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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 18:00
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

LE LIEU ET LES RAISONS

 

La plaque de cuivre proposée par la devinette du mois se trouve dans un  lieu public de Poggiolo, un endroit où tout le monde peut la voir.

Non, elle n’est pas sur une porte, ni sur une boîte aux lettres, ni sur une tombe.

Elle est tout simplement dans l’église Saint Siméon.

Cette plaque a été fixée sur le sommet du dossier d’un prie-Dieu.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

«Un prie-Dieu est une chaise qui dispose d'une assise sur deux étages, la première pouvant être relevable pour s'agenouiller. L'assise inférieure sert à poser les genoux, et le dossier sert à appuyer les coudes. Les deux assises sont le plus souvent paillées.»

(Wikipedia, article «mobilier liturgique»)

 

«Avant le concile Vatican II qui voit progressivement l'abandon des prie-Dieu dans les églises au profit de simples chaises ou bancs et l'imposition de la position debout à la place de l'agenouillement lors des moments clés de la liturgie, il était d'usage pour les notables de la paroisse d'être propriétaire dans les premiers rangs de leurs chaises avec prie-Dieu sur lesquels ils faisaient graver leurs noms sur des plaques de métal (généralement en cuivre) ou émaillées vissées au dossier des chaises.»

(Wikipédia, article «prie-Dieu»)

 

L’église poggiolaise est maintenant équipée de bancs mais ce prie-Dieu a été conservé, ainsi qu’un autre qui sera évoqué à la fin de l’article.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

Tous deux se trouvent à gauche, dans les premiers rangs, près de la chaire d’où parlait autrefois le prédicateur.

Mais qui était la personne dont le nom E. VENTURINI est resté sur ce siège?

 

 

E. VENTURINI

La lettre «E» de la plaque est l’initiale du prénom «Elisabeth».

Marie Elisabeth PINELLI naquit le 8 mai 1894 à Poggiolo. Ses parents, Antoine François PINELLI (1864-1944) et son épouse Marie Dominique MARTINI (1868-1909), s’installèrent à Constantine en Algérie. C’est dans cette ville que sa soeur Antoinette vit le jour en 1897 (elle décéda en 1989). Elle avait aussi un frère, Jean Toussaint, né à Poggiolo en 1891 et mort pour la France en 1918. Son nom figurait à la fois sur le monument aux morts de Poggiolo et sur celui de Constantine (voir l'article "les "poilus" poggiolais de Constantine").

Elisabeth épousa le 17 mai 1922 à Constantine Emile Richard VENTURINI, né à Nouméa en 1879 et dont la famille était originaire d’Urtaca. Il mourut en 1939 à Poggiolo sans avoir eu d'enfant.

«Madame VENTURINI», ainsi qu’on l’appelait souvent, était bien connue pour sa gentillesse et sa piété. Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait eu un prie-Dieu à son nom.

Elle vécut jusqu’au 19 janvier 1996, à 102 ans, et fut inhumée à Poggiolo. 

Sa sœur Antoinette eut, de son mariage avec Martin OTTAVY (1890-1957), né à Philippeville mais d’origine socciaise, un garçon Marc «Jean», qui fut tué au combat en 1944 (voir l’article "De l'Algérie aux rives du Doubs" ), et Maryvonne qui est la mère de Joël et Hervé CALDERONI.

 

 

Ce simple prie-Dieu est un témoignage important de la pratique religieuse dans la première partie du XXème siècle. Il permet également d’évoquer l’histoire d’une famille poggiolaise. Il faut espérer qu’il soit conservé encore longtemps comme document historique.

 

 

NOUVELLE ENIGME

A côté du prie-Dieu d’Elisabeth VENTURINI, il existe un autre rescapé de ce genre de meuble religieux. Il comporte les lettres «C» et «A» tracées par des alignements de gros clous à tête ronde.

Qui était ainsi désigné?

L’animateur de ce blog l’ignore et espère que des lecteurs voudront bien l’éclairer.

 
Solution de la devinette du mois: la plaque mystérieuse

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Photos 1, 2 et 4 ont été prises le 21 août 2016; la 3 est extraite du film "Visite de St Siméon" tourné par Thierry CALDERONI en novembre 2008.

 
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 18:00
La devinette du mois: la plaque mystérieuse

Cette plaque en cuivre avec l’inscription «E. VENTURINI» se trouve dans un lieu public de Poggiolo.

Où est-elle placée exactement et dans quel but?

Quelle est la personne concernée par cette plaque?

Sachant que ce nom n’est pas courant au village, il est facile, surtout aux plus anciens, de résoudre facilement l'énigme.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 18:00

Les souvenirs de cinéma itinérant évoqués dans l’article précédent ("Cinema in paese années 60") étaient très précis sur l’été 1965 mais il manquait quelques précisions comme le nom du projectionniste ou la durée de cette activité.

 

Ces renseignements se trouvent dans l’ouvrage «Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes». Jean-Pierre MATTEI, fondateur de la Cinémathèque de Corse et réalisateur du film «Filetta Meia ou Le village de mes origines» sur Renno (voir l'article "Parle de ton village"), y signe un chapitre intitulé «Cinéma et image animée dans l’espace vicolais».

D’après lui, le premier "tourneur" ou projectionniste itinérant dans notre micro région semble avoir été Dominique MASPOLI, exploitant d’un cinéma Pathé Rural Nathan.

 

«Pendant la période qui va de juillet 1934 à décembre 1934, il sollicite l'accord des maires environnants. Les villages qu'il visite constituent ce que nous avons appelé «l'espace vicolais». Il va de Calcatoggio à Sari d'Orcino, de Casaglione où son père fut maire, à Guagno. Il va à SOCCIA. à Piana et à Cargèse. à Renno et à Vico. Mais sa petite entreprise est peu rentable, et il décide de s'en séparer et de partir «sur le continent» pour travailler dans les industries textiles.»

 

Un autre essai eut lieu après la guerre avec

«Dominique PANIGHI et Toussaint SIMONI, ce dernier originaire de Sari d'Orcino. Durant deux ans et demi de 1954 à 1956, avec un appareil 16 mm S.L.D.P., ils ont projeté tous les jours sauf le dimanche. Ils sillonnaient les salles accueillantes des villages de Cargèse, Vico, SOCCIA, Bocognano, Ucciani, Ambiegna et Sari d'Orcino, où Dominique PANIGHI tenait un bar. Mais une fois tous les frais payés, la recette était maigre. Il préféra assurer son avenir en rentrant aux Postes et devint facteur de son village.»

 

Dans les années 60, évoquées dans l’article précédent, le tourneur était Louis BERTOGLI.

«Louis BERTOGLI, originaire de Letia Saint Martin et né en 1928, a grandi à Vico où il fréquentait le cinéma animé par l'Abbé FRANCHI.» 

Abbé Franchi curé de Vico de 1928 à 1955

Abbé Franchi curé de Vico de 1928 à 1955

Ce dynamique curé vicolais avait repris la salle ouverte par Dominique MASPOLI pour créer en 1935 un cinéma paroissial appelé Ciné Régina. 

«À son retour d'Indochine en 1950, M. BERTOGLI travaille au village dans différents domaines, avant d'animer, de 1960 à 1968, le cinéma itinérant de Vico, et de prendre le relais des projections dans l'espace vicolais.»

 

La description de Jean-Pierre MATTEI se rapproche beaucoup des souvenirs de Michel FRANCESCHETTI de l'été 1965 publiés précédemment:

 

«On peut reconstituer ce qui sera, durant une décennie, le parcours de notre opérateur ambulant. 

Chaque lundi, trois bobines de films lui seront remises à Ajaccio par M. Teisseire. Le grand film est sur deux bobines et la troisième propose actualités, documentaire et bandes annonces. Equipé d'une voiture, d'un projecteur Debrie 16 m/m, d'une colleuse, d'une enrouleuse et de quelques affiches de publicité pour annoncer le programme, Louis BERTOGLI va chercher les films à Ajaccio ou à Propriano selon la disponibilité. Chaque semaine, il rayonnera de Vico à Guagno, à Tiuccia, à Sari d'Orcino, à Cargèse ou à Piana *, partout où des salles peuvent être louées. La convivialité règne. Si les chaises manquent, on les emprunte aux voisins. Louis BERTOGLI était entouré de jeunes gens heureux de parcourir la région et de rencontrer un public friand du spectacle populaire qu'est le cinématographe. 

Trois ou quatre affiches de cinéma réparties dans le village annoncent la séance. Toutes les générations sont intéressées. Films romantiques et westerns ont la faveur du public fidèle et peu exigeant. La pellicule, fragile, casse souvent durant la projection et l'attente de la reprise pimente le silence. Ces interludes donnent une densité et comme une respiration interrogative aux séances.»

* et, évidemment, à Soccia

 

Il ne faut pas oublier qu’une salle de cinéma était également exploitée depuis 1929 à Vico, au Café de France (là où se trouvait, et se trouve toujours, la pompe à essence)

Le Café de France

Le Café de France

«À Vico, la salle qui peut contenir 120 places, a été conçue pour les projections cinématographiques. Elle possède un balcon qui n'est utilisé que lorsque la salle est pleine, et, pour accéder au balcon, il faut monter par une échelle installée à l'extérieur!

Insouciante et délicieuse époque où toutes les normes mises en place aujourd'hui n'existaient pas!».

 

Les photos sont extraites de «Vico-Sagone, Regards sur une terre et des hommes»

Cinéma rural (3/3): les tourneurs des Deux Sorru
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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:00

L'article sur le cinéma de Marignana ("On a presque honte d'être d'un village") peut faire penser à une autre forme de cinéma rural, qui a malheureusement tout à fait disparu: le cinéma itinérant. Des projectionnistes allaient autrefois l'été de village en village pour montrer des films dans les lieux non encore touchés par la télévision.

 L'article ci-dessous, écrit d'après des souvenirs de Michel FRANCESCHETTI, avait été publié sur ce blog en mai 2009 et a été légèrement remanié. 

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Les membres de la génération 68 (ceux qui avaient 20 ans autour de 1968) se souviennent certainement des séances de cinéma qui avaient lieu à Soccia pendant les grandes vacances des années 1960.

Chaque lundi, la séance était annoncée par une affiche apposée dans les villages de Sorru in Sù. A Poggiolo, elle était fixée par du scotch ou du sparadrap sur la porte de la maison MARTINI ou près de de la boîte aux lettres qui se trouvait alors sur le mur de la route, en face de la maison CECCALDI. Elle y restait jusqu'à ce que le briquet d'un adolescent malicieux la réduise en cendres!!! Mais tous les jeunes avaient eu le temps de la lire et de décider ou non de se rendre à la soirée.

Photo du 23 juillet 1968. De gauche à droite: Joël Calderoni, Marie-Thérèse Martini et Hervé Calderoni.

Photo du 23 juillet 1968. De gauche à droite: Joël Calderoni, Marie-Thérèse Martini et Hervé Calderoni.

La séance débutait vers 21h ou 21h30. De Poggiolo, on se rendait à Soccia en groupe et à pied, évidemment. Qui aurait pensé utiliser un véhicule pour faire trois kilomètres? D'ailleurs, qui avait une voiture?

 On s'asseyait sur des chaises hétéroclites ou un banc en bois qui menaçait de s'effondrer. L'ambiance était bon enfant car tout le monde se connaissait. Après avoir encaissé le prix de l'entrée, le projectionniste ambulant faisait cliqueter son appareil qui montrait toujours une première partie d'actualités ou de reportages avant le grand film. Ce film n'était jamais une nouveauté de l'année mais avait bien déjà 2 à 6 ans d'exploitation en ville.

Chaque changement de bobine permettait un entracte plus ou moins long. On houspillait parfois les filles qui passaient devant l'écran pour récupérer leurs sacs que les garçons avaient chipés. 

1966 fut la première année où les séances se tinrent "chez Marco", ou plus exactement "chez Santa", comme on disait alors, c'est-à-dire dans l'actuel hôtel "U Paese", alors en construction. C'était dans une salle qui est sous la terrasse de l'hôtel.

Cinéma rural (2/3): Cinema in paese, années 60

Les années précédentes, les projections avaient eu lieu à l'ancien Hôtel Ste Anne qui était quelques dizaines de mètres plus haut.

Le mur étant suffisamment blanc pour servir d'écran, il n'était pas nécessaire d'y accrocher des draps de lit (drap à une place pour les films ordinaires, draps à deux places pour les grands films en cinémascope!) comme à l'Hôtel Ste Anne.
Le prix de la soirée était de 3 Francs, ce qui équivaut à 0,46 euro. Pas de quoi se ruiner!

Voici, avec les anecdotes qui y sont liées, la programmation que je connus pendant mon séjour de l'été 1966 (en cliquant sur les titres ou les noms d'acteurs, vous aurez des renseignements sur ces chefs-d'œuvre impérissables):
  - lundi 18 juillet: "Tonnerre apache", western avec Charles BRONSON.
 - lundi 25 juillet: "Au bord du volcan",
 film d'espionnage avec Martine CAROL.
 - lundi 1er août: treize jeunes Poggiolais (dont je faisais partie) ne sont pas allés au cinéma car ils préparaient une excursion à Camputile pour le lendemain (et le départ était fixé à 4 heures du matin!).
 - lundi 8 août"Houla-Houla",
 film comique avec Fernand REYNAUD.
 - lundi 15 août: "Les trois sergents", western avec Dean MARTIN, Franck SINATRA et Sami DAVIS jr. Il fallut attendre la fin de la traditionnelle procession aux flambeaux et bougies de l'Assomption pour commencer. Mais certains Poggiolais, lassés des "navets", avaient préféré aller aux "Trois Chemins" écouter des 45 tours à la belle étoile sur un électrophone TEPPAZ à piles, comme ils le faisaient souvent.

Cinéma rural (2/3): Cinema in paese, années 60

Joël CALDERONI près d'un électrophone sur la terrasse des Bartoli le 20 août 1966 (extrait du film "Au temps du 45 tours").

 

  - lundi 22 août: "Exodus"film exceptionnel par sa longueur et son thème (super-production hollywoodienne sur les débuts de l'Etat d'Israël). Le prix fut donc exceptionnel: 4 Francs.
  - lundi 29 août: "Le vice et la vertu". Film de Roger VADIM d'après le marquis de Sade, avec Robert HOSSEIN, Annie GIRARDOT et Catherine DENEUVE. Il était en principe interdit aux moins de 18 ans mais cette limitation, à peine entrevue lors de la projection de la bande-annonce le 22 août, n'était pas indiquée sur les affiches.
lundi 5 septembreséance annulée pour cause d'une panne de courant dans le canton, panne commencée depuis le matin et qui dura jusqu'au lendemain!!! Il y avait toujours une ou deux coupures de cet ordre pendant les vacances.

Lors d'étés sans télévision (premier poste au village: dans la famille MICHELANGELI en 1965, semble-t-il), ces soirées étaient des distractions qui permettaient de se rassembler, de s'amuser et d'entretenir l'esprit communautaire de l'époque.

 

Mais c'était il y a très, très longtemps, dans une autre époque, dans une autre société, peut-être dans un autre monde...

 

(à suivre)

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 00:50

Félicitations à la nouvelle centenaire d'Orto.

"Corse-Matin" de mercredi 22 février 2017.

"Corse-Matin" de mercredi 22 février 2017.

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 18:00

"Le mal de la Corse est qu'on a presque honte d'être d'un village".

 

Cette phrase, a priori violemment choquante, se trouve dans l'entretien accordé par Paul CECCALDI à Pascale CHAUVEAU pour le bulletin "INSEME" de février.

Paul CECCALDI préside l'association Scopre qui anime le village de Marignana, et même l'ensemble des Due Sevi, avec notamment des spectacles de théâtre et de cinéma. Sa salle d'une cinquantaine de fauteuils vient d'être équipée d'un matériel de projection numérique en 3D inauguré le 14 décembre. Des films récents y sont montrés régulièrement (le mercredi, samedi et dimanche). Voir la programmation sur le site http://www.associu-scopre.com​​​​​​​

 

photo Associu Scopre
photo Associu Scopre

photo Associu Scopre

Le président de Scopre ne mâche pas ses mots mais ses propos  méritent d'être reproduits et médités par ceux qui s'intéressent au destin des villages corses:

 

"PC: N'était-il pas audacieux de monter un tel projet dans un village peu peuplé et en pleine ruralité?

P. Ceccaldi: Ce n'est pas parce qu'on habite à Marignana et pas à Paris ou une autre ville qu'on est nul, ou qu'on n'a pas les capacités manuelles ou intellectuelles. La motivation est l'attachement qu'on a à son village. Moi, je vis et je travaille dans une région que j'ai choisie, et je veux vivre comme ceux qui habitent en ville concernant l'accès à la culture. Je pense que les gens du canton ont besoin comme moi d'avoir accès au cinéma, au théâtre, à des conférences et à des ateliers de loisirs. Le mal de la Corse est qu'on a presque honte d'être d'un village, et en tout cas on n'en est pas assez fier au point de s'y installer.

PC: Il y a tout de même le barrage des possibilités d'emploi plus réduites?

P. Ceccaldi: c'est un faux problème! Regardez la force économique et la puissance de la châtaigneraie. Autrefois principale source de revenus, aujourd'hui on roule sur les châtaignes sans les ramasser, et on y lâche les cochons pour qu'ils se nourrissent. D'ailleurs, même le cochon est mal exploité, quand les éleveurs se contentent de faire uniquement des saucissons et du figatellu. Quant aux plantes aromatiques, elles sont à peine exploitées! La facilité est d'être cantonnier, mais il y a tant de choses à faire. Ceux qui parlent de ruralité feraient mieux de la vivre. C'est bien d'aider les artisans à s'installer dans les villages, mais on n'installe pas les gens dans un désert. Qu'il y ait ici du théâtre et un cinéma est un plus pour faire venir des familles."

L'ensemble de l'entretien est à lire sur le blog du bulletin "Inseme" (pages 6 et 7 du numéro de février):

(à suivre)

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 18:00

Finalement, la détermination des enseignants et des parents a réussi: vendredi 17 février, le rectorat a annoncé officiellement que la dotation horaire du collège Camille Borrossi de Vico serait maintenue. Aucune classe ne sera donc supprimée.

Lundi 13 et mardi 14, le collège et les écoles du canton avaient été bloqués. Jeudi et vendredi, les parents ont maintenu le blocus. Prévenus de la présence de Gilles Simeoni à Evisa pour une réunion, des parents sont allés rencontrer le président du conseil exécutif de la Corse. François Colonna, président de la communauté de communes, et plusieurs maires ont soutenu le mouvement. Finalement, le rectorat a reculé. 

Mais il faudra rester vigilant.

La victoire a été annoncée par le communiqué des parents d'élèves publié ci-dessous.

Le rectorat a fait marche arrière

Les parents d'élèves du collège de Vico. 
 

Nous venons d'avoir confirmation par Monsieur le chef d'établissement du collège Camille Borrossi que la dotation annuelle des heures absolument nécessaires pour faire fonctionner le collège ont été accordées.

Grâce à cette bonne nouvelle, le conseil d'administration du collège a pu être tenu ce matin, par le directeur, les enseignants et les personnels concernés, afin de décider de la répartition de ces heures. 
Les classes qui étaient menacées seront ainsi maintenues ! 
 

Cela nous permet de conserver une certaine qualité d'enseignement dans notre collège, et d'une manière plus générale de renforcer la reconnaissance de notre spécificité géographique qui rentre dans le cadre de la « Loi Montagne ».  

Nous restons persuadés que le Collège De Vico est le poumon de l'économie locale et le frein indispensable à la désertification des zones rurales.  

 

Il nous appartient à tous de conserver et d’améliorer encore ce magnifique outil qui vient d’être rénové et qui peut être très bénéfique, de manière directe et indirecte à la population de notre canton.  

Nous allons donc travailler en convergence avec Collectivité Territoriale de Corse pour pérenniser cet accord sous la forme d’une convention de ruralité.  

Nous remercions particulièrement toutes celles et ceux qui se sont investis dans cette action et qui ont permis de la mener à bien.  

Nous adressons nos vifs remerciements aux élus de CTC, à M. le Président de la Communauté des Communes et aux maires qui nous ont manifesté leur soutien et qui oeuvrent quotidiennement dans l’intérêt de notre canton. 

 

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 18:00

Quand Brigitte est passionnée, elle n'abandonne pas. Enseignante à la retraite, Brigitte LOŸS s'est installée à Soccia où elle loue des chambres d'hôte mais elle est préoccupée par des horizons très éloignés du col de Sorru.

Dans le cadre de l'association ACLES, elle a participé à des actions destinées à aider les habitants du village de TANANOMBY à Madagascar. Avec plusieurs bonnes volontés du canton, elle a organisé une "ruche de laine" pour envoyer des layettes, bonnets ou couvertures en laine pour les enfants de ces hauts plateaux malgaches où l'hiver est rigoureux.

Le blog des Poggiolais s'était fait l'écho de cette œuvre dans deux articles parus en 2011 et 2012:

- "Jumelage"

- "Couvertures à Madagascar" d'où est extraite la photo suivante.

 

 

 

Brigitte continue à tricoter

Le 9 février, Pascale CHAUVEAU s'est entretenue avec Brigitte LOYS pour "Corse-Matin" sur cette opération laine et sur TANANOMBY. La page est reproduite ci-dessous. 

Cliquez sur les articles pour les lire plus facilement.

Brigitte continue à tricoter
Brigitte continue à tricoter
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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:00
Une conférence d'Histoire à Toulon mercredi 22 février

Philippe FRANCESCHETTI, professeur agrégé d'Histoire, exposera les difficultés des catholiques français plongés dans la tourmente de la guerre entre 1939 et 1945. Les enjeux de l’époque les ont poussés à répondre à une question de conscience: comment réagir face à l’Occupation, au régime de Vichy et à la Résistance ? Dans ce contexte, comment s’est poursuivie la vie de l’Eglise en France ? S'engager dans le vie politique et sociale sans renier leur foi devient alors un problème auquel les catholiques, clergé comme laïcs, apportent des solutions diverses.  

 

Le Grall, Pub associatif des missionnaires de la Miséricorde (adhésion 1 €)
377 avenue de la République , 83000 Toulon
La soirée pourra se poursuivre autour d’une pizza (Participation aux frais)
Contact : cafehistoiredetoulon@gmail.com

 
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 18:00

Dans la vente aux enchères de la maison Artcurial organisée le 14 février, il était présenté 48 aquarelles réalisées fin XIXème siècle par le peintre hollandais Charles van de Velde. Ancien officier de marine, il se tourna vers la peinture et parcourut la Corse en 1875, 1876 et 1877. Ses œuvres furent offertes en 1890 à Valentine Eiffel, fille du célèbre ingénieur, et à son mari Camille Piccioni, d’une grande famille du Cap Corse.

Parmi les tableaux de divers endroits de Corse, on peut noter une «Vue du lac de Creno près du village de Soccia». 

 
Le Hollandais qui est venu à Creno

En grossissant cette image illustrant le catalogue d’Artcurial, on s’aperçoit que, sur cette aquarelle sur trait de mine de plomb, le travail a été très minutieux et très précis.

Le Hollandais qui est venu à Creno

Mais, au fond, Charles van de Velde a ajouté des sommets blancs et pointus que l’on ne peut voir des bords du lac.

Il est à remarquer que les arbres sont plus nombreux maintenant que voici 140 ans.

Le Hollandais qui est venu à Creno

En tout cas, le lac de Creno n’était pas aussi effrayant que l’avait noté l’abbé GALLETTI en 1863, une douzaine d’années plus tôt.

Le Hollandais qui est venu à Creno

Creno, un lac qui se transforme selon le regard de ses visiteurs !

 
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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Les films et les photos de famille et de vacances deviennent tous, au bout de quelques années, des documents historiques  qui montrent comment les diverses générations ont vécu.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Le calendrier poggiolais

 

Début des vacances d'été: samedi 8 juillet midi.

Festival Sorru in Musica: du 21 au 30 juillet.

Fête de saint Roch: mercredi 16 août.

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