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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 18:00

 

Suite et fin de la chronologie poggiolaise

 

Evénements concernant Poggiolo et les villages voisins et s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires.

 

 

1941:

- 19 mars: décès de Jean DESANTI, adjudant au 11e RAT, dans le camp de prisonniers de Ravensburg Weingarken (dépôt 231) en Allemagne. Il était né le 19 juin 1914 à Guagno-les-Bains où son corps fut inhumé en 1947 (Les héros de 39-45).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- septembre: dissolution du conseil municipal et remplacement par une délégation spéciale nommée par le gouvernement de Vichy (Inutile de voter).

 

1946:

les chiffres officiels donnent 653 habitants à Poggiolo (oui: 653), record historique pour le village (Combien de Poggiolais?).

 

1951

18 janvier: décès du poète Petru Santu LECA, d'Arbori (Solution de la devinette: Petru Santu LECA).

 

1956:

après le décès de l'abbé PASTINELLI, le diocèse confie la responsabilité du culte à Guagno et Guagno-les-Bains aux Oblats de Vico. Orto, Poggiolo et Soccia gardent un curé commun (le Père MILLELIRI) (Milleliri, un prêtre de caractère)

 

1966:

- ouverture du "Bowling" à Sagone (Solution à la devinette du mois: cinquante ans maintenant).

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (de 1941 à nos jours)

 

- ouverture, près de la fontaine de St Marcel, du "Robinson", bar-dancing très apprécié pendant quelques années par les jeunes (Un ancien lieu de rencontre).

- août: remplacement, pour l'éclairage public de Poggiolo, des lampes à incandescence par des tubes de néon (Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics).

 

​​​​​​1971:

le peintre Raymond RIFFLARD reprend les décors d'IVANOFF dans l'église de Soccia (Le général de Gaulle à Orto).

 

1976

ouverture à Soccia de l'hôtel "U Paese", œuvre de Santa BATTISTELLI (U Paese est triste).

 

1981:

mort à Sagone du peintre Raymond RIFFLARD (une rue de Poggiolo)

 

1996:

- fondation de la Cunfraternita di u Padre Albini (Le prieur est une femme)

- décembre: parution du premier numéro de "Inseme", mensuel interparoissial "per a communicazione a fraternita e a fédé", édité, sous l'impulsion du Père Jean-Pierre BONNAFOUX, par l'association des Amis du couvent de Vico. Le bulletin «Inseme» en route pour ses vingt ans.

 

Le comité de rédaction d'Inseme.

Le comité de rédaction d'Inseme.

 

2001

16 août: à la fin d'une journée d'animations et de la procession de saint Roch, le village est rassemblé pour une photo de la communauté poggiolaise (Tous unis comme en 2001?)

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

2011:

restauration de la chapelle St Roch par le peintre Mario SEPULCRE qui découvre la peinture d'origine du XVIIe siècle (St Roch 2012 (2/5): Les idées et le talent de Mario Sepulcre).

 

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 08:00

 

CONDOLÉANCES.

 

 

Décès dans la famille POLI
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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 18:00

 

Suite de la chronologie poggiolaise

 

Evénements concernant Poggiolo et les villages voisins et s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires.

 

 

1851:

-violents incidents entre Poggiolais et Socciais au sujet des limites des deux communes au Fialello (Les qualités poggiolaises (4/7): les Poggiolais sont calmes).

-construction du pont actuel de Guagno-les-Bains (entre 1851 et 1857) (Les ponts de Guagno-les-Bains).

Pont sur le Grosso, aquarelle de Jean-Jérôme LEVIE (1857).

Pont sur le Grosso, aquarelle de Jean-Jérôme LEVIE (1857).

1856:

- fermeture de l'hôpital militaire de Guagno-les-Bains (Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 1/2: le temps des huttes.).

 

Printemps 1871:

trois Poggiolais sont présents dans l'armée versaillaise qui réprime le soulèvement de la Commune de Paris (Les soldats poggiolais de la guerre 1870-1871).

 

1886:

-l'abbé Jean-Toussaint MARTINI offre à la paroisse la statue de Saint Siméon (Le vrai Siméon)

-l'école de Poggiolo compte 32 élèves garçons et 26 filles (Fin prêt pour la rentrée scolaire)

 

1896:

- 12 janvier: mariage du poète Dumenicu Antoniu VERSINI, dit MAISTRALE, et de la Poggiolaise Marie-Thérèse LOVICHI (MAISTRALE de Marignana (et de Poggiolo ?)).

- Jean-Baptiste FRANCESCHETTI est le premier Poggiolais à être décoré de la Légion d'Honneur (1870, la guerre oubliée)

 

1901:

- élections municipales annulées par le Conseil d'Etat, le maire ayant ajouté des électeurs de sa propre initiative (Péripéties municipales : gagner ou perdre le droit de vote)

-l'abbé Antoine-Louis OTTAVI élu conseiller général du canton de Soccia. Seul prêtre à avoir occupé cette fonction (La liste des conseillers généraux de Sorru in sù).

 

1906: 

-mars: incidents à Soccia et à Guagno lors de l'inventaire des églises prévu par la loi sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat (La Laïcité en action dans les Deux Sorru : des inventaires difficiles (1/6)).

La population socciaise groupée devant l'église pour empêcher l'inventaire.

La population socciaise groupée devant l'église pour empêcher l'inventaire.

 

- 9 septembre: première réunion publique du parti socialiste SFIO à l'établissement thermal de Guagno-les-Bains (Pas de vacances pour la propagande)

 

1921:

-15 mai: arrivée à Ajaccio, à bord du bateau "Rion", de Russes blancs chassés par la guerre civile. Certains s'établissent dans les Deux Sorru comme travailleurs agricoles ou peintres comme CHOUPIK ou IVANOFF (Des Russes dans les Deux Sorru - Où sont les traces des Russes ?).

- septembre: le richissime parfumeur François COTY est élu conseiller général du canton de Soccia après une ardente lutte contre Jean-François GALLINI (En 1921, le canton était au parfum (début) - En 1921, le canton était au parfum (fin)).

 

1926:

installation de la cloche de la chapelle St Antoine de Guagno-les-Bains (Réponse à la devinette du mois : où est le saint ?)

 

1931: 

- 5 avril: troisièmes élections municipales en deux ans à Poggiolo à la suite de plusieurs annulations pour fraudes et divers incidents (Péripéties municipales: et le dépouillement eut lieu... à Nice !)

- 17 août: François CAVIGLIOLI et sa bande attaquent et rançonnent les hôtels de Guagno-les-Bains. Un curiste est tué (Mauvaise pub pour Guagno-les-Bains. N°1: la folle agression).

- novembre: l'agression du 17 août sert de prétexte au gouvernement pour envoyer en Corse d'importantes forces de l'ordre afin d'opérer l'épuration du maquis. Une série de 31 articles sur ce sujet a été publiée sur le blog en novembre 2011, le premier étant: LES 80 ANS DE L'ÉPURATION DU MAQUIS. Explications et méthodologie.

Caricature parue dans "Le Petit Provençal" du 27 novembre 1931.

Caricature parue dans "Le Petit Provençal" du 27 novembre 1931.

 

(à suivre)

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 18:00
Les mules de Jean-Mathieu sont sauvées

Sur sa page Facebook, Corse Hélicoptères a publié samedi 16 janvier l'annonce suivante:

Mission sauvetage 🚁 des 2 mules de Jean-Mathieu, bloquées depuis plusieurs jours dans la neige ❄️ aux bergeries de Vaccaghia. 
Elles ont survécu en mangeant l'écorce d'un arbre.
L'héliportage nous a permis de monter un stock de foin et de les mettre à l'abri 🤩
Les mules de Jean-Mathieu sont sauvées
Les mules de Jean-Mathieu sont sauvées
Les mules de Jean-Mathieu sont sauvées
Les mules de Jean-Mathieu sont sauvées

Renseignements sur Corse Hélicoptère:

La compagnie Corse Hélicoptère conduit des opérations de transport public de passagers et de travaux aériens sur toute la Corse ainsi que sur l'ensemble du territoire français, italien, et notamment en Sardaigne. 
Corse Hélicoptère, c'est aussi la possibilité de visiter la Corse en hélicoptère grâce à des circuits touristiques pour un voyage inoubliable à travers les paysages de l'île de Beauté.
Basée sur l'aéroport Napoléon Bonaparte à Ajaccio, la compagnie utilise des appareils de type Ecureuil 350 B2 et B3 du constructeur Airbus Hélicoptère.
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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 11:54

 

Certains de nos lecteurs ont été intrigués par la présence d'un panier devant l'autel pendant la messe en l'honneur de Saint Antoine à la chapelle de Guagno-les-Bains.

 

Précision sur les petits pains de saint Antoine

 

Il s'agissait d'un panier contenant des petits pains de saint Antoine, confectionnés pour cette occasion où ils ont été bénis.

 

Cette tradition est expliquée par Serena DAGOUASSAT dans "Corse-Matin" du 17 janvier qui consacre une page entière à la fabrication des petits pains à Belgodere.

​​​​​​​

 

Précision sur les petits pains de saint Antoine

 

Un porte-bonheur pour de nombreux chrétiens

 

Chaque année, les habitants de Belgodère se pressent à la messe du 17 janvier afin de rendre hommage à saint Antoine Abbé. Au cours de la célébration, les petits pains sont bénis et placés dans une corbeille. À tour de rôle, les fidèles en prennent généralement pour eux ainsi que pour leurs proches. Une tradition qui est profondément ancrée dans la religion chrétienne.

«Certaines personnes mettent un petit pain dans leur maison afin de se protéger durant toute une année, explique Marie-Claire Ceccaldi. Vous pouvez également le déposer dans votre sac à main ou encore dans votre voiture. Il s’agit avant tout d’une croyance et d’un acte de foi.» La tradition des petits pains remonterait à l’époque de saint Antoine aux alentours de 300 après J.-C. En effet, un enfant de 20 mois s’était noyé dans un bassin. Sa mère, agenouillée près du tombeau, supplia et pria saint Antoine de rendre la vie à son bébé. L’enfant retrouva la vie et la mère promit d’offrir aux pauvres autant de pains que le poids de son enfant. Depuis ce temps-là, chaque 17 janvier, de nombreux fidèles viennent chercher leurs petits pains qu’ils gardent jusqu’à l’année d’après.

Selon la tradition, chaque famille doit brûler l’ancien petit pain pour pouvoir en prendre un nouveau.

S.D.

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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 18:00
On a pensé à Saint Antoine

Aujourd'hui, comme prévu, la messe pour Saint Antoine a eu lieu à la chapelle de Guagno-les-Bains. La cérémonie était célébrée par le Père Michel BRUNE.

 

Merci à Christian Paul DIDIER pour ces photos.

 

Très certainement, grâce à lui, nombreux parmi nos lecteurs verront ainsi pour la première fois l'intérieur de cette chapelle.

 

 

On a pensé à Saint Antoine
On a pensé à Saint Antoine
On a pensé à Saint Antoine
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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 18:00

 

L'histoire de Poggiolo et des villages voisins est très riche. La connaître est nécessaire pour comprendre les Deux Sorru d'aujourd'hui. Et comme la mode est aux commémorations, voici une liste d'événements s'étant déroulés pendant les années se terminant par 1 ou 6, ce qui permet des chiffres ronds pour des anniversaires. Ainsi, 540 ans pour la fondation du couvent de Vico (1481) ou 175 ans pour l'installation des baignoires en marbre de l'établissement thermal de Guagno-les-Bains (1846).

 

Comme la liste est longue, elle va être publiée en trois parties. Chaque fait est accompagné d'un lien vers un article du blog des Poggiolais.

 

Pour ceux qui ne verraient pas l'intérêt de penser à ces faits anciens, qu'ils méditent cette citation du philosophe-paysan Gustave THIBON né en 1903 à St Marcel-d'Ardèche et mort dans ce même village le 19 janvier 2001, il y a tout juste 20 ans:

 

"Que m'importe le passé en tant que passé; ne voyez-vous pas que, lorsque je pleure sur la rupture d'une tradition, c'est surtout à l'avenir que je pense? Quand je vois pourrir une racine, j'ai pitié des fleurs qui demain sècheront faute de sève."

 

Gustave Thibon

Gustave Thibon

 

Chronologie poggiolaise: première partie

 

591:

première mention d'un évêché à Sagone dans une lettre du pape Grégoire le Grand (Le bilan de l'année 2012: les fouilles de Sagone - Une précision du directeur des Archives)

 

1481:

fondation du couvent de Vico par le seigneur de Cinarca Giovan Paolo da LECA (L'évêque de Corse à Vico - Le 24 mars, journée mondiale de l'eau à Vico).

 

couvent St François de Vico

couvent St François de Vico

1501:

dernière révolte de Giovan Paolo da LECA contre les Génois. Il rallie les Deux Sorru, regroupe ses partisans à Soccia et doit capituler au château de la Zurlina près de Murzo. Les Génois décident la "disabitazione": les villages de la pieve sont détruits et leur population déportée jusqu'en 1515 (La fin de la Cinarca - Le feuilleton de l'été - Poggiolo, les années zéro: 1501 (3/3)

 

1676:

Installation de Grecs de Vitylo par les Génois à Paomia, sur des terres utilisées par des villageois des Deux Sorru (La rage contre les Grecs).

 

1711:

fin de la construction, commencée en 1709, de trois bassins en granit pour les personnes voulant profiter des bienfaits de la source thermale, ancêtres des thermes de Guagno-les-Bains. Le financement a été assuré avec les dons recueillis par le Père Jean, cordelier (Notre Saint Antoine à nous). 

 

1731 ou 1732:

la carte d'ACCINELLI serait la première à mentionner Poggiolo, Soccia et Orto (Est-ce la toute première fois? - Les premières mentions cartographiques)

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (jusqu'en 1846)

 

1731:

Les Grecs sont chassés de Paomia par les habitants des Deux Sorru et se réfugient à Ajaccio jusqu'en 1773 où le gouverneur MARBŒUF leur attribue le territoire de Cargèse (La rage contre les Grecs - Réponse à la devinette du mois: les chaussures perdues des Grecs).

 

1771:

mort de CIRCINELLU, le curé de Guagno qui avait refusé le rattachement de la Corse à la France (Une statue pour Circinellu (1/3): qui est Circinellu?)

 

Chronologie poggiolaise: les années en 1 et en 6 (jusqu'en 1846)

 

1781:

l'assemblée des Etats de Corse reconnaît le curé de Guagno comme curé piévan au lieu de celui de Poggiolo comme il était de tradition. Le Père Giovanni BONIFACY refuse cette décision. Le conflit ne sera résolu qu'à la fin de la Révolution Française (Permanence et mutations de Sorru in sù (1/2: Les origines et l’organisation religieuse de la pieve).

 

1796:

le Poggiolais Giovan Anton PINELLI, surnommé "l'homme le plus cultivé de Corse", devient le dernier vicaire général du diocèse de Sagone, supprimé peu après (L'homme le plus cultivé de Corse (2/3)).

 

1821:

début de la construction du premier établissement thermal de Guagno-les-Bains (terminé en 1825) (Solution de la devinette du mois de mars : pallélépipède).

 

1831:

restauration d'urgence de l'église St Siméon (A quoi ressemblait l'ancienne église? (2/2)).

 

1836:

installation du Père ALBINI au couvent de Vico d'où il va mener une intense œuvre d'évangélisation en Corse (Les 180 ans du Père Albini).

 

1841:

la commune de Guagno est expropriée des terrains nécessaires aux thermes dont MULTEDO obtient la propriété partagée avec le Ministère de la Guerre (Les terrains départementaux à Guagno-les-Bains).

 

1846:

travaux de rénovation de l'établissement thermal et commande des baignoires en marbre (La baignoire de l'impératrice - Une baignoire de Guagno-les-Bains a été retrouvée!).

Dans le palais de l'impératrice Elisabeth d'Autriche (Sissi) à Corfou, baignoire en marbre semblable à celles de Guagno-les-Bains.

Dans le palais de l'impératrice Elisabeth d'Autriche (Sissi) à Corfou, baignoire en marbre semblable à celles de Guagno-les-Bains.

 

(à suivre)

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 13:50

 

Demain vendredi 15 janvier, France 3 Via Stella diffusera un reportage sur le Festival de musique "Sorru in Musica" qui, grâce à la volonté de Bertrand CERVERA, a été le seul festival de musique à avoir eu lieu en Corse pendant l'été 2020. 

 

 

Un reportage sur Sorru in Musica

Le festival « déconfiné » de Vicu sous les projecteurs
 

Il avait fait partie des rares rescapés d’une saison fatale aux nombreux festivals qui égayent habituellement l’été corse. Du 21 au 30 juillet, Sorru in Musica est en effet parvenu à s’adapter à un contexte hautement défavorable. Organisateurs, bénévoles, musiciens, chanteurs, comédiens, professeurs et élèves de l’académie de musique, conférenciers, celles et ceux qui font le festival, sont allés à la rencontre du public pour partager la musique gratuitement.

Si les règles sanitaires ont été respectées, aucune concession n’a en revanche été faite en matière d’ambition culturelle, de programmation ni de transmission, puisque l’académie de musique Sorru in Musica a accueilli, en parallèle du festival, 40 étudiants de Corse et d’ailleurs, venus suivre des master class. Un festival « déconfiné » qui fait l’objet d’un documentaire, écrit et réalisé par Pierre-Antoine Beretti, que l’on découvrira ce vendredi 15 janvier, à 20 h 45 sur ViaStella, sous la forme d’un journal de bord. La chronique de ces jours d’incertitude où la volonté farouche de créer, partager et vivre, a triomphé des obstacles…

(paru dans "Corse-Matin, jeudi 14 janvier)

 

Ce reportage sera rediffusé:

- lundi 18 à 23 h

et

-dimanche 24 à 0h00.

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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 18:00

D'une certaine façon, l'année 1931 s'est terminée comme commence l'année 2021: par un couvre-feu et une forte limitation des déplacements.

 

Il y a presque quatre-vingt-dix ans, le 13 novembre 1931, les journaux publiaient le communiqué officiel suivant émanant des autorités gouvernementales françaises:

 

"Le Petit Provençal" 13 novembre 1931.

"Le Petit Provençal" 13 novembre 1931.

 

Transcription du texte de l'article:

"Si l'état de siège n'a point été proclamé, comme on l'a dit, la circulation des habitants et des automobiles est, du moins, strictement réglementée. A 21 heures, dans les villages de Sari-d'Orcino, domaine de Spada; de Guagno et de Vico, domaine de Caviglioli, au Nord d'Ajaccio; de Guitera, où opérait Bornéa, et Palneca, où opérait Bartoli, à l'Est du chef-lieu, tout le monde doit avoir regagné son habitation.

    Quant à la circulation des automobiles, elle est plus rigoureusement encore réglementée. Ne peuvent franchir les postes de gardes, installés sur toutes les routes, que les automobilistes dûment autorisés. Les consignes, données aux gardes, sont extrêmement sévères. En aucun cas, un garde ne peut circuler seul et tous doivent être constamment armés. Dans les secteurs où les bandits se sont réfugiés, gardes et gendarmes ont l'ordre de tirer sur toute personne qui ne s'arrêterait pas à la première sommation. Telle est la rigueur des consignes."

 

A partir de ce 12 novembre 1931, tous les habitants de Sari d'Orcino, de Guagno et de Vico étaient confinés à 21 heures. Poggiolo, Guagno-les-Bains, Soccia et Orto étaient également concernés. En complément de ce couvre-feu, un contrôle strict (on ne disait pas encore "drastique") de la circulation automobile était institué.

 

Quelle était l'épidémie à combattre?

 

Maladie qui empoisonnait la Corse depuis longtemps, le banditisme avait connu une puissante poussée en 1931, illustrée par l'attaque le 17 août des hôtels de Guagno-les-Bains par la bande de François CAVIGLIOLI. Un curiste avait été tué. Le 2 novembre, une bataille rangée entre gendarmes et bandits à Balogna avait fait trois morts et trois blessés.

 

Le gouvernement dirigé par Pierre LAVAL envoya, selon un plan en fait élaboré depuis de nombreux mois, une armée de près de 600 gardes mobiles, avec auto-mitrailleuses et équipement de campagne, ... ainsi que de nombreux journlistes.

 

Paru dans "Le Petit Provençal" du 15 novembre 1931.

Paru dans "Le Petit Provençal" du 15 novembre 1931.

 

Débarquées le 8 novembre, les forces de l'ordre se concentrèrent sur le foyer d'infection le plus important (on ne disait pas alors "cluster"), c'est-à-dire les Deux Sorru, les Deux Sevi, la Cinarca et le Cruzzini.

"Le Petit Parisien" 11 novembre 1931.

"Le Petit Parisien" 11 novembre 1931.

"Le Petit Provençal" 11 novembre 1931.

"Le Petit Provençal" 11 novembre 1931.

 

Cette "épuration du maquis" dura pratiquement un mois. Le récit quotidien en a été donné sur ce blog à partir de trois journaux continentaux de l'époque (Le Petit Provençal, L'Humanité et l'Action Française) dans une série de 40 articles parus à partir du 3 novembre 2011.

 

 

Vous pouvez les lire l'un après l'autre à partir de celui intitulé:

LES 80 ANS DE L'ÉPURATION DU MAQUIS. Explications et méthodologie

 

Vous pouvez également suivre le lien L'épuration du maquis mais les articles y apparaissent dans l'ordre chronologique inverse.

 

Nous reviendrons plus tard sur ce fait majeur de l'histoire corse du XXe siècle.

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 18:00
Guagno-les-Bains n'oublie pas Saint Antoine

 

 

Samedi 16 janvier, une messe est prévue à 15 h à Guagno-les-Bains pour la fête de Saint Antoine Abbé.

 

 

Ce saint, qu'il ne faut absolument pas confondre avec Saint Antoine de Padoue, est appelé Antoine le Grand, Antoine d'Egypte, Antoine l'Ermite ou encore Antoine au cochon. Il est considéré comme le fondateur de l'érémitisme chrétien. Il serait né vers 251 et mort vers 356 à l'âge de 105 ans. 

 

Il est le saint patron des vanniers, des fossoyeurs, des bouchers et des charcutiers.

 

Il est connu pour ses guérisons miraculeuse d'une maladie inflammatoire nommée "le feu de Saint Antoine", provoquée par l'ingestion de l'ergot de seigle, qu'il aurait lui-même subie. Pour cette raison, le feu figure généralement sur sa statue, associé au cochon.

 

 
Si Saint Antoine est très populaire en Corse ("une bonne trentaine de sanctuaires lui furent dédiés durant le Moyen Age", a compté Geneviève Moracchini-Mazel), c'est en particulier parce qu'il fait partie de ces saints "antipesteux" dont l'intercession était si nécessaire et efficace lors des grandes épidémies terrorisantes de la peste. 
 
 
Serait-ce à cause de ses vertus médicales qu'il est honoré dans la station thermale réputée pour la qualité de son eau sulfureuse?
 

 

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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