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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 18:00

Jean-Martin DESANTI (voir l'article précédent) se maria deux fois: avec une Italienne et avec une Guagnaise.

 

L’ITALIENNE

La première fois, ce fut le 9 septembre 1878, à PÉRONNE, alors qu’il était en garnison à TOUL.

Il épousa Rose Catherine Aima BRANDIA, une Italienne, née à ROME en 1837 et habitant PÉRONNE où elle était ménagère. Ses parents à elle étant décédés, la seule contrainte fut de traduire en français ses actes d’état-civil.

Par contre, Jean-Martin dut obtenir l’autorisation de sa hiérarchie, en l’occurrence du général commandant le 6ème corps d’armée, et aussi de ses parents, âgés alors de 66 ans pour son père et de 64 ans pour sa mère. Il avait pourtant 32 ans!

Rose DESANTI née BRANDIA.

Rose DESANTI née BRANDIA.

 

L’acte de mariage de PÉRONNE nous apprend que les publications de projet de mariage se firent devant la porte des maisons communes de PÉRONNE et de POGGIOLO (les dimanches 11 et 18 août 1878 à midi, au village). Il n’y avait donc pas d’affichage public à cette époque.

Rose avait 41 ans lors du mariage, soit 9 de plus que son époux.

Ils n’eurent pas d’enfant et Rose, après avoir suivi son mari en Algérie, mourut le 26 février 1898 à POGGIOLO, un an après l’attribution de la Légion d’Honneur à Jean-Martin. Elle est enterrée dans le cimetière privé de J B DEMARTINI à POGGIOLO.

Pierre tombale de Rose.

Pierre tombale de Rose.

 

LA GUAGNAISE

Le veuvage de Jean-Martin fut très bref.

Dès le 12 juillet 1898, soit quatre mois et demi après le décès de Rose, il se remaria avec Marie Gaëtane CERATI, née en 1862 à GUAGNO où eut lieu la cérémonie. La décision avait été prise rapidement puisque l’acte de mariage indique que les publications avaient été faites à POGGIOLO et à GUAGNO les 26 juin et 3 juillet. Les parents de la mariée ne signèrent pas car ils ne savaient pas écrire.

 

Marie Gaëtane Cerati à la fin de sa vie.

Marie Gaëtane Cerati à la fin de sa vie.

 

Jean-Martin avait alors 52 ans et sa nouvelle épouse 35 (17 ans de moins!).

Elle lui donna les enfants qu’il attendait. Trois disparurent très vite: au bout de 9 jours, 43 jours et 16 mois. Mais l’aînée, née le 3 novembre 1900, vécut 94 ans et porta le prénom de Rose, en souvenir de la première femme de Jean-Martin.

 

Acte de naissance de Rose Desanti.
Acte de naissance de Rose Desanti.

Acte de naissance de Rose Desanti.

 

Pour couler une vie familiale agréable, Jean-Martin fit construire une belle maison sur son terrain de Vignarella.

La porte d’entrée est toujours surmontée par ses initiales (D JM) et par la date de construction (1899).

Cette maison atteint donc cette année l'âge de 120 ans!

Elle fait partie des "maisons de notables" présentées dans un article précédent.

Jean-Martin couche chez Leonore. 2/2 : LA VIE FAMILIALE

 

LES FRANCESCHETTI

Rose, plus souvent connue comme Rosine, se maria le 19 janvier 1922 avec Jean-Antoine FRANCESCHETTI, né en 1897, lui aussi fils d’une CERATI de GUAGNO, prénommée Judith.

Jean-Antoine était le neveu de Philippe CERATI, adjoint socialiste au maire de Marseille, dont la biographie a été publiée sur ce blog.

Philippe FRANCESCHETTI (1857-1921), le père de Jean-Antoine, avait lui aussi fait carrière dans l'armée. Voir l'article sur "Les prénoms préférés des familles".

 

Jean-Martin Desanti en 1921.

Jean-Martin Desanti en 1921.

De gauche à droite: Marie Gaëtane (se protégeant la figure avec la main), Rose, Jean Martin Desanti et Jean-Antoine Franceschetti.

De gauche à droite: Marie Gaëtane (se protégeant la figure avec la main), Rose, Jean Martin Desanti et Jean-Antoine Franceschetti.

 

Jean-Martin rendit son dernier soupir peu après, le 13 mars 1922, à l’âge de 75 ans.

Le chevalier de la Légion d’Honneur repose maintenant dans le cimetière privé de J B DEMARTINI à POGGIOLO, juste à côté de la tombe de Rose, son premier amour.

Jean-Martin couche chez Leonore. 2/2 : LA VIE FAMILIALE

Il ne connut donc pas ses deux petits-fils Philippe (prénom traditionnel chez les FRANCESCHETTI) né la même année 1922 à Poggiolo et Jean-Martin (comme son grand-père) né en 1925 à Marseille.

Quant à Marie Gaëtane, elle survécut vingt-trois ans à son mari Jean-Martin. Décédée le 21 mars 1945, elle fut enterrée dans le cimetière communal, aucune place n’étant alors disponible dans le cimetière privé.

 

Rosine et Jean-Martin DESANTI ont eu 23 descendants actuellement vivants:

- 14 FRANCESCHETTI (le plus jeune est César, né le 21 octobre 2017, et le plus âgé Michel, né le 2 novembre 1949)

- 3 CALDERONI

- 3 ALESSANDRI

- 2 CAO

- 1 ATLAN

 

 

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 18:00

Léonore est très séduisante et ses charmes sont recherchés par de nombreux Français qui voudraient être couchés sur sa liste.

Léonore est surtout bien connue des historiens et des généalogistes car ce nom est celui de la base de données des dossiers des personnes nommées ou promues dans l’Ordre de la Légion d’Honneur depuis 1802 et décédées avant 1977.

 

Grâce à Léonore, nous pouvons savoir que, dans ce cadre chronologique bien déterminé, 11 enfants de Poggiolo ont reçu la plus prestigieuse décoration française :

3 CECCALDI,

2 DESANTI,

2 FRANCESCHETTI,

1 LOVICHI,

1 PAOLI,

2 PINELLI.

 

Dans les villages voisins, les scores de médaillés s’établissent ainsi :

15 pour GUAGNO,

35 pour LETIA,

8 pour MURZO,

13 pour ORTO,

25 pour SOCCIA,

41 pour VICO.

 

Le premier Poggiolais médaillé fut Jean-Baptiste FRANCESCHETTI, par décret du 30 décembre 1895, un an exactement avant que Jean-Martin DESANTI soit promu chevalier de l’ordre, alors que ce dernier avait un âge supérieur de deux ans au premier.

Voir la carrière de Jean-Baptiste FRANCESCHETTI en cliquant ICI.

Examinons celle de Jean-Martin DESANTI.

 

 

QUI ÉTAIT JEAN-MARTIN ?

Jean-Martin DESANTI naquit à POGGIOLO le 31 mai 1846, de François Antoine DESANTI et de son épouse Julie CARLI.

 

Acte de naissance de Jean Martin Desanti.
Acte de naissance de Jean Martin Desanti.

Acte de naissance de Jean Martin Desanti.

 

Il était le second d’une fratrie de six. Est-ce la raison de sa vocation militaire? A-t-il dû s’expatrier comme de nombreux jeunes Corses de l’époque, pour trouver de quoi vivre?

Toujours est-il qu’il s’engagea dans l’armée de Napoléon III le 19 mai 1865, à l’âge de 19 ans, et fut enrôlé au 46ème régiment de ligne.

 

Son aspect physique est connu grâce à son dossier de Légion d’Honneur et grâce à un portrait, peint entre 1885 et 1897, conservé par Bernard et Marie-Claude FRANCESCHETTI (et sur lequel Jean-Martin arbore la médaille militaire).

 

Il n’était pas grand: 1,56 mètre.

 

Cheveux, sourcils et yeux: châtain clair. Front ordinaire. Nez gros. Bouche moyenne. Menton rond. Visage rond.

Jean-Martin couche chez Leonore. 1/2 : LE SOLDAT

 

LA GUERRE DE 1870-1871

Au bout de deux ans, il devint caporal et accéda au rang de sergent en 1869. Il quitta l’armée le 19 mars 1870.

 

Mais il fut rappelé dès le 21 juillet car le gouvernement français venait de déclarer la guerre à la Prusse le 19. Il fut alors affecté au 117ème régiment de ligne puis au 120ème. Il participa aux opérations contre l'armée allemande jusqu’au 7 mars 1871, sans être blessé ni capturé, au contraire des deux autres futurs légionnaires de POGGIOLO: Jean-Baptiste FRANCESCHETTI et Jean-Baptiste PINELLI (voir l'article: 1870, la guerre oubliée).

 

La guerre s’achevait. Les préliminaires de paix avaient été signés le 26 février 1871, avant la signature du traité définitif à FRANCFORT le 10 mai.

 

Mais, entre-temps, à PARIS, les républicains s’étaient soulevés le 18 mars et avaient créé la Commune contre le gouvernement monarchiste issu des élections du 8 février. Jean-Martin DESANTI commença sa deuxième campagne militaire, du 18 mars au 7 juin, contre les Parisiens (campagne mise «pour mémoire» dans son dossier et ne comptant pas dans les 17 années de campagne de l’ensemble de sa carrière militaire car il s'agissait de combats contre des Français et non pas contre des étrangers).

 

 

DE LA LORRAINE À LA CORSE EN PASSANT PAR L'ALGÉRIE

Il resta ensuite dans l’armée où il devint portier-consigne de troisième classe en 1878, de deuxième classe en 1882 et de première classe en 1884. Cet emploi, institué en 1811 par Napoléon Ier, était donné dans les places militaires «à des sous-officiers qui, ayant au moins seize ans de services accomplis, auront été reconnus capables, par les inspecteurs généraux, de rédiger un rapport » (texte de l’ordonnance de 1829).

Etre portier-consigne témoignait donc d’un certain niveau d’instruction.

 

Il fut affecté à TOUL, près de la nouvelle frontière avec l’Empire allemand.

 

En 1880, il rejoignit l'ALGÉRIE, d’abord à TIARET, puis à FORT-NATIONAL et à TIZI-OUZOU. Ces zones agitées furent le lieu de sa troisième campagne qui dura 16 ans. Son attitude lui valut d’être décoré de la médaille militaire par décret du 28 décembre 1885.

 

Il retrouva la Corse en mai 1895, à CALVI où il termina sa carrière.

 

Il était dans cette dernière garnison, à l’état-major du Génie, quand le décret du 29 décembre 1896 lui attribua le titre de chevalier de la Légion d’Honneur. Il reçut la décoration devant les troupes le 9 janvier 1897 à CALVI.

 

Il avait 51 ans et, arrivé au terme d’une carrière militaire bien remplie, il partit prendre sa retraite à POGGIOLO.

 

(à suivre)

 

 

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P.S.: La Légion d’Honneur marque le parcours suivi par Jean-Martin au service de l’armée et les efforts qu’il a fournis pour la France.

Cette distinction est un signe de la valeur des Poggiolais, comme l’ont montré aussi les dix autres décorés.

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 19:15
Tout ce que vous vouliez savoir sur la Corse  génoise

 

Jean-Pierre GIROLAMI écrit une rubrique historique hebdomadaire dans "Settimana". Aujourd'hui, vendredi 12 avril, il est signataire d'un excellent dossier intitulé "Corsica genovese".

 

 Sur quatre grandes pages, sont expliqués l'organisation du pouvoir de Gênes sur la Corse (qui, pendant quatre siècles, connut 227 gouverneurs) et le contrôle de la terre et de la population malgré l'insuffisance des effectifs de police et de justice. On lira avec profit l'article sur l'élection et le rôle des podestats et des officiers municipaux.

 

Une synthèse claire et précise sur une période important de l'histoire corse.

 

Tout ce que vous vouliez savoir sur la Corse  génoise
Tout ce que vous vouliez savoir sur la Corse  génoise

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 18:00

Suite de la chronologie poggiolaise des années se terminant par 9.

 

1849

La chapelle Saint Roch reçoit sa cloche, consacrée à Saint Roch et à saint Jean-Baptiste.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-cloche-de-saint-roch-s-est-tue-99657207.html

 

1899

A la Vignarella, construction de la maison de Jean-Martin DESANTI, sous-officier de carrière et chevalier de la Légion d'Honneur. Elle appartient maintenant à Bernard et Marie-Claude FRANCESCHETTI.

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/06/les-maisons-poggiolaises-3-les-autres-maisons-de-notables.html

 

Deux prochains articles détailleront la carrière du deuxième Poggiolais à avoir été médaillé de la Légion d'Honneur.

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (2/2)

2 décembre 1899

Naissance de Nicolas COLONNA. Il fut le plus jeune des Poggiolais ayant participé à la guerre de 1914-1918.

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/05/poilus-poggiolais.html

 

1909

- Le 2 janvier, un gendarme est tué à Soccia par Jean SANTONI, dit GIAVANNELLI, qui est lui-même abattu le 6 à Guagno-les-Bains.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/12/du-sang-a-guagno-les-bains.html

 

- En application de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, "Le Journal Officiel" du 5 mai publie l'attribution des biens de la paroisse à la mairie qui devient ainsi propriétaire de "Chioso Chiesale" (ou "u ouijale"), terrain qui avait échappé à la vente des biens paroissiaux de 1803.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/01/la-laicite-en-action-dans-les-deux-sorru-le-tresor-municipal-4-6.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/01/la-laicite-en-action-dans-les-deux-sorru-comment-le-cure-pourra-t-il-manger-6-6.html

 

1929

- Pendant plusieurs jours, un grand incendie détruit toute la végétation des pentes du Ciarvellu.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-feu-en-face-de-poggiolo-110152610.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (2/2)

- Les élections municipales du 5 mai sont annulées par le conseil de préfecture de Nice. Organisées de nouveau le 30 mars 1930, elles donnent lieu à de tels incidents que le dépouillement a lieu... à Nice! Elles sont encore annulées le 13 février 1931.

http://poggiolo.over-blog.fr/2014/02/péripéties-municipales-et-le-dépouillement-eut-lieu.-à-nice.html

 

1939

- Installation à l'église Saint Siméon du tableau de la déposition du Christ, œuvre de l'artiste Damaso MAESTRACCI. Tableau remarquable par la couleur noire de la peau du Christ et par les soldats de haute taille qui l'entourent et forment un "sepolcro".

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/04/solution-a-la-devinette-du-mois-le-christ-etait-noir.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/03/le-sepolcro-de-poggiolo-a-ete-oublie.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (2/2)

- Le 24 septembre, à la suite de la déclaration de guerre, le conseil municipal décide de créer un magasin municipal pour garantir l'approvisionnement du village contre la hausse des prix. L'initiative dura jusqu'au 27 juillet 1940.

http://poggiolo.over-blog.fr/la-mairie-pense-à-l-alimentation-des-habitants

 

1959

Le 19 mars, le socialiste Martin PAOLI, déjà conseiller général du canton de Soccia depuis 1945, est élu maire de Poggiolo. Il le reste jusqu'à son décès en mai 1968.

 

1999

Arrêt de l'exploitation de l'établissement thermal de Guagno-les-Bains pour cause de légionellose.

 

16 août 1999

Dans le cadre des animations de la saint Roch pour restaurer les églises poggiolaises, exposition de vieilles photos dans les rues du village. 

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/07/quand-les-poggiolais-regardaient-leur-ancetres.html

 

octobre 2009

Le peintre Mario SEPULCRE achève la fresque "Le banquet des amis" pour un tombeau du cimetière communal.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-bonne-annee-de-mario-42832124.html

 

 

 

Et n'oublions pas:

 

1er mars 2009:

démarrage du Blog des Poggiolais.

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 17:55

L'histoire de Poggiolo et de Guagno-les-Bains est bien plus riche que ce que l'on croit souvent. Ce blog l'a prouvé par de nombreux articles. Près de 200 dates ont été recensées dans notre chronologie.

 

A l'occasion de cette année 2019, on peut faire la liste des années se terminant par le chiffre 9 et pendant lesquelles ont eu lieu des événements concernant notre village.

On arrive à un total de 28  dates!

 

Vingt-huit anniversaires d'événements plaisants ou douloureux pour la communauté poggiolaise, comme par exemple:

  • les 250 ans de la bataille de Ponte Novu,
  • les 210 ans de la construction des premiers bassins de la station thermale,
  • les 180 ans du décès du Père ALBINI,
  • les 170 ans de la cloche de la chapelle Saint Roch,
  • les 110 ans de la construction d'une des maisons de notables,
  • les 80 ans de la déposition du Christ, le grand et superbe tableau de Damaso MAESTRACCI, installé dans l'église Saint Siméon,
  • ... et les 10 ans du Blog des Poggiolais !

 

Certains faits se sont déroulés à Poggiolo ou Guagno-les-Bains, d'autres concernent l'ensemble des Deux Sorru ou de la Corse et ont eu des conséquences sur la commune. Ils ne sont pas à oublier.

 

Chaque date est suivie d'un bref résumé et d'un lien vers un  ou plusieurs articles du blog donnant plus de renseignements.

Désormais, vous saurez quels anniversaires seront à fêter cette année!

 

1459:

Pour mettre fin à l'agitation des seigneurs de Cinarca, le Génois Antonio SPINOLA invite les LECA et DELLA ROCCA à un festin de réconciliation à Vico. En réalité, c'est un guet-apens et 23 membres de ces familles sont exécutés.

Les Génois dévastent les pièves de Niolo, Sia, Sevedentro et Sorru in sù. Les maisons de Poggiolo ont très certainement été détruites pendant cette répression.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-poggiolo-les-annees-zero-1459-1-3-67151314.html

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-feuilleton-de-l-ete-les-guerres-des-s-104293589.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (1/2)

1489

Après la chute du château de la Foce d'Orto, près de Piana, le 29 mars, Rinuccio de LECA, réfugié au château de Zurlina, près de Murzo, se rend aux Génois le 29 avril. Le commissaire Ambroggio de NEGRI décide la disabitazione, c'est-à-dire la destruction des villages des deux Sorru et du Cruzzini, avec la déportation de leurs habitants, coupables d'avoir soutenu la révolte de Gioan Paolo de Leca.

Les Poggiolais exilés mettront plusieurs années à être autorisés à revenir.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-poggiolo-les-annees-zero-1489-2-3-107040854.html

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-feuilleton-de-l-ete-z-comme-zurlina-67151303.html

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-feuilleton-de-l-ete-les-guerres-des-s-104293589.html

http://poggiolo.over-blog.fr/il-faut-savoir-chercher-le-château

 

1569

A cause de la malaria et des raids barbaresques, la cathédrale de Sagone est abandonnée au profit de Vico.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-nous-garderons-notre-eveque-suite-78158496.html

 

1er avril 1569

Après l'assassinat de son père Sampiero CORSO en 1567, Alphonse d'ORNANO continue la lutte contre les Génois mais ses soutiens se réduisent rapidement à la seule région vicolaise. Un accord avec Gênes lui permet de s'embarquer le 1er avril 1569 pour la France avec 300 hommes, venant majoritairement de Vico et des villages voisins. Il deviendra ensuite Maréchal de France et maire de Bordeaux.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-precisions-sur-st-cesaire-de-letia-92468788.html

 

1589

La carte de Gerhard MERCATOR est la première à mentionner Guagno.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-premiere-fois-pour-nos-voisins-48211191.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (1/2)

1589

L'église Saint Siméon, construite en 1545, est mentionnée pour la première fois comme église piévane de Sorru in Sù par Mgr Nicolo MASCARDI lors de sa visite apostolique.

http://poggiolo.over-blog.fr/2013/12/a-quoi-ressemblait-l-ancienne-église-1-2.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/permanence-et-mutations-de-sorru-in-su-1/2-les-origines-et-l-organisation-religieuse-de-la-pieve.html

 

1709

De 1709 à 1711, construction de trois bassins en granit pour les personnes voulant profiter des bienfaits de la source thermale. Ce sont les ancêtres de l'établissement des Bains. Le financement est assuré avec les dons recueillis par le Père Jean.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-notre-saint-antoine-a-nous-64870565.html

 

1729

Sainte Restitute est déclarée seconde patronne du diocèse de Sagone, le premier étant saint Appien. Jusqu'à la seconde guerre mondiale, son culte a un certain succès à Poggiolo, comme en témoignent statue et ex-voto dans l'église Saint Siméon.

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/05/solution-a-la-devinette-du-mois-poggiolo-et-calenzana.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (1/2)

1769

Le curé de Guagno, Dumenicu LECA, dit Circinellu, participe à la bataille de Ponte Novo, aux côtés de Pasquale PAOLI, avec plusieurs dizaines de Guagnais. Après la défaite, il continue la guérilla contre les soldats français qui incendient l'église de Guagno. 

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/04/une-statue-pour-cicinellu.html

Sur le tableau de PAOLI à Ponte Novo peint par l'Américain Henri BENBRIDGE, un visage serait celui de Circinellu. Il serait ainsi le premier habitant de Sorru in Sù dont on aurait le portrait.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/04/une-statue-pour-circinell-2bis-3-son-veritable-visage.html

Visage présumé de Circinellu

Visage présumé de Circinellu

13 juillet 1789

Mariage de Maria Francesca FRANCESCHETTI, de Poggiolo, et de Giuseppe DEFRANCHI, de Soccia. Pour trouver un époux à sa fille qui était borgne, Anton Francesco FRANCESCHETTI la dote largement, ce qui explique que de nombreux terrains de la commune de Poggiolo appartiennent toujours à des Socciais.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/04/combien-a-coute-l-oeil-de-maria-francesca.html

 

1809

Le département et la commune de Guagno, bien qu'étant en querelle pour la propriété de la source thermale, participent à la reconstruction de la chapelle de Guagno-les-Bains.

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/01/la-chapelle-de-guagno-les-bains.html

 

17 août 1829

Jean-Baptiste-Joseph THIRIAUX soutient à la Faculté de Médecine de Strasbourg une dissertation intitulée "Essai sur la topographie physique et médicale de Saint-Antoine de Guagno", ouvrage essentiel pour connaître les caractéristiques médicales de la source thermale et de la géographie des bords du Fiume Grosso.

http://poggiolo.over-blog.fr/article-faut-il-retourner-a-la-catena-46210075.html

http://poggiolo.over-blog.fr/article-la-vigne-corse-a-table-60933769.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/04/l-irresistible-degradation-de-l-hopital-militaire.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/06/depuis-quand-existe-t-il-des-maisons-a-guagno-les-bains-1-2-le-temps-des-huttes.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2016/10/un-village-dans-le-vent.html

 

15 février 1839

Naissance à Cargese de Jean PAPADACCI qui s'établit à Poggiolo en 1867, premier habitant du village à être d'origine grecque.

http://poggiolo.over-blog.fr/2017/02/grecs.html

 

20 MAI 1839

décès au couvent de Vico du Père Charles ALBINI, "l'apôtre de la Corse".

http://poggiolo.over-blog.fr/article-le-20-mai-aura-lieu-le-24-50488346.html

http://poggiolo.over-blog.fr/2018/05/je-vais-vous-dire-pourquoi.html

Célébrations poggiolaises: les années en 9 (1/2)

 

(à suivre)

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 18:09

Le père Noël est né en Corse !

Vous ne saviez peut-être pas mais le plus célèbre des chants de Noël est… Corse. Eh, oui le petit papa Noël qui ne doit pas oublier notre petit soulier, sort tout droit de l’esprit de Tino Rossi. On ne fait pas plus Corse.

 

Noël traditionnel en Corse

 

Et pourtant, le père Noël est arrivé assez tardivement sur l’île de beauté. Avant les années 50, on disait que c’était l’enfant Jésus qui était le donateur des bonbons et des oranges reçus pendant les fêtes. D’ailleurs, Jésus était un peu la star des festivités. Exemple : il n’y avait pas d’autre personnage dans la crèche…

Au Rocchiu ! Le Rocchiu, c’est le nom corse qui désigne le bûcher de Noël, allumé devant l’église du village. Il était enflammé à la sortie de la messe de minuit le 24 décembre. La tâche de la préparation du bûcher revenait aux enfants du village, qui dès le matin du 24 s’activaient à rassembler et entasser les bûches. Mais pour compliquer la chose, le bois devait uniquement provenir des champs et des jardins du village. Ils passaient donc de fermes en fermes et de maisons en maisons à la recherche d’éclats, de bûches, de branchages, etc. en criant « Au Rocchiu ! ». Tout un programme. Le 25 décembre, après la disparition totale du feu, les cendres encore chaudes étaient ramassées par les villageois, qui les ajoutaient aux cendres de leur propre cheminée pour chauffer leur maison.

Le bûcher de Noël 2010 près de Saint Siméon.

Le bûcher de Noël 2010 près de Saint Siméon.

Toujours en lien avec les bûches, une vieille légende disait qu’il fallait bien compter les membres de la famille présents au repas de Noël et mettre autant de bûches dans la cheminée que de convives. Sinon, les fêtes de fin d’année suivantes seraient endeuillées du nombre de bûches manquant… Angoissant !

Jusque dans les années 1900, en Haute-Corse et plus particulièrement en Balagne, en Castagniccia et dans le Fiumorbu, il y avait une très belle coutume : celle des 7 veillées. Les jeunes gens en petits groupes allaient rendre visite à 7 familles du village. Ils apportaient à chaque fois une bûche de bois pour chauffer l’âtre. Ils restaient alors un petit moment pour discuter et partager les pâtisseries préparées par la mère de famille. Convivial, n’est-ce pas ?

Dans le temps, pour le repas de fête, on mettait toujours une assiette en plus à table… «u piattu di u puvarettu» ou l’assiette du pauvre. Et à la fin du repas, les enfants recevaient enfin leur orange de Noël tant attendue.

Après la messe de minuit, en revenant chez elles, les familles prenaient un petit en-cas. Elles faisaient alors griller à même la flamme des figatelli qui accompagnaient des beignets de courgette (des fritelle) et elles terminaient avec des châtaignes grillées et un fiadone. Une sacrée collation .

Comme partout ailleurs, le repas de Noël est plutôt copieux en Corse ! En entrée, la tradition veut que l’on commence par une dégustation d’œufs de mulet ou d’une brouillade d’œufs aux d’oursins, mais le prisuttu et la coppa constituent aussi des entrées très répandues. Le plat principal est constitué d’agneau roti et de polenta. En dessert, on goûte à la délicieuse «Ceppu di Natale Castagniu», c’est-à-dire: la bûche de Noël à la châtaigne.

Vous en retrouverez les recettes sur Cuisinez-Corse.com.

(texte extrait du site http://www.vacances-corses.com/)

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 11:13
Storia nostra numéro 4: XIXe et XXe siècles

Jean-Pierre GIROLAMI termine sa série sur "les 50 dates qui ont fait l'histoire de la Corse" (présentée sur ce blog en janvier dernier) avec la quatrième partie consacrée aux XIXe et XXe siècles, parue aujourd'hui vendredi 21 décembre dans "Settimana".

Comme l'indique sa présentation: "Un panorama de l'histoire de la Corse s'est révélé ainsi par petites touches. Sans prétendre à l'exhaustivité, il présente une chronologie des événements principaux qui ont façonné cette île depuis le préhistoire, répondant ainsi à une curiosité légitime".

Et n'est-ce pas un fort symbole que cette chronologie s'arrête avec la victoire des nationalistes aux dernières élections?

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 18:00

Evoquer une maison-fantôme n'est pas du tout faire une concession à l'horrible Halloween introduite par la sous-culture américaine, mais qui a quand même des points communs avec la Sant'Andria corse (voir l'article à ce sujet).

 

Parmi les maisons poggiolaises, il en est une qui est particulière car elle est en ruines à l'intérieur même du village, car elle est à une famille qui ne vient plus.. et car, officiellement, elle n'existe pas !

 

Il s'agit de la maison MOZZICONACCI.

 

 

1- Une maison-fantôme bien réelle

Juste au bord de la Stretta, dans le virage situé immédiatement après la maison Franceschetti, un toit sans couverture et dont il ne reste que des poutres émerge presque au niveau du chemin.

Les maisons poggiolaises: 15 - La maison-fantôme des Mozziconacci
Les maisons poggiolaises: 15 - La maison-fantôme des Mozziconacci
Photos Michel Franceschetti
Photos Michel Franceschetti

Photos Michel Franceschetti

 

D'après Xavier PAOLI, l'historien du village, cette maison aurait été acquise autrefois par un prêtre de la famille FRANCESCHETTI. Elle revint ensuite à Marie-Françoise FRANCESCHETTI, née le 25 avril 1884, qui se maria en 1900 avec Marc Marie MOZZICONACCI, originaire du Sud de la Corse, qui alla travailler au service des Eaux et Forêts en Tunisie. Le couple eut trois garçons et une fille.

 

Marie-Françoise décéda le 17 juillet 1966 à Ghisonaccia. Mais, dès avant sa mort, la maison n'était plus occupée. Et les descendants n'ont plus rien fait pour cette bâtisse.

 

Les photos montrent une situation désolante.

Photos Michel Franceschetti
Photos Michel Franceschetti
Photos Michel Franceschetti
Photos Michel Franceschetti

Photos Michel Franceschetti

 

 

2- Une maison-fantôme sur les papiers officiels

Une inscription qui comportait peut-être une date se devine sur un linteau mais elle est illisible.

Photo Michel Franceschetti

Photo Michel Franceschetti

En tout cas, la construction est ancienne. Elle est dessinée sur le plan cadastral de 1857.

Elle est coloriée en rose sur la parcelle numéro 455 et l'emplacement porte le nom de Casanova.

 

Les maisons poggiolaises: 15 - La maison-fantôme des Mozziconacci

Un problème se pose quand on regarde le cadastre actuel sur le site gouvernemental https://www.cadastre.gouv.fr.

En effet, à la suite du renumérotage des parcelles poggiolaises, le même lieu porte maintenant le numéro 228... mais n'a plus du tout de construction, qui aurait dû être représentée en jaune-orange.

Les maisons poggiolaises: 15 - La maison-fantôme des Mozziconacci

Cette absence est-elle le résultat de l'état de ruine de la maison? 

Il est vrai qu'il en est de même du côté de Pisciatta où le terrain qui appartint à Pascal Ignace MARTINI n'est pas non plus colorié. Or, la maison y est dans le même état. Voir l'article qui lui a été consacré en suivant le lien suivant.

Pourtant, les murs existent bien dans les deux cas.

Les vues aériennes montrent toujours aujourd'hui l'existence de la maison MUZZICONACCI.

 

photo Google
photo Google

photo Google

Sur le site Géoportail de l'I.G.N., la maison est symbolisée par un carré de lignes en noir gras sur fond blanc, alors que les autres sont colorées en crème pâle et la mairie en rouge.

 

Les maisons poggiolaises: 15 - La maison-fantôme des Mozziconacci

Les ruines peuvent être vues par tout le monde mais, sur les papiers officiels, la maison MOZZICONACCI n'existe pas.

 

 Poggiolo a bien une maison-fantôme.

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 18:00

Les Deux Sorru paraissent au bout du monde, ou au moins au bout de la Corse, car la route qui permet d'y arriver est une impasse. Pourtant, il exista un projet pour raccorder le haut-canton à Corte. Noël KRUSLIN l'a rappelé par un article paru dans "Corse-Matin" samedi 27 octobre sous le titre:

La route oubliée de la Corse profonde

 

À la fin du XIXe siècle, elle devait devenir un axe de franchissement de la dorsale montagneuse entre le Centre et les Deux-Sorru. Mais le projet s'est arrêté quelques kilomètres après Guagnu. Un village où le rêve est passé. 

I Dui Sorru, niché entre le littoral sud-occidental et le versant ouest du massif. Sans doute l'un des territoires les plus enclavés de Corse.

Il faut en effet s'enfoncer d'une bonne trentaine de kilomètres vers l'intérieur après avoir tourné le dos à la plage de Sagone, franchir deux cols, accumuler les toboggans et les innombrables virages jusqu'à se rendre compte que le réseau routier, à l'Est, ne conduit qu'à des culs-de-sac. Les populations résidentes, elles, sont depuis longtemps rompues au relief tourmenté de cet espace boisé.

Les touristes, eux, considèrent que l'attrait montagnard en vaut la peine. Dans les Deux-Sorru, l'enclavement géographique aurait pourtant bien pu appartenir à l'Histoire.

Celui qui arrive à Guagnu, Soccia ou Ortu en provenance du Centre-Corse s'entend, aujourd'hui encore, très souvent poser la même question : "Tu es passé par Ajaccio ou par Verghju ? Ah si la route du Manganellu avait pu se faire, ça t'aurait pris une petite heure depuis Corte !"

Paul-Joseph Colonna, sur le tronçon réalisé pendant le mandat de Jean-Antoine Gaffory, son prédécesseur à la mairie de Guagnu. Cinquante ans après, un vieux projet relancé. En vain.  PHOTO N. K.

Paul-Joseph Colonna, sur le tronçon réalisé pendant le mandat de Jean-Antoine Gaffory, son prédécesseur à la mairie de Guagnu. Cinquante ans après, un vieux projet relancé. En vain. PHOTO N. K.

Le fruit des liens historiques avec le Cortenais

Le projet a en effet existé. Le village de Guagnu en a été, en d'autres temps, la base avancée.

" Premier coup de pioche en 1888. " Paul-Joseph Colonna, maire depuis 2008, n'a aucune hésitation.

Cette date aurait pu bouleverser le destin de sa commune, mais l'asphalte aujourd'hui abîmé par le temps s'est arrêté au bout de 4 km sur son tracé vers Bocca Manganellu. "L'ouverture sur Corte, c'est un vieux rêve...".

Un rêve, certes, mais d'abord une aspiration naturelle pour les Guagnais. La grande dorsale montagneuse est une imposante barrière, mais le lac de Melu, perle du Cortenais, est là, derrière la crête, comme Canaglia et Tattone, hameaux de Vivario. Laurent Angelini a toujours regardé là-haut, au petit matin, pour savoir si le temps était au beau ou au gris.

"Je me tourne toujours vers Bocca Soglia, jamais vers le Tretorre", précise-t-il. Mais le lien entre Guagnu et le centre de l'île va bien au-delà, autant conforté par la géographie que par l'Histoire.

"Historiquement, nous avons toujours été très proches du Cortenais, raconte Paul-Joseph Colonna. D'abord du Venacais où s'étendait l'activité de nos éleveurs. Guagnu a toujours appartenu à "A terra di u cumunu", à l'aventure paoliste. On raconte d'ailleurs que Circinellu, notre personnage emblématique et historique, avait franchi Bocca Manganellu avec tout le village pour aller voir ce qui se passait à Ponte-Novu." 

Et Paul-Joseph Colonna de conclure son chapitre historique sur un volet électoral tout aussi significatif.  "Pendant un siècle, Guagnu a voté Giacobbi."

(note de la rédaction du blog: Vivario et Venaco forment le fief électoral de la famille Giacobbi qui a eu un rôle considérable dans la vie politique corse pendant des générations, mais elle n'a pas toujours été favorable à ce projet de route).

 

Vers la Restonica, le pont du Vecchju ou Canaglia

Au village, les lignées familiales sont souvent le fruit du quotidien d'antan, celui d'un village frontalier de la Haute-Corse, d'une vie rythmée par les allées et venues des troupeaux. Fille de Laurent, l'élue de la majorité territoriale Vannina Angelini-Buresi sait précisément où sont ses racines.

"Mon arrière-grand-père était un Angelini de Vivario marié à une Mattei de Guagnu."

Un exemple parmi tant d'autres, révélateurs d'un lien qui justifia, en d'autres temps, une voie de communication plus confortable que les chemins pédestres et muletiers.

"À la fin du XIXe siècle, trois options ont été étudiées à partir de Guagnu, raconte Paul-Joseph Colonna. Pour rejoindre la Restonica, le pont du Vecchju ou Canaglia. Outre les destinations, l'option d'un tunnel a été sérieusement envisagée, sachant que l'objectif était clairement de franchir Manganellu pour aller vers Corte."

Mais au bout de ces 4 km au-delà du village, le projet s'est éteint avant le début de la Première Guerre mondiale.

Les raisons de ce coup d'arrêt demeurent obscures. On invoque aujourd'hui encore la question épineuse d'un tracé en altitude et au coeur d'un environnement remarquable, la prédominance de Vizzavona en tant que voie privilégiée entre Nord et Sud.

Mais au bout du vieux tronçon asphalté, un mur de soutènement colossal construit également avant la Grande Guerre, interpelle encore.

"Il est l'oeuvre d'un entrepreneur italien du nom de Matteo Lizzi, qui avait enlevé l'appel d'offres", rappelle le maire. Un ouvrage de cette envergure s'imposait-il vraiment ?

On raconte aujourd'hui encore, au village, que sa construction releva d'une manoeuvre politique de la part de ceux qui, en désaccord avec le projet de route, lancèrent cette construction pour gréver le budget.

Bien que l'ouverture de la route carrossable au Sud-Ouest fît basculer le centre de gravité de Guagnu vers Ajaccio, on reparlera de la route du Manganellu un demi-siècle plus tard, grâce à Jean-Antoine Gaffory, élu maire de Guagnu en 1965 avant de devenir le conseiller général de l'ancien canton de Soccia.

Gaffory rallongea la voie de trois kilomètres, un morceau de la D23, qui ne sera jamais goudronné.

"Mon prédécesseur s'était appuyé sur le plan forestier français pour mener à bien ce projet", précise Paul-Joseph Colonna. Laurent Angelini, lui, se souvient,  "d'un certain Poli. Probablement un cadre des Eaux et Forêts qui avait réalisé une étude du tracé, avec des détails sur les pentes, etc.".

L'ONF a pris la suite, prolongeant la voie par une piste forestière sur 5 km. La commune travaille aujourd'hui sur un ultime tronçon, également destiné à améliorer les conditions de l'exploitation forestière. Sans pour autant tendre vers l'objectif initial fixé il y a plus d'un siècle, la route oubliée de la Corse profonde a progressé discrètement sous des formes diverses.

"Quand nous aurons achevé cette dernière phase, de bout de piste à bout de piste, Canaglia ne sera qu'à une dizaine de kilomètres." Mais l'ouverture vers Corte restera sûrement un vieux rêve.

Noël KRUSLIN

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Projet cortenais sans suite en 1894...

Le rapport daté de septembre 1894, de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, qui ne fut pas favorable au projet cortenais de prolonger jusqu'à Guagnu, la route de la Restonica.

Le rapport daté de septembre 1894, de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, qui ne fut pas favorable au projet cortenais de prolonger jusqu'à Guagnu, la route de la Restonica.

"Ce désenclavement était surtout intéressant de notre côté, souligne le maire de Guagnu, beaucoup moins dans le Cortenais où les communes sont déjà sur les voies dynamiques." Côté Corte, la volonté de s’ouvrir vers les Deux-Sorru a pourtant existé au même moment. Février 1894, le conseil municipal cortenais émet le vœu de voir se dessiner un chemin départemental qui, dans le prolongement de la vallée de la Restonica, aurait franchi le col de Soglia pour arriver "aux bains de Guagnu".

Le conseil général appuya ce projet deux mois plus tard, mais en septembre, l’avis défavorable de l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées sonna le glas de cette volonté d’ouverture. Une route culminant à 1 800 mètres vouée à être en grande partie enneigée et impraticable pendant de longs mois, l’essentiel d’un tracé sans lieux de vie et le peu d’intérêt d’un axe sur le plan commercial, tels étaient alors les arguments avancés pour faire comprendre qu’un tel projet ne pouvait se justifier.

Noël KRUSLIN

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 17:45

Dans la série d'articles consacrés aux maisons poggiolaises, les constructions existant dans le village ont été présentées sans faire de lien particulier avec l'ensemble de la Corse.

Nous vous présentons cette fois un texte qui synthétise l'ensemble de l'architecture rurale de la partie de la Corse à laquelle appartient Poggiolo. Il est extrait de: 

"Sevi - Sorru Cruzzini - Cinarca",

ouvrage publié en 2010 par le CRDP de Corse avec le concours du Conseil général de la Corse-du-Sud et dont les auteurs sont Daniel ISTRIA et Mathieu HARNÉQUAUX.

 

Les maisons poggiolaises: 14 - L'architecture rurale

UNE ARCHITECTURE RURALE

En dépit des multiples remaniements qu’ont connus les maisons de village, celles-ci laissent encore apparaître une relative unité dans la simplicité, témoignant de l’association étroite entre les fonctions d’habitation et d’exploitation agricole.

Les éléments qui composent les maisons paysannes obéissent à un même schéma fonctionnel. On trouve généralement un étage de soubassement faisant office de dépendance agricole: abri pour les animaux, réserve, emplacement pour une meule ou un pressoir, cave. Celui-ci ne communique pas avec le rez-de-chaussée surélevé de l’habitation proprement dite auquel on accède soit de plain-pied grâce au dénivelé du terrain, soit par un escalier extérieur auquel s’ajoute parfois un perron (u scalonu) faisant la transition entre les espaces publics et privés. Les escaliers intérieurs n’apparaissent souvent que lors des remaniements que connaît la maison, reliant par exemple deux étages d’habitation lors d’une surélévation.

Jusqu’au XIXsiècle, de la modeste casetta au casonu plus imposant, les habitations font appel aux mêmes matériaux : le granite pour les murs, la tuile canal en argile pour la toiture.

Ces maisons sont de forme rectangulaire, et leur toiture présente des pans légèrement inclinés qui débordent à peine des murs. L’appareil des murs est irrégulier et peut paraître rudimentaire: les pierres sont de dimensions variées et partiellement retaillées; elles ne sont pas vraiment jointives et sont parfois calées avec des éclats de petite taille (e scaglie), démontrant paradoxalement un certain art de l’assemblage. Les encadrements des baies et les chaînages d’angle sont les parties les plus soignées, pour lesquelles sont utilisées des pierres de plus grande dimension qui constituent souvent les seuls éléments décoratifs de la maison. Les fenêtres de l’étage noble des maisons de notables sont parfois encadrées de niches.

 
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona).

 

Lundi 13 juillet:

Grand bal au Belvédère.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival 

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

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