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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 06:50
Jean GAFFORY, une grande figure qui manquera

Toutes nos condoléances à l'épouse, aux enfants et à toute la famille de Jean GAFFORY.

Jean GAFFORY, une grande figure qui manquera

Jean GAFFORY, né en 1925, était une personnalité très connue dans nos villages, d'abord en tant que directeur de la Caisse d'assurance-maladie, puis par ses mandats électifs.

Il fut maire de Guagno pendant 43 ans, de 1965 à 2008. Il devint conseiller général du canton de Soccia en 1968, à la mort du maire de Poggiolo Martin PAOLI. Il garda cette fonction jusqu'en 1973, quand la réforme cantonale fit fusionner ce canton avec celui de Vico pour créer les Deux-Sorru.

Homme de conviction (il fut radical de gauche et il parraina la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle de 2002), il était toujours proche des gens et prêt à aider chacun. En 2008, le conseil municipal de Guagno lui avait attribué le titre de maire honoraire. 

Nous vous proposons deux vidéos qui évoquent les deux grands moments de sa carrière:

- l'élection à la mairie de Guagno en 1965 (montage de Marthe POLI)

- l'élection cantonale de 1968 (film de Michel FRANCESCHETTI)

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 14:01

La série "Fora di Strada" est diffusée sur France 3 Corse Via Stella. Cette série documentaire va par les chemins de traverse à la découverte du patrimoine naturel de la Corse en suivant Paul et Karine. Comme l'écrit le site de Via Stella, "Au fil de leurs pas, le long des sentiers de l’île, la Corse d’hier et d’aujourd’hui se raconte, avec ses figures légendaires, ses histoires et ses romances, ses savoir-faire et ses traditions, ses croyances et ses fables…".

L'épisode qui vient d'être diffusé le 24 janvier (et rediffusé le 26) a été tourné par Jean-Michel Martinetti, le réalisateur, cet été sur les bords du lac de Creno.

Il est intitulé "Découverte du lac de Satan", reprenant l'expression utilisée dans l'article paru dans ce blog (voir "Les légendes de chez nous (1/7): Le lac de Satan").

Les deux randonneurs sont au milieu des pins laricios et Paul POLI, qui est guide de moyenne montagne et spécialiste en environnement, explique les particularités de ces arbres et le rôle économique de leur exploitation d'antan. Mais la forêt est aussi un endroit mystérieux, comme l'atteste la présence de la fourche du Diable.

Le Diable, sa jument, sa fourche et son lac

Cette identification avec une fourche n'est pas celle des randonneurs qui connaissent bien cet arbre, servant de balise pour un sentier particulier, et qu'ils identifient plutôt à une lyre.

Karine et Paul évoquent la légende de la jument de Satan racontée dans l'article "Les légendes de chez nous (5/7): les trois tours du Tretorre", puis celle de l'exorcisme du lac de Creno. 

Un regret est le manque de localisation géographique dans cette émission. Guagno est, à propos de la légende de la jument, le seul village cité. Il n'est pas dit que le sommet fendu par les sabots de la jument est le Tretorre. Les deux protagonistes utilisent le terme de "cette région" sans préciser quelle partie de la Corse est concernée. Le guide commet même l'erreur de dire à un moment: "dans la région? Ici? Dans le Cruzzinu?".

Mais laissons de côté ces petits défauts pour admirer les belles images du lac, de ses mousses et de ses nénuphars. On apprend que les graines concassées de ces plantes aquatiques auraient servi à produire des substances hallucinogènes, ce qui permet à Paul d'évoquer le tabac corse qui était autrefois cultivé dans les villages, même à Poggiolo. Rien n'est dit sur les droseras, ces fameuses plantes carnivores de Crenu, et c'est dommage.

Au total, une demi-heure agréable à suivre, un bon moment de fraîcheur.

Les autres reportages de cette série peuvent être regardés le samedi à 17h55 sur France 3 Via Stella et en se connectant au site suivant:

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 17:59

Dimanche 1er février, vous êtes invités

à la TUMBERA de RENNU.

Mangez du cochon dimanche à Rennu

Cette foire traditionnelle se déroule chaque premier week-end de février au Col Saint-Roch et a pour thème le porc et ses différentes préparations dans la cuisine corse. La Tumbera s'inscrit dans une démarche d'accompagnement des producteurs et des socio-professionnels pour l'obtention d'une AOC charcuterie corse

La « Tumbera di Rennu » a été créée en 1986 pour promouvoir et transmettre le savoir-faire traditionnel de qualité. Depuis 28 ans, elle célèbre, pendant la période idéale d’abattage, les vertus gustatives du fameux figatellu. Roi de la fête : le cochon. Même s’il ne finit plus ses jours sur le champ de foire, réglementation européenne oblige, il est ici, vendu et consommé sous toutes ses formes.

Elle est chaque année le lieu de rencontre des éleveurs qui viennent parler de leurs problèmes et des progrès.

« Tradition ancestrale, la Tumbera (tuaison du cochon) se perpétue encore de nos jours dans la majorité des villages corses. Jadis, la viande et la graisse du cochon se consommaient toute l’année dans les familles, sous forme de prisuttu (jambon), figatelli (saucisse), ou autre sangui (boudin). La Tumbera donnait aux villageois, l’occasion de se retrouver autour de la confection du boudin par exemple, tâche confiée aux femmes du village. » (CTC)

Contact : Comité de Foire A Tumbera  Mairie – 20160 Renno  

Tel : 04.95.26.65.35  Fax : 04.95.26.63.42

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 17:55

François COLONNA, Maire de Vico Sagone, Conseiller Général du Canton des Deux Sorru, Président de la Communauté de Commune du Liamone, adresse ses vœux aux habitants du canton pour l'année 2015.

Les vœux du conseiller général

Un pays, un territoire, c’est un être vivant. L’expérience et la raison sont bien sûr les meilleures conseillères pour orienter sa vie et son devenir. Mais il se trouve aussi que parfois les grandes souffrances ressenties, qu’elles soient individuelles ou collectives, appellent à la réflexion.

Vingt jours après l’horreur et la formidable réaction de notre pays le désarroi est toujours là. Mais il faudra, l’émoi passé, au-delà des indispensables mesures de protection et de prévention, s’atteler au fait que nos jeunes, tous nos jeunes, retrouvent un avenir dans notre société, sur notre territoire, et la possibilité d’y construire leur vie.

La Laïcité, le Civisme, la Tolérance, la Responsabilité, la Proximité, l’Ecoute, et la Solidarité doivent être plus que jamais des valeurs modernes. C’est grâce au maintien de ces valeurs, de ces fondements de notre histoire, que nous serons plus que jamais vivants.

Montrer que nous sommes vivants, c’est pour moi continuer à m’investir. A mes cotés, l’Equipe Municipale, les Conseils Communautaires, et le Conseil Général se sont beaucoup investis dans les missions qui leur étaient dévolues. Qu’ils en soient ici publiquement remerciés.

Que soient aussi remerciés les acteurs de nos services publics. Qu’ils soient municipaux, intercommunaux, qu’ils soient gendarmes, enseignants, salariés de la maison de retraite, du Fam, pompiers, facteurs, cadres et agents du conseil général et de l’Etat, du Trésor Public et des diverses institutions qui agissent sur notre territoire.

Merci à nos professionnels de santé, médecins, pharmaciens, infirmières, kiné dont la présence ici nous est indispensable.

Merci à notre clergé dont la tâche est essentielle auprès de la population.

Mesdames et Messieurs les commerçants, artisans, chefs d’entreprise, agriculteurs, merci à vous également de vos investissements personnels et professionnels dans notre commune.

Merci enfin au monde associatif sans qui les manifestations culturelles, sportives et festives ne seraient pas ce qu’elles sont.

Merci à vous tous de partager avec nous l’espérance et la foi d’un monde meilleur où les possibilités de développement et d’attractivité seront enfin données au monde rural, acteur essentiel au sein d’un territoire plus équilibré et plus solidaire.

La vie doit gagner, cette vie incarnée ici par toutes les énergies positives qui œuvrent sur notre territoire.

C’est donc la vie que je vous engage à célébrer.

Winston Churchill disait « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité; un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté ». Je suis pour ma part très optimiste pour cette année à venir car dans ces périodes difficiles nous allons trouver la force d’avancer et d'aller encore plus loin.

Pace è Salute à tutte è à tutti chi l’annu 2015 sia più dolce è più felice.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 18:00

Les électeurs ajacciens doivent retourner aux urnes le 25 janvier à la suite de l'annulation des élections municipales pour manœuvres frauduleuses. Le tribunal administratif s'est basé sur le grand nombre de procurations délivrées, surtout entre les deux tours, et dont beaucoup comportaient des erreurs troublantes.

 

Dans tout système électoral, les fraudes ont toujours existé  et la Corse a souvent été moquée pour en avoir connu de toutes les sortes.

Autrefois, les tentatives de manipulation étaient peut-être plus grossières. Ainsi, voici un siècle, Vico a connu un cas particulier: le sabotage à l'huile.

L'affaire est racontée dans le quotidien "La Croix" du 5 mai 1914. 

Sabotage à Vico

Il s'agissait, dans le cadre des élections législatives qui se déroulèrent dans toute la France le 26 avril 1914, de désigner le député d'Ajaccio.

Le complot échoua puisque la commission de recensement des votes accepta les "plus de 150 bulletins" tachés. De toute façon, s'ils n'avaient pas été pris en compte, le résultat final aurait été le même: le député sortant Dominique PUGLIESI-CONTI fut réélu dès le premier tour avec 79% des voix de la circonscription.

La carrière de ce député-maire d'Ajaccio et son combat électoral de 1914 ont été racontés dans l'article "Il y a cent ans: l'originalité poggiolaise", publié le 22 mai 2014.

"L'originalité" de Poggiolo résidait qu'il fut le seul village des Deux Sorru à avoir donné son meilleur score au candidat socialiste et non pas à PUGLIESI-CONTI. Si nos lecteurs s'en souviennent, un chiffre pouvait intriguer dans le tableau de chiffres alors publié.

Sabotage à Vico

Il est noté que 172 bulletins avaient été déclarés nuls à Vico. Ce sont bien les "plus de 150 bulletins" tachés. Mais ce tableau est paru dans le journal "Avanti" du 2 mai 1914. La commission n'avait pas encore pris la décision de compter ces enveloppes, décision qui est rapportée par "La Croix" du 5 mai.

Le désir de frauder pousse à faire preuve d'une forte ingéniosité. Mais, dans le cas de Vico en 1914, ce fut un coup pour rien.

Nous souhaitons aux électeurs d'Ajaccio un scrutin limpide et sans huile.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 18:09

Le centenaire du début de la première guerre mondiale a permis aux médias de s'étaler largement sur le grand nombre de morts, sur l'énergie des soldats, sur les combats sanglants, etc., etc..

Mais, si de nombreux vilages perdirent alors leurs jeunes, ce ne fut pas seulement parce qu'ils périrent sous l'uniforme. 

 

UN CANTON PARTICULIÈREMENT SAIGNÉ

De nombreuses publications ont montré l'importance de "l'impôt du sang" versé par la Corse pendant la Grande Guerre.

Si l'on compte que, sur 40.000 mobilisés et 2.500 engagés volontaires, il y eut près de 11.000 morts, la proportion par rapport aux mobilisés atteint près d'un quart, contre 16,5% pour l'ensemble du pays.

On peut aussi rapporter le nombre de tués à la population totale. Le pourcentage est de 3,5% pour l'ensemble de la France. La Corse, quant à elle, déplora la disparition de 3,9% de ses habitants.

Sur la carte suivante, extraite de de "50 DOCUMENTS POUR UNE HISTOIRE DE LA CORSE", publication du CRDP de Corse, 50 cantons ont une moyenne de disparus supérieure à 3%. Mais les deux taches rouges correspondent aux cantons de SOCCIA et de Vezzano qui furent les seuls à dépasser les 6% de morts par rapport à la population totale.

 

Pourquoi les soldats ne sont-ils pas revenus?

Pourquoi ce triste record? Ce serait à étudier attentivement. Il est certain que, ainsi saignées, les communes de Sorru in Sù pouvaient difficilement se relever.

Mais ce ne fut pas tout.

LE NON-RETOUR DES SURVIVANTS

Des lecteurs ont pu être surpris, en lisant l'article "Ceux qui en sont revenus", d'apprendre que Jean-Antoine FRANCESCHETTI, après sa démobilisation et son mariage, au lieu de s'installer à Poggiolo, alla travailler à Marseille pendant plus d'un tiers de siècle. Grâce à son grand-oncle, le curé Philippe Antoine FRANCESCHETTI (1840-1924), il avait pu suivre à Ajaccio des études un peu plus approfondies que les jeunes du village. Il pu ainsi avoir plus facilement un emploi dans l'administration municipale marseillaise. Dès juillet 1921, Jean-Antoine habita au 7 rue Méolan, près de la Canebière, puis, à partir de 1935, au 25 rue docteur Jean Sicard (actuelle rue Marx Dormoy). Il ne revint s'installer à Poggiolo qu'à sa retraite.

Son cas ne fut pas isolé. Quel que fut leur niveau d'instruction, de nombreux jeunes Corses, après avoir quitté l'uniforme, ne revinrent pas au pays.

Paul SILVANI avait décrit ce phénomène dans le quotidien "Le Monde" du 7 novembre 1998:

"Une grande partie des survivants ne regagneront pas leur ville ou leur village: ils ont pour la plupart gagné des galons et préféré rester dans l'armée ou entrer dans la gendarmerie, les douanes, la police, l'administration coloniale ou pénitentiaire.(...)

Ainsi tous ces Corses tournent-ils le dos à l'économie agro-pastorale de subsistance de l'avant-guerre, c'est-à-dire une vie rude, difficile et sans avenir. La découverte d'un monde nouveau et des perspectives qu'il ouvre à tous ces jeunes gens qui, sans la guerre, n'auraient probablement jamais franchi la mer en masse (...) augure à la fois de carrières prometteuses et du déclin de l'économie des vallées de l'intérieur. (...)

Les conscrits sont très nombreux à ne pas regagner leur île, où il n'y a pas de travail, à la fin de leur temps: 100% EN 1921 POUR LE CANTON DE SOCCIA, 50% dans ceux de Lama et Castifao. (...)

 La guerre de 14-18 constitue ainsi une étape décisive dans le processus de désertification rurale."

 

Notre concitoyen Xavier PAOLI l'a écrit pour Poggiolo dans son "Histoire abrégée du village avant 1914" que l'on peut consulter dans la rubrique "Pour nous connaître" de ce blog: 

"cet harmonieux équilibre entre la nature et l'homme, lentement et patiemment élaboré au cours des siècles, sera brutalement détruit en 1914.
Plus rien n'arrêtera alors la chute inexorable vers ce que nous connaissons actuellement."

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:06

L'animateur de télévision Laurent Ruquier vient de susciter une avalanche de réactions hostiles après une mauvaise plaisanterie contre les Corses.

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Publié sur le site http://www.corsenetinfos.fr/

      Il n'est plus à un dérapage près sur la Corse. En Avril de l'année dernière, il avait ironisé sur l'assassinat du directeur général des services du département de la Haute-Corse. En Mars 2011, il avait, déjà, montré la Corse du doigt après l'assassinat d'un maire un soir d'élections, soulevant des concerts de protestation et des interventions auprès du CSA. Samedi soir il a "remis ça"... Les réactions ont été immédiates et ne sont pas près de s'atténuer…

 
Laurent Ruquier : "Les extrémistes corses n'ont rien à envier aux terroristes islamistes"
Dans "On n'est pas couché " de ce samedi, dans sa rubrique le "Flop ten", Laurent Ruqiuer n'a pas pu s'empêcher d'ironiser, une fois de plus, sur la Corse à partir de l'exemple de cette banderole qui a été brandie la semaine dernière dans une tribune du stade de Furiani lors de la rencontre Sporting-PSG.
L'histoire de la banderole a, en effet, été classée septième à son "Flop ten" de la semaine. Rien de grave à cela si Ruquier n'avait accompagné son choix d'un commentaire - que d'aucuns mettront à l'actif de la liberté d'expression - qui a fait bondir plus d'un téléspectateur et  qui a aussitôt suscité une multitude de réaction sur les réseaux sociaux.

"Cette banderole a été déployée samedi dernier avant le match Bastia-PSG pendant l'hommage aux victimes des attentats, banderole sur laquelle on peut lire "Le Qatar finance le PSG et le terrorisme". L'avantage c'est que la banderole n'a pas trop choqué les joueurs du Paris Saint-Germain vu qu'il n'y en a que deux  qui savent lire le Français. Il faut d'ailleurs faire aussi l'effort de comprendre nos amis corses : ils sont jaloux eux. Quand ils font des attentats il n'y a pas 4 millions de personnes qui défilent dans la rue. Tout le monde s'en fout. En plus, les extrémistes corses n'ont rien à envier aux terroristes islamistes, ils peuvent même se prêter leurs cagoules, ça leur ferait moins de frais…" a ironisé Laurent Ruquier.
Tout le monde n'a pas apprécié et si Ruquier n'avait déjà pas beaucoup d'amis chez nous, après ce coup pas vraiment élégant, ils seront encore moins nombreux, non ?

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Dans "Corse-Matin" de lundi 19 janvier, l'éditorial de Jean-Marc Raffaelli est particulièrement violent.

BÊTE ET MÉCHANT
Laurent Ruquier est un garçon intelligent, cultivé et drôle. Et, ce n'est pas incompatible, c'est aussi un gros con. Sa liberté d'expression est, en réalité, une débilité d'expression. On ne va pas en faire des tonnes sur sa stupidité car les réseaux sociaux, ces patinoires virtuelles glissantes propices à déraper, laissent libre cours aux commentaires froids ou hystériques.
Ruquier aime agiter des miroirs déformants où se reflètent ses énormités sensationnelles. C'est de fonds de commerce médiatique qui fait sa notoriété. La Corse y prend toute sa part, c'est une des terres fertiles où il sème ses graines acides, conscient et heureux d'en récolter les tempêtes. Sa dernière tirade est absurde, son amalgame radical avec les djihadistes indécent. C'est bête et méchant, c'est du mépris à mille lieux des transgressions jouissives d'un Cabu ou d'un Tignous.
Les paroles ne tuent pas comme une kalachnikov, mais elles blessent durablement ceux qui se trouvent sur le chemin de la ligne de mire. Elles ont transformé, comme ce fut le cas samedi soir, une émission captivante en plateau de médiocrité. Le flop de la semaine, c'est lui. Chez Ruquier, quand la Corse traverse son (mauvais) esprit, la bêtise vient en pensant.
Les Corses sont descendus massivement dans la rue pour scander leur rejet du fanatisme. Cette fois, gratuitement, dans le seul but de susciter auprès de son auditoire une approbation aussi facile que malsaine, un animateur les renvoie dans le caniveau. On espère, sans grande illusion c'est vrai, que cette corsophobie à la petite semaine va émouvoir un peu plus loin que notre propre territoire et un peu plus haut que nos propres élus. Car, sur le coup, on ne voit pas de différence significative entre un Ruquier et un Dieudonné.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 18:02
Salon du livre corse à Marseille

Les Corses et amis de la Corse de la région marseillaise vont, comme chaque année en janvier, se retrouver à la Maison de la Corse (69/71 rue Sylvabelle, 13006 Marseille) pour le Salon du Livre Corse.

Samedi 24 et dimanche 25 janvier 2015, de nombreux auteurs corses seront présents pour dédicacer leurs livres. Sont prévues des démonstrations culinaires, des conférences et une exposition de peinture (pour les détails, voir ci-dessous).

A ne pas manquer ! 

Cliquer sur l'image pour pouvoir lire le programme.

Cliquer sur l'image pour pouvoir lire le programme.

Samedi 24 janvier de 10 heures à 19 heures: ouverture au public de l'exposition-vente de livres corses et dédicaces d'auteurs avec l'association des éditeurs corses.

10 heures: démonstration culinaire par Vincent Tabarani, président de l'association Cucina Corsa.

14 heures: conférence: «Accompagnement financier des entreprises corses» par les responsables de Femu Qui.

15 heures: démonstration culinaire par Vincent Tabarani.

16 heures : conférence: «L'internement à Corbara en Corse de civils austro-allemands» par Simon Giuseppi.

 

Dimanche 25 janvier de 10 heures à 17 heures: ouverture au public de l'exposition-vente de livres corses et dédicaces d'auteurs.

 10 heures: démonstration culinaire par Vincent Tabarani.

14 heures: conférence: «Une page glorieuse de l'histoire de la Corse» par Sixte Ugolini.

15 h 30 : conférence: «La Corse et les Amériques» par Michel Vergé-Franceschi et Anna Moretti-Gnedina.

16 h 30 : tirage de la tombola (à gagner: deux billets aller/retour pour la Corse pour deux personnes et un véhicule offerts par la SNCM et La Méridionale ainsi que de nombreux lots offerts par nos exposants).

 

Samedi et dimanche

Stand de produits corses (Ionzu, coppa, figatellu, pâtisseries, confitures, vins, apéritifs, liqueurs et bien d'autres produits corses).

Tournage sur bois de stylos haut de gamme (présentés par Christian-Louis Mallet-EmmanuelIi).

Exposition du peintre Anna Grazi : «Le monde d'Anna Grazi» et exposition: «Résistance et libération de la Corse 1941-1943».

Dédicaces d'auteurs: Jean-Claude Beltramo; Marguerite Bourdet-Rosselini; Jean-Paul Ceccaldi; Berbard Cantie; Ivan Chiaverini; Paul di Giovanni; Marie-Hélène Ferrari; Rolande Giacometti; Simon Giuseppi; Jean-Pierre Lovichi; Anna Moretti-Gnedina; Jean-Pierre Nucci; Jean-Pierre Orsi; Marie Peretti-Ndiaye; JeanPierre Simoni; Sixte Ugolini; Michel Verge-Franceschi, etc.

 

Fédération des Groupements Corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône - Maison de la Corse – 69/71, rue Sylvabelle. Bureau ouvert du lundi au vendredi de 14 h à 18 h.

Tél. 04.91.13.48.50.  Email: maisondelacorse@hotmail.fr 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 18:00

Samedi 17 janvier, une messe est prévue à 15 h à Guagno-les-Bains pour la fête de St Antoine Abbé.

Ce saint, qu'il ne faut absolument pas confondre avec Saint Antoine de Padoue, est appelé Antoine le Grand, Antoine d'Egypte, Antoine l'Ermite ou encore Antoine au cochon. Il est considéré comme le fondateur de l'érémitisme chrétien. Il serait né vers 251 et mort vers 356 à l'âge de 105 ans.

Il est le saint patron des vanniers, des fossoyeurs, des bouchers et des charcutiers.

Il est connu pour ses guérisons miraculeuse d'une maladie inflammatoire nommée "le feu de Saint Antoine", provoquée par l'ingestion de l'ergot de seigle, qu'il aurait lui-même subie. Pour cette raison, le feu figure généralement sur sa statue, associé au cochon.

Serait-ce à cause de ses vertus médicales qu'il est honoré dans la station thermale réputée pour la qualité de son eau sulfureuse?

Célébration de Sant'Antone Abbate

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 08:33
Le crayon de Soccia

L'originalité du rassemblement pour la liberté d'expression qui s'est tenu à Soccia dimanche 11 janvier a été, en plus des dépôts de bougies (voir "L'hommage de Soccia"), l'érection d'un crayon géant. "Corse-Matin" revient aujourd'hui 14 janvier sur cette singularité.

Peut-on penser que, comme l'a écrit sur Facebook un commentateur enthousiaste, "Soccia a sa tour Eiffel" ?

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

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  • : Le blog des Poggiolais
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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Le calendrier poggiolais

Samedi 24 janvier: soirée pulenda et figatellu au Couvent St François de Vico. S'inscrire au secrétariat du couvent le matin au 04-95-26-83-83.

Vacances de printemps: du samedi 21 février au lundi 9 mars.

Vacances de Pâques: du samedi 25 avril au lundi 11 mai.

Début des vacances d'été: mercredi 8 juillet.

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