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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 15:01

 

La question de l'état du chemin allant de Poggiolo à Orto avait été posée très dernièrement.

 

Un de nos lecteurs, Hervé CALDERONI, nous signale qu'il vient de l'emprunter sans problème:

"Il est en bon état, et parfaitement fréquentable.

Il y a juste le début, lorsqu'on longe le cimetière, qui est encombré par des ronces et autres végétaux, mais cela ne dure pas".

 

Nous espérons que cette promenade restera un endroit agréable, comme dans le film suivant réalisé voici cinq ans. 

 

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 17:30

 

Dans une petite communauté villageoise, les jeunes sont importants. Ils représentent le dynamisme et l’avenir. Même si leurs jeux et leurs facéties troublent la sieste des vieux, chacun est heureux de les voir et de les entendre. Finalement, ils sont les enfants de telle ou telle famille mais ils sont surtout les enfants de tout le monde, de toute la communauté. Aussi, quand ils semblent être en danger, tout le village en est affecté et s’inquiète.

 

Ce fut le cas pendant les étés 1965 et 1966, quand on crut qu’un bon nombre de ces jeunes avait disparu en pleine montagne.

 

 

Attention:

ce texte est un peu plus long que les articles habituels du blog

mais il faut le lire jusqu'au bout.

 

 

LE PRÉCÉDENT DE 1965

 

Pour comprendre ce qui s’est alors passé, il faut revenir à l’été 1965.

 

Les jeunes de ce qui pourra être nommée la génération 68 (ceux qui eurent vingt ans autour de 1968) étaient entichés d’excursions en montagne.

 

Le samedi 7 août 1965, ils furent dix-huit, de plusieurs familles du village, (plus les chiens Tango et Wolf) à quitter Poggiolo en direction, bien au-delà de Guagno, du col de Bocca Soglia, à 2026 mètres. Le but était d’y monter pour admirer le panorama sur les lacs de Melo et de Capitello.

 

Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).
Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).

Tango (avec Hervé Calderoni) et Wolf (copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti).

 

Les noms des dix-huit audacieux:

- Rose-Marie BARTOLI (maintenant épouse CHABROLLE)

- Joël et Hervé CALDERONI

- Jeanne CECCALDI (maintenant épouse GRIMALDI)

- Jérôme DUGAS et sa sœur Marie-Claude (maintenant décédée, elle fut la mère de Marie et de Mathilde BENDLER)

- Paule FATTACIOLI (maintenant épouse ALLARD)

- Jean-Pierre et Michel FRANCESCHETTI

- Jacques-Antoine MARTINI (que tout le monde appelait alors simplement Jacques)

- Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA)

- François OLIVA

- François ORAZY

- Hervé et Jean-Marc OULIÉ

- Christian PINELLI

- Dominique (dit Doumé) PINELLI 

- Jean-Marc TRAMINI

 

Le départ du village eut lieu à 4 heures du matin. Comme les voitures automobiles étaient rares, la première tâche dans ce genre d’excursion était de joindre à pied par la route goudronnée le village d’où partait le sentier à suivre. Le moment du départ était donc toujours très tôt. On évitait aussi la forte chaleur estivale de la journée. 

 

Si l’on passait par Soccia, il fallait monter jusqu’à la croix (Croce Maio) mais la route actuelle aboutissant à la pizzeria n’existait pas. Pour aller plus vite, on grimpait tout droit la grande montée sous les châtaigniers. 

 

 

AU-DELA DE GUAGNO

 

Ce jour-là, le trajet passait par Guagno.

 

L'ancienne croix du Fragnu.

L'ancienne croix du Fragnu.

 

Sortant de Poggiolo, l’expédition partit de la croix du Fragnu (numéro 1 sur la carte ci-dessous)… et du dépôt d’ordures qui s’y trouvait, car il n’existait pas de déchetterie intercommunale. Il fallut marcher entre les boîtes de conserve aux bords coupants, les bouteilles en verre brisées (les bouteilles en plastique, inventées deux ans plus tôt, n'étaient pas encore commercialisées), les matelas éventrés et les débris de toutes sortes pour atteindre l’antique sentier utilisé pendant des générations avant la création de la route goudronnée (numéro 2 sur la carte).

 

La première partie du chemin. ​​​​​​​Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

La première partie du chemin. ​​​​​​​Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Aprés avoir traversé le Fiume Grosso sur un pont branlant (numéro 3), il fallut gravir une longue montée (numéro 4) pour entrer à Guagno par son dépôt d’ordures (numéro 5), avec le même décor que près du Fragnu.

 

La traversée de Guagno se fit sous les yeux de quatre ou cinq villageois étonnés de voir tant de jeunes de si bon matin. Puis, le groupe marcha tranquillement sur les 4 ou 5 kilomètres d’embryon de la route D 23 (numéro 6) qui avait été tracée pour aller vers Corte (à 23 km à vol d’oiseau), mais qui n’y arrivera jamais (voir l’article « La route oubliée » du 29 octobre 2018). 

 

De mauvaises langues prétendent que, de l’autre côté, le projet routier capota parce que la famille Giacobbi ne voulait pas que le village de Venaco qu’elle dirige depuis un siècle fut ouvert à d’autres influences politiques. Mais ce ne sont certainement que de très mauvaises langues !!!

 

De nombreuses péripéties ponctuèrent l’expédition.

 

La couture du pantalon d’une fille céda mais, par chance, le secours de deux épingles de sûreté lui évita d’avoir les fesses à l’air. 

 

Surtout, à cause des différences de vitesse et de plusieurs erreurs d’itinéraires, le groupe se divisa en deux, puis trois tronçons. 

 

Il en avait été de même une semaine plus tôt, le 31 juillet, lors d’une excursion à Canale, en face de Soccia, où les treize membres de l’expédition s’étaient totalement éparpillés et où certains avaient pratiquement dû faire de l’alpinisme, l'un d'eux ayant eu le ventre râpé en glissant le long d'un rocher.

 

 

 

DIVISION ET RÉUNIFICATION

 

Seconde partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Seconde partie du chemin. Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

 

Le haut cours du Fiume Grosso fut franchi par la passerelle de Trayette ou des Spelonche (numéro 7).

 

 

Passerelle des Spelonche (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

Passerelle des Spelonche (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

 

 Les onze membres du groupe principal arrivèrent aux bergeries de Belle e Buone (numéro 8) à 11 h 30 et n’allèrent pas plus loin. 

 

Avant de continuer jusqu’au col de Bocca Soglia, il fallait se restaurer et attendre les autres. Le lieu était agréable. 

 

 

Bergerie principale (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

Bergerie principale (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).

 

Devant la cabane principale, près d’une source, à l’ombre d’un arbre, des bancs et une table en bois permirent de bien s’installer pour vider les sacs et se partager la nourriture. Il manquait juste les desserts qui se trouvaient dans les sacs des retardataires. Ensuite, on pourrait reprendre l'ascension en bonne condition.

 

Mais le temps passait et les sept autres n’arrivaient pas. 

 

Finalement, à 14 heures, sur la crête d’en face, plus à l’ouest, apparut la silhouette de Jean-Pierre FRANCESCHETTI. Il était parti depuis plus d'une demi-heure en éclaireur en laissant les égarés (dont le chien Tango). Après avoir traversé le haut cours du fleuve, ils étaient allés trop à gauche, avaient dû escalader des versants très raides et se trouvaient à bout de souffle, presque sans nourriture et sans eau. Ils en avaient été réduits à boire le jus des boîtes d’ananas prévues pour le dessert. 

 

Jacques MARTINI et Jean-Marc OULIÉ n'hésitèrent pas à s’élancer pour grimper sur le massif, bardés de gourdes remplies, afin de les secourir.

 

La jonction avec les derniers égarés ne se réalisant qu’à 16 h, il n’était pas possible de grimper au col pour atteindre le but prévu à l’origine. Tout le monde repartit à 17 h après avoir réalisé quelques photos.

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Douze des participants après la réunification. Debout, de gauche à droite :  Michel Franceschetti, Jean-Marc Oulié, Marie-Claude Dugas, Doumé Pinelli, François Orazy, Paule Fattacioli, Hervé Oulié, Hervé Calderoni. Assis : Fraçois Oliva, Jérôme Dugas, Jean-Marc Tramini, Christian Pinelli.

Douze des participants après la réunification. Debout, de gauche à droite : Michel Franceschetti, Jean-Marc Oulié, Marie-Claude Dugas, Doumé Pinelli, François Orazy, Paule Fattacioli, Hervé Oulié, Hervé Calderoni. Assis : Fraçois Oliva, Jérôme Dugas, Jean-Marc Tramini, Christian Pinelli.

 

 

UN RETOUR DIFFICILE

 

L’épisode le plus spectaculaire du retour fut la grosse chute, heureusement sans trop de gravité (quelques belles égratignures), d’une des filles, mais qui fut suivie d’une impressionnante crise de nerfs.

 

Les excursionnistes joignirent Guagno à la tombée de la nuit, qui était plus tôt qu’actuellement car l’heure d’été ne fut instituée qu’en 1976.

 

Ils purent se reposer un peu chez les cousins des ORAZY, pour une partie, et des FRANCESCHETTI pour les autres, avant de reprendre la route. Les communications téléphoniques étaient interrompues, comme souvent à l’époque, et il n’était pas possible de joindre les familles.

 

Mais Raymonde, la nounou des BARTOLI, s’était avancée à la recherche des jeunes sur le sentier de la rivière et les appelait. Elle fut entendue par Rose-Marie et Michel qui descendaient la départementale en avant-garde. Mise au courant de la situation, elle rentra informer le village.

 

Les parents des randonneurs, qui s’inquiétaient du retard, envoyèrent neuf voitures (soit pratiquement tout le parc automobile poggiolais de l’époque), Toussaint MICHELANGELI en tête, pour les récupérer. Vers 22 heures, transportés par ce convoi de 404, Dauphine, 2 CV, 4L, R 8…, tous les jeunes avaient réintégré le village.

 

 

404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.
404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.

404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.

Toussaint Michelangeli en 4L.

Toussaint Michelangeli en 4L.

 

 

APPLAUDISSEMENTS

 

A Poggiolo, tout le monde était dehors et attendait le retour des retardataires. Pour être sûrs de ne pas en avoir oublié, les parents les firent s’aligner contre le mur bordant la route en face de la maison des Ceccaldi et les comptèrent à la lueur des lampes de poche, l’éclairage municipal étant déficient. Une grande ovation salua le retour des aventureux.

 

Puis, on ne sait qui, quelqu’un se mit à applaudir et tout le village battit des mains. Moment émouvant et symbolique: jeunes et vieux, résidents permanents ou saisonniers du village, tous se sentaient partie intégrante de la communauté poggiolaise. Tout le monde était concerné et se trouvait soulagé de cette angoissante soirée.

 

 Mais c’était un échec: les jeunes n’avaient pu arriver au but fixé et n’étaient pas rentrés par leurs propres moyens.

 

Ils étaient bien décidés à prendre leur revanche l’année suivante.

 

A toutes les époques, on s’est aligné le long du mur. Photo Michel Franceschetti.

A toutes les époques, on s’est aligné le long du mur. Photo Michel Franceschetti.

 

(à suivre)

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 09:08

Le Festival Sorru in Musica Estate numéro 17 aura bien lieu du 21 au 30 juillet
 


- 21/07 Ouverture du festival à Vicu
- 22/07 Evisa
- 23/07Coghja
- 24/07 Rennu
- du 25 au 30 juillet Cunventu San Francescu - Vicu 


Des avant-concerts et des concerts en plein air, des moments de convivialité...
De la musique et de la culture , toujours et pour tous.


Entrée libre !
 

Des nouvelles de Sorru in musica

Dans la programmation :

lecture-concert avec Robin Renucci,

ciné-concert en partenariat avec Casa di Lume Cinémathèque de Corse,

soirée lyrique avec le ténor Florian Laconi,

« NÚRIA », concert-fiction avec Marie-Pierre Nouveau,

« Cosi fan tutte » en version opéra de poche revisité par Jean-Marc Jonca...

 

De la musique encore et toujours, du spectacle vivant, des vibrations...

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 18:00

Maintenant que les vacances commencent et que l'on peut penser à la venue de promeneurs sur nos chemins, les voies ont-elles été préparées?

 

Cette simple question peut être posée quand on voit l'état d'un pont entre Guagno-les-Bains et Letia.

 

Ange Dominique MANENTI avait posté ces photos le 21 janvier sur Facebook. Sont-elles toujours d'actualité?

 

Et, de l'autre côté de Poggiolo, le chemin allant à Orto a-t-il été nettoyé? Son état récent le demandait...

 

Tout est-il prêt pour les vacances?
Tout est-il prêt pour les vacances?
Tout est-il prêt pour les vacances?
Tout est-il prêt pour les vacances?
Tout est-il prêt pour les vacances?

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 18:02

La vie reprenant son cours normal, l'été voit le démarrage d'activités qui sont autant d'occasions de retrouver les produits locaux.

 

 

Tous les mercredis, de 9 h à 13 h, le marché des producteurs revient sur la place Padrona de Vico.

 

Photo Inseme

Photo Inseme

 

La dynamique association Si Po Fà de Rennu a pour buts de "rester et vivre au village et essayer de redynamiser les liens sociaux". Elle propose des activités qui se déroulent tout au long de l’année (voir page 13 de "Inseme" de juillet).

 

Depuis le 5 juillet, et tous les dimanches de juillet et d'août, à 10h, elle propose un vide-grenier et un marché des producteurs à U Ponte, à Rennu. 

 

Deux excellentes destinations de sorties.

 

Les nouvelles activités hebdomadaires

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 18:25
Pas de raison de se flageller

 

 

Mardi dernier, l'eau a été coupée à Poggiolo pour permettre le nettoyage du bassin qui alimente tout le village. Les habitants n'ont pas été pris au dépourvu car la mairie avait pris soin d'envoyer des adjoints informer les occupants de chaque maison.

 

L'eau doit donc couler normalement cet été, car il y a de l'eau dans la commune. Depuis quelque temps, on a tendance à croire et à dire le contraire.

 

Dans l'article de "Corse-Matin" consacré au couple Joséphine Pinelli-Ottavioli - Ange Pinelli, il est écrit "Poggiolo s'avère être l'un des rares villages à ne disposer quasiment d'aucuns terrains communaux, et manque cruellement d'eau, alors que Soccia en regorge".

 

L'absence de terrains communaux est exacte et elle résulte de la façon particulière dont les terres de l'Eglise ont été vendues à la suite de la Révolution. Voir les articles La Laïcité en action dans les Deux Sorru : Une vente aux enchères bien compliquée (5/6) et La Laïcité en action dans les Deux Sorru : Comment le curé pourra-t-il manger ? (6/6) 

 

 

Il est également tout à fait vrai que Soccia "regorge" d'eau et d'argent grâce notamment au barrage et à la mini-centrale électrique installée en 1987. De toute façon, les ruisseaux y ont toujours été nombreux comme le montre le schéma établi par l'historien socciais Jean-Baptiste Paoli et publié dans "Histoire d'un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud."

 

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

Ce croquis a été dessiné d'après le plan terrier de 1785. Ce même document, fruit du travail des arpenteurs et topographes royaux, est très fiable, en tenant compte des conditions techniques de l'époque.

 

En l'utilisant de la même façon et en repassant en foncé les cours d'eau de Poggiolo, on peut voir que l'endroit bénéficiait au XVIIIe siècle d'une grande abondance aquifère et non pas d'un "manque cruel". D'ailleurs, Soccia est sur le versant nord du Pantanu alors que Poggiolo est sur le versant sud du même relief.

 

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

 Dans cette partie de la Corse, le sous-sol de la montagne recèle de grandes quantités d'eau. Les anciens le savaient, disaient que l'endroit est "une éponge" et savaient utiliser ces ressources. Mais les installations n'ont pas toujours été bien entretenues, et surtout pas assez régulièrement.

 

 En tout cas, il n'y a aucune raison de se flageller en se plaignant d'être malheureux et en disant que tout est mieux ailleurs. Il est préférable d'agir. Or, il semble que la nouvelle municipalité ait cette volonté. Et tant mieux si les deux villages peuvent travailler ensemble.

 

------------------

Illustration : Nuremberg Chronicle, par Hartmann Schedel (1440-1514) (https://lejournaldugers.fr/article/31360-petite-parenthese)

 

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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 18:22
Hélène est toujours à son poste

Après seulement deux ans d'existence, le CESEC a été renouvelé.

 

Le tribunal administratif de Bastia ayant annulé l'arrêté préfectoral du 21 février 2018 pour vice de forme, le préfet a dû publier le 20 juin la nouvelle composition du Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Corse (CESEC).

 

S'il  y a des changements parmi les soixante-trois personnes représentant la société civile insulaire, on peut noter, chez les six membres de la partie Vie éducative, que le nom de la Poggiolaise Hélène DUBREUIL-VECCHI, la présidente de  la FALEP 2A (Fédération des Associations Laïques et d'Education Permanente), a été maintenu.

 

Nous lui adressons toutes nos félicitations.

 

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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 14:09
L'Inseme de juillet est paru

Une nouvelle fois, nous vous offrons la version électronique du bulletin interparoissial «INSEME» qui ne peut pas encore être distribué sous forme papier pour le mois de juillet. Cliquez sur le lien qui suit.


Vous y trouverez des réflexions religieuses et médicales sur l’épidémie de Covid, un reportage sur les îles Kerguelen où un Vicolais a accompli une mission de 9 mois, la présentation de l’association Si Po Fa et des annonces sur les activités de l’été.

Bonne lecture

 

PS: les bulletins "Inseme" sont tous publiés sur le blog http://inseme-bulletin.hautetfort.com

L'Inseme de juillet est paru

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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 18:30
Le cadeau de l'évêque

L’église Saint Siméon de Poggiolo s’enorgueillit de posséder de magnifiques fonts baptismaux en marbre blanc.

 

Et, surtout, ils seraient un cadeau de l’évêque de Sagone.

 

Photo Hélène Dubreuil.

Photo Hélène Dubreuil.

 

Ils se trouvent juste à côté de la porte d’entrée. Ils auraient été donnés à la paroisse en 1644. C’est du moins ce qui est écrit dans « l’inventaire des meubles et objets affectés au culte dans les églises de Poggiolo » de juin 1905. 

 

Cadeau ou non, l’origine sagonaise est enregistrée dans l’arrêté ministériel du 6 mai 1982 qui classe monument historique cette « cuve baptismale aux armes de Mgr Raphaël PIZZURMO, marbre blanc, XVIIe siècle (provient de l’ancienne cathédrale Saint-Appien de Sagone) ».

 

Effectivement, sur le bord de l’objet, on peut lire « EPISCOPUS SAGONEN », le reste étant effacé.

 

Photo Hélène Dubreuil.

Photo Hélène Dubreuil.

 

Mais un doute a été avancé par Xavier PAOLI. 

 

A la suite d’un meurtre particulièrement odieux qui souilla le sanctuaire en 1634, Saint Siméon avait été désacralisée et remplacée par la chapelle Saint Roch.

 

L’assassinat avait provoqué une grave crise entre Mgr SIRI, l’évêque de Sagone précédent, et le gouverneur génois d’Ajaccio, crise qui n’était pas totalement apaisée quand Raphaël PIZZURNO (et non pas PIZZURMO) obtint sa nomination en 1639. Il prit ses fonctions en février 1640 à Calvi où le siège épiscopal était fixé depuis 1625, après avoir été à Vico, Sagone étant trop menacé par les attaques barbaresques.

 

Mgr Pizzurno. Image minimospedia.

Mgr Pizzurno. Image minimospedia.

 

On ne sait pas quand l’église poggiolaise put reprendre ses activités mais l’année 1644 était peut-être un peu prématurée. Le cadeau aurait-il été donné à l’occasion de la resacralisation du bâtiment ?

 

Toujours est-il que, de toutes les visites pastorales dont la trace a été conservée, celle de 1686, par de PETRIS, délégué de Mgr Gio. Battista SPINOLA, envoyé par Rome pour inspecter les diocèses de Corse, est la seule à ne pas décrire Saint Siméon et les objets liturgiques. Le rapport se contente de noter qu’il n’y a pas de campanile mais « des cloches perchées sur un châtaignier » et qu’il existe deux confréries (une pour les hommes, une pour les femmes « en costume blanc ») dans la paroisse.

 

Un siècle plus tôt, en 1589, Mgr MASCARDI avait trouvé des fonts baptismaux « en maçonnerie ».

 

L’église est de nouveau présente dans la relation de la visite opérée par Mgr COSTA, évêque de Sagone, le 15 juin 1698. Il est écrit : « fonts baptismaux avec couvercle de bois non doublé de tissu…Il faudra le faire ». La doublure fut encore réclamée lors des visites de 1702 et 1708. A cette dernière date, il est précisé que ces fonts conservaient alors « huiles et eau pour les baptêmes des trois villages Poggiolo, Orto, Soccia », ce qui était normal pour une église piévane. Mais aucun de ces rapports ne donne l’origine des fonts.

 

Déjà malmenée par des doutes chronologiques, l’idée du cadeau de l’évêque est battue en brèche par un document du XIXe siècle.

Dans le rapport de la visite épiscopale de 1887, il est écrit : « cuve des fonts baptismaux dit-on cachée par des bergers à la plage de Sagone puis plus tard ramenée à Poggiolo ». L’état d’abandon de St Appien aurait permis cette capture.

 

Ruines de la cathédrale St Appien de Sagone (photo Michel Franceschetti).

Ruines de la cathédrale St Appien de Sagone (photo Michel Franceschetti).

 

 

Cette version, qui a été transmise par tradition orale dans certaines familles poggiolaises (Michel FRANCESCHETTI se souvient l'avoir entendue de la bouche de son grand-oncle Filippone), rejoint ce qui est imprimé dans le bulletin paroissial de Vico en décembre 1931. 

 

 

 

Bulletin paroissial de janvier 1930.

Bulletin paroissial de janvier 1930.

 

Un article, anonyme mais vraisemblablement rédigé par le curé Dominique FRANCHI, donnant un bref historique du diocèse, consacre un petit paragraphe à « ce qu’est devenu le mobilier de l’ancienne Cathédrale de Sagone »

 

La réponse est : 

« Les objets massifs du culte après être restés longtemps sur place furent heureusement sauvés de la destruction par les paroisses voisines. La tradition veut que le Tabernacle du Maître-Autel surmonté d’un beau ciborium en marbre multicolore se trouve eu couvent de Saint François de Vico. Le baptistère également en beau marbre blanc est dans l’Eglise de Poggiolo. Les habitants de Renno que leurs démêlés continuels avec les Grecs de Paomia obligeaient à passer souvent devant la Cathédrale en ruine, en profitèrent pour en déménager l’un de ses plus beaux autels dédiés à Saint Roch ».

 

 

Tabernacle du couvent de Vico © Direction du patrimoine, 1992.

Tabernacle du couvent de Vico © Direction du patrimoine, 1992.

 

Malheureusement, l’article ne donne aucune date et le texte, assez ambigu, peut faire penser que les faits remonteraient à la suppression du diocèse par la Révolution Française.

 

Le doute n’est pas permis : les fonts baptismaux de Poggiolo proviennent bien de la cathédrale de Sagone. Mais un cadeau ou une récupération d’un objet à l’abandon ?

 

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1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 11:00
La devinette du mois: le cadeau de l'évêque

Plusieurs des lecteurs de ce blog ont été très malheureux ces derniers temps car la devinette mensuelle n'a pas toujours été proposée.

 

Ne vous impatientez pas: la devinette revient pour juillet.

 

Cherchez et répondez à la question suivante:

 

Parmi toutes ses richesses, Poggiolo possède un magnifique cadeau donné par un évêque.

 

QUEL EST LE CADEAU QUI A ÉTÉ FAIT

À POGGIOLO

PAR UN ÉVÊQUE

ET QUE L'ON PEUT TOUJOURS ADMIRER?

 

 

Réponse demain. 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
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