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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 23:53

Suite des événements concernant Poggiolo et dont la date se termine par 0 ou par 5.

 

 

Il y a 200 ans:

- en 1820 ou 1821, Giovan-Antonio Pinelli devient curé de Soccia (avec sous son autorité les prêtres desservants de Guagno, Orto et Poggiolo) et garde jusqu'à sa mort en 1832 une forte influence sur le monde politique et intellectuel corse. Il avait constitué la plus riche bibliothèque de la Corse.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-3-3-113062792.html

 

- le 14 février 1820: Théodore Poli, de Guagno, tue le gendarme Petit et prend le maquis. Il commet de nombreux larcins et assassinats, surtout dans les Deux Sorru, jusqu’à sa mort en février 1827.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-exploits-de-theodore-n-1-le-bourreau-57614887.html

 

Il y a 185 ans, en 1835:

délimitation de la forêt domaniale de Libio-Tritorre (orthographe de l'époque) entre Poggiolo et Rosazia, provoquant de nombreuses contestations jusqu'en 1887. 

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-fievre-monte-a-libbiu-110406479.html

 

 

Il y a 180 ans, en 1840

le roi Louis-Philippe déclare d'utilité publique les travaux d'agrandissement de l'établissement thermal. Ils seront achevés en 1856.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/02/l-etablissement-thermal-bien-represente.html

 

 

Il y a 170 ans, le 17 septembre 1850:

le conseil général, en butte à l'hostilité des Guagnais, demande le rattachement de Guagno-les-Bains à Poggiolo, ce qui sera accordé par Louis-Napoléon Bonaparte en 1852. 

http://poggiolo.over-blog.fr/article-poggiolo-n-existe-pas-44204443.html

 

 

Il y a 160 ans, les 14 et 15 septembre 1860:

voyage de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie en Corse. Contrairement à la légende, ils ne passent pas aux Bains.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/04/napoleon-ier-a-guagno-les-bains-et-pas-napoleon-iii-1-2.html

 

 

Il y a 155 ans, le 1er juin 1865: 

des habitants de Rosazia incendient des cabanes de bergers poggiolais à Libbiu. Les gendarmes interviennent le lendemain pour empêcher une bagarre générale.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-fievre-monte-a-libbiu-110406479.html

 

 

Il y a 150 ans:

- 26 août 1870: à Pont-à-Mousson, décès d'Antoine-Laurent Demartini, soldat au 6e régiment de ligne de l'armée du Rhin, prisonnier des Allemands .

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/03/1870-la-guerre-oubliee.html

 

- Septembre 1870: Poggiolo, dont le maire est Pierre Martini, fait partie des 19 municipalités corses qui proclament leur adhésion à la République proclamée à Paris le 4 septembre.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-records-de-poggiolo-103901803.html

 

 

Il y a 140 ans, en 1880:

Jean Desanti fait construire, juste au-dessous de l'église St Siméon, un caveau avec chapelle funéraire pour sa famille.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/les-caveaux-poggiolais.html

 

 

Il y a 120 ans, en 1900:

après l’institution d’un adjoint spécial à Guagno-les-Bains au sein du conseil municipal, la station thermale a désormais ses propres registres d'état-civil.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/06/les-archives-departementales-donnent-de-nouveaux-outils.html

 

 

Il y a cent ans, le 1er janvier 1920:

A Ajaccio, François Pinelli, né en 1889, est le dernier Poggiolais déclaré décédé « des suites de la guerre ». Comme son père Baptiste, il fait partie des 30 inscrits sur le monument aux morts.

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/10/appel-a-nos-lecteurs-ou-sont-les-restes-des-heros.html

 

 

Il y a 95 ans, le 17 mai 1925:

le conseil municipal vote une gratification de 150 francs pour l'instituteur Bernard PAOLI en récompense de son "zèle et dévouement" envers les élèves et pour les succès obtenus au certificat d'études.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-bonheur-d-enseigner-110022195.html

 

 

Il y a 90 ans, le 30 mars 1930:

incidents lors de l'élection municipale. L'urne est projetée hors du bureau de vote. Elle est transportée par les gendarmes à Ajaccio, puis à Nice, pour procéder au dépouillement. Les résultats, proclamés le 9 avril à Nice, sont annulés par le Conseil d'Etat le 13 février 1931.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/02/péripéties-municipales-et-le-dépouillement-eut-lieu.-à-nice.html

 

 

Il y a 80 ans:

- 21 mars 1940: Noël Pinelli nommé sous-secrétaire d'Etat à la Marine marchande dans le ministère présidé par Paul Reynaud. Il est le seul Poggiolais à avoir été élu député (à Paris en 1936) et à avoir fait partie d'un gouvernement. Il le reste jusqu'au 10 mai 1940.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/03/la-devinette-d-avril-la-solution.html

 

- 12 juin 1940: à Nogent l'Arthaud (Aisne), mort au combat de Pierre Canale, premier des six morts poggiolais de la seconde guerre mondiale. Né à Guagno-les-Bains en 1917, il était sergent-chef dans la 5ème compagnie du 144ème RIA.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-heros-de-39-45-48571952.html

 

- 27 juillet 1940: l’armistice avec l’Allemagne ayant été signé à Rethondes le 22 juin, fermeture de l’entrepôt municipal créé le 24 septembre 1939, à la suite de la déclaration de guerre, par le conseil municipal pour assurer le ravitaillement du village. Il avait été placé dans le magasin de la maison Martini. 

http://poggiolo.over-blog.fr/la-mairie-pense-à-l-alimentation-des-habitants

 

 

Il y a 75 ans:

- 28 janvier 1945: François Mathieu ORAZI, soldat à la 10e compagnie de tirailleurs algériens, meurt à Cité Amélie (Haut-Rhin) des suites de ses blessures.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-heros-de-39-45-48571952.html

 

- 23 avril 1945: mort au combat en Allemagne de Paul Vinciguerra, dernier des six morts poggiolais de la seconde guerre mondiale. Né à Poggiolo en 1924, il était soldat dans le 1er régiment de spahis algériens de reconnaissance.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-heros-de-39-45-48571952.html

 

- 23 septembre 1945: Martin Paoli est élu conseiller général du canton de Soccia sous l'étiquette du parti socialiste SFIO. Il le reste jusqu'à sa mort en mai 1968.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/03/la-liste-des-conseillers-generaux-de-sorru-in-su.html

 

- rentrée 1945: le Socciais Jojo Antonini nommé instituteur à Poggiolo (il le restera jusqu'en 1954).

http://poggiolo.over-blog.fr/article-helene-parle-de-jojo-57347326.html

Jojo Antonini à Paris

 

(à suivre)

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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 12:17

Chaque nouvelle année est l'occasion d'anniversaires mais les plus importants sont ceux qui forment des chiffres ronds. Ainsi, plusieurs membres de familles poggiolaises viennent d'avoir ou vont avoir 70 ans.

Dans l'histoire d'un village, il existe toujours des événements à rappeler pour bien connaître la communauté dont on est issu, et qui peuvent être prétexte à des commémorations ou à des fêtes. Alors que certains peuvent croire qu'il ne s'est jamais rien passé à Poggiolo, la chronologie poggiolaise comporte plus de 200 dates. 

Nous vous présentons les événements concernant Poggiolo et qui se sont déroulés dans des années dont le dernier chiffre est 0, comme 2020. Ont été ajoutées les années se terminant par 5 car l'anniversaire est facile à calculer (55 ans, 135 ans,...).

Chaque événement cité est accompagné du lien pour l'article du blog qui lui était consacré.

Des erreurs ou des omissions sont toujours possibles. Nos lecteurs ne doivent pas hésiter à les signaler. 

 

Il y a 490 ans, vers 1530:

dans sa « Description de la Corse », Mgr Giustiniani parle du village de Podiolo, de celui des Soprane et des Bains de Guagno.

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/04/solution-a-la-devinette.html

 

 

 

Il y a 460 ans, en 1560:

Vico et Sagone, ainsi que les lacs de Creno et de Nino, sont mentionnés pour la première fois sur une carte, celle sur de Giacomo Gastaldi.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-premiere-fois-pour-nos-voisins-48211191.html

 

 

Il y a 440 ans, entre 1580 et 1585:

Antonio DANTI peint la carte de la Corse dans la Salle des Cartes du Vatican. On y distingue "P. de Sorno in sù" (pieve de Sorru in sù) et "Bagni di Vico". Serait-ce la plus ancienne représentation de Guagno-les-Bains?

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/05/la-corse-et-sorru-in-su-au-vatican.html

 

 

Il y a 280 ans, vers 1740:

création du village de Muna pour permettre l’exploitation forestière.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-bienvenue-a-muna-38194347.html

 

 

Il y a 275 ans, en 1745:

composition du voceru sur la mort de Matteo, médecin de Vico assassiné dans la pieve de Sorru in sù par un nommé Natale.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-coup-de-sang-du-doyen-100159769.html

 

 

Il y a 245 ans, le 6 octobre 1775:

tremblement de terre à Vico et dans les villages des alentours.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-30524055.html

 

Il y a 250 ans, en 1770:

les registres de catholicité de Poggiolo précisent désormais si l'inhumation a lieu dans l'arca (tombe commune dans le sol de l’église Saint Siméon) ou en tombe individuelle.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-a-la-recherche-de-l-arca-perdue-38617522.html

 

- le dénombrement de la population ordonné par Louis XV donne 25 feux, soit 109 habitants, à Poggiolo.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-desert-n-a-pas-toujours-existe-96427469.html

 

 

Il y a 230 ans, en 1790:

- en application de la loi du 11 novembre 1789 créant les communes, le terrain de l'ermitage de Saint Antoine (sur lequel se trouve la source thermale) revient à la commune de Guagno.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/01/les-terrains-départementaux-à-guagno-les-bains.html

 

- le Poggiolais Giovan-Antonio Pinelli, devenu avocat de la Curie et avocat au barreau de Bastia, est élu par le district de Vico à l'assemblée du département. En 1794, avec la création du royaume anglo-corse (armoiries ci-dessous), il se retire de la vie publique jusqu’en 1810.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-1-2-67214131.html

 

 

 

 

Il y a 225 ans, en 1795:

- le 28 février, au terme d'un long débat, Francesco FRANCESCHETTI et Filippo LECA sont reconnus comme représentants légalement élus de Sorru in sù au Parlement anglo-corse.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-contestation-ortigaise-47996991.html

 

- en mai: reconstruction de la chapelle Ste Lucie d'Azzana. Le maître-autel est formé par une ancienne pierre d'autel de l'église St Siméon de Poggiolo.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/12/la-devinette-du-mois-poggiolo-et-azzana-la-solution.html

 

- le 30 septembre: baptême de Carlo Francesco Pasquale PINELLI. Son parrain est Pasquale PAOLI, u "Babbu di a patria", représenté par Giovan-Antonio PINELLI. En 1822, il devient le plus jeune des maires de Poggiolo.

http://poggiolo.over-blog.fr/2019/03/le-filleul-poggiolais-de-pascal-paoli.1/3-ceremonie-religieuse-ou-politique.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2019/03/le-filleul-poggiolais-de-pascal-paoli.2/3-le-mandataire-di-u-babbu.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2019/03/le-filleul-poggiolais-de-pascal-paoli.3/3-le-maire-de-la-francisation.html

 

 

Il y a 210 ans, en 1810:

- Giovan-Antonio Pinelli devient secrétaire général de la préfecture jusqu'en 1816. Invité au mariage de Napoléon avec Marie-Louise, il ne peut quitter la Corse à cause de l'opposition du général Morand.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-l-homme-le-plus-cultive-de-corse-2-2-113061636.html

 

 

- édification au-dessus de Guagno-les-Bains d'un premier bassin circulaire à la Goccia (reconstruit entre 1816 et 1818).

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/06/heurs-et-malheurs-de-la-goccia-2-3-un-batiment-bien-concu.html

(à suivre)

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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 19:55

 

Trois numéros du magazine historique trimestriel "Storia Corsa" sont déjà parus. Avec le numéro 4, la nouvelle formule le transforme en une revue semestrielle de 132 pages. Christian Castellani et Alain Piazzola assurent la gérance. Jean-Luc Messager est directeur de la rédaction et Stéphane Orsini rédacteur en chef.

Pour la Corse, la distribution sera assurée par Alain Piazzola.

 

L'équipe explique sa démarche dans l'éditorial.
 
L'histoire de Corse avec la nouvelle formule de "Storia Corsa"

 

Il y est notamment indiqué que la ligne éditoriale s'ouvrira davantage à l'archéologie insulaire et à l'histoire et au patrimoine culturel de la langue corse. Une rubrique est consacrée à la diaspora corse.

 

"Une convention a été conclue à ce sujet avec Corsica Diaspora et avec le Groupement des associations corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône; ces associations participent à un Comité d'orientation qui réunit, outre Michel Vergé-Franceschi, les musées de Bastia et de Corte."

 

Ainsi, le numéro 4 présente les Corses de Porto Rico. 

 

Le dossier principal (35 pages) est consacré aux Barbaresques. L'article de Michel Vergé-Franceschi rappelle le rachat des captifs corses d'Alger et Tunis par Louis XVI en 1779.

 

Le Blog des Poggiolais avait publié un article sur ce thème car deux de ces captifs libérés étaient de Sagone dont le doyen qui avait 80 ans et avait passé 41 ans de captivité au Maghreb !!!

Vous pouvez vous y référer avec le lien ci-dessous.

 

 

Sommaire du numéro 4 de "Storia Corsa":

 

L'histoire de Corse avec la nouvelle formule de "Storia Corsa"
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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 18:00

Ce qui est merveilleux en Histoire, c'est qu'elle nécessite un travail dont les résultats peuvent être toujours remis en question. Il suffit d'une découverte, d'un document nouveau, et la vérité affirmée de façon péremptoire est battue en brèche.

 

L'exemple en est fourni par la recherche du premier décoré de la Légion d'honneur à Sorru in Sù.

 

--------

 

Un article précédent donnait le nom d'Antoine François CAVIGLIOLI qui avait reçu cette décoration en 1815 avant de la perdre sous Louis XVIII et de la retrouver sous Louis-Philippe (voir les deux articles: Le Guagnais qui tenait à sa légion d’honneur (1/2): un fidèle d'entre les fidèles et Le Guagnais qui tenait à sa légion d’honneur (2/2): la médaille par tous les moyens).

 

Mais Marie BIANCARELLLI, qui connaît bien l'histoire de Guagno, nous a fait remarquer qu'un autre Guagnais était antérieur dans cet ordre prestigieux:

 

Dominique-Marie GIOVANONI a été décoré en 1805,

dix ans avant son concitoyen CAVIGLIOLI.

 

Pourtant, son nom n'est pas mentionné dans la liste internet de la base Léonore qui fait autorité et qui a été établie grâce aux archives conservées à la Chancellerie de la Légion d'honneur.

L'hôtel de Salm, devenu palais de la Légion d'honneur en 1804, abrite la résidence du grand chancelier et les services administratifs de l'institution. En 1871, une très grande partie des archives de l'ordre a disparu dans l'incendie du palais de la Légion d'honneur lors des combats de la Commune de Paris. Les Tuileries, le Palais-Royal, l'Hôtel de Ville et plusieurs autres bâtiments furent alors détruits ou très endommagés.

Plusieurs séries documentaires ont été reconstituées depuis mais elles comportent malheureusement des lacunes irréparables. GIOVANONI est dans une de ces lacunes.

 

Incendie de l'hôtel de ville de Paris en 1871.

Incendie de l'hôtel de ville de Paris en 1871.

Dans ces conditions, comment retrouver ce Guagnais médaillé? Grâce à un ouvrage remarqué par Marie BIANCARELLI: "Fastes de la Légion-d'Honneur, Biographie de tous les décorés".

Disponible sur le site Gallica, le deuxième tome, dont la troisième édition date de 1844, contient une notice de 45 lignes qui détaille les quinze années de la carrière militaire de cet oublié de Léonore.

 Les récipiendaires cités dans les "Fastes" n’ont généralement pas fait l’objet de reconstitution à moins qu’ils aient été encore vivants lors de l'édition. Or, Giovanoni est mort en 1807...

 

L'oublié de Léonore

 

Que nous apprend la notice des "Fastes"?

 

 

GIOVANONI (DOMINIQUE-MARIE), et non GIOVANINO, comme l'indiquent quelques listes de nomination, né le 25 juin 1768, à Guagno (Corse),

 

Un mois avant sa naissance, le 15 mai 1768, la Corse venait d'être attribuée à la France par le traité de Versailles. Dès le 17 juillet 1768, il fut baptisé en l'église Saint Nicolas par le curé Domenicu LECA, le fameux CIRCINELLU.

L'acte de baptême nous apprend que Dominique-Marie était le fils de Giovanni, lui-même fils d'Antonio, et de son épouse Giovanna. 

Le parrain était Paolo Francesco POLI et la marraine Felice, fille de Francesco Maria BRANDIZI.
 

 
Acte de baptême de Dominique-Marie Giovanoni, établi par le curé Circinellu.

Acte de baptême de Dominique-Marie Giovanoni, établi par le curé Circinellu.

 

Le patronyme GIOVANONI ne se retrouve nulle part ailleurs à Guagno, ni dans les villages voisins, ni dans le Cruzzini proche, dans le dénombrement de 1769-1770, dit dénombrement de CHOISEUL.

D'après les recherches de Marie BIANCARELLI, la famille de Dominique-Marie serait MANODRITTA alors que GIOVANONI serait un patronyme d’origine éponyme.

 

 

 

entra comme carabinier à la 3e demi-brigade d'infanterie légère le 20 février 1792, fut nommé caporal le 1er novembre suivant, et fit avec honneur les campagnes de 1792 à l'an V à l’armée d'Italie. II se distingua particulièrement le 3e jour complémentaire an Il, à la prise d’une redoute piémontaise dans la gorge du Limon, où il entra le premier après avoir tué plusieurs ennemis de sa main.

 

Dans le calendrier grégorien, la date de ce fait d'arme est le 19 septembre 1794. L'armée d'Italie était alors dirigée par le général Pierre du MERBION. La campagne d'Italie qui fit la gloire de Napoléon BONAPARTE se déroula en 1796. GIOVANONI n'y était pas.

 

 

La Convention nationale, par son décret du 23 frimaire an III, le nomma sous-lieutenant au 10e bataillon de l'Isère, incorporé plus tard dans le 57e régiment d'infanterie de ligne.

Embarqué en l'an III sur le vaisseau le Duquesne, il fit preuve de la plus rare bravoure à la prise du vaisseau anglais le Berwick, le 22 ventôse, et ne montra pas moins d'intrépidité dans le combat naval qui eut lieu le lendemain.

 

Il participa à des combats navals comme fantassin embarqué.

Si les guerres maritimes de la Révolution et de l'Empire sont dominées par la défaite de Trafalgar, il ne faut pas oublier que la marine française eut de bons succès. Capturé le 12 mars 1795, le Berwick était un navire britannique de 74 canons et 550 marins qui était sorti de Saint-Florent (la Corse était alors occupée par les Anglais) pour aller vers Livourne.

 

Maquette du Berwick (agorajeux.com)

Maquette du Berwick (agorajeux.com)

 

 

Passé en l'an VI aux armées d'Angleterre et d’Helvétie, il fit les les campagnes des ans VII, VIII et IX à l’armée du Rhin et sur les côtes de l'Océan, et se fit surtout remarquer en montant le premier à l'assaut d'une redoute qui dominait Feldkirch, et au combat de Feldkirch, le 3 germinal an VII, où il rallia une quarantaine d'hommes à la tête desquels il se mit en tirailleur. Ce mouvement hardi arrêta la marche de l'ennemi, qui serrait de très près le 2° bataillon de la 57e, lequel se trouvait obligé de battre en retraite, et fut même un moment en danger de perdre son drapeau.

 

Comme nous allons le voir, cet exploit, qui eut lieu le 23 mars 1799, fut déterminant pour la carrière de GIOVANONI.

Il se passa à près de 160 kilomètres de la ville  autrichienne d'Innsbruck, lors des combats de la deuxième coalition, alors que BONAPARTE était en Egypte. L'armée française était dirigée par Masséna. 

 

 

Embarqué sur Ia flotille de Boulogne le 6 thermidor an lX, Giovanoni se trouva au combat du 28 du même mois contre les Anglais.

Une nouvelle fois, le montagnard de Guagno se retrouva sur un bateau. La flottille de Boulogne était la force navale constituée par Napoléon et rassemblée à Boulogne-sur-Mer pour préparer l'invasion de l'Angleterre. 

GIOVANONI s'opposa aux raids ennemis lancés contre la flottille.

Il ne resta à Boulogne que trois mois.

L'oublié de Léonore

 

 

Il débarqua le 7 brumaire an X, fut nommé lieutenant le 10 frimaire suivant, et reçut un sabre d'honneur le 10 vendémiaire an XI.

 

 

La valeur de GIOVANONI fut reconnue par l'obtention de ce sabre d'honneur. Les armes d'honneur avaient été instituées par l'arrêté du Consulat pris le 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799). Elles étaient données pour des faits d'armes bien précis qui étaient mentionnés sur le diplôme et sur l'arme donnée.

La photo du diplôme, que nous devons à Marie BIANCARELLI, permet de lire que la récompense est due à l'héroïsme montré à Feldkirch (orthographié Feldkirk sur le document).

 

 

Cliquez sur la photo ci-dessous pour l'agrandir.

 

L'oublié de Léonore

 

La dernière ligne de ce document officiel indique qu'il a été "Donné à Paris, le dix Vendémiaire an douze de la République française".

Or, la notice des "Fastes" mentionne la date du 10 vendémiaire an XI. Encore une fois, le travail d'historien ne doit pas être de recopier simplement mais aussi de comparer les sources. Ici, il ne fait pas de doute que le livre s'est trompé. 

Dominique-Marie GIOVANONI a bien été récompensé le 10 vendémiaire an XII, c'est-à-dire le 3 octobre 1803.

 

Entré avec son grade dans le bataillon de tirailleurs corses, le 17 thermidor an XII, il fut créé officier de la Légion-d'Honneur le 25 prairial suivant, et devint adjudant-major le 9 fructidor an XIII.

 

La création officielle de la Légion d'Honneur date du 19 mai 1802. Au bout d'un certain temps, elle remplaça les armes d'honneur dont les titulaires furent intégrés dans la nouvelle décoration, ce qui fut le cas de notre personnage. On peut remarquer qu'il fut directement "créé officier de la Légion-d'Honneur" sans passer par le grade de chevalier.

 

 

Il fit ensuite les campagnes des ans XIV, 1806 et 1807, au 4e corps de la grande armée, obtint le grade de capitaine le 23 novembre 1806, et fut blessé mortellement au combat du 7 février 1807, la veille de la bataille d’Eylau.

 

 

Eylau, en Prusse orientale (en Russie maintenant), fut une bataille terrible opposant l'armée française aux Russes et aux Prussiens. Les tirailleurs corses, commandés par Antoine-François Morandini, furent en difficile posture au combat de Hoff le 6 février 1807. Peut-être GIOVANONI perdit-il la vie lors d'accrochages qui eurent lieu le 7, la veille de la grande bataille, comme l'écrivent les "Fastes".
 
Dominique-Marie GIOVANONI fut bien le premier militaire de notre haut-canton à recevoir la Légion d'honneur et à mourir au combat tandis que l'autre Guagnais légionnaire, Antoine-François CAVIGLIOLI, mourut dans son lit et dans son village.
Napoléon à Eylau  (par Antoine-Jean Gros).

Napoléon à Eylau (par Antoine-Jean Gros).

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 17:41

 

Avez-vous déjà entendu parler du seigneur de Sorro?

L'histoire de ses relations avec les habitants de Guagno permet pourtant de comprendre la situation actuelle de Guagno-les-Bains.

Elle a été contée dans le quotidien "Le Petit Marseillais" du 1er juin 1923 par un nommé CIPRIANI dont le prénom n'est pas donné dans l'article.

 

Petrù et le seigneur de Sorru
Petrù et le seigneur de Sorru

 

Dans le cadre d'une série sur "les centres d'excursion corses", ce texte décrit "l'état lamentable" de l'établissement thermal. Mais l'essentiel est d'expliquer pourquoi Guagno-Village "possède des biens communaux d'une étendue de plus de 200 hectares sur le territoire de la commune" de Poggiolo. L'origine serait à remonter jusqu'au XIe siècle, c'est-à-dire à peu près l'époque de la construction de l'église Sant'Anarilla aux Trois Chemins (voir ici).

 

La population guagnaise se serait révoltée contre les abus du comte, seigneur de Sorru, et aurait obtenu la gestion des terres situées "entre la rivière de Grosso et la crête méridionale où se trouvent la forêt et la source d'eaux thermales". Ces terrains restent toujours à Guagno sauf la source et ses environs qui appartiennent au département.

 

Col de Sorru vu de Soccia (copie d'écran du reportage de D'Umani sur les Deux Sorru).

Col de Sorru vu de Soccia (copie d'écran du reportage de D'Umani sur les Deux Sorru).

 

Un point de l'accord est à retenir: le seigneur s'engageait à "ne plus s'aventurer au-delà du ravin Rivo-Secco". Or, la rivière de Rioseccu, à mi-chemin des deux villages, marque la limite administrative entre les communes de Poggiolo et de Murzo depuis le décret de Louis-Napoléon attribuant Guagno-les-Bains aux Poggiolais. Le col de Sorru n'est pas du tout poggiolais.

 

Le seigneur avait-il voulu garder entièrement le col pour continuer à contrôler la pieve?

 

Pont de Rioseccu, limite entre Poggiolo et Murzo, vu dans le sens de la descente (photo Google).

Pont de Rioseccu, limite entre Poggiolo et Murzo, vu dans le sens de la descente (photo Google).

Pont de Rioseccu vu dans le sens de la montée (photo Michel Franceschetti, 23 juillet 2009).

Pont de Rioseccu vu dans le sens de la montée (photo Michel Franceschetti, 23 juillet 2009).

 

Qui était ce seigneur? Etait-il un membre de la famille qui s'était établie au château de la Catena, près de Letia? (voir l'article ici).

 

Si cette histoire n'est pas une légende, il faut retenir le nom de Petrù, le chef des Guagnais révoltés. Il serait certainement le premier des habitants de Sorru in sù dont nous aurions l'identité. 

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 17:57
Napoléon III et Guagno-les-Bains: légendes et réalité

A Bastia, on peut voir jusqu'à fin décembre une exposition sur "Napoléon III et la Corse".

 

Ce thème a été celui de la conférence de Jean DAL COLLETTO, président de la Fédération des groupements corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône, à la Maison de la Corse de Marseille jeudi 24 octobre.

 

L'orateur s'est particulièrement attaché à décrire l'entourage corse de l'empereur, notamment Tito Franceschini Pietri dont l'importance a été racontée par Sampiero Sanguinetti dans un excellent livre.

 

Passant ensuite aux réalisations, Jean DAL COLLETTO a évoqué le renouveau du thermalisme et l'a illustré avec cette carte postale des Bains de Guagno datant de la fin du XIXe siècle.

 

Napoléon III et Guagno-les-Bains: légendes et réalité

 

Il a insisté sur le style architectural typique du Second Empire. En fait, l'établissement en forme de U dont on voit ici les deux bouts a été construit à partir de 1845, sous le règne de Louis-Philippe. Il fut achevé en 1856, sous Napoléon III. En tout cas, il est vrai que la majorité des bâtiments publics corses date de l'époque du neveu de Napoléon Ier.

 

Dans la discussion qui suivit l'exposé, l'animateur du Blog des Poggiolais, présent à cette conférence, rappela que le territoire des Bains de Guagno fut attribué à la commune de Poggiolo par le décret du Prince-Président Louis-Napoléon BONAPARTE (qui n'était pas encore empereur) en date du 19 septembre 1852 (voir l'article "Poggiolo n'existe pas").

décret des 19 septembre 1852

décret des 19 septembre 1852

Il signala également que la venue de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie à Guagno-les-Bains pour suivre une cure est une légende toujours présente dans de nombreux guides touristiques (voir l'article "Napoléon Ier à Guagno-les-Bains et pas Napoléon III"). 

 

Un grand merci à Jean Dal COLLETTO pour sa conférence et pour le dynamisme qu'il manifeste aussi bien à la Maison de La Corse qu'au Cesec (Conseil économique social environnemental et culturel de Corse) où il est président de la commission Europe, relations internationales Euro-région, Méditerranée, diaspora . 

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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 18:03

 

Dans l'annonce d'un cours de chant et guitare dispensé par Fabrice Massiani à Vico, il a été fait allusion au travail de Jean-Baptiste PAOLI pour maintenir les traditions musicales corses. Il se situe dans la lignée des violoneux qui animaient autrefois les réunions villageoises.

 

Deux de ces artistes poggiolais d'autrefois ont été évoqués dans un article paru sur ce blog le 1er février 2015. Il nous paraît utile de le rééditer. 

 

Jean-Baptiste Paoli à Soccia le 24 juillet 2009

Jean-Baptiste Paoli à Soccia le 24 juillet 2009

 

Toutes les générations ont eu, malgré la dureté du travail, le besoin de s'amuser. Au XIXème et au début du XXème siècle, le violon était l'instrument par excellence de toutes les fêtes.

Dans les villages de Sorru in Sù, Martitinu (qui s'écrit aussi Martinchjinu) eut une grande célébrité ainsi que, avant lui, Cumandante. Ces deux représentants de la culture populaire ont été évoqués dans un article ( de Xavier Paoli?) paru dans "L'info U Pighjolu" de juillet 2007. 

 

"Evoquons, pour leur rendre hommage, deux de ces modestes artistes qui faisaient danser nos arrière-grands-parents. 

 

Tout d'abord, chronologiquement, Ghjuvan Battistu BATTESTI, natif d'Ortu mais ayant fait souche à U Pighjolu par le mariage. Grand escogriffe, doté de plusieurs surnoms dont un lui allait comme un gant ("Cicala") et un autre ("Cumandante") dont on pouvait se demander où il en avait gagné les galons, lui qui n'avait jamais pratiquement quitté son île.

Il était en réalité maçon et sonneur de cloches (aux appointements de 50 francs par an en 1881). Mais il ajoutait à ces multiples et variées occupations un vrai talent de musicien, apprécié dans tout le canton et même au-delà.

Versificateur hors pair, il était très sollicité dans toute la région pour les festivités du carnaval. Mêlant musique et couplets entraînants, l'archet frénétique, le quatrain moqueur à la bouche, il menait la sarabande carnavalesque avec un entrain jamais démenti. Peut-être là est l'origine de son surnom de «Cumandante» (… di Carnavà, disaient les mauvaises langues). 

 

C'est probablement à son école que Ghjuvan Martinu PINELLI (Martinchjinu), né en 1878 à U Pighjolu, semble avoir fait son apprentissage de violoneux. Vigneron, cordonnier, il tenait aussi le Café du village où il vendait le vin et l'eau-de-vie de sa production. 

"Cumandante" se faisant vieux, il avait succédé à celui-ci dans le rôle d'animateur de festivités. Alors qu'il ne jouait plus depuis longtemps, les plus âgés d'entre nous ont pu l'entendre peu de temps avant sa mort en 1951, animer une soirée impromptue où plusieurs couples retrouvant leurs jambes de vingt ans, nous offrirent le témoignage d'une civilisation à jamais disparue." 

 

Violons, guitares et chants avec Ferdinand Passoni à U Pighjolu (16 août 1997)

Violons, guitares et chants avec Ferdinand Passoni à U Pighjolu (16 août 1997)

 

Article recommandé sur les violons et les violoneux:

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24 octobre 2019 4 24 /10 /octobre /2019 20:02

En 1815Antoine François CAVIGLIOLI avait perdu son traitement, son grade de lieutenant et, beaucoup plus humiliant, son titre de chevalier de la légion d’honneur

 

 

Un obstiné qui veut sa décoration

Mais Antoine François avait une famille à nourrir: une femme et deux enfants (sur les quatre qu’eut le couple). Giulia Maria étant morte en 1827, il se remaria avec Maria Flaminia LECA qui avait vingt ans de moins que lui et qui lui donna au moins une fille.

Comme il l’écrivit dans sa lettre du 31 octobre 1832 conservée dans son dossier de la légion d’honneur, il «fut réduit à accepter, pour pouvoir vivre, une place de sergent dans les voltigeurs corses» le 5 novembre 1826. Ce bataillon avait été créé le 6 novembre 1822 par le roi pour lutter contre le banditisme, et notamment contre Théodore POLI, originaire lui aussi de Guagno.

Voir à ce sujet la série des six articles du blog des Poggiolais intitulée «Les exploits de Théodore».

 

Voltigeur corse par Hippolyte Bellangé

Voltigeur corse par Hippolyte Bellangé

 

Il fut nommé sous-lieutenant le 31 mai 1831 mais il n’avait toujours pas sa légion d’honneur.

 

 

Cependant, la situation politique française avait changé. Louis-Philippe, proclamé roi des Français le 7 août 1830, commençait un règne dont les débuts étaient très libéraux.

 

Plein d’espoir, Antoine François CAVIGLIOLI envoya dès le 28 septembre au Grand Chancelier de la légion d’honneur une lettre pour solliciter auprès du roi «la confirmation de cette récompense nationale». Il fallut attendre un an et, le 28 novembre 1831, une ordonnance royale reconnut les nominations qui avaient eu lieu pendant les Cent Jours. Mais elle prenait effet à partir du 20 mars 1815 et rejetait donc aussi bien CAVIGLIOLI que MULTEDO qui avaient été nommés le 12 mars !

 

Heureusement, une ordonnance spéciale étendit ensuite cette reconnaissance aux nominations antérieures au 20 mars, pendant «le Vol de l’Aigle».

 

Notre Guagnais obstiné envoya son dossier à l’ordre de la Légion d’honneur dont le grand-chancelier était le maréchal MORTIER, ancien compagnon de Napoléon, et ses efforts furent couronnés de succès: Louis-Philippe le nomma chevalier en date du 30 août 1832.

 

Sa joie était incomplète car il lui fallait justifier son identité, prouver qu’il était bien le même personnage que celui qui avait été décoré en mars 1815. Et ce ne fut pas si facile que ça. Le dossier consultable sur la base de données LEONORE permet d'en suivre les péripéties.

 

Des documents, comme la lettre de félicitations du comte DEJEAN, grand trésorier de l’ordre, datée du 8 avril 1815, facilitèrent la procédure. DEJEAN assurait alors l’intérim du grand-chancelier, le comte de LACÉPÈDE, absent de Paris.

 

Lettre de félicitations du comte Dejean, datée du 8 avril 1815.

Lettre de félicitations du comte Dejean, datée du 8 avril 1815.

Comte DEJEAN, trésorier de l’ordre de la légion d’honneur en 1815

Comte DEJEAN, trésorier de l’ordre de la légion d’honneur en 1815

 

Ce fut un peu plus difficile pour Louis MULTEDO dont la lettre de confirmation avait été perdue avec ses bagages lors de la bataille de Waterloo.

 

Antoine François obtint un acte de notoriété établi le 26 février 1833 grâce au témoignage de quatre voltigeurs reconnaissant son identité.

 

La difficulté vint d’un autre document.

 

 

Trois versions pour un baptême

Antoine François avait envoyé en août 1832, demandée par la chancellerie de la légion pour établir son identité, une copie, établie par LECA, maire de Guagno, de son acte de baptême, acte faisant office d'acte de naissance pour la période où l'état-civil n'était pas laïcisé.

 

Acte de baptême : copie d’août 1832

Acte de baptême : copie d’août 1832

 

Elle lui fut refusée car elle était en italien et car elle ne contenait pas les noms de ses parents. Si, de son côté, Louis MULTEDO dut faire traduire son acte en français, CAVIGLIOLI ne le fit pas mais le problème important n’était pas la langue.

 

Dans la lettre accompagnant la nouvelle version, établie le 31 juillet 1833, il déclarait qu’elle était «exactement conforme aux registres existants entre (l)es mains (du maire de Guagno), ce qu’il a enfin fait, mais toujours rédigé en italien; cependant les noms de mes Père et Mère n’y sont pas omis».

Acte de baptême : copie de juillet 1833

Acte de baptême : copie de juillet 1833

 

Il est vrai que l’on peut parfaitement lire: «Antonio Francesco Caviglioli figlio legitimo di Carlo Luigi Caviglioli e Giulia di lui moglie nata Cipriani».

 

Cette copie n’est pas l’œuvre du maire mais de l’adjoint Pinelli qui, en l’absence du maire, l’a écrite «parola a parola per Copia Conforme» à l’original des registres paroissiaux. Tiens, c’est curieux mais la copie signée par le maire LECA porte la même mention. Pourquoi le premier magistrat de la commune aurait-il commis une erreur?

 

Le mieux est de se tourner vers le document original que la numérisation de l’état-civil permet de trouver sur le site des archives départementales de Corse-du-Sud.

 

L’acte de baptême original

L’acte de baptême original

 

Ô surprise, internet nous donne une troisième version qui, comme celle d’août 1832, ne donne pas les noms des parents ou pas exactement les mêmes!

 

Plus précisément, les prénoms du père, Carlo Luiggi, sont suivis d’un mot que l’on peut déchiffrer comme «fontana» mais qui, d’aucune manière, ne peut être Caviglioli. Le nom de Caviglioli est présent mais accolé à la marraine «Giustina moglie (épouse) di Domenico Caviglioli».

 

Dans la copie signé par le maire, le père est «Carlo Luigi», avec un seul «g» et sans nom de famille, tandis que Giustina est déclarée épouse de «Domenico fontana». Voilà qui pourrait changer totalement l’identité de notre soldat.

 

En dehors du curé, seul le parrain, «Polo francesco Poli», a signé. 

 

Enfin, il est bien spécifié que le père de l’enfant était absent. Où se trouvait-il pour cet événement important?

 

Comment interpréter ces variantes? Le jour du baptême, de LECA, le curé de Guagno avait-il été tellement distrait ou ému qu’il aurait inversé les noms du père et de la marraine?

 

Un point à remarquer: de LECA avait tenu à accompagner sa signature du titre de piévan que lui disputait alors farouchement le curé de Poggiolo Giovanni BONIFACY (voir article http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/permanence-et-mutations-de-sorru-in-su-1/2-les-origines-et-l-organisation-religieuse-de-la-pieve.html).

 

Peut-on aller jusqu'à imaginer que cet acte tente de cacher un secret familial? Ce serait exagéré.

 

Si la copie réalisée par le maire avait déjà supprimé «fontana», la version suivante, celle de PINELLI, est un tripatouillage éhonté du document originel: les deux mentions CAVIGLIOLI, pour l’enfant et pour son père, ont été délibérément ajoutées par l’adjoint au maire.

 

Sans cette astuce, Antoine François n'aurait peut-être jamais pu récupérer sa légion d'honneur en 1833, avec dix-huit ans de retard.

 

Quand, en 1857, Napoléon III créa la médaille de Sainte-Hélène pour distinguer les anciens soldats de son oncle, Antoine François CAVIGLIOLI la reçut.

 

 

Il mourut à Guagno le 27 octobre 1868, à l’âge de 87 ans. Et l’acte de décès mentionne bien «chevalier de la légion d’honneur», le titre qui symbolise toute sa vie.

 

 

Documents utilisés:

1- Site La Corse militaire:

 

2- Site Archives départementales de Corse-du-Sud: registres d’état-civil de Guagno 

(http://archives.corsedusud.fr/Internet_THOT/FrmSommaireFrame.asp)

 

3- Site Mémoire des hommes: bataillon de chasseurs de l’île d’Elbe

(https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YToxMDp7czoxMDoidHlwZV9mb25kcyI7czo3OiJhcmtvX2lyIjtzOjg6ImltZ190eXBlIjtzOjM6ImpwZyI7czo0OiJyZWYwIjtzOjM6IjEwOCI7czo0OiJyZWYxIjtpOjIyO3M6NDoicmVmMiI7czozOiIxNDMiO3M6NDoicmVmMyI7czowOiIiO3M6NDoicmVmNCI7czowOiIiO3M6MTI6ImltYWdlX2RlcGFydCI7czo3NjoiL1BBUkNPVVJTSU5ESVYvQ09OVFJPTEVUUk9VUEUvR1IyMFlDLzIwWUMwMTA1WC9TSERHUl9HUl8yMF9ZQ18wMTA1WF8wMDU5LkpQRyI7czoxNjoidmlzaW9ubmV1c2VfaHRtbCI7YjoxO3M6MjE6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWxfbW9kZSI7czo0OiJwcm9kIjt9#uielem_move=456.296875%2C73&uielem_islocked=0&uielem_zoom=40&uielem_brightness=0&uielem_contrast=0&uielem_isinverted=0&uielem_rotate=F)

 

4- «Les troupes corses de la Révolution au 1er Empire (1789-1815). Des processus et des mutations, la Corse militaire une identité complexe» par Jean-François GIFFON-SCAPULA (http://bibliotheque-martial-lapeyre.napoleon.org/Default/doc/SYRACUSE/71704/les-troupes-corses-de-la-revolution-au-1er-empire-1789-1815-des-processus-et-des-mutations-la-corse-)

 

5- Base leonore de la Légion d’Honneur (http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr):

dossiers Antoine François CAVIGLIOLI et Louis MULTEDO.

 

6- Wikipedia : 

-les Cent Jours (https://fr.wikipedia.org/wiki/Cent-Jours)

-comte Dejean (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-François-Aimé_Dejean)

 

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22 octobre 2019 2 22 /10 /octobre /2019 22:57
Qu'a fait Napoléon III pour la Corse?

Salute à tutte è à tutti.

Les prochaines conférences de notre Société Napoléonienne se tiendront à la Maison de la Corse, 69/71 rue Sylvabelle à Marseille, le jeudi 24 octobre prochain selon les horaires suivants :
- 17 h 30, dans le cadre de notre séminaire, "Talleyrand, prince de la diplomatie ou traître" par Monsieur le docteur Jacques Di Costanzo.
- 19 h 00, "Napoléon III et la Corse" par Monsieur Jean Dal Colletto.
Nous partagerons notre habituel cocktail. 
Pour nous permettre de vous accueillir dans les meilleures conditions, merci de signaler votre présence par téléphone au 07 77 89 37 82, ou au 06 62 62 50 08, ou par mail à maisondelacorse13@gmail.com ou jacquesdico@aol.com.
Venite numerosi, ci sarà da beie è da manghjà.
In amicizia.
 
 
Jean Dal Colletto, Président de la Fédération des Groupements Corses 
de Marseille et des Bouches-du-Rhône
 
     
   Maison de la Corse

 69/71, rue Sylvabelle

    13006 Marseille

     04 91 13 48 50


 

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 18:32

La fidélité des habitants de Guagno envers Pascal PAOLI est bien connue pour avoir été symbolisée par la haute figure du curé CIRCINELLU.

 

Les Guagnais ont été également fidèles à Napoléon BONAPARTE. Franceschi CIPRIANI suivit l’empereur déchu à l’île d’Elbe et à Sainte Hélène où il mourut (voir l’article que ce blog lui a consacré sous le titre «Les mystères de Cipriani»).

 

Un autre partisan de Napoléon, beaucoup moins connu, fut Antoine François CAVIGLIOLI qui eut la particularité d’avoir été, avec le Vicolais Louis MULTEDO, le premier militaire des Deux Sorru à recevoir la légion d’honneur, du moins d'après la base Leonor. Mais cette décoration lui fut enlevée puis réattribuée à l’issue d’une histoire compliquée comportant quelques obscurités. Lisez son histoire.

 

 

 

Un soldat sans histoire jusqu’en 1814 

Né le 18 mars 1782 à Guagno, Antoine François CAVIGLIOLI était le fils de Carlo Luigi CAVIGLIOLI (1739-1811) et de son épouse Ghjulia Maria CIPRIANI (1738-1810). Mais cette naissance comporte une incertitude qui faillit coûter sa décoration à Antoine François. Nous y reviendrons.

 

Aucun renseignement n’existe sur lui avant le 4 décembre 1802 où, âgé de vingt ans, il entra au service militaire «en qualité de sergent au 1er bataillon des chasseurs corses», d’après l’état de ses services inscrit dans son dossier de la légion d’honneur. Il est quand même curieux que ce jeune homme ait pu commencer sa carrière en étant directement sergent. Jean-François GIFFON-SCAPULA écrit dans son étude sur «Les troupes corses de la Révolution au 1er Empire (1789-1815)» qu’il était entré comme caporal.

Surtout, dans les bans publiés par la mairie de Guagno (et disponibles sur internet) avant son mariage avec Giulia Maria VENTURINI, Antoine François est qualifié de «caporale di cacciatori, nel battaglione Bonelli». Ce titre devient plus simplement, dans l’acte de mariage célébré le 1er juillet 1805: «al servizio militare nel battaglione Bonelli», sans indication de grade.

Au lieu d’une promotion d’office comme sergent, il aurait donc été toujours seulement caporal trois ans après être entré dans l’armée.

Le bataillon BONELLI avait été le nom d’une troupe d’insulaires qui, sous le commandement de Mathieu BONELLI, avait été envoyée en Corse par le général BONAPARTE en 1796 pour s’opposer aux Anglais. Au moment du mariage de CAVIGLIOLI, à la suite de la réorganisation des troupes corses qui avait eu lieu en 1802, son fils François BONELLI dirigeait le 3e bataillon de chasseurs corses, devenu bataillon du Golo en 1806. 

 

 Soldats des cinq bataillons de chasseurs corses en 1803 (gouache conservée aux Archives Nationales), extrait du site La Corse militaire.

Soldats des cinq bataillons de chasseurs corses en 1803 (gouache conservée aux Archives Nationales), extrait du site La Corse militaire.

 

Caporal ou sergent, 1er ou 3e bataillon, toujours est-il que le Guagnais devint lieutenant au 1er bataillon du Golo par décret impérial du 8 avril 1809. Ensuite, le 12 mai 1813, le comte César BERTHIER, commandant la division militaire de Corse, le nomma à titre provisoire lieutenant au 6e bataillon du 35e régiment d’infanterie légère (dit aussi le 35e léger), grade confirmé le 19 août par l’empereur.

Son dossier de légion d’honneur ne mentionnant aucune campagne ou blessure, il est difficile de décrire précisément sa carrière jusqu’en 1814. Cette année-là, après son abdication, Napoléon arriva le 4 mai à l’île d’Elbe dont il était devenu souverain. Des soldats du 35e léger s’y trouvaient. CAVIGLIOLI fit partie des treize officiers qui décidèrent de rester avec l’empereur quand leur unité fut rappelée en France.

 

arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe, image extraite du site Napoléon prisonnier: http://www.napoleonprisonnier.com/chronologie/elbe_arrivee.html

arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe, image extraite du site Napoléon prisonnier: http://www.napoleonprisonnier.com/chronologie/elbe_arrivee.html

 

 

Récompensé par Napoléon Ier et puni par Louis XVIII

 

Antoine François fut intégré le 16 mai au bataillon des chasseurs corses de l’île d’Elbe où il fut enregistré le 21 sous le matricule numéro 9.

Le rôle du bataillon permet de connaître les traits physiques de CAVIGLIOLI:

«taille d’un mètre 58 centimètres, visage rond, yeux gris, nez ordinaire, bouche moyenne, menton rond, cheveux et sourcils noirs».

 

CAVIGLIOLI était l’un des quatre lieutenants du bataillon qui comprenait également quatre capitaines dont Louis MULTEDO, né à Vico, lequel avait le matricule numéro 6.

Le bataillon manquant d’hommes, Napoléon encourageait les audacieux à aller recruter des soldats en Italie, ce qui était interdit par les traités. CAVIGLIOLI ramena 18 recrues, mais il lui en aurait fallu 40 pour obtenir le galon de capitaine !

 

Quand, le 25 février 1815, Napoléon Ier quitta son royaume d’opérette, il donna au bataillon le nom de Flanqueurs de l’Île d’Elbe.

 

Il débarqua à Golfe Juan le 1er mars et passa par la route des Alpes pour atteindre Gap le 5 au soir. Les Corses, qui formaient l’arrière-garde, parvinrent dans la préfecture des Hautes-Alpes le lendemain. 

 

L'accueil fut triomphal et les Gapençaises leur offrirent un drapeau tricolore confectionné par elles. Les soldats laissèrent leur fanion elbois de couleur verte qui est toujours visible au musée de Gap.

 

 

Fanion des chasseurs corses exposé au musée de Gap (photo Philippe Franceschetti)

Fanion des chasseurs corses exposé au musée de Gap (photo Philippe Franceschetti)

 

Napoléon entra à Grenoble le 7 mars et à Lyon le 10 mars qu’il quitta le 13. 

En arrivant à Grenoble, il s’était écrié: «avant Grenoble j'étais aventurier, à Grenoble j'étais prince». Il se considéra comme redevenu empereur des Français.

 

Plaque de la route Napoléon sur le site de l'ancienne porte de Bonne à Grenoble (site Wikipedia).

Plaque de la route Napoléon sur le site de l'ancienne porte de Bonne à Grenoble (site Wikipedia).

A ce titre, il en profita pour publier plusieurs décrets dont, le 12 mars, une première promotion de Légion d’honneur. CAVIGLIOLI devint chevalier de cet ordre, de même que Louis MULTEDO.

 

Les flanqueurs restèrent à Grenoble jusqu’au 22 mars. Le dossier sur la Légion d’honneur de MULTEDO indique que le Vicolais fut décoré le 12 sur la place Grenette à Grenoble. On peut supposer qu’il en fut de même pour le Guagnais CAVIGLIOLI.

 

L’empereur retrouva les Tuileries le 20 mars. Les flanqueurs n’arrivèrent à Paris que le 2 avril. Le 13, la majorité d’entre eux, dont CAVIGLIOLI et MULTEDO, forma désormais le 1er bataillon du 1er régiment des voltigeurs de la Jeune Garde, unité qui combattit à Waterloo le 18 juin. Nous savons que MULTEDO était présent à cette bataille car il déclara y avoir perdu ses bagages. CAVIGLIOLI était peut-être à ce moment-là en Corse car, le 16 mai, il passa au 3e bataillon de Chasseurs Corses. 

 

Le bataillon étant dissous, il quitta l’armée et rejoignit le sort des nombreux anciens soldats de Napoléon mis à la retraite ou en demi-solde par la pacifique Restauration.

 

Antoine François CAVIGLIOLI avait perdu son traitement, son grade et, beaucoup plus humiliant, son titre de chevalier de la légion d’honneur qu’il n’avait porté que quelques semaines. En effet, les décrets signés par Napoléon avant son retour à Paris le 20 mars 1815 furent considérés comme nuls, le gouvernement de Louis XVIII ayant siégé dans la capitale jusqu’à la nuit du 19 au 20 mars. Et sa promotion à la légion d'honneur datait du 12 mars.

 

 

Mais la carrière d'Antoine François n'était pas terminée et il retrouva sa légion d'honneur. Le prochain article dévoilera comment il fit.

 

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Présentation

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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona).

 

Lundi 13 juillet:

Grand bal au Belvédère.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival 

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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