APPRICCIANI 10h ARBORI 10h MURZO 10h
NESA 11h POGGIOLO 10h ORTO 11h BALOGNA 10h LETIA ST ROCH 16h

Lundi 1er novembre (TOUSSAINT)

SOCCIA 15h
VICO 15h
LETIA SMARTIN 15h

Mardi 2 novembre (DÉFUNTS)

GUAGNO 11h MARIGNANA 11h RENNO 11h

GUAGNO LES BAINS 15h: BÉNÉDICTION CIMETIÈRE

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Vacances scolaires:

- Toussaint: du 23 octobre au 8 novembre

- Noël: du 18 décembre au 3 janvier

- Février: du 19 février au 7 mars

- Pâques: du 23 avril au 9 mai

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