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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 18:00

 

La Corse n'est pas loin de l'Italie, à tel point que, depuis l'île, il est possible de photographier la tour de Pise.

Cet exploit n'est pas à la portée de tout le monde. Il faut un très bon matériel, se trouver au bon moment et avoir un bon emplacement. Ces conditions ont été réunies voici deux ans par Antoine MANGIAVACCA dont la photo de la ville italienne depuis le Monte Cinto a été récemment publiée dans le "Corriere della Sera". Cette image a, comme on dit, "fait le buzz" en Italie et en France et a valu à son auteur d'être interviewé par Pascale CHAUVEAU dans "Corse-Matin" du dimanche 1er mars.

 

La ville de Pise photographiée depuis la Corse © Antoine Mangiavacca

La ville de Pise photographiée depuis la Corse © Antoine Mangiavacca

Ce talentueux photographe, qui vit à Marseille et vient souvent à Soccia, est connu par les lecteurs de ce blog qui a publié plusieurs de ses productions. Par exemple, en mai 2017, il nous avait envoyé la photo d'un large panorama de la Corse depuis un sommet du Var. On pouvait bien y reconnaître le Tretorre et le Cervellu. 

Voici l'entretien paru dans "Corse-Matin":

Il y a deux mois, sa photo de Pise, prise du Monte Cinto, avait fait le buzz. À 23 ans, Antoine Mangiavacca, sous le pseudo de Klape, consacre son temps à sa passion pour l’image, avec professionnalisme et sensibilité. Chacune de ses photos interpelle, trouble, déclenche ce "je-ne-sais-quoi" qui fait la différence. Et si c’était tout simplement un talent fou.

 

La photo est-elle pour toi un simple passe-temps?

J’habite Marseille mais j’ai toujours passé toutes mes vacances à Soccia d’où ma famille est originaire. Et c’est ici en Corse qu’est née ma passion pour la photo. En faire mon métier était une évidence. Après le bac, j’ai passé un BTS audiovisuel option image, doublé d’une formation approfondie d’un an sur la photographie. Cela m’a permis de faire des stages intéressants, notamment chez Panavision, une référence mondiale dans ce milieu.

Après mon diplôme en juin dernier, j’ai envoyé des CV à des boîtes de production, des offices du tourisme… Mais il s’agit d’un milieu très fermé, et il est compliqué d’y rentrer. J’ai fini par créer mon entreprise en septembre dernier, en tant qu’auto-entrepreneur. Mes revenus sont encore bien trop insuffisants pour pouvoir en vivre, mais mes parents me soutiennent et m’encouragent. Cela me permet de consacrer tout mon temps à la photo.

 


 

Suivez les photos d'Antoine

 

Que signifie "consacrer tout son temps à la photo", quand un clic ne prend qu’une fraction de seconde ?

Je ne fais jamais de photo "au pif", chacune demande beaucoup de préparation. Par exemple, je sais que le 16 mars, il y aura un alignement parfait du couvent de Vico et de la Sposata avec le soleil qui va arriver par-derrière.

Il faudra que je prenne la photo juste avant que le soleil vienne sur la montagne. Il y a des éphémérides à ne pas rater pour obtenir l’alignement parfait et capturer de belles lumières. Je peux passer 30 à 40 heures sur Google Earth pour étudier les reliefs, je tiens aussi compte de la météo sur des sites pointus qui donnent le sens du vent, le taux d’humidité, la hauteur du plafond nuageux… Tout cela me renseigne sur l’objectif à choisir. Sans toutes ces données, on peut rater à un jour près un coucher de soleil intéressant.

 

Dernièrement, le journal italien Corriere della Sera a publié ta photo de Pise, prise du Monte Cinto. Quelle est la genèse de cette photo ?

En réalité, j’étais sur le Monte Cinto pour photographier la côte provençale, de Toulon à Monaco. En me tournant un peu, j’ai vu que Pise était faisable. Cette photo a été faite il y a deux ans, et je l’ai mise sur Facebook quand j’ai créé mon compte professionnel. Beaucoup d’Italiens photographient la Corse depuis l’Italie. Ils ont vu cette photo sur mon site, et l’ont partagée. Environ 2 000 personnes suivaient ma page depuis juin 2016, et en une semaine, les vues ont été multipliées par deux, et la photo a été publiée dans la presse. Je n’en revenais pas !

 

Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019
Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019

Exposition à la salle des fêtes de Soccia été 2019

 

Est-ce que cette photo a lancé ta carrière ?

Pas encore tout à fait, mais de plus en plus de gens me découvrent à travers mon site, et cela m’a valu de nombreux messages qui m’ont fait chaud au cœur. Ils me remercient de photographier leur village ou leur belle région. Par ailleurs, un monsieur qui gère le musée d’astrophysique de Pise m’a appelé pour participer à une exposition sur les paysages lointains, pris en infrarouge. C’est une technique qui permet de voir plus facilement à travers les brumes.

L’été dernier, j’ai exposé mes photos dans mon village de Soccia, et, en août prochain, elles seront exposées au couvent Saint-François de Vico. Surtout des paysages et des ciels.

J’adorerais faire des portraits, ou des plaquettes pour les campings, hôtels ou Airbnb, mais personne ne m’en a encore demandé. En réalité, j’aimerais être un couteau suisse capable de tout faire.

 

En cadeau, une toute récente photo (elle a été publiée le 29 février sur la page Facebook de Klape, le pseudonyme d'Antoine).

"Le village de Soccia sous la brume matinale, avec les aiguilles d'Ortu et les crêtes de Rinella en fond éclairées par le Soleil. Les oiseaux étaient la cerise sur le gâteau pour cette image !"

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 19:50
Réponse à la devinette du mois: les chaussures perdues des Grecs

 

En 1967, après la guerre des six jours, durant laquelle l'armée égyptienne fut écrasée par l'armée israélienne, les soldats égyptiens furent abondamment moqués pour avoir abandonné leurs chaussures afin de s'enfuir plus vite dans le désert. Il en avait été de même lors des combats d'octobre 1956 dans le Sinaï.

 

Des militaires peuvent également être obligés de partir sans avoir eu le temps d'enfiler leurs souliers quand ils ont été surpris par une attaque pendant la nuit. C'est ce qui arriva aux Grecs en 1734 pas loin de nos villages, à Camputile.

 

Quand l'insurrection générale corse contre l'occupation génoise se produisit en 1730, les Grecs de Paomia restèrent fidèles à Gênes. Encerclés dans la tour d'Omigna fin avril 1731, ils réussirent à se réfugier à Ajaccio, tandis que leur village était dévasté.

 

tour d'Omigna (site paradisu.info)

tour d'Omigna (site paradisu.info)

 

En 1734, trois cents Grecs formèrent une milice de volontaires pour combattre les Corses. Le lieutenant Ghjacumu Santu PETRICONI, envoyé par Gênes, devait aller secourir la garnison de Corte assiégée par les Naziunali. Pour aller vite, PETRICONI mit ses troupes dans des navires pour débarquer à Sagone. De là, il comptait grimper par le Niolo.  

Mais le chef des Corses, Ghjuvan Ghjacumu AMBROSI, dit CASTINETA, comprit la manœuvre et s'avança dans la même zone.

 

La suite est racontée par Jean-Laurent ARRIGHI à la page 76 du livre "Vico Sagone Regards sur une terre et des hommes" (ed. Alain Piazzola):

"Là, il [CASTINETA] apprend que les Grecs, exténués par leur marche forcée en montagne, sont en train de bivouaquer sur le plateau de Camputile. C'est à cet endroit que, dans la nuit du 29 au 30 mars [1734], le campement sera attaqué par surprise. Un grand nombre de Grecs est alors tué et les autres, dans l'affolement, s'enfuient dans les montagnes en abandonnant armes et chaussures".

 

Les survivants parvinrent, non sans mal, à se regrouper à Vico.

 

 

Si vous passez par Camputile, vous ne trouverez plus de chaussures abandonnées mais ayez une pensée pour ceux dont le sang coula sur ce plateau.

 

Camputile, août 2001, photo Michel Franceschetti

Camputile, août 2001, photo Michel Franceschetti

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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 18:00
La devinette du mois: les chaussures perdues des Grecs

Tout le monde connaît l'aventure de ces Grecs réfugiés qui furent installés en Corse, à Paomia, par les Génois. Chassés par les Vicolais, ils s'enfuirent à Ajaccio jusqu'à ce que le comte de Marbeuf, représentant de Louis XV, leur permette de se fixer à Cargèse.

 

Parmi les nombreux affrontements avec les Corses, l'un d'eux est particulier car les Grecs y perdirent leurs chaussures. Quand et à quel endroit proche de nos villages cette mésaventure arriva-t-elle?

 

Réponse demain.

 

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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 06:41
Deuil à Soccia

Toutes nos condoléances aux parents et aux proches.

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 18:00

Le développement du coronavirus est suivi avec inquiétude par toutes les instances sanitaires et gouvernementales du monde. La question se pose de fermer ou non les frontières.

 

Mais rassurez-vous.

 

La municipalité de Poggiolo

a pris une mesure radicale 

pour empêcher la contamination:

 

 

la frontière communale

 

est fermée.

 

 

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A vrai dire, ces mesures furent décidées en 1884 et concernaient le choléra.

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Dans les siècles passés, les maladies comme la peste ou le choléra firent des ravages. La dernière épidémie de choléra en France eut lieu en 1884. Elle débuta le 13 juin de cette année et aurait été provoquée par l’arrivée dans le port de Toulon d’un bateau venant du Tonkin. Le premier cas marseillais fut déclaré le 25 juin.

 

Entre juin et octobre, la maladie fit 1777 décès dans la ville de Toulon et 1793 à Marseille. L’épidémie resurgit avec l’été 1885 et fit alors 1259 nouveaux décès dans la population marseillaise.

 

L’effroi des populations fut grand. Des Toulonnais et des Marseillais s’enfuirent de leurs agglomérations.

 

A Marseille, la quarantaine fut organisée. Les marins et voyageurs arrivant au port devaient rester au lazaret le temps d'être certain qu'ils n'apportaient pas la maladie. Il n'était possible de leur parler que derrière une double rangée de grilles.

 

Poggiolo dit "stop" à l'épidémie

 

La Corse fut touchée au bout de quelques jours. Dans l’île, 6 communes furent atteintes. Il y eut 4 morts en juillet, 16 en août et 6 en septembre.

Près de Poggiolo, Saint André d’Orcino fut victime de l’épidémie.

Il en fut même question en Suisse, dans la « Feuille d’avis de Neuchâtel » du jeudi 28 août 1884:)

L’épidémie continue à décroître à Marseille où l’on ne comptait lundi que 5 décès. Le même jour, il y a eu 6 décès à Toulon, 5 à l’hospice d’Aix, 3 à Béziers, 4 à Carcassonne, 10 à Perpignan et 7 à Sisteron. Dans plusieurs autres localités, un décès.

Le choléra a été constaté en Corse, à Saint-André-d’Orcino, où trois décès ont eu lieu.

En Italie, 84 décès à la Spezzia depuis le 22 août.L’épidémie continue à décroître à Marseille où l’on ne comptait lundi que 5 décès. Le même jour, il y a eu 6 décès à Toulon, 5 à l’hospice d’Aix, 3 à Béziers, 4 à Carcassonne, 10 à Perpignan et 7 à Sisteron. Dans plusieurs autres localités, un décès.

Le choléra a été constaté en Corse, à Saint-André-d’Orcino, où trois décès ont eu lieu.

En Italie, 84 décès à la Spezzia depuis le 22 août.

 

Cette proximité incita la mairie de Poggiolo à prendre des mesures rigoureuses. Le maire Jules Martin DESANTI signa, trois jours après cet article de presse, le 31 août 1884, l’arrêté suivant :

 

Poggiolo dit "stop" à l'épidémie

En voici le contenu exact :

Nous, Maire de la Commune de Poggiolo :
Attendu qu’il s’est déjà produit quelques cas de cholera dans la commune de Saint-André d’Orcino et qu’ainsi on ne peut plus permettre sans danger l’accès de Guagno (les Bains), aux habitants de ce village contaminé .
Considérant que cette mesure est de toute utilité,
Arrêtons
--------------
Tous les baigneurs et amateurs venus de la commune de St André d’Orcino à Guagno-les Bains, soit en villégiature soit pour y prendre les eaux, sont priés de quitter le territoire à partir du 1er septembre prochain. Le Maire de Poggiolo est persuadé que les habitants de St André d’Orcino qui se trouvent actuellement aux Bains ou qui pourraient s’y rendre ne le forceront pas à prendre contre eux des mesures de rigueur et qu’ainsi ils se conformeront

au présent arrêté.
Il est également défendu aux propriétaires des maisons de recevoir chez eux aucun individu venant de la susdite commune de St André d’Orcino, sans encourir les peines édictées par la loi.
Fait à Poggiolo le 31 août 1884.
Le Maire
Desanti

 

Les habitants de Saint André d'Orcino sont interdits sur le territoire de Guagno-Les-Bains. Il faut remarquer qu'il n'est pas question de Poggiolo.

 

Ce document prouve que la station thermale de Guagno-les-Bains  attirait alors suffisamment de curistes des villages corses pour craindre qu’ils répandent la contagion.

 

Ce refus d’accueil de non-Poggiolais joua-t-il un rôle important dans le reflux du choléra ?

 

Toujours est-il que la Corse ne connut que 6 décès de cholériques en septembre et plus rien après. Et les habitants de Poggiolo et de Guagno-les-Bains furent préservés.

 

Au total, cette épidémie porta sur 30 départements, surtout dans le Sud, atteignit 477 communes et donna lieu à 7.820 décès dans l’ensemble de la France. Elle continua jusqu’en janvier 1885 en Algérie, où elle provoqua 890 décès. Ces chiffres sont extraits du «Journal de la Société Statistique de Paris» (tome 26,1885) p. 459 

 

Nota : Jules Martin DESANTI, auteur de l’arrêté, est né le 20 mars 1831 à Poggiolo, et décéda le 2 janvier 1910 à Soccia. Il fut maire de Poggiolo de 1880 à 1888.

 

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Cet article a déjà été publié le 3 février 2015.

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 18:00
Unis pour quel programme?

 

Quand on se présente à des élections, c'est dans l'intention de réaliser quelque chose, à plus forte raison quand on est unis, "Uniti pa l'avvene", comme se quaifient les candidats à la mairie de Poggiolo.

En plus de Jean-Silius PAOLI, Ange-Marie PINELLI était déjà conseiller municipal. François COLONNA et Dominique PINELLI ont été candidats sur une seconde liste en 2014. Les autres ne se sont jamais présentés.

Mais ils se sont entendus pour s'engager à appliquer un programme commun dont vous avez le texte ci-dessous. Dans quelques jours, nous apporterons des informations supplémentaires.

Tous nos lecteurs sont encouragés à prendre connaissance de ce projet et à envoyer leurs remarques.

 

 

Unis pour quel programme?

EAU

 

EAU POTABLE : prioritairement travaux d'adduction, suite à la recherche d'eau par forage déjà effectuée et dont les résultats s’avèrent concluants sur Guagno les Bains afin d'abandonner la prise d'eau en rivière Fiume Grossu. 

 

Rénovation et modernisation des infrastructures existantes et équipements ruraux (châteaux d'eau et stations de pompage) sur Poggiolo et Guagno les Bains. 

 

Etude de faisabilité avec les pouvoirs publics de construction d'un nouveau château d'eau sur Poggiolo, compte tenu des besoins actuels. 

 

Recherche de solutions avec la municipalité de Soccia, afin de récupérer le surplus d’eau pour l’irrigation des jardins.

 

Achèvement de la remise en état des sources sur Poggiolo. 

 

ASSAINISSEMENT

 

Etude de faisabilité pour création d'un réseau collectif d’assainissement avec la participation des services publics, ce qui engendrera d'importants travaux de voirie sur Poggiolo.

 

Modernisation de la station d'épuration de Guagno les bains.

....

....

VOIRIE

 

Enfouissement des réseaux électriques et téléphoniques. 

 

Rénovation du réseau d'éclairage public en collaboration avec le syndicat d'énergie de la Corse du Sud. 

 

Etude de faisabilité dune aire de parking à Poggiolo afin de répondre aux besoins de stationnement. 

 

Réfection des routes communales (Poggiolo et Guagno les Bains).

 

ENVIRONNEMENT

 

Respect de l'environnement en accentuant le tri sélectif dans le cadre de la communauté des communes (collecte en porte à porte).

 

Entretien régulier de la voirie communale, des cimetières et des fontaines.

 

Limiter au maximum la divagation animale, en priorisant la concertation avec les agriculteurs.

 

Nettoyage et ouverture de nouveaux sentiers en partenariat avec le Parc naturel régional. 

 

 

PATRIMOINE,

ACTION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE

 

Renouvellement auprès de la Collectivité de Corse de la demande d'acquisition par la commune de la place de la chapelle Saint Antoine de Guagno les Bains en vue de son aménagement.

 

Relance de l'avenir de la station thermale de Guagno les Bains auprès de la CDC, propriétaire de l'infrastructure dans la perceptive d'un véritable plan de développement régional (création d'emplois et développement des différents commerces de la commune). 

 

Création dun point d'eau chaude sur Guagno les Bains à disposition des habitants de la commune.

 

Finaliser les dossiers d'acquisition et de rénovation des ruines dite « Marione » à Poggiolo, en vue de construction de locaux communaux en collaboration avec loffice foncier, ainsi que celle dite « Casta » à Guagno les Bains.  

 

Aide et formation informatique ponctuelle pour assistance administrative aux résidents pour divers dossiers, services fiscaux, sociaux etc...

 

Service de proximité, assistance aux personnes âgées et à mobilité réduite en collaboration avec la communauté de communes pour divers déplacements (rendez-vous médicaux, pharmacie).

 

Aide aux agriculteurs: des réunions dinformation seront organisées avec la participation des techniciens de la chambre dagriculture.

 

Soutien logistique aux initiatives privées, rénovation de lhabitat, création dentreprise.        

 

Relance des activités culturelles et animations diverses avec le concours du comité des fêtes. 

 

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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 18:00

Comme dans de nombreuses petites communes, le maire d'Orto se représente aux élections municipales à la tête d'une liste unique.

 

L'union permet d'éviter des ressentiments qui durent parfois longtemps car ils sont surtout des problèmes d'ego. Mais l'union n'est utile que quand elle lie ensemble des personnes motivées pour se battre en faveur de leur village et quand il existe des projets communs. Par projets communs, il faut bien sûr entendre des actions précises et réalisables.

 

Nicolas RUTILY donne, dans cet entretien avec Pascale CHAUVEAU paru dans "Corse-Matin" de dimanche 23 février, une belle liste de projets réalistes: "goudronner la route, rénover l’éclairage public, et numériser le cimetière". Cette dernière idée serait très utile pour les familles et les historiens en quête des ancêtres. Il désire également aboutir à "l'aménagement du sentier qui va d’Orto au lac de Creno en sentier-patrimoine". Il est indispensable de savoir bien mettre en valeur toutes les richesses touristiques et patrimoniales que possède une commune.

 

Ainsi, pour Poggiolo, on peut se référer aux articles sur les 12 merveilles poggiolaises (Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12 et Connaissez-vous le guide touristique de Poggiolo? La carte des merveilles poggiolaises).

 

Orto fait bloc

 

Maire sortant, Nicolas Rutily privilégie "l’unité" du village

 

PROPOS RECUEILLIS PAR PASCALE CHAUVEAU

 

Seul en lice pour ces élections, le maire sortant, qui brigue un troisième mandat, déclare : "Nous devons faire bloc pour maintenir la vie chez nous". / PHOTO P. C.

 

Candidat unique pour sa première élection, Nicolas Rutily était confronté à une liste d’opposition il y a 6 ans. Pour ce 3e mandat, le candidat à la mairie est seul en lice.

Vous présentez une liste partiellement renouvelée, avec des membres qui avaient fait campagne contre vous aux dernières municipales. Pouvez-vous préciser les raisons de ce choix ?

Il est important de préserver l’unité du village, et d’intégrer des jeunes dans l’équipe. Les divisions de pulitichella dans les villages, souvent dues à des problèmes d’ego, sont la mort de nos communes, qui se divisent et en gardent les meurtrissures durant plusieurs années. Trois membres de mon équipe sont partis pour permettre à des nouveaux d’intégrer l’équipe et de pérenniser le travail effectué. Le rural est en soins palliatifs. Les paroles et les grands discours des politiques ne nous atteignent plus. Soit nous sommes trop loin, soit nous sommes trop hauts. Nous devons faire bloc pour maintenir la vie chez nous.

 

Quel bilan tirez-vous de vos précédentes mandatures ?

Dans une petite commune comme la mienne, ce qui est fait est de suite visible. Le gros chantier a été la remise aux normes de notre station d’épuration, entièrement refaite pour devenir une station biologique avec des roseaux.

Mais nous avons dû aussi faire face à l’effondrement de trois murs importants suite aux fortes pluies, notamment le mur qui soutient l’unique route du village qui, en s’effondrant, l’a entraînée dans sa chute, coupant le village en deux (voir l'article Eboulement à Ortu). Après un vrai combat, nous avons heureusement obtenu l’arrêté de catastrophe naturelle, qui donne accès à des fonds de solidarité des communes du rural, et les reconstructions ont été rapidement menées. Pour information, la station d’épuration représentait un budget de 350 000 euros, et un seul mur a coûté 300 000 euros. À l’échelle du village, cela posait bien évidemment des problèmes budgétaires.

 

Malgré vos peu de moyens, avez-vous malgré tout des projets ?

L’entretien du village, entièrement à la charge de la commune, occupe l’essentiel de nos dépenses. Il est prévu dans les six mois à venir de goudronner la route, rénover l’éclairage public, et numériser le cimetière.

Avec les jeunes, nous avons mis en route un projet d’aménagement du sentier qui va d’Orto au lac de Creno, en sentier-patrimoine avec des explications sur la faune et la flore. Même si la plupart des gens vont à Creno au départ de Soccia, de plus en plus de monde passe par ici. Le trajet dure à peine plus longtemps, une heure trente au lieu d’une heure quinze, mais l’avantage est qu’on reste à l’ombre puisqu’il traverse la châtaigneraie. La prochaine mandataire sera vouée à la recherche de ressources financières. Le tourisme lié au lac devrait pouvoir ramener des retombées financières sur le village.

Le mur d’escalade de haut niveau, parfaitement équipé est à 15 minutes à pied du village, aussi.

Mais avant tout, il est impératif de doter Orto d’un vrai parking pour pouvoir accueillir le monde. Nous sommes activement à la recherche d’un terrain à l’entrée du village. Des pourparlers sont en cours avec les propriétaires privés.

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 18:00

 

Sous le nom "Uniti pa l'avvene", la liste des candidats à l'élection municipale de Poggiolo a été rendue publique. En voici la photo officielle.

 

Cliquez sur la photo pour mieux la voir.

Cliquez sur la photo pour mieux la voir.

 

De gauche à droite, 

- François COLONNA

- Ange-Marie PINELLI

- Vanina ATLAN

- Antoine-Louis COIN

- Jean-Laurent PINELLI

- Jean-Silius PAOLI

- Lucie CANAVELLI

- Jean-Laurent CHITI

- Anthony PINELLI

- Dominique PINELLI

- Jean-Paul MICHELANGELI

 

Ils se présentent eux-mêmes sur leur dépliant de la façon suivante:

 

La liste que nous vous proposons est constituée de femmes et d'hommes de toutes sensibilités, unis et motivés par la volonté d'agir pour le bien commun avec humilité et tolérance. Servir notre commune dans la transparence 

 et le sens de lintérêt général en œuvrant tant au niveau des infrastructures, eau potable, assainissement, voirie qu’à celui du patrimoine et de l'action économique et sociale : 

 

telle est notre principale ambition

 

Incontestablement, dans la composition de la liste, le changement est important avec la municipalité précédente.

 

A la dernière élection, sur les sept conseillers, cinq étaient des femmes. Cette année, elles ne sont que deux.

 

Jean-Silius PAOLI est le seul des élus de 2014 à rester. Son expérience de premier adjoint sera utile à ses équipiers.

 

Dans les prochains jours, ce blog publiera le programme de la future municipalité poggiolaise.

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 18:29

 

 

Plus vite entre Ajaccio et San Bastiano

 

Il est loin le temps des voitures à cheval pour aller d'Ajaccio au village. On ne s'en rend pas compte mais la première mise en circulation du transport automobile de la cité impériale à Vico date de 1902 (voir l'article Du cheval au cheval-vapeur (n°2)).

 

Les voyages ne furent pas toujours faciles à cause de la forte déclivité sur les pentes des cols de San Bastiano et de Listincone, comme l'indique une nouvelle parue le 19 mars 1909 dans "La Croix" et dans d'autres quotidiens continentaux:

 

   "CORSE - Une automobile dans un ravin - L'automobile faisant le service d'Ajaccio à Vico descendait la rampe de Listincone, quand les freins ne fonctionnant plus, le mécanicien ne put rester maître de sa voiture, qui alla buter contre le parapet de la route. Toute la carrosserie se détacha et tomba dans le ravin, entraînant les voyageurs, dont deux furent grièvement blessés."

 

 

D'autres accidents eurent lieu presque chaque année jusqu'à maintenant. Une manifestation eut même lieu en 2015 pour demander plus de sécurité.

 

 

Actuellement, de grands travaux sont en train de bouleverser ce chemin afin de la rendre plus sûr et de rendre plus rapides les liaisons entre Ajaccio et Sagone, et de là avec Cargese ou Vico. Un reportage d'Isabelle Luccioni, dans "Corse-Matin" de samedi 22 février, fait le point sur ce chantier qui va bouleverser cette partie de la Corse.

 

Les travaux de San Bastiano seront achevés avant la saison

 

ISABELLE LUCCIONI

Les engins de chantiers se sont momentanément interrompus sur la route qui mène au golfe de Sagone. Une procédure habituelle entre deux phases de travaux selon le service des routes de la Collectivité de Corse.

La population s’était habituée aux feux temporaires qui rythmaient les déplacements vers le golfe de Sagone. Habituée aussi aux énormes engins de chantiers qui, depuis deux ans, creusent la montagne pour améliorer la RD81. La promesse d’une circulation plus fluide, à terme, avait rendu tout le monde patient.

Depuis plusieurs semaines pourtant, les interrogations sont nombreuses. Le chantier est à l’arrêt et ne semble pas sur le point de reprendre dans l’immédiat. Conséquences des intempéries de la fin 2019 ? Difficultés non prévues ? En l’absence de réponse, les théories les plus farfelues sont développées.

Y compris celle d’un problème majeur de financement qui trouverait sa source dans les difficultés de fusion des départements dans la Collectivité de Corse.

 

Plus vite entre Ajaccio et San Bastiano

Entre deux phases de travaux

Ces extrapolations font sourire à la CdC. "Nous sommes entre deux phases de travaux. Les terrassements sont achevés. On doit maintenant passer aux enrobés. C’est un moment classique dans toute réalisation de route. Il reste à poser les GBA (barrières en béton) les glissières et les couches d’enrobé. Les travaux devraient reprendre très vite", expliquent les responsables du service des routes.

"Dès que les premiers enrobés seront posés, cela va aller très vite. Et de plus, c’est constant, cela donne l’impression que la fin des travaux est proche", précise le maître d’ouvrage. "Quoi qu’il arrive, la route sera terminée pour l’entrée dans la saison estivale", estime-t-il.

14 millions d’euros co-financés par le PEI

Le chantier - les chantiers devrait-on dire - de la RD 81, ce sont trois chantiers en un sur l’axe qui relie Ajaccio au golfe de Sagone.

Tout d’abord, la réalisation d’un "créneau" (une voie pour les véhicules lents permettant les dépassements) jusqu’au col San Bastiano. Une opération qui a coûté 9 millions d’euros hors taxe.

Plus vite entre Ajaccio et San Bastiano

Ensuite, la réalisation d’un giratoire au niveau du Listincone (1,5 million d’euros).

Enfin un autre "créneau" à la Balisaccia (3,5 millions d’euros).

Ceci sans compter les améliorations de moindre importance avec notamment des rectifications de virages pour les rendre plus faciles à négocier. En tout, le montant des travaux s’élève à 14 millions d’euros hors taxe, co-financés par le PEI.

On imagine mal, dans le cadre de ce type de financement particulièrement encadré, comment il serait possible que les travaux soient interrompus pour des raisons budgétaires.

Rapprocher Sagone d’Ajaccio

La conséquence de cette amélioration de la RD 81 est évidente. Elle permettra de faire gagner un temps précieux aux automobilistes qui empruntent cet axe. Permettant à ceux qui vivent à l’année dans les secteurs de la Liscia, de Sagone et de Cargèse de se rendre à Ajaccio de manière plus rapide.

Et d’éviter l’été les "processions" derrière des cars ou des caravanes.

"On pourrait nous reprocher la possibilité d’aller plus vite et de créer ainsi des risques supplémentaires d’accidents. C’est tout l’inverse, en fait. Les créneaux permettant de doubler les véhicules lents en toute sécurité vont éviter les situations d’énervement qui conduisent à des dépassements dangereux", rappelle-t-on au service des routes.

Les exemples existants de ces passages à trois voies ont été largement expérimentés sur d’autres axes (en allant vers Cauro ou dans le secteur de Corte notamment). Ils permettent un "partage de la route" entre poids lourds et véhicules de tourisme, personnes qui travaillent et vacanciers qui admirent les paysages.

Un confort de déplacement que tous ceux qui passent par San Bastiano espèrent bien voir de manière concrète... et rapide.

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 17:27

 

Le groupe Facebook "Village d'Orto", dont l'existence a été annoncée dans un article du Blog des Poggiolais, est en pleine croissance.

 

Vendredi 21 février, il avait 144 membres. Aujourd'hui, dimanche 23, à 17 heures, il est passé à 185, soit 41 de plus. L'augmentation a donc été de 28,5% en deux jours.

Bravo!

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Lisez "INSEME" de novembre en cliquant ICI:

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Concert du groupe l'ALBA:

Samedi 11 Décembre

 église de Guagno à 16 h

Entrée : 10 €

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Dimanche 12 décembre:

    Soccia 11 h

Vendredi 24 décembre (nuit de la Nativité):

   Poggiolo 18 h

   Soccia 20 h

   Guagno 23 h

Vendredi 31 décembre (Ringraziamentu):

   Couvent 18 h

   Guagno 18 h

Dimanche 2 janvier:

Orto 11 h

 

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Vacances scolaires:

- Noël: du 18 décembre au 3 janvier

- Février: du 19 février au 7 mars

- Pâques: du 23 avril au 9 mai

- Fin des classes: 8 juillet

 

 

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