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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 17:01

Comme la silhouette de l'église Saint Siméon domine largement le village de Poggiolo, tout le monde croit la connaître. Pourtant, certains des lecteurs de ce blog ne se souvenaient pas de l'existence de la statue de Jeanne d'Arc qui a fait l'objet d'un article récent.

Il serait peut-être utile de procéder à une visite du bâtiment. 

 

 

Copie d'écran Google Maps.

Copie d'écran Google Maps.

 

Sa construction fut décidée en 1863 pour remplacer l'ancienne église qui était trop vétuste. Le gros œuvre fut achevé en 1874.

 

L'ancien édifice est décrit dans l'article A quoi ressemblait l'ancienne église? (1/2)

 

Comme la majorité des églises catholiques, Saint Siméon est en forme de croix latine. 

 

Le chœur montre l'Est, ainsi qu'il en est traditionnel. Il est à fond plat et non pas arrondi.

 

La nef est large tandis que les branches Nord et Sud du transept sont assez courtes. Ces deux branches forment deux chapelles: celle du Nord (à gauche) est dédiée à la Vierge et celle du Sud (à droite) à Saint Jean-Baptiste.

 

Les voisines de Jeanne

 

En bordure de la nef, ont été placés quatre autels.

 

A gauche, un est consacré à Notre Dame de Miséricorde. A droite, un est pour Sainte Lucie et l'autre est occupé par le "sepolcro" (voir les articles "Le Christ était noir" et "Le sepolcro de Poggiolo a été oublié").

 

 

Dans cet article, il va seulement être question de la chapelle St Jean Baptiste où se trouve la statue de Jeanne d'Arc. Elle a plusieurs voisines: cette chapelle regroupe 5 des 18 statues et 3 des 6 ex-voto dénombrés dans cette église.

 

Les voisines de Jeanne

 

En partant du chœur et en allant vers la droite, on voit la statue de Saint Martin, puis celle de Sainte Thérèse. Il est à remarquer que la petite sainte de Lisieux a été reconnue par l'Eglise à la même époque que la libératrice d'Orléans: béatifiée en 1923 et canonisée en 1925 (1909 et 1920 pour Jeanne).

 

Les voisines de Jeanne
Les voisines de Jeanne

 

Thérèse de l'Enfant Jésus eut rapidement une très grande popularité, dont témoigne la présence, sous le tableau voisin, d'un ex-voto datant de 1931.

 

Les voisines de Jeanne

 

Entre les statues de Jeanne et de Thérèse, une peinture à l'huile est accrochée. Elle mesure 1,52m sur 1,16m et représente le baptême du Christ par Jean Baptiste.

 

Les voisines de Jeanne

 

Ce tableau est classé au titre d'objet par les Monuments Historiques depuis le 26 septembre 2016. Trois autres objets de cette église sont également classés, et depuis plus longtemps. Ils seront présentés dans d'autres articles. 

 

Ce blog l'écrit et le rabâche depuis toujours: il existe vraiment des richesses à Poggiolo !!!

 

L'auteur de cette œuvre n'est pas connu. Il serait un Corse du XIXe siècle.

 

La scène du baptême est reproduite sur la voûte de la chapelle grâce au talent du peintre Mario SEPULCRE qui a restauré en 2007 les fresques originelles de COPPOLANI et BASSOUL datant de 1903.

  

Les voisines de Jeanne

 

Au fond de la chapelle, a été placé un autel parfaitement identique à celui de la Vierge qui se trouve dans la chapelle d'en face. Mais celui-ci supporte la statue de Jean Baptiste reconnaissable à son vêtement en poils de chameau cité dans l'Evangile.

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “église Saint-Siméon,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “église Saint-Siméon,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses.

 

La photo ci-dessus date de juillet 2013, dans le cadre de la collecte de renseignements opérée par Noelle MEDURIO et Anna-Maria LECA pour un travail universitaire (voir l'article  "Deux jeunes filles ont enquêté sur notre patrimoine").

 

Mais la statue a une autre allure dans une photo du 21 août 2016: les poils de chameau sont devenus dorés !

 

Les voisines de Jeanne

 

Entretemps, elle a été restaurée par l'artiste Ewa POLI. 

Ewa POLI

Ewa POLI

 

Cette statue est ancienne car elle est mentionnée dans l'inventaire de juin 1905. Elle était alors placée au même endroit. Elle fut offerte par Jean-Baptiste PAOLI (1824-1907) en 1875 et avait une valeur de 30 francs.

 

Les autres statues de la chapelle n'étant pas citées dans cet inventaire, elles ont donc été installées après 1905.

 

La statue de Saint Restitute est dans ce cas. Cette sainte, ici représentée agenouillée, était la patronne seconde du diocèse de Sagone depuis 1729. Une plaque de 1925 exprime sa reconnaissance pour une prière, avec une faute d'orthographe qui a transformé son nom en Restitude. La statue a donc été installée entre 1905 et 1925. Plus de renseignements sur Restitute en cliquant ICI.

 

Les voisines de Jeanne
Les voisines de Jeanne

 

La statue de Jeanne d'Arc évoquée dans un article précédent n'est vraiment pas toute seule.

 

Mais, si la chapelle St Jean Baptiste vient d'être décrite, la visite de l'église de Poggiolo n'est pas terminée.

 

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En dehors de la copie d'écran Google, d'Ewa Poli et de la photo de l'autel St Jean Baptiste, tous les schémas et toutes les photographies de cet article sont de Michel Franceschetti.

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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 18:45

Deux communiqués annonçant des ouvertures estivales dans le canton viennent d'être publiés:

 

 

A MERENDELLA

Le temps des ouvertures

 

Chers clients,


La Merendella est heureuse de vous ouvrir à nouveau les portes de son jardin le samedi 20 juin .


Le midi seulement jusqu’au 1 er juillet .


Au plaisir de vous accueillir. 


Réservation au 0645356153

 

 

 

LES DEUX SORRU

 

L'Auberge "Les Deux Sorrru" à Guagno-les-Bains en Corse du Sud au pied du Lac de Crena, est prête à vous recevoir dès le 1er juillet 2020😃

Le temps des ouvertures

 

Une Auberge familiale dans laquelle nous avons voulu que se marient avec harmonie, le confort contemporain avec la culture et les traditions de la Corse.

Une Auberge dont les chambres ont une vue sur les montagnes, que vous pourrez admirer depuis votre terrasse ou balcon.

Une Auberge où le Chef natif du Canton, vous prépare des mets faits maison selon ses recettes jalousement gardées, à partir de produits frais de la région. 🍲 Selon votre envie, mais aussi de la météo, deux terrasses extérieures et deux salles intérieures s'offrent à vous pour les déguster !

Une Auberge où j'ai plaisir à partager avec vous, mon amour de cette vallée à nulle autre pareille ! Où j'ai plaisir à vous recevoir, tout en ayant à cœur que vous gardiez le meilleur souvenir possible de votre séjour parmi-nous ! 🙂

Enfin, soyez bien assurés que tout sera mis en oeuvre pour que vous puissiez bénéficier à l'Auberge, d'un gîte et d'un couvert, dans le respect des normes sanitaires.

Portez-vous bien et à Bientôt, 🙂


Marie-Ange BONIFACJ

https://www.hoteldesdeuxsorru.com
https://www.restaurantdesdeuxsorru.com

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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 21:30

Parmi les messages de sympathie que le blog reçoit régulièrement, nous publions le tout dernier qui est un commentaire sur l'article "La première carte avec Poggiolo".

 

Excellent article sur les cartes, sujet inconnu ou mal connu, la topographie est un art difficile et ardu, et puis peut-être hors du temps, avec les techniques qui nous permettent de ne plus penser. Bravo,continuez

Trés cordialement.

 

Pierre Martini enfant di u Pighjulu et maire (trés récent) de Sampolo, en graphie corse: San Polu e Ghjuvicacciu.

 

Village de Sampolo (site de la mairie)

Village de Sampolo (site de la mairie)

 

Pierre Paul MARTINI a été élu maire à la suite du premier tour des élections municipales où il avait recueilli 72 voix, soit 63,71% des votes exprimés.

 

 

 

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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 00:01

La proximité des villages voisins de Poggiolo nécessite d'être attentif à leur actualité. Il est donc intéressant de connaître les projets du nouveau conseil municipal de Soccia. 

Entretien recueilli par Pascale Chauveau et publiée dans "Corse-Matin" le 18 juin.

 

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Après une première séance tenue le 23 mai dernier pour mettre en place le maire et son premier adjoint, Jean-François Bartoli, fraîchement élu, réunissait à nouveau son équipe ce samedi 13 juin.

Quels sont les ordres du jour de ce premier vrai conseil municipal ?

Avant toute chose, nous devons finaliser l’installation du nouveau conseil municipal : définir les attributions du maire et de mon premier adjoint Ceccè Buteau, le montant de nos indemnités respectives, et les délégations des différentes instances. Et nous évoquerons les projets en cours, à savoir la seconde tranche du réseau d’eau, l’aménagement du presbytère en logements sociaux, et la réhabilitation des logements du groupe scolaire. Enfin, une seule décision sera mise au vote : on ne touchera pas aux taux des impôts locaux ! Mais pour tout ce qui concerne les futurs projets, il y a une réflexion à mener sur la mise en place d’une participation de la population.

La « démocratie participative » est une promesse que beaucoup de candidats aux municipales ont faite pendant leur campagne. Concrètement, comment allez-vous procéder ?

Ce sera une innovation, par conséquent la mise en place du processus reste encore à réfléchir et à inventer. La première question qui se pose est de savoir qui consulter : cela va des résidents permanents, à ceux qui viennent le week-end ou pendant leurs congés, ou encore à l’ensemble des gens qui paient des impôts au village. Il en découlera le mode de consultation : de la simple boîte à idées à l’entrée de la mairie, au site internet. Il faudra ensuite faire le tri et décider quels projets on retient. De ma culture sportive j’ai envie de copier en quelque sorte le « ballon d’or » : parmi cinquante propositions, on choisit trois nominés. Dans tous les cas, en une mandature, si on arrive à faire deux projets structurants, ce sera déjà bien.

Avez-vous déjà une idée de ce que vos administrés attendent?

Bien sûr car depuis un moment déjà, beaucoup sont venus me trouver pour me demander de faire telle ou telle chose. Cela va de la réfection du stade à celle de la salle des fêtes, de l’enterrement des fils électriques à une station photovoltaïque… Sans compter tous ces petits aménagements de confort ou d’embellissement simples à mettre en place, comme installer une poubelle à côté du terrain de boules. Dans tous les cas, je veux définitivement casser l’idée que c’est le maire qui décide de tout, et qui fait tout. Avec mon soutien, chaque conseiller municipal sera porteur d’un projet en fonction de son appétence.

Un dernier point récurrent des campagnes municipales, pendant laquelle nombre de candidats parlaient de réinstaurer du lien social et redyna-miser la vie des villages. Qu’en est-il à Soccia ?

Notre village est réputé pour avoir maintenu de tout temps une tradition festive, et toutes ces dernières années, le comité des fêtes très actif a multiplié les animations tout au long de l’année. Ici, le lien social est bien réel, y compris dans les circonstances plus tragiques.

En revanche, contrairement à la longue tradition socciaise où l’élection du maire donne lieu à un dépôt de gerbe au monument aux morts et à un apéritif avec tous les villageois, la météo d’une part, et les mesures sanitaires d’autre part, ont empêché l’un et l’autre de se faire.

Mais que tout le monde se rassure : dès que ce sera possible, la fête électorale aura bien lieu !

 

 

La nouvelle équipe socciaise

L’équipe municipale : Jean-François Bartoli, maire ; Antoine-François Buteau, premier adjoint. Conseillers municipaux : Jean-Marc Battistelli, Marie Bendler, Romane Etore, Elodie Oblette, Toussaint Ottavi, Padoue-Antoine Ottavy, Jérémy Pardies, Josephine Pinelli-Ottavioli, Séraphin Pozzo di Borgo.

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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 18:59

Faire de la politique en famille a toujours existé et on connaît de nombreuses communes où les maires qui se sont succédés étaient parents, comme cette année à Poggiolo où le nouvel édile a pris la place laissée par sa mère.

 

Pascale CHAUVEAU montre un cas très particulier dans "Corse-Matin" d'aujourd'hui mardi 23juin: un couple élu dans deux communes différentes, à Poggiolo et à Soccia.

 

Une erreur est à relever dans l'article. Il est écrit: "les équipes municipales ont rajeuni et se sont féminisées". Le rajeunissement est flagrant dans les deux communes mais, si la féminisation est vraie pour Soccia, elle a connu un recul à Poggiolo. En ayant deux femmes sur onze conseillers contre cinq sur sept en 2014, le conseil municipal poggiolais est passé de 71,42% de femmes à 18,18% !

 

Voici l'article:

 

Le 15 mars dernier, Joséphine Pinelli-Ottavioli était élue conseillère municipale de son village de Soccia. Avant elle, sa mère, Marie-Thé, avait occupé les mêmes fonctions avec le maire précédent. Qui plus est, son conjoint, Angeot Pinelli, entame de son côté un deuxième mandat de conseiller municipal… dans l’équipe du village voisin de Poggiolo.

 

Agir en famille pour nos villages

 

Le fait n’est pas si rare dans des micro-régions où les liens se tissent facilement entre habitants de villages voisins et amis. « Mon père est de Soccia et ma mère d’Orto, rappelle Joséphine. Et les parents d’Angeot sont de Soccia et de Poggiolo. Le village où l’on réside ne fait pas oublier pour autant l’autre village de cœur. » Pour Joséphine, qui travaille à la Collectivité de Corse, il y avait depuis longtemps la volonté de s’impliquer dans sa commune, pour donner des idées et faire partie de la dynamique.

Si proches mais si différents

À Soccia comme à Poggiolo, les équipes municipales ont rajeuni et se sont féminisées. Pour Angeot, cela permet aux « anciens » de transmettre leur savoir-faire, et aux nouveaux d’amener des idées neuves. Quant à savoir si, dans le couple, il y a le risque de trahir des secrets ou d’avoir des positions antinomiques, voire conflictuelles, la question est balayée par Angeot : « Il n’y a pas de secret dans un conseil municipal censé être public. Et les deux villages, aussi proches soient-ils (à peine 2 km les séparent), présentent des problématiques totalement différentes. » Ainsi, Poggiolo s’avère être l’un des rares villages à ne disposer quasiment d’aucuns terrains communaux, et manque cruellement d’eau, alors que Soccia en regorge. « On va essayer de bricoler un accord avec Soccia pour récupérer l’eau qui se perd pour irriguer les jardins de Poggiolo, poursuit Angeot, mais cela se traitera directement de maire à maire. »

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 18:07

Une très importante vente de 230 objets corses (livres anciens, autographes, cartes géographiques, monnaies et médailles, tableaux) se déroulera à Marseille le jeudi 25 juin, 5 rue Vincent Courdouan, à 14h30. 

Une partie des livres et des cartes viennent de la collection du Père Joseph Marie GOUGE, qui fut longtemps curé de St Roch d'Ajaccio.

 

Ex-libris du Père Gauge

Ex-libris du Père Gauge

 

Parmi les objets de valeurs, quelques pièces maitresses comme le Code corse, un très beau manuscrit de l’histoire de la Corse écrit par Francesco Canari au XVIIIème siècle ou encore une lettre de "Madame mère", Laetitia Bonaparte en personne.

Les prix estimés varient entre 20€ et 5 000€.

Voici ce qu'en écrit son frère dans la préface du catalogue:

Une partie des livres concernés par cette vente a appartenu à Joseph Marie Gauge, prêtre. Très attaché à la Corse où il exerça son ministère de 1945 à 1990, il en visita tous les villages et découvrit tous ses sommets et autres lieux sauvages. Son attachement provenait de ses racines corses, fier de ce que sa mère portât le même nom que Pietro Felce (Pietro Cirneo) et fût originaire du même village.

Il consacra beaucoup de temps à rassembler le maximum de livres, revues, et documents sur la Corse. Il fut également avec l’abbé Alberti, curé de Calenzana, le découvreur du sarcophage de Sainte Restitude et justifia l’origine des ossements retrouvés à l’intérieur.

Il avait émis le souhait que cette bibliothèque restât en Corse ; malheureusement la vie ne se déroule pas comme on le souhaiterait. Frère (le quatrième) de Joseph et avec maintenant huit petits- enfants, en en ayant beaucoup parlé avec eux, j’ai bien compris que le maintien de cette bibliothèque dans son intégralité et en un lieu unique et surtout sa lecture n’étaient pas à l’ordre du jour pour eux. Je préfère donc en faire profiter d’autres amoureux de la Corse. Cependant en les ouvrant et en les lisant, ayez une pensée pour lui.

 

Exposition publique:

Mercredi 24 juin de 10h à 18h et jeudi 25 juin de 10h à 12h

Renseignements

04 65 65 25 95 - marseille@debaecque.fr


Toutes les photographies sont consultables en ligne sur www.debaecque.fr

 

Pour regarder le catalogue des objets en vente, téléchargez le fichier suivant:.

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 19:25

 

Que l'on ait été appointé ou bénévole, faire sonner les cloches de Saint Siméon avant leur électrification demandait à la fois du doigté, de l'oreille, de la force musculaire et le sens de l'équilibre. Le son pouvait se produire en tirant les cordes mais aussi en actionnant les battants à la main.

 

C'est de cette seconde manière que, par exemple, le 10 août 2008, Bernard Franceschetti annonça le décès de Pascal Vecchi, comme le montrent les photos suivantes.

 

Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches
Comment sonnaient les cloches

 

Mais quelle musique sort du clocher? Il est possible de l'entendre grâce à "Comment sonnent les cloches poggiolaises", film réalisé par Thierry Calderoni à l'occasion de la Toussaint 2008.

 

 

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 18:48

 

Avant le passage du clocher de Poggiolo à l'électricité, le 16 juin 2010, il fallait faire sonner les cloches à la main, ce qui n'était pas une mince affaire.

 

A la fin du XIXe siècle, le 16 avril 1882, un sonneur avait été recruté par le conseil de fabrique pour "sonner l'angelus, tous les jours, et les messes, les bénédictions le dimanche et les jours de fête". Le poste échut à Baptiste BATTESTI, originaire d'Orto mais marié avec Mattea DEMARTINI (renseignements donnés par Xavier PAOLI et publiés dans "L'Info U Pighjolu" d'avril 2007).

 

Le temps passant, il n'y eut plus de sonneur professionnel et les occasions de faire tinter les cloches de Saint-Siméon furent de plus en plus rares.

 

Mais il existait toujours des sonneurs occasionnels qui se transmettaient le savoir-faire ou le savoir-sonner. Le 30 août 2008, l'Association Artistique et Culturelle de Sorru in Sù et le comité paroissial de Poggiolo organisèrent une journée de formation qui eut beaucoup de succès et dont nous reproduisons le compte-rendu publié dans le "Corse-Matin" du lendemain. On remarquera la conclusion dont la prédiction s'avéra fausse deux ans plus tard.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

 

Tintez les cloches!

 

Le 27 juillet à Poggiolo, le festival de Sorru in Musica a été un beau festival lors de sa soirée lyrique en plein air avec des musiciens de renommée internationale.

 

Un mois après, ce samedi 30 août, le festival de sonneurs de cloches a été un beau récital avec des stagiaires «sonneurs» de 20 à 83 ans et, agréable surprise, avec une candidate féminine poggiolaise. Les jeunes avaient de la vigueur, les seniors de la fougue maîtrisée, un beau cocktail où les sons partis du campanile survolaient les montagnes des Deux Sorru au gré des vents en cette matinée ensoleillée. Le campanile construit en 1892 à l'italienne, c'est-à-dire isolé de l'église de quelques mètres, abrite trois cloches qui furent bénies en 1877.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

Assourdissant mais sublime

 

Le campanile n'existait pas encore, les cloches étaient alors suspendues à un châtaignier, mais elles étaient là et on les faisait sonner... par un employé appointé au salaire exorbitant de 50 francs (il s'agissait de francs or) révèle Xavier, l'historien du village.

 

Sonner les cloches en étant appointé, certes, mais avec l'obligation d'annoncer journellement l'Angélus, les messes fort nombreuses à l'époque, les fêtes et autres manifestations. Un escalier de bois abrupt de soixante marches dans le campanile permettait d'accéder au plateau des trois cloches, auquel succéda en 1953 un escalier en béton plus confortable. C'est sur ce plateau que se sont retrouvés les stagiaires appliqués, à l'écoute des conseils de Jean-Martin et Xavier. Ces sons, ce bruit, aïe, ale ... , c'est assourdissant mais sublime.

 

 

Quand on apprenait à sonner les cloches

 

Le bénévolat à l’honneur

 

Ainsi Philippe, l'employé communal, fit preuve d'une grande technicité et maîtrisa les cordes malgré une formation réduite. Quant à Jean-Silius, l'adjoint au maire, la Cicone - la plus grosse des cloches - ne lui fit pas peur et virevolta autour de sa poutre ancestrale. Mélange de sons graves, mélange des genres, sans métronome, faisant fi de la clé de sol ou de la clé de fa ou du battement de la baguette du chef d'orchestre qui n'existe pas. L'association artistique et culturelle de Sorru in Sù et le comité paroissial de Poggiolo, organisateurs du stage, ne peuvent se permettre de rémunérer, comme en 1882, un sonneur de cloche, d'où le bénévolat qui est à l'honneur avec l'engagement volontaire de chacun. Il existe, et ce fut cela la beauté de ce stage qui en appellera d'autres.

 

Les cloches de Poggiolo sonnées manuellement ont encore un bel avenir devant elles défiant le progrès des cloches actionnées électriquement.

 

J.-M. F.

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 10:39

 

Une nouvelle heure commence quand la cloche de l'église de Poggiolo sonne. Cet automatisme paraît naturel aujourd'hui mais il n'existe que depuis dix ans.

 

Le conseil municipal avait longuement hésité avant de décider l'électrification du mécanisme. A Soccia, cette modernisation avait eu lieu depuis longtemps. A Vico, elle datait de... 1950.

 

A partir du 16 juin 2010, chaque heure est désormais annoncée par un tintement.

 

Mais, au milieu du village, la chapelle St Roch a échappé à la modernité et (ouf!) sa cloche conserve la corde qui, de tout temps, a attiré les noctambules plaisantins.

 

Voici l'article signé J-M F qui annonçait l'événement dans "Corse-Matin" le 2 juillet 2010.

Cliquez sur l'article pour le lire plus facilement.

Dix ans de cloches électrifiées

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 21:32

Bertrand CERVERA enfonce le clou: il vient de réaffirmer que le festival Sorru in Musica aura bien lieu cet été!

 

Il se conformera aux prescriptions sanitaires, ce qui entraînera une nouvelle formule et une nouvelle répartition des représentations. La programmation est en cours d'élaboration.

 

Fin juillet, la musique s'envolera dans nos montagnes.

 

Ci-dessous: l'entretien avec Pascale CHAUVEAU publiée dans "Corse-Matin" dimanche 14 juin.

 

La volonté de Cervera permettra d'avoir Sorru in Musica 2020

Bertrand Cervera : « Le festival Sorru in Musica se tiendra coûte que coûte »

 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR PASCALE CHAUVEAU

 

Alors que la liste des concerts, spectacles et festivals annulés en raison de la crise sanitaire continue de s’allonger, Bertrand Cervera, directeur artistique et initiateur du festival de musique classique Sorru in Musica, confirme que les concerts se tiendront bien du 20 au 30 juillet prochains.

Vous maintenez donc le festival ?

Oui. Sorru in Musica se tiendra coûte que coûte. Même si les contraintes sanitaires devaient nous obliger à donner quatre concerts par jour, avec seulement 10 personnes dans le public, au lieu d’un seul concert avec davantage de monde ! Il n’y a pas de raison de ne pas organiser le festival : les concerts sont gratuits, nous sommes aidés et subventionnés, il y a une vraie volonté politique d’éducation populaire. Et puis, un concert, c’est quelque chose de vivant, avec des vibrations ; la musique et la culture sont aussi importantes que les médicaments !

Pendant le confinement, vous avez d’ailleurs réalisé des concerts en live sur les réseaux sociaux…

Les gens avaient envie de ce lien. Tous les dimanches, à 17 h 30, nous donnions un concert live sur Facebook, et environ 1 500 personnes se connectaient instantanément pour y assister. Nous sommes tous musiciens dans la famille, et un petit orchestre a été constitué avec ma femme, mes deux filles et l’un de mes fils. On a donné huit concerts au cours de ces deux mois et nous avons comptabilisé un total de 370 000 vues. Sans compter que ces lives ont été rediffusés sur Via Stella, France Musique et France Inter. Dès la levée du confinement, François-Aimé Arrighi m’a également autorisé à donner un concert à l’Ehpad de Vico, dont il est le directeur. C’était important de ramener un peu de vie dans un lieu particulièrement coupé du monde.

Les traditionnelles master-classes du festival pourront-elles avoir lieu ?

Au vu de toutes les informations collectées, notamment auprès du couvent de Vico, qui accueille les élèves de l’académie, et de la Jeunesse et des Sports, qui nous a fourni le nouveau protocole sanitaire pour la prise en charge de groupes de mineurs, toutes les conditions peuvent être réunies pour que ces master-classes aient bien lieu. D’autant que, pour avoir beaucoup joué cet hiver dans les écoles, notamment en Haute-Corse, j’ai constaté qu’il y avait de plus en plus de demandes de gens d’ici.

Néanmoins, pour l’heure, vous ne donnez pas encore le détail de la programmation…

À ce jour, il faut quasiment reprendre tout le travail d’organisation à zéro et recontacter chaque maire, de chaque village, pour savoir qui souhaite nous accueillir, si cela se fera dans les églises ou en extérieur, et dans quelles conditions. La troupe ira où le vent nous amènera, et ce sera peut-être le festival le plus génial. De ce fait, la plaquette qui fait office de programme n’est pas encore réalisée, mais nous la ferons quand même, en y mettant gratuitement tous les annonceurs des années précédentes. Ce sera une façon de rendre ce qui a été donné. Par ailleurs, il est prévu que les musiciens arrivent cinq jours avant le début du festival, pour que l’on enregistre des modules qui seront diffusés sur une chaîne YouTube. Cela permettra à ceux qui ne pourront, ou ne voudront pas se déplacer, d’assister quand même aux concerts, puisqu’ils seront postés dès le lendemain. C’est vrai que cela va nous donner plus de travail, et entraînera un surcoût lié à la captation, au mixage, aux prises de son… Mais cela montre aussi que Sorru in Musica se veut novateur tout en gardant l’esprit du départ.

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
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