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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 06:47
la devinette du mois: deux cents ans

Dans la série d'événements poggiolais ayant eu lieu dans une année se terminant par le chiffre 8, un fait a été volontairement omis.

Il s'est passé voici exactement deux siècles, en février 1818, mais il ne concerne pas un enfant de Poggiolo ni le territoire du village. Au contraire, il s'est déroulé très, très loin de la Corse. Nous l'évoquons cependant car son héros est un natif de Sorru in Sù et car il a été mêlé à des faits historiques.

 

QUEL EST LE PERSONNAGE IMPORTANT, ORIGINAIRE D'UN DE NOS VILLAGES, QUI EST DÉCÉDÉ EN FÉVRIER 1818 ET OÙ EST-IL MORT?

 

Réponse le 3 février.

 

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 18:00
Soirée figatellu samedi

L'association des amis du couvent

organise une

SOIRÉE FIGATELLU E PULENDA

SAMEDI 3 FÉVRIER 2018

à partir de 20 heures

salle Albini 

couvent St François de Vico.

Prix: 25 euros

Réservations: 04-95-26-83-83 ou 04-95-26-62-29.

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 18:55
Un important baptême à Sagone

A Sagone, dimanche 28 janvier n'a pas été seulement la fête de San'Appianu mais aussi un jour de baptême. Une cloche a été baptisée, la nouvelle cloche du clocher de l'église de Sagone, pour remplacer celle qui n'avait pas supporté des manipulations pendant les travaux de restauration et qui s'était écrasée. Non seulement il a une nouvelle cloche mais le beffroi de Sagone a bénéficié de grands travaux.

Les détails de l'histoire de l'église de Sagone et de sa restauration se trouvent dans l'article de Pascale CHAUVEAU ("Corse-Matin", 30 janvier 2018) reproduit ci-dessous et dans le texte publié sur ce blog en avril 2016.

Un important baptême à Sagone
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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 17:45

L'histoire de Poggiolo et de Guagno-les-Bains est bien plus riche que ce que l'on croit souvent. Ce blog l'a prouvé par de nombreux articles. Près de 200 dates ont été recensées.

Cette année 2018 est remarquable car, chacun le sait, elle correspond au cent-dixième anniversaire de la fontaine du Lucciu. Mais, en faisant la liste des années se terminant par le chiffre 8 et pendant lesquelles sont eu lieu des événements concernant notre village, on arrive à un total de 33  dates!

En voici la liste. Certains faits se sont déroulés à Poggiolo ou Guagno-les-Bains, d'autres concernent l'ensemble des Deux Sorru et ont donc eu des conséquences sur la commune.

Chaque date est suivie d'un bref résumé et d'un lien vers un article donnant plus de renseignements.

Désormais, vous saurez quels anniversaires seront à fêter cette année!

 

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

1488: Rinuccio de Leca fait construire la place forte de la Zurlina, près de Murzo, et se joint à la révolte de son cousin Giovan Paolo contre les Génois.     
Le feuilleton de l'été - Z comme Zurlina
Le feuilleton de l'été - Les guerres des seigneurs - 3/3: la fin de la Cinarca
L’année suivante, Ambroggio da Negri dirige la répression et détruit et incendie les villages de Sorru in su, de Sevi in dentru et de l'ensemble du Vicolais. Il chasse les habitants de l'ensemble de ces régions pour plusieurs années. 

Poggiolo, les années zéro (1489)
 

1608: le registre des tailles mentionne un «Francesco di Rosignolo» à Poggiolo.
Les rossignols poggiolais

 

1698: visite de Mgr Giovanni Battista COSTA, évêque de Sagone, qui décrit l’église de St Siméon et mentionne l’existence dans le pavement de trois ouvertures d’arca (fosse commune): une pour les hommes, une pour les femmes et une pour les enfants.
A la recherche de l'arca perdue

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

25 juin 1728: visite de Mgr GIUSTINIANI, évêque de Sagone, qui recommande des travaux d’amélioration de l’ermitage de St Antoine et des bassins de la source thermale. Il ordonne au moine de «porter un habit propre aux ermites, se laisser pousser la barbe et se couper les cheveux».
La chapelle de Guagno-les-Bains

 

18 août 1808: Napoléon Ier nomme Louis DEFRANCHI médecin inspecteur des eaux minérales aux Bains de Guagno.

1808, la date connue de tous



De 1808 à 1810: construction de la partie de la Goccia abritant le bassin circulaire.
Heurs et malheurs de la Goccia. 2/3: un bâtiment bien conçu



11 mars 1818: l’abbé Jean Antoine PINELLI, surnommé «l’homme le plus cultivé de Corse», est nommé conseiller général du canton de Soccia par le roi Louis XVIII.
L'homme le plus cultivé de Corse (3/3)

 

28 novembre 1818: rapport du docteur DEFRANCHI décrivant pour la première fois de façon précise le fonctionnement des Bains.

Le médecin a bien travaillé pour Guagno-les-Bains.


24 mars 1838: naissance à Ajaccio de Simon UCCIANI qui devint avocat et fut, en 1877, et jusqu’en 1884, le premier conseiller général républicain du canton de Soccia. 
Péripéties municipales: on ne peut pas se fier au petit personnel (2/2)

 

1836-1838:  prédication du Père Albini à partir du couvent de Vico.
Tout sur le Père Albini

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

20 décembre 1838: plan général de Guagno-les-Bains dressé par l’architecte COTIN, première carte montrant l’établissement thermal et les maisons du hameau.
Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 2/2: naissance d'un village.

 

1848: naissance de Jean-Baptiste PINELLI (21 août) et de Jean-Baptiste FRANCESCHETTI (8 décembre).
Tous deux participèrent à la guerre de 1870, reçurent la Légion d’honneur et décédèrent pendant la première guerre mondiale.
1870, la guerre oubliée

 

5 octobre 1848-8 décembre 1848: Anto Francescu MARTINI maire de Poggiolo, le mandat le plus court de l’histoire de la commune: deux mois.
Péripéties municipales: tous les maires de Poggiolo

 

1858: élection du géomètre Etienne LECA comme conseiller général du canton de Soccia contre l’avocat CASANELLI, neveu de l’évêque d’Ajaccio, malgré la mobilisation des prêtres du canton et du séminaire dans la campagne électorale. LECA resta élu du canton jusqu’en 1872.

"Battue de prêtres" dans le canton de Soccia

 

13 janvier 1878: élections municipales perturbées par des bonapartistes de Guagno-les-Bains. Le maire, Martin DEMARTINI, emporte l’urne chez lui.
Péripéties municipales: une urne très convoitée

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

3 février 1878: naissance de Ghjuvan Martinu PINELLI. Surnommé Martinchjinu, il fut cordonnier, cafetier, négociant, mais surtout un très célèbre violoneux qui anima de nombreuses fêtes jusqu’à sa mort le 2 janvier 1951.
Cumandante et Martinchjinu


1888: l’avocat Jean-François GALLINI, d'origine vicolaise, quitte la Corse pour s’installer à Sousse en Tunisie. L’importance qu’il acquit dans ce protectorat lui permit d’y faire obtenir de nombreux emplois aux originaires des Deux-Sorru.
Les Poggiolais ont de l'initiative (n°3: l'empire sahélien des Sorrinesi)
                                                                                      

11 juillet 1888: un rapport demandé par le préfet conclut que la voie ferrée Ajaccio-Vico réclamée par le conseil général se heurte à de trop grandes difficultés techniques pour être réalisée.
Le train-fantôme

 

1888: naissance à Occhiatana de Damaso MAESTRACCI, auteur du tableau montrant la descente de croix avec un Christ noir, exposée à Saint Siméon. 
Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

 

1898: mise en service de la fontaine du Lucciu.
U Lucciu est toujours là

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

14 octobre 1908: mort de Jean PAPADACCI, premier Grec de Cargese à s'être installé à Poggiolo en 1867.

Les Grecs de Poggiolo

 

13 décembre 1918: un mois après l'armistice, décès de Dominique Xavier DESANTI, de maladie contractée en service, dans l'ambulance alpine n°5 à Zajeca en Serbie. Il est enterré au cimetière militaire français de Skopje en Macédoine. Il est la dernière victime poggiolaise de la première guerre mondiale.

Ils étaient trente Poggiolais

 

mars 1938: Jean Hyacinthe DESANTI nommé gouverneur du Soudan français (Mali actuel).
Un Poggiolais au Mali

 

1948: Poggiolo est le dernier village du canton à recevoir l’électricité.
Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics


1958: nomination de Judith OTTAVI comme institutrice de Guagno-les-Bains. L’école des Bains et celle de Poggiolo fermèrent en 1965. 
Le savoir est-il socciais?


1968: installation de l’eau courante à Poggiolo.
Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 6/8: le travail agricole
Les rigoles des Cévennes et de Poggiolo

 

1968: le père ALBINI est déclaré «vénérable» par l’Eglise catholique.
Le pèlerinage au tombeau du Père ALBINI

 

mai 1968: mort de Martin PAOLI, maire de Poggiolo depuis 1959 et conseiller général depuis 1945. Son fils Bernard lui succède à la mairie et Jean GAFFORY, maire de Guagno, au conseil général.
1968: le canton passe à Guagno

 

11 septembre 1968: la Caravelle Ajaccio-Nice explose en vol faisant 95 morts dont 2 Poggiolais: Antoine et Jean-François CECCALDI.
L'affaire de la Caravelle définitivement close?
Caravelle Ajaccio-Nice: un anniversaire toujours douloureux

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

1998: le ministère de la Santé retire son agrément à l’établissement thermal de Guagno-les-Bains. 
Guagno-les-Bains: l'avenir d'un "patrimoine ancestral»

 

1998: ouverture de l’auberge des Deux-Sorru, au-dessus de Guagno-les-Bains.
Le moment des réouvertures: l'auberge des Deux Sorru

 

7 février 2008: décès de Jean-Pierre FRANCESCHETTI.
Jean-Pierre: il y a cinq ans

 

février 2008: le jour de la fête de Saint Siméon, mise en place de la croix de Tanellu, en souvenir de la prédication du Père ALBINI.
Solution de la devinette: croix de fer…

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 18:00

Le docteur Louis DEFRANCHI fut le premier médecin affecté à la station des Bains de Guagno en 1808 (voir l'article précédent). Il ne fut peut-être pas très bien payé mais il remplit son rôle très consciencieusement.

Le décret de nomination de DEFRANCHI et de son collègue LECA (pour l'arrondissement d'Ajaccio et de Sartène) date du 18 août 1808. Le document fut envoyé en Corse avec une lettre signée par le Ministre de l'Intérieur Emmanuel CRETET et datée du 5 septembre.

Le préfet du Liamone, siégeant à Ajaccio, était invité par son supérieur "à donner aux deux médecins les instructions nécessaires pour les mettre en état de remplir les fonctions qui leur sont confiées". Nommés par l'empereur, ils devaient obéir à l'Etat.

La lettre comprenait une seconde partie, plus longue, concernant l'aspect financier. Les médecins inspecteurs des eaux thermales recevaient normalement un traitement "imputé sur le produit des eaux". Mais, en Corse, "les eaux minérales (...) ne sont d'aucun revenu".

Le ministre proposait donc de trouver sur différents budgets les sommes nécessaires aux "gratifications (qui ne) devront avoir d'autre objet que d'indemniser les inspecteurs de leurs déplacements et des soins qu'ils auront donné aux malades indigents et aux militaires, attendu qu'ils pourront se faire rétribuer par les personnes aisées dont ils auront dirigé le traitement".

Les riches peuvent payer.

 

 

Lettre du ministre Cretet.
Lettre du ministre Cretet.

Lettre du ministre Cretet.

 

Louis DEFRANCHI retira-t-il de grosses sommes avec cette activité? Nous ne le savons pas. En tout cas, il remplit sérieusement ses fonctions. Il rédigea même, dix ans plus tard, un rapport très complet qu'il transmit au préfet de la Corse le 28 novembre 1818 (il y a deux cents ans).

 

Première page du rapport
Première page du rapport

Première page du rapport

Dans ce texte de seize pages, entièrement rédigé en italien, accompagné d'une lettre au préfet de trois pages, également en langue italienne, Louis Mathieu GENTY, auteur de "Acqua médicinale", a pu retenir:

1) que le médecin a compté durant la saison 1818, de juin à septembre, 2245 baigneurs militaires et paysans.

2) Par ailleurs, il a observé trois cas remarquables de guérison:

- "un soldat, qui avait la jambe droite rigide et paralysée, a pu, en se baignant à la source "Soccia" et par des lavages, en 16 jours recouvrer l'usage de son membre".

- "Une femme de 18 ans qui souffrait d'aménorrhée, manque d'appétit, vomissement, en prenant durant 12 jours un bain le matin, suivi de l'absorption d'un litre et demi d'eau, bain le soir, éprouva une très sensible amélioration".

- "Une femme de 35 ans qui avait de grandes difficultés à se nourrir, à se tenir sur ses pieds et même à soulever des poids légers, ayant pris pendant un an un bain par jour à 27° Réaumur; et l'année suivante 2 bains par jour à 32°, et ce pendant 12 jours, put se promener sans être soutenue"...

3) Enfin, le médecin estimait que ces avantages, et la multitude des baigneurs annuels, devaient retenir l'attention du gouvernement.

 

C'était voici deux siècles, dans un monde différent...

 

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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 18:00

S'il est une date vraiment connue dans les Deux Sorru, c'est bien l'année 1808, il y a juste 110 ans.

Aussi bien résidents permanents qu'estivants, toutes les personnes ayant circulé entre nos villages ont remarqué la plaque fixée sur la façade de l'établissement thermal de Guagno-les-Bains. Cette date y est inscrite en gros caractères.

 

1808, la date connue de tous

La disposition des lettres et des chiffres entretient une ambiguïté chronologique car on pourrait croire que l'impératrice Eugénie et l'empereur Napoléon III ont suivi une cure en 1808. Or, à ce moment-là, l'empereur était Napoléon Ier, et il ne revint pas en Corse pendant tout son règne.

Mais cette année fut importante pour la source des Bains de Guagno dont les propriétés curatives étaient connues depuis longtemps.

Le décret impérial de NAPOLÉON Ier du 18 août 1808 (document ci-dessous) créa un contrôle médical et nomma deux médecins inspecteurs des eaux minérales pour le département du Liamone.

Dans l'arrondissement de Vico (qui était alors sous-préfecture), la fonction échut à Louis DEFRANCHI. Originaire de Soccia, il avait fait ses études médicales à Pise. Il était neveu de l'abbé Simone DEFRANCHI, curé-doyen de Sorru in Sù et Cruzzini, qui avait mis au point avant 1789 un grandiose projet d'utilisation rationnelle des eaux de la source sulfureuse, projet abandonné à cause des troubles révolutionnaires. 

 

Cette date de 1808 est donc traditionnellement prise comme celle du démarrage réel de la station thermale.

 

Et nous arrivons aux 210 ans de ce décret...

Y penserons-nous le 18 août prochain?

 

   

1808, la date connue de tous
1808, la date connue de tous

Sources:

- "Acqua médicinale, Sorru in Sù, Bains de Guagno" par Louis Mathieu GENTY (1992, deuxième édition)

- "Histoire d'un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud" par Jean-Baptiste PAOLI

 

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 18:05

Jean-Pierre GIROLAMI a entrepris de faire connaître l'histoire de notre île en publiant les "50 dates qui ont fait l'histoire de la Corse".

A partir du numéro du 19 janvier, "Settimana" publiera chaque trimestre un numéro spécial qui présentera dix dates emblématiques. Le premier numéro commence avec la "dame de Bonifacio" (en 6570 avant Jésus-Christ) et se termine avec, en 1195, quand Bonifacio devient le premier bastion génois. Un numéro qui éclaire le passé le plus lointain.

 

S'ils ont été attentifs, les fidèles lecteurs du Blog des Poggiolais ont pu compter sur leur écran plus de 200 dates correspondant à Poggiolo ou Guagno-les-Bains. Il en sera présenté dans quelques semaines une sélection qui permettra aux Poggiolais de connaître la chronologie de leur village.

                                                                 

Les cinquante moments les plus importants de la Corse

Présentation des "50 dates qui ont fait l'histoire de la Corse" par "Settimana":

"Où vivaient les premiers Corses? Comment nos ancêtres ont-ils résisté aux invasions? Quelle est la part de l'héritage romain de l'île? De quelle manière Gênes et Pise se sont-elles disputé la souveraineté de la Corse? Jean-Pierre Girolami, historien et ancien journaliste à Corse-Matin, répond à ces questions dans un dossier spécial consacré aux 50 dates qui ont fait l'histoire de la Corse, et qui sera publié tout au long de l'année à raison d'un numéro tous les trimestres.

Dans ce premier volet, qui s'étend de la période du néolithique à celle de la conquête génoise, il revient avec érudition et passion sur les principaux événements de ces époques cruciales. L'épopée des Phocéens, Sainte Restitude, les invasions vandales, les missions papales sont expliquées et racontées dans un dossier richement illustré à ne pas manquer. Parce que connaître ses racines et son histoire permet, aussi, de mieux comprendre le présent."

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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 17:51

Le bulletin "Inseme" de janvier publie un entretien du Père Jean-Piere BONNAFOUX avec Vannina ANGELINI-BURESI, élue à l'assemblée de Corse. D'origine guagnaise, elle est, avec  l'Ortigais Romain COLONNA, déjà présenté voici un mois dans l'article "A Ortu, du Corse français au Corse corse", une des élus connaissant particulièrement les deux Sorru.

Nous reproduisons l'entretien tel qu'il a été imprimé dans le mensuel, malgré une ponctuation laissant parfois à désirer.

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VANNINA ANGELINI-BURESI MEMBRE DE L’ASSEMBLÉE DE CORSE

 

Bonjour. Merci d'avoir accepté cet entretien avec Inseme. Votre père est bien connu dans le canton, mais vous vous l'êtes moins, même si votre engagement nationaliste est présent depuis de longues années. Accepteriez-vous de vous présenter rapidement ? 

De me présenter bien sûr, je l'accepte! Le faire rapidement, je vais essayer (rire). Je ne sais pas si je suis moins connue que mon père dans le canton, j'y suis peut-être juste moins présente c'est vrai, là est la nuance et elle a son importance. 

Je suis née en 1975 à la fin de l’année, j'ai vécu entre Aiacciu et Guagnu jusqu'à l'âge de sept ans. Mon père a fait son «riacquistu» et a voulu faire un retour aux sources, c'est comme ça que le reste de la famille l'a rejoint. Nons ne parlions que corse à la maison et avons reçu avec ma sœur une éducation «d'usu paisanu, d’usu corsu» plus que nationaliste. Le nationalisme est venu après comme une évidence, enfin c'est comme ça que je l'analyse aujourd'hui. 

Je me suis intéressée très tôt à la politique, je dirai avec le recul, plus à un idéal politique en fait. Les amis de mon père sont devenus mes amis tout comme ceux du milieu syndical dont il faisait partie. J'ai toujours fréquenté des gens plus âgés, j'étais plus à l'aise avec eux, je les trouvais plus intéressants, bref… J’ai fini mon primaire à Guagnu, je suis allée au collège de Vicu, je suis descendue en ville à Aiacciu pour le lycée et je m'y suis installée. 

Guagno (photo Marthe Poli)

Guagno (photo Marthe Poli)

En 1992 je me souviens de la présentation de la démarche «Corsica Nazione» sous un chapiteau à l'amirauté, c'est là que tout a commencé, je crois, j’ai eu tant d'émotion lors de la présentation, des prises de paroles etc... 

Je me suis alors investie dans la région à travers «i Cumitati di Rughjoni» (1) avec Véronique Arrighi, qui sera d'ailleurs elle aussi prochainement élue, elle fera partie des onze qui intégreront l'hémicycle suite à la mise en place de l'exécutif! A cette époque nous militions avec d'autres personnalités de la région. 

Ce qu'il faut retenir de mon engagement au cours de ces longues années, c'est le combat mené quotidiennement à travers des choix de vie, professionnels et autres, ce fameux idéal enseigné! Je me suis évertuée à le chercher, le transmettre, l'appliquer... 

 

Merci! Ensuite, double question, vous attendiez-vous d'abord à un vote nationaliste aussi majoritaire, et à être élue à l'Assemblée de Corse ?

En 2015 on ne s'y attendait pas, cette année la victoire était moins surprenante, elle n'avait pas la même saveur, en revanche on ne s'attendait pas à un tel score, enfin moi je ne m'y attendais pas même si d'autres le pressentaicnt. 

En 2015 nous avions eu 33 élus, je me doutais que je pouvais donc être élue étant 32ème sur la liste, mais je ne suis pas quelqu'un d'optimiste et j'ai toujours des doutes. Je suis plutôt quelqu'un de superstitieux, donc tout en sachant que je serai prête je ne m'y étais pas vraiment préparée!!! C'est l'histoire de ma vie! (rire). 

Entretien avec une élue de l'assemblée de Corse

 


Cela va entraîner pour vous des bouleversements dans votre vie de famille et professionnelle. Comment pensez-vous y faire face ? 

Comme je le disais précédemment je ne m'y étais pas vraiment préparée j'avais simplement réfléchi à ce qu’il me faudrait peut-être mettre entre parenthèse. 

Pas question de délaisser ni d’abandonner mes choix de vie car ils sonl l’essence même de ce que je suis, quant à mes choix professionnels ce sont des choix politiques, les mettre de côté serait en quelque sorte ne plus militer! 

Mais si je veux mener à bien mon travail, mes nouvelles responsabilités, il me faudra être plus disponible et faire de cette nouvelle fonction ma priorité. Pour le moment, tout est encore très flou. Mais j'ai déjà des pistes de ce qui pourrait se faire, comme effectuer moins d'heures dans mes activités professionnelles en tant qu’enseignante ou animatrice à RCFM. 

En ce qui concerne ma vie familiale, cela a toujours été la chose la plus importante à mes yeux, je sais que cela va être compliqué mais je ferai en sorte de trouver un équilibre. Mes enfants sont plus grands désormais, je pense qu'ils seront en âge de comprendre. 

 

Quelles sont pour vous vos préoccupations prioritaires pour la Corse comme pour le canton ? 

Je pense que nous avons été sollicités pour travailler, parce que nous avions tous un parcours différent et que nous avions chacun nos compétences. Nous pouvions donc en quelque sorte apporter comme je l’ai dit durant toute la campagne, notre pierre à l'édifice, à la construction di «stu paese da fà». Je transmets depuis de nomhreuses années notre langue et notre culture auprès des enfants dans les écoles primaires mais aussi à travers la radio RCFM. Mes premières interviewes et émissions à la radio étaient d'ailleurs consacrées à la ruralité, à ces gens qu'il nous fallait mettre à l'honneur, ceux qui ont fait le choix de vivre au village. A l'école aussi, dès que j'en ai l'occasion, j'essaye de faire connaître et de transmettre les us et coutumes qui sont encore présents dans les régions de l'intérieur. Je souhaiterais donc m'investir au sein de la culture afin de pouvoir participer à son développement, participer également à faire avancer la transmission et l'apprentissage de notre langue, car c'est à travers elle et grâce à elle que nous devons nous émanciper. Mais d'autres sujets me tiennent à cœur comme la revitalisation de l'intérieur et son développement économique, même si une fois qu'on a dit ça on a tout dit et rien dit. Je pense qu'il faut accompagner les jeunes porteurs de projets, désireux de s'y installer, réfléchir avec les agriculteurs, et notamment ceux de notre région, sur la façon d'élever et produire autrement, mieux et dans de bonnes conditions. Avoir un produit fini qui nous corresponde, s'auto-suffire à ce niveau, en cultivant notre foin, nos céréales, etc. Le foncier est un vaste chantier qui m'alerte et m'intéresse également. Il est en lien avec l'agriculture bien sûr, pour l'aide à l'installation de nos jeunes agriculteurs mais pas seulement. C'est un enjeu crucial pour préserver notre terre et notre littoral pour lesquels des lois ont été votées mais malheureusement ne sont pas toujours appliquées ni respectées. 

Enfin le social est un aussi un terrain sur lequel j'aimerai m'investir. La citadine que je suis devenue aujourd'hui est témoin de trop d'inégalités au sein des quartiers, notamment auprès de certains jeunes et des personnes âgées. Vous l'aurez compris, je souhaite être une élue de proximité que ce soit dans les régions comme la mienne ou en ville. S'investir, être à l'écoute et surtout agir. En passant de militants à élus j'espère que nous pourrons enfin mettre en place le modèle de société dont nous avons toujours rêvé. 

È infine stu paese u pudaremu fà nantu à u nostru propiu muddelu di sucetà, quellu ch'ellu ci ferma à invintà, quellu chi ci cunvinarà, à noi u populu Corsu !!! 

 

Merci d'avoir accepté de répondre à nos questions. BONNE ROUTE POUR VOUS ... ET POUR LA CORSE! 

A ringraziavvi assai, Padre. 

 

 

Propos recueillis par Jean-Pierre Bonnafoux omi 

 

(1) Comités de région fondés par Corsica Nazione, mouvement dirigé par Jean-Guy Talamoni

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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 17:59
François Colonna et la collectivité unique

L'entrée en fonctions de la collectivité territoriale unique a mis fin à l'existence des deux conseils départementaux (ex-conseils généraux) de Corse. Sur les 52 anciens élus, certains se sont représentés et se retrouvent sur les bancs de la nouvelle assemblée. Mais ce n'est pas le cas de la majorité.

L'hebdomadaire "Settimana" leur a demandé leurs sentiments. Plusieurs regrettent une institution de proximité.

Parmi eux, François COLONNA, le maire de Vico, n'est pas sans emploi mais il estime qu'il y a eu tromperie. 

 

"Il met pour la première fois les pieds en politique en 2001. Cette année-là, il brigue le mandat de maire de Vico en se présentant contre Dominique Colonna, maire sortant en place depuis 32 ans. Sa liste, passablement rajeunie, est composée de Vicolais de droite, de gauche et nationalistes. François Colonna l'emporte.

Depuis, il a été élu conseiller général du canton des Deux-Sorru puis conseiller départemental du canton élargi Sevi-Sorru-Cinarca. Malgré la perte de ce mandat, il a tout de même fort à faire puisqu'il est président de la collectivité de communes du Liamone.

Sur la collectivité unique, il avait indiqué en 2016, "la présentation qui nous a été faite des projets d'ordonnances ne correspond pas au texte de l'Assemblée de Corse en date de décembre 2014. Il y a bien 46 personnes qui ont voté pour la collectivité unique. Mais pas celle-là" ".

(Photo Corse-Matin)

La liste des conseillers généraux de Vico a été publiée dans un article de ce blog.

 

Le prochain article sera consacré à la présentation d'une élue actuelle de la CTU originaire de notre micro-région.

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 17:29

 

A l'occasion du prochain centenaire de la fontaine du Lucciu, il avait été émis l'idée de prêter plus d'attention à l'histoire et à l'utilisation de l'eau, et même de créer une journée de l'eau (voir l'article du 7 janvier).

Une de nos lectrices a réagi en posant des questions intéressantes sur les problèmes de l'eau à Guagno-les-Bains. Nous vous les présentons.

Fontaine du virage de Guagno-les-Bains (photo Google).

Fontaine du virage de Guagno-les-Bains (photo Google).

Pourquoi ne pas évoquer aussi le manque d'eau potable aux Bains?

Pourquoi ne pas apposer une plaque sur le fronton de la fontaine située dans le virage aux Bains, stipulant que l'eau n'est pas potable? Trop de touristes s'arrêtent pour faire le plein ou simplement se désaltérer...

Pourquoi ne pas parler de l'eau chaude de la station thermale qui se déverse dans la rivière... troublant ainsi l'écosystème de la rivière?

L'eau, source de vie et quelquefois de contrariété!

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Petite note: Le déversement de l'eau chaude dans la rivière a été présenté dans un article de février 2012:

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

Calendrier des messes de mars et avril dans les Deux Sorru:

cliquer ici. 

 

VACANCES SCOLAIRES COVID

-fin des cours: 

samedi 10 avril

-reprise des cours:

lundi 26 avril (classes maternelles et primaires)

lundi 3 mai (collèges et lycées)

 

 

Le mensuel "INSEME" d'avril vient de paraître:

La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

Un bulletin indispensable

  le bulletin des paroisses des Deux Sorru.

 

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