Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 18:57
La devinette du mois: curés sac au dos!

Dans la ligne du centenaire de l'armistice de 1918, nous continuons à présenter l'action des Poggiolais durant la première guerre mondiale.

Pendant longtemps, à chaque génération, les principales familles du village fournissaient au moins un curé. Quand la guerre commença, plusieurs ecclésiastiques étaient donc d'origine poggiolaise.

 

Combien de prêtres nés à Poggiolo ont-ils participé à la guerre ?

1 ?

2 ?

3 ?

4 ?

 

Réponse demain.

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 18:12

Suite de la présentation de la correspondance de deux soldats poggiolais en 1914-1918.

 

 

Un devoir patriotique à accomplir

Les renseignements sur le déroulement de la guerre  étaient rares à cause du contrôle postal.

Jean Lovichi y fit allusion le 1erjuin 1915: « Je vous avais fait une lettre avec des précisions, mais (…) elle n’était pas licite ». Quelques jours après, il écrivit : « Il y a eu l’autre jour de rudes choses dont je me souviendrai jusqu’à être grand-père. Permettez mon langage de Sibylle. Les circonstances le réclament. »

Dans sa lettre du 28 octobre 1914, Jean Toussaint Demartini put raconter dans le détail la capitulation des forces allemandes du Togo et l’entrée des troupes franco-anglaises le 24 août à Kamina mais c'était parce que les opérations militaires étaient complètement terminées depuis deux mois dans ce territoire.

 

Début de la lettre de Jean Toussaint Demartini du 28 octobre 1914.

Début de la lettre de Jean Toussaint Demartini du 28 octobre 1914.

 

 

Cependant, dans sa carte du 4 février 1916, il nota, sans plus de précision : « Depuis 6 jours, on se bat ». Il s’agissait de la bataille de la Somme dans laquelle il mourut le 9 février.

 

Quand les soldats écrivaient sur les batailles, ils répercutaient souvent des fausses nouvelles, comme Jean Toussaint Demartini qui, le 1eroctobre 1915, était enthousiasmé par « l’éclatante victoire que les troupes françaises viennent de remporter » à propos de la deuxième bataille de Champagne qui permit bien une petite progression des troupes françaises mais au prix de pertes énormes.

 

Malgré les aléas de la guerre, l’amour de la patrie et le sentiment du devoir à accomplir restaient importants :

« Qu’ils m’envoient partout où ils veulent, je suis indifférent, je ferai mon devoir comme par le passé » (JT Demartini, 10 décembre 1915).

« Puisqu’il faut se battre mieux vaut le faire de bon cœur » (J Demartini, 28 octobre 1915).

« Nous voulons offrir à la France les routes de la Propontide qui ont toujours tenté le monde et qui furent toujours les voies chéries de la pensée » (J Lovichi, 2 juin 1915).

« L’élan de tous était superbe. Pour chaque chose, je trouvais volontiers de braves bougres enthousiastes du sacrifice » (J Lovichi, 27 juin 1915).

 

Cet enthousiasme n’empêchait pas de ressentir l’angoisse de la veille du combat

« Les tranchées sont face à face. Les guetteurs s’observent, les fusils couchés sur les créneaux, les mitrailleuses pointées, les crapouillots aux grosses gueules dorment jusqu’au déclenchement de l’action. » (J Lovichi, 7 juin 1915).

 

On était lucide sur les risques encourus. Le plus gênant était « le bruit continuel des canons » (J Demartini, sans date) mais on s’en moquait dans la correspondance :

« Beaucoup de bruit, un joli bruit strident… J’en ai déjà la vieille habitude » (J Lovichi, 31 mai 1915).

Même une blessure était minorée comme par Demartini, blessé le 21 août 1914: « Elle est absolument insignifiante, j’ai la jambe gauche traversée. Mais maintenant je suis entièrement guéri ; il reste à peine deux cicatrices où la balle est entrée et sortie. Le médecin Anglais voulait m’évacuer. Je n’ai pas voulu.» mais, les jours suivants, il note quand même: « je marchais en hamac » (J T Demartini, 28 octobre 1914). 

 

 

Une vie difficile et qui fait réfléchir

La vie quotidienne était difficile, mais elle inspirait des comparaisons amusantes :

« Aujourd’hui, nous construisons des tranchées, jusqu’à 9 heures du soir; ce travail ressemble beaucoup aux fossés que l’on fait dans les vignes pour planter des ceps américains » (JT Demartini, 28 octobre 1915).

« Je suis poussiéreux, hirsute et ressemble à je ne sais quel moyenâgeux Bachi-Bouzouk » (J Lovichi, juin 1915).

 

Il est vrai qu’il existait des moments agréables entre les coups durs :

« J’ai plus bu de champagne que j’en boirai peut-être dans ma vie » écrivit le 28 octobre 1914 Jean Toussaint Demartini qui profitait alors des provisions laissées par les Allemands au Togo à la suite de leur capitulation.

« Je vais me baigner à la mer comme Hector et face à une aventure analogue j’y promène mon poitrail nu. Le costume des baigneurs est celui d’Adam » (J Lovichi, 31 mai 1915). Les combats des Dardanelles ayant lieu à quelques kilomètres de l’emplacement de l’ancienne cité de Troie, le courrier de Jean Lovichi y fait plusieurs allusions, comme ici par cette comparaison avec Hector.

 

Jean LOVICHI et ses sœurs.

Jean LOVICHI et ses sœurs.

 

Surtout, une grande camaraderie régnait entre les combattants :

« Ma grande joie est de me sentir entouré de l’amitié de tous mes hommes » (J Lovichi, 30 juin 1915).

« Hier nous avons fêté ma fête (la Toussaint), mes camarades m’avaient offert beaucoup de fleurs, on s’est bien amusé » (JT Demartini, 2 novembre 1915).

 

Dans ces combats atroces, on gardait son humanité et on se sentait grandir :

« Tel j’étais tel je suis, avec cet avantage que j’ai l’âme un peu plus trempée par les circonstances actuelles » (JT Demartini, 28 octobre 1914).

« J’ai presque dépouillé le vieil homme et n’aspire plus maintenant qu’à me redresser de toute ma taille de défenseur de la Patrie » (J Lovichi, sans date, certainement mai 1915, avant son départ pour les Dardanelles).

« J’aurais été, si je n’avais pas été appelé, réduit aux sophismes et à la vie misérable. Maintenant une vie nouvelle commence, de force et de responsabilité » (J Lovichi, sans date).

Cette "vie nouvelle" fut brisée par une balle le 14 juillet 1915.

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 18:13

 

L'article précédent reproduisant une lettre d'un soldat originaire de Soccia en 1918 est un très bon exemple de l'abondante correspondance qui circula pendant la première guerre mondiale. 

Pendant les longs mois de guerre, chacun, soldats comme parents, comptait surtout sur le courrier pour avoir des nouvelles et de l’espoir.

 

Comme l’a écrit Jean-Paul Pellegrinetti dans sa communication «Identité et Grande Guerre. Les combattants corses durant la Première Guerre mondiale» (texte complet ICI), la nouveauté de la Grande Guerre tient «à la très grande production d’écrits que le conflit a suscité par l’intermédiaire de correspondances ou la tenue de carnets personnels. Ces divers «supports à l’écrit», sous formes de lettres, de cartes postales, de cartes militaires ou encore de cartes-photos, autorisent une histoire « par le bas » des combattants. Témoignages précieux d’hommes ordinaires ballottés par le flux et reflux des événements, l’analyse de la correspondance des poilus donne à lire dans l’univers mental de ces hommes partis au front et aide à comprendre leurs systèmes de pensées, leurs sentiments, leurs représentations, leurs processus de confrontation à l’Autre et leurs comportements par rapport à la guerre. 

Une partie de l'abondante correspondance de Jean Toussaint Demartini.

Une partie de l'abondante correspondance de Jean Toussaint Demartini.

 

Dans certaines familles, il reste encore des lettres de cette époque. Nous n’avons pu étudier que les séries qui furent écrites par deux des trente morts glorieux:

- la correspondance de Jean Ary Lovichi (1893-1915), aspirant tué aux Dardanelles le 14 juillet 1915, qui a été publiée par son neveu Pierre Durand dans une brochure intitulée «L’oncle Jean»,

- les lettres de Jean Toussaint Demartini (1889-1916) conservées par la famille Prince. Caporal puis sergent-fourrier, Jean Toussaint combattit en Afrique occidentale jusqu’en avril 1915 et mourut en France, pendant la bataille de la Somme, le 9 février 1916. La partie de ses lettres écrites en métropole a été utilisée en 2007 pour un devoir réalisé en collège par une amie de son arrière-arrière-petite-nièce Mathilde.

 

En croisant ces deux séries, on peut dégager plusieurs thèmes importants. L’échantillon n’est pas vraiment représentatif car ces deux soldats étaient plus instruits que la moyenne des Poggiolais mais on retrouve les centres d’intérêt relevés par Jean-Paul Pellegrinetti dans son étude.

 

Un impérieux besoin de nouvelles

Les soldats avaient un impérieux besoin d’écrire et de lire :

« Mes chers parents, Ecrivez-moi souvent et longuement » (J T Demartini, 11 novembre 1915)

« Nous souffrons seulement du manque de nouvelles. Envoyez-moi, si vous pouvez, des journaux (…) Ecrivez-moi le plus possible » (J Lovichi, sans date).

Ils avaient besoin de ce lien avec leur famille : « il n’y a pas à la guerre un homme qui ne pense et ne parle toujours à Papa et Maman. Vous comprenez cela. Nous sommes des enfants » (souligné dans le document) (J Lovichi, 7 juin 1915).

Encore fallait-il avoir le matériel pour écrire : « Je vais vous faire encore une demande de plume et d’encre. J’aime peu le crayon. » (J Lovichi, 30 juin 1915).

Pour les messages courts, il existait des cartes «Correspondance des Armées de la République» qui bénéficiaient de la franchise postale.

 

 

Le courrier, cordon ombilical indispensable en 14-18 (1/2)
Le courrier, cordon ombilical indispensable en 14-18 (1/2)

Le dernier message de Demartini fut écrit sur ce rectangle de carton le 4 février 1916, cinq jours avant sa mort. 

De son côté, en 1914, après la capitulation allemande au Togo, Jean Toussaint Demartini eut des feuilles en abondance car il utilisa le papier à lettres de la plantation de palmiers Schleinitz et de la station de radiotélégraphie de Kamina.

Papier à en-tête de la plantation SCHLEINITZ.

Papier à en-tête de la plantation SCHLEINITZ.

 

 

La correspondance servait à réclamer de quoi améliorer le quotidien. Jean Lovichi demanda «un alcool sous une forme quelconque indispensable ici, ampoules de teinture d’iode, papier cigarettes auto-inflammables, comprimés pour désinfecter l’eau un peu cadavérique» (31 mai 1915).

Le sous-lieutenant, licencié en philosophie et pétri de culture gréco-latine, avait également des désirs intellectuels et demanda le 30 juin 1915 : « quelques livres (L’Iliade, l’Odyssée et Montaigne) pour les après-midi de tranchée. Montaigne a de bonnes réflexions sur les choses du combat, je pourrai en goûter la saveur ».

 

Par contre, l’argent n’était pas un grand souci :

« Je touche 4 francs par jour qui sont tous économisés. Aussi, ne m’envoyez plus un sou » (souligné dans le document) (J Lovichi, 2 juin 1915)

« Avec son argent, on ne peut rien acheter » écrivit le sergent Demartini le 19 janvier 1916. 

 

Ces Poggiolais éloignés de la Corse ne manquaient de signaler la présence de concitoyens« un de ces jours j’irai à Atakpamé où se trouve Hyacinthe Desanti le fils à Pierre François » (J T Demartini, octobre 1914). Jean Hyacinthe Desanti (1889-1944) termina sa carrière dans l’administration coloniale comme gouverneur du Dahomey puis du Soudan français (Mali actuel).

Jean Hyacinthe Desanti en uniforme de gouverneur.

Jean Hyacinthe Desanti en uniforme de gouverneur.

 

Ils n’oubliaient même pas leurs querelles villageoises, comme Jean Toussaint Demartini qui avait été condamné pour vote irrégulier dans une élection municipale à Poggiolo et qui, dans une lettre du 1eroctobre 1915, conseilla à ses parents l’attitude à adopter envers les membres du parti adverse : 

"Je ne saurai assez vous le répéter, montrez-vous très satisfait de leur façon d'agir, et puis plus tard lorsque nous aurons l'occasion de pouvoir nous venger, nous le ferons, mais pour bien réussir, il faut faire semblant d'être très bien avec eux et pour mon compte personnel, je vous promets que je suis décidé à me venger" (ponctuation respectée).

(à suivre)

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 18:04

Les articles sur la première guerre mondiale sont très nombreux cette année. Certains sont assez originaux comme celui-ci qui révèle un document ignoré et très original qui est conservé dans une famille de Soccia.

L'article est de Pascale CHAUVEAU et a été publié dans "Corse-Matin" de vendredi 23 novembre.

Très prochainement, ce blog publiera une partie de la correspondance de deux héros poggiolais de 1914-1918.

---------

MENU DE FIN DE GUERRE

"EN L'HONNEUR DU PENDU"

À l'occasion du centième anniversaire de l'Armistice du 11 Novembre, nombre de lettres écrites du front sont ressorties, témoignages de la vie dans les tranchées.

 

 

À Soccia, Marinette Antonini a sorti de ses archives une petite pépite: outre la carte rédigée le 11 novembre 1918 par son oncle Antoine à ses sœurs, annonçant la signature de l'Armistice, celui-ci joint le menu concocté par "le chef de popote" pour fêter dignement la bonne nouvelle.

Menu de fin de guerre pour un Socciais

Soigneusement calligraphié à l'encre violette, le "menu du pendu" vaut surtout pour les dessins qui encadrent le texte: "Celui que l'on a eu", c'est bien sûr l'ennemi, dessiné fumant sa pipe avant de finir au bout d'une corde.

"Celui que l’on a eu, celles que nous aurons bientôt"

"Celles que nous aurons bientôt", représentées par une jolie femme maquillée et chapeautée, à qui l'auteur fait dire "vive le 4 e tirailleur". Dans la courte carte qu'il écrit, Antoine Colonna précise qu'ils seront dix zouaves à se partager le repas, qui coûtera 310 francs. "Chacun a disposé de 20 francs pour cela, et certains de 50 francs" ajoute-t-il.

Postée le 12 novembre 1918 de Villeneuve au Chemin, la lettre n'arrivera à ses destinataires, qui habitaient rue d'Ajaccio à Tunis, que le 23 juillet 1919 !

"Je me suis longtemps occupée de mes tantes", raconte Marinette, "et avec mes frères Antoine et Octave, on avait lu ces courriers datant de la guerre avec émotion." Depuis quelques années, l'idée de faire publier ce menu de fin de guerre était venue, mais sans y donner suite."Mais cette année c'était le centenaire de l'Armistice", conclut Marinette, "et j'ai pensé que c'était le bon moment !".

P. C.

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 17:56

Les soldats poggiolais de la première guerre mondiale ont été de bons combattants. En témoignent les nombreuses récompenses obtenues pour leur tenue sur le front.

Ils ont été récompensés par au moins vingt-cinq citations retranscrites sur les registres matricules. Qu’elles aient été publiées à l’ordre du régiment, de la brigade, de la subdivision, du corps d’armée ou de l’armée, ces mises à l’honneur font connaître les qualités des Poggiolais.

diplôme de citation militaire

diplôme de citation militaire

 

 

La première qualité est « le courage »mentionné huit fois, et à laquelle on peut joindre « la bravoure » (trois fois) et la « belle attitude au feu » (deux fois).

La seconde est le « calme »,mentionné cinq fois, auquel on peut ajouter le « sang-froid » (trois fois).

 

Les textes des citations donnent des renseignements importants sur les comportements de ces hommes pendant les combats.

Pierre Toussaint Antonini (1882-1916) « a enlevé à la baïonnette des tranchées ennemies et fait prisonnier un fort détachement commandé par un officier » (citation du 25 octobre 1914).

Pour avoir assuré le ravitaillement en première ligne, Jean François Ceccaldi (1876-1968) est cité le 15 juin 1916 (le texte en a été reproduit dans l'article "Des Poggiolais sous l'uniforme") et Jean Jules Ceccaldi (1889-1959) le 1erjuillet 1917.

Maréchal des logis dans l’artillerie coloniale, Antoine François Demartini (1884-1916)« après avoir eu son cheval blessé sous lui, a été blessé lui-même et néanmoins a su ramener en ordre toute sa pièce ».

Le lieutenant Antoine François Desanti (1879-1958) a été récompensé pour avoir aidé son bataillon « par la sûreté du tir de ses mitrailleuses » lors du combat du 21 février 1918 contre des rebelles marocains (citation du 22 avril 1918).

Jean Ary Lovichi (1893-1915) « n’a cessé de commander » pendant près de quinze heures pour défendre « la tranchée conquise par lui » (citations du 21 juin et du 1eroctobre 1915).

Jean Noël Pinelli, né en 1879, spécialiste radio au centre d’aviation du Plessis-Belleville, a subi des bombardements du 28 mars au 1eravril 1917 et le 4 mai où il « s’est prodigué au milieu des plus grands dangers, d’abord pour sauver son matériel, puis retirer des flammes un de ses hommes blessé mortellement » (29 mai 1917).

Jean Toussaint Pinelli (1891-1918) réussit à être cité trois fois dans la seule année 1917 : à l’ordre du régiment le 20 mars (volontaire pour « un coup de main audacieux »), du corps d’armée le 22 juillet (pour avoir entraîné sa section sous le feu ennemi) et de la division le 14 novembre (a accompli une mission« volontairement en plein jour à découvert »).

 

 

Jean Toussaint Demartini est à l'extrémité droite de la photo.

Jean Toussaint Demartini est à l'extrémité droite de la photo.

Une curiosité : la première citation obtenue par un Poggiolais date du 21 août 1914. Elle est celle de Jean Toussaint Demartini (1889-1916), à l’ordre des troupes du groupe de l’A.O.F. (Afrique Occidentale Française) pour sa bravoure dans les combats contre les Allemands, à l’occasion du combat de Khra, au Togo, qui fut la première victoire franco-britannique de la guerre. Jean Toussaint mourut en 1916 dans la Somme.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 16:08
extrait du site http://www.patrimoine-religieux.fr

extrait du site http://www.patrimoine-religieux.fr

 

 

Devant le succès rencontré l'an passé, la municipalité de Murzo renouvelle cette année son marché de Noël, qui se tiendra le dimanche 9 décembre toute la journée sur la place de l'église.

 

 

Les personnes souhaitant  réserver un stand peuvent d'adresser:

 à Dorothée Vellutini (06-71-59-02-97)

 ou à Jeanne Segura (06-74-86-54-51).

 

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 17:52

 

 

SOIRÉE SOUPE CORSE

ET

VEAU AUX OLIVES

 

 

au couvent St François de Vico

 

samedi 1er décembre

 

à partir de 20h.

 

 

 

Inscriptions: 

auprès de Madame BASSI au 04-95-26-62-29

ou au couvent, le matin uniquement, au 04-95-26-83-83.

 

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 18:15

Les Deux Sorru font partie de ce que le géographe Christophe Guilluy appelle la France périphérique, partie du pays qui est de plus en plus abandonnée par les pouvoirs publics. Un exemple de cet abandon est la confirmation de nouvelles fermetures  de centres des finances dont celui de Vico.

Les services publics s'éloignent. Pour la moindre démarche, il est recommandé d'utiliser internet mais il ne marche pas toujours dans notre micro-région et on n'arrive pas à entrer en contact directement avec un être humain pour bien s'expliquer. Il faut utiliser la voiture mais le trajet est long et, de toute façon, l'Etat fait pleuvoir des taxes au nom de la protection de l'environnement...

Abandon est bien le mot exact.

 

 

Vendredi 15 novembre, l'intersyndicale des finances publiques a manifesté ses inquiétudes à Ajaccio et à Bastia.

 

 

C. M. ET J. C.

À Ajaccio, quatre délégués se sont installés devant la porte du centre des impôts, parc Cuneo, pour proposer aux usagers - qui étaient nombreux hier à venir payer leur taxe d’habitation - de signer leur pétition. Cette dernière expose les menaces qui, à leur sens, pèsent sur leurs emplois ainsi que sur la mission de proximité de ce service public.

"L’État veut supprimer 50 000 emplois dans la fonction publique d’ici 2022. Nous sommes les premiers exposés. Ici en Corse-du-Sud, après les suppressions des trésoreries de Piana et de Porto-Vecchio, ce sont désormais celles de Sainte-Marie-Sicché et de Vico qui sont touchées. Ces trésoreries ont deux missions : la gestion du budget des collectivités et celle du recouvrement de l’impôt pour les particuliers. Cette dernière sera transférée à Ajaccio, ce qui impactera fortement le service public de proximité dont la réévaluation est pourtant inscrite dans la loi Montagne. Et ce sur une île qui compte de nombreuses personnes âgées qui ne peuvent pas utiliser les services en ligne", soulignent Matthieu Caillaud, le secrétaire général de FO Finances publiques et Cathy Paolini, la secrétaire générale de la CGT . Du côté de la direction intérimaire (une nouvelle tête est attendue depuis la mutation de Yann de Poujol de Molliens), on renvoie au mouvement national de suppression de postes et aux propos de Gérald Darmanin qui souhaite réorganiser d’ici 2019 les DGFIP, en tenant notamment compte du prélèvement à la source et de l’évolution du comportement des usagers.

"Les trésoreries de Sainte-Marie-Sicché et de Vico ne fermeront pas à proprement parler, elles garderont leur activité de gestion des collectivités locales. Le recouvrement de l’impôt sera en revanche recentré sur Ajaccio. Mais celui-ci peut se faire par téléphone, par écrit, par internet et sera de plus opéré à la source." Enfin, la direction qui déclare ne pas connaître l’impact des suppressions de postes sur la Corse-du-Sud, assure que les salariés de Vico et de Sainte-Marie-Siché ne seront pas impactés par le recentrage de l’activité de ces trésoreries.

(Corse-Matin, vendredi 16 novembre 2018)

L'abandon des périphéries continue

La trésorerie de Vico abandonnée aux animaux errants?

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 17:43

L'informatique permet de réaliser des recherches historiques bien plus rapidement qu'autrefois. Ainsi, la publication de la liste des soldats français tués pendant la première guerre mondiale a permis de réaliser toutes sortes de calculs. Cette liste est disponible sur le site "Mémoire des hommes". Le site "MémorialGenWeb" procède au relevé des inscriptions se trouvant sur les monuments aux morts.

 

"Le Parisien" a publié le résultat de l'étude des prénoms.

"On ne s'étonnera évidemment pas de trouver les prénoms classiques du début du XXe siècle : Jean, Pierre, Louis, Joseph et François forment les cinq prénoms les plus frappés. 

A eux cinq, ils représentent 79647 victimes, soit 8% des soldats morts pour la France lors du premier conflit mondial, sans compter leurs variantes en prénoms composés (Jean-Marie arrive en 7e position, Jean-Baptiste en 8e)."

 

 

François et Jean sont morts

 

Et pour Poggiolo?

Les trois faces du monument aux morts comportent trente noms. Il suffit d'en faire la liste et on arrive à:

quatre Jean,

quatre Jean Toussaint, 

trois François,

deux François Antoine.

Puis, dix-sept soldats portent chacun un prénom particulier. 

Si Jean domine comme dans toute la France, le reste de la liste n'est pas exactement le même.

 

François et Jean sont morts

 

Pour mieux connaître la popularité des prénoms, on peut envisager de couper les prénoms composés en deux. Ainsi, on compterait Jean Toussaint à la fois pour un Jean et pour un Toussaint. A cette époque, les registres d'état-civil ne comportent pas de trait d'union entre les prénoms mais une virgule. Le prénom composé était donc un usage mais pas une réalité administrative. D'ailleurs, sur le monument poggiolais, aucun trait d'union n'est marqué. Il en résulte une curiosité: en coupant le prénom de Charles Marie VINCIGUERRA, on obtient dans la liste un prénom féminin!

La répartition poggiolaise devient alors:

dix Jean,

huit François,

six Toussaint,

trois Antoine,

trois Dominique,

deux Pierre,

puis, treize prénoms différents.

François et Jean sont morts

Jean consolide sa position, suivi de François, et Toussaint tient une place importante.

Une petite remarque pour le prénom Franco. Il est attribué à un membre de la famille COLONNA. En réalité, à sa naissance, cet individu avait été déclaré comme François Antoine. Mais l'usage l'avait transformé en Franco et ce surnom est celui conservé sur le monument.

François et Jean sont morts
François et Jean sont morts
François et Jean sont morts
Partager cet article
Repost0
13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 04:58

Depuis quelque temps, un symbole de Poggiolo ne vit plus. On ne s'en rend pas forcément compte quand on passe rapidement dans le village en automobile et pourtant...

 

L'eau ne coule plus dans la fontaine du Lucciu.

 

Elle ne coule plus !!!

 

Plus rien ne se déverse dans un bassin qui est à sec. L'humidité qui suintait sur le côté gauche à cause de diverses fissures n'existe plus. Il n'y a plus aucun risque d'y voir des têtards évoluer (voir article en cliquant ici).

 

La fontaine est-elle définitivement tarie? Rien ne permet de le dire. Les sources ont été bien alimentées cette année et, de toute façon, il y a toujours eu de l'eau au Lucciu. On peut supposer que l'arrêt vient de débris et de racines qui se sont accumulés dans les tuyaux. 
 

Elle ne coule plus !!!

 

Certains pourraient dire que, de toute façon, depuis 1968, l'année où l'eau courante a été installée dans les maisons poggiolaises, entretenir une fontaine publique ne sert à rien. De plus, elle a été déclarée impropre à la consommation.

 

Mais le Lucciu est un monument important de l'histoire et du paysage du village. Il fait partie des douze merveilles de Poggiolo.

 

Et l'eau qui coule, n'est-ce pas le symbole que la vie continue?

La fontaine dans son état normal.

La fontaine dans son état normal.

 

Lisez l'histoire de la fontaine dans cet article:

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

Lisez "INSEME" de mai en cliquant sur l'image:

--------------------------------------

 

Le marché de Vico:

Le mardi soir place Casanelli (place de la fontaine) de 19h à 23h

Le mercredi matin place de l’ancienne mairie de 9h à 13h

 

 

- Fin des classes le 8 juillet: 

 

- du 21 au 30 juillet: 19e festival Sorru in Musica 

- Mardi 16 août:

fête de Saint Roch à Poggiolo.

- dimanche 25  septembre:

u Mele in Festa à Murzo.

 

-----------------
 

 

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

En-tete-inseme-copie-1.jpg

.

POGGIOLO SUR FACEBOOK

Votre blog est maintenant sur Facebook. https://www.facebook.com/pages/ Poggiolo/167056470125907