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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 18:00

Les riches familles poggiolaises construisirent à la fin du XIXème siècle quatre belles maisons entre les Case Suprane et la place St Roch. La maison de Marione a été montrée la dernière fois. Voyons les trois autres.

Contrairement à la précédente, elles sont occupées régulièrement.

Les maisons poggiolaises - 3: les autres maisons de notables

 

Juste au-dessus de la maison de Marione, sur le terrain de Vignarella, se trouve celle de Bernard et Marie-Claude FRANCESCHETTI.

La maison de Marione à gauche et celle des Franceschetti à droite.

La maison de Marione à gauche et celle des Franceschetti à droite.

Elle fut construite en 1899 par leur arrière-grand-père Jean-Martin DESANTI (1846-1922), après qu'il eut reçu la Légion d'Honneur et pris sa retraite de sous-officier de carrière.

 

Jean-Martin Desanti décoré de la médaille militaire.

Jean-Martin Desanti décoré de la médaille militaire.

Deux articles de ce blog lui ont été seront consacrés:

Jean-Martin couche chez Leonore. 1/2 : LE SOLDAT

Jean-Martin couche chez Leonore. 2/2 : LA VIE FAMILIALE

 

Ses initiales (DJM: DESANTI Jean-Martin) sont gravées avec la date 1899 dans la pierre au-dessus de l'imposte.

Les maisons poggiolaises - 3: les autres maisons de notables
Les maisons poggiolaises - 3: les autres maisons de notables

 

En continuant la route, sur le côté gauche, se trouve la maison de la famille CECCALDI.

Les maisons poggiolaises - 3: les autres maisons de notables

Là aussi, une porte à deux vantaux est surmontée d'une imposte métallique (alors qu'elle est en bois dans la maison précédente) au centre de laquelle se trouve la date de 1885. Les initiales N et C sont gravées de part et d'autre du demi-cercle.

NC signifie Noël CECCALDI. Né en 1850 et décédé en 1925, il fut forgeron et maire de Poggiolo de 1894 à 1901.

Les maisons poggiolaises - 3: les autres maisons de notables

 

Juste après, en traversant la stretta, il y a la maison MARTINI. Mais, bizarrement, sur le côté de la route, il n'existe qu'une petite porte, sans date ni initiales, qui est en vérité la porte de derrière de cette maison.

Les maisons poggiolaises - 3: les autres maisons de notables

 

L'entrée du bâtiment est de l'autre côté, avec la double porte et son imposte.

Les maisons poggiolaises - 3: les autres maisons de notables
Les maisons poggiolaises - 3: les autres maisons de notables
Les maisons poggiolaises - 3: les autres maisons de notables

Les indications habituelles (ici 1872 et MP) sont regroupées sur la pierre surplombant la partie haute de l'imposte.

MP signifie MARTINI Pierre. Surnommé "Muschino", il vécut de 1837 à 1907, eut huit enfants avec son épouse Antoinette DESANTI (1838-1908) et fut maire de Poggiolo de 1888 à 1894.

Comme aucune habitation n'existait à cet endroit auparavant, ses occupants furent surnommés "I Martini di a casa nova".

 

Mais l'énigme n'est pas résolue: pourquoi ces maisons ont-elles été construites à la même époque dans cette partie de Poggiolo?

Il s'y ajoute un autre mystère: pourquoi la maison MARTINI tourne-t-elle le dos à la route?

 

(à suivre)

 

En dehors de la première image tirée de Géoportail, toutes les photos utilisées dans cet article sont de Michel FRANCESCHETTI.

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 18:01

Une série de quatre grandes maisons se trouve à l'entrée de Poggiolo. Leur construction a eu lieu pendant le dernier quart du XIXème siècle. Pourquoi à ce moment? Pourquoi sont-elles là?

 

Les maisons poggiolaises - 2: la maison de Marione

 

En entrant dans le village (ce dont les touristes ne s'aperçoivent pas car le panneau d'entrée a disparu depuis bien longtemps) par le Fragnu, une grande maison se remarque en sortant du premier tournant à droite, à  Chioso a noce: la maison de Marione.

Les maisons poggiolaises - 2: la maison de Marione

La date de 1886 et les initiales P et J qui l'entourent n'ont pas été gravées dans la pierre. Elles sont en fer forgé dans l'imposte placée au-dessus de la porte d'entrée.

Les maisons poggiolaises - 2: la maison de Marione
Les maisons poggiolaises - 2: la maison de Marione

L'école du village, qui a plusieurs fois changé de lieu, fut quelques années au rez-de-chaussée. La porte ci-dessous, à droite de la porte principale, aurait été l'entrée d'une classe.

Les maisons poggiolaises - 2: la maison de Marione

Malheureusement, cette maison a été abandonnée depuis la mort de Marione, sa dernière occupante, voici plusieurs dizaines d'années, et elle se dégrade de plus en plus vite. Les portes tiennent difficilement et, l'une après l'autre, les fenêtres s'écroulent.

Les maisons poggiolaises - 2: la maison de Marione
Les maisons poggiolaises - 2: la maison de Marione

Images désolantes qui ne sont pas spécifiques à Poggiolo. Elles se retrouvent partout où des héritiers n'arrivent pas à s'entendre pour régler la succession. La maison devient ruine.

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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 17:47

La plus vieille maison de Poggiolo est celle de la famille Pinelli, ainsi que l'a rappelé l'article précédent.

La date de 1702 gravée sur son linteau prouve cette ancienneté sans contestation. Cette maison fut construite soixante-six ans avant que la Corse devint française.

Quatorze habitations poggiolaises sont ainsi bien situées dans le temps.

Les maisons poggiolaises - 1: Case suprane

Si vous comptez bien, vous ne voyez que treize années de construction sur cette photo. Il manque le lieu nommé "maison de Ceccantone" qui est un peu plus loin que la fontaine du Lucciu, hors du cadre de ce cliché. Elle sera présentée comme les autres, à la fin de cette série d'articles.

Les maisons datées se répartissent dans tous les quartiers. Trois ont été édifiées au XVIIIème siècle, cinq dans la première moitié du XIXème, quatre dans la seconde moitié et une au XXème (deux en comptant celle de Ceccantone).

Cette série ne concernant que les logements, les autres édifices (fours à pain, chapelles, fontaines, caveaux) en sont exclus. 

 

 

MAISON 1787

Juste au-dessus de la maison Pinelli, on passe devant un petit bâtiment avec une date illisible.

Les maisons poggiolaises - 1: Case suprane

La montée prend un fort virage à droite pour arriver à un lieu marqué 1787. Il est même doublement marqué.

Les maisons poggiolaises - 1: Case suprane
Les maisons poggiolaises - 1: Case suprane
Les maisons poggiolaises - 1: Case suprane

En effet, deux entrées très proches ont cette même date, suivie, comme dans pratiquement toutes les inscriptions, de lettres évoquant la famille du constructeur. Les propriétaires actuels sont les familles TEYSSEDOU et PRINCE, descendants des DEMARTINI qui habitaient ici.

porte de droite
porte de droite

porte de droite

Le linteau de la porte de droite est plus lisible que celui de la porte de gauche mais l'année 1787 est bien apparente.

porte de gauche
porte de gauche

porte de gauche

 

MAISON 1834

 

Après être passé devant ces deux portes, on se trouve en face de la maison de la famille CHABROLLE, ancienne maison BARTOLI et plus anciennement maison DESANTI.

Au dessus de la porte d'entrée, on remarque une grosse pierre polygonale avec une croix et la date de 1834.

Les maisons poggiolaises - 1: Case suprane

En réalité, cette date est peu lisible. Anna-Maria LECA et Noelle MEDURIO, dans leur travail pour l'Université de Corte, ont réussi à prendre un cliché qui permet de décrypter un peu l'inscription. La dernière ligne semble comporter le nom de la famille DESANTI.

 

Agrandissement de la gravure, photo prise par Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099677.

Agrandissement de la gravure, photo prise par Leca Anna-Maria et Medurio Noelle, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, http://m3c.univ-corse.fr/omeka/items/show/1099677.

Cette grande maison pourrait avoir été construite en 1834 mais ce n'est pas une certitude. En effet, l'auteur de ces lignes se souvient que cette pierre se trouvait dans les années 1960 de l'autre côté de la terrasse, au bord de la stretta. Et Rose-Marie CHABROLLE affirme que son déplacement avait été une initiative de son père, le docteur BARTOLI. L'inscription se trouvait sur un four à pain aujourd'hui détruit.

Alors, maison construite avant, en même temps ou après ce four?

 

Des détails supplémentaires sur cette énigme sont à lire dans l'article
"QUE SONT DEVENUS LES FOURS DES CASE SUPRANE ?" publié le 28 juin 2015

 

En dehors de la première image qui a utilisé Géoportail et du cliché réalisé par Anna-Maria LECA et Noelle MEDURIO, les photos viennent toutes de Michel FRANCESCHETTI.

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 17:25

La devinette du mois vous demandait laquelle, parmi les vieilles maisons de Poggiolo, est la plus ancienne et quelle est sa date de construction.

 

Plusieurs vieilles bâtisses du village portent une date gravée au-dessus de leur porte d'entrée. Beaucoup sont du XIXème siècle, d'autres du XVIIIème.

Solution de la devinette du mois: la plus ancienne maison de Poggiolo
Solution de la devinette du mois: la plus ancienne maison de Poggiolo

 

On ne sera pas surpris d'apprendre que la doyenne est la maison PINELLI, aux Case Suprane, car cette famille est une des plus anciennes du village, et peut-être même la plus ancienne.

Quelle est donc sa date de construction?

 

 

Solution de la devinette du mois: la plus ancienne maison de Poggiolo

Au bord de la streta, sur la façade où se trouvent les portes d'entrée de cette maison, aucune date n'est visible.

Dans leur inventaire du patrimoine bâti du canton (consultable sur le site de la Médiathèque Culturelle de la Corses et des Corses), Noëlle MEDURIO et Anna Maria LECA ont pourtant noté la présence d'"un linteau gravé donnant une datation (1702)".

Mais elles n'ont pas précisé de quel côté est ce linteau.

D'ailleurs, l'ancienneté du bâtiment est encore plus grande si l'on en croit la brochure sur les PINELLI écrite voici plusieurs années par Toussaint PINELLI.

On y lit:

"Les PINELLI entreprennent dans la première décennie XVIIème siècle la constrution à Poggiolo de leur maison familiale sur un mur de laquelle on peut remarquer, gravée dans le granit, la date de 1610 (partie appartenant actuellement à nos cousins PINELLI qui l'occupent).

Cette première construction fut agrandie ultérieurement pour satisfaire à l'accroissement familial et atteignit ses dimensions actuelles dès l'année 1702 (date gravée sur la façade est)."   

Mais il y a une erreur: la date 1702 se trouve sur la façade OUEST, ou plus exactement SUD-OUEST, du côté appartenant à Ernestine.

Cliquer pour agrandir l'image.

Cliquer pour agrandir l'image.

Solution de la devinette du mois: la plus ancienne maison de Poggiolo
Solution de la devinette du mois: la plus ancienne maison de Poggiolo

Si la date est lisible, le reste de l'inscription est vraiment indéchiffrable. Mais le doute n'est pas permis: la maison PINELLI est la plus ancienne de Poggiolo.

 

A la suite de partage d'héritage, la maison est maintenant divisée en deux. Dominique PINELLI et sa sœur Félicie, descendants directs des premiers bâtisseurs, habitent toujours la partie la plus ancienne, celle de 1610, dont la porte est bien placée du côté EST, ou plus exactement NORD-EST. Mais la pierre portant cette date a disparu lors de travaux.

Merci à Dumé pour ces renseignements.

Dominique Pinelli.

Dominique Pinelli.

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Cet article a déjà été publié le 3 octobre 2017.

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 17:41

JE VAIS VOUS DIRE POURQUOI J'ADMIRE

 PERE CHARLES DOMINIQUE ALBINI

 

 

Parce qu'il s'est tordu la cheville en fuyant les habitants de Linguizzetta et de Canale di Verde.

En fait, le 17 septembre 1837 après une mission particulièrement réussie, les habitants de ces villages voulaient célébrer leur héros, lui montrer leur enthousiasme et reconnaissance... Charles Dominique, selon les témoins, a préféré s'esquiver, filer à l'anglaise immédiatement après la plantation de la croix. C'est pendant cette fuite précipitée que l'accident advint. Sollicité par le P. Guibert pour décrire ses succès missionnaires, il se montre sobre et même évasif dans ses rapports à propos de lui-même. Il n'aimait pas parler de lui. Il était là pour parler de Jésus Christ. «Etre compris, c'est l'essentiel». Il disait: «être applaudi, c'est de la sauce!», c'est-à-dire c'est futile, sans importance... Il y a dans cette contusion au pied droit faite en se dérobant à la démonstration de reconnaissance des fidèles tout un symbole. 

Je sens qu'il a dû passer des heures à méditer les paroles de Jésus. «Quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites: «nous ne sommes que des serviteurs simples, nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17, 10). Il a dû vraiment faire sien ce secret évangélique. «Qui veut être le premier, qu'il soit votre serviteur» (Mt 20,27). Il a vécu 3 ans en Corse, en missionnaire extraordinaire, et il a fait aussi de son mieux pour passer discrètement, humblement, sans vouloir attirer l'attention sur lui et sans vouloir laisser derrière lui des traces. 

Il ne nous a laissé qu'une seule image de lui-même de toute sa vie! Impensable à notre époque de selfies! C'est seulement après sa mort en 1839 que le P. Eugène de Mazenod fait faire rapidement son portrait par un célèbre graveur aixois Marius Reinaud. 

tableau inspiré de la gravure de Marius Reinaud

tableau inspiré de la gravure de Marius Reinaud

Nous ne gardons à Vico aucun souvenir matériel de son passage - même si, selon les chroniques du couvent, encore en 1945, les pères couvrent le Père Joseph Puchala souffrant avec le manteau du Père Albini en espérant sa guérison. Ce jeune oblat accidenté a en effet servi encore de longues années missionnaires. Père Albini nous a laissé peu de lettres, peu d'écrits... 

Même après sa mort il semble fuir à notre désir de l'honorer, le célébrer, le glorifier. Père Audric en l884 se plaint que la tombe de P. Albini était mal indiquée, qu'il a vu pendant plus de vingt ans «de nombreux fidèles se tenir à genoux et prier avec ferveur devant une blanche muraille qui ne leur disait autre chose que ces mots: Ici reposent probablement, les restes unanimes du saint Père Albini ! ». Et même aujourd'hui peu sont ceux qui connaissent malgré des décennies d'effort aboutissant à des maigres résultats... Comme si notre frère Charles Dominique continuait à se dérober, à fuir Linguizzetta et Canale di Verde ... 

Nous vivons dans une société où une autopromotion est à la mode... Nous sommes si souvent friands de reconnaissance, de considération. Si souvent nous cédons à la tentation de paraître pour avoir une illusion d'être. Parfois il nous semble ne pas exister si nous ne brillons pas, si nous ne sommes pas sur les lèvres des autres... parfois c'est tellement ridicule…

Oui, je l'admire, il m'intrigue ce frère dont nous gardons le portrait dans notre chapelle où chaque matin à 8h nous célébrons eucharistie ouverte à tous, sur un autel placé à peu près où il y avait son lit et où il est mort le 20 mai 1839. 

Comme chaque année nous allons nous retrouver le 20 mai pour célébrer cette date mémorable, pour célébrer cet homme extraordinaire. Cette année nous aurons la joie d'avoir le Père Louis Lougen, le supérieur général des oblats qui présidera l'eucharistie en l'honneur de notre Père Albini. Et j'aime à penser que, s'il pouvait y être en chair et en os avec nous, il aurait... rougi. Oh, non! il n'était pas timide! Il était humble, c'est à dire vrai. 

 

Père Grégoire Skikki omi

(texte publié dans le mensuel «Inseme» du mois de mai 2018)

Je vais vous dire pourquoi...
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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 17:47

La première citation de Poggiolo dans un livre l'a été dans l'ouvrage de Mgr GIUSTINIANI décrivant la Corse au XVIème siècle. L'article précédent vient de le montrer.

 

Mais quelle est la première fois où le village est apparu sur une carte de géographie?

 

Il fallut attendre le XVIIIème siècle avec Francesco Maria ACCINELLI (1700-1777). Prêtre et cartographe génois, il fut chargé en 1732 par son gouvernement de dresser une carte de la Corse (alors sous la domination de la Superbe) dans un but militaire, pour être utilisée par les troupes autrichiennes qui aidaient alors les Génois à réprimer une importante révolte dans l'île.

Quelques années plus tard, en 1738, paraissait la première carte de la Corse édité à Paris par JAILLOT. ACCINELLI accusa le Français d'avoir copié son œuvre.

Un site italien est consacré à ce grand érudit:

 http://www.francescoaccinelli.altervista.org

 

La carte d'ACCINELLI est bien la première carte mentionnant Poggiolo, appelé POGIALO dans ce document.

 

Cliquez sur le document pour l'agrandir.

Cliquez sur le document pour l'agrandir.

 

Il est vrai que la carte de JAILLOT est plus lisible. Poggiolo se nomme cette fois POGGIALE. L'orthographe du village varia souvent au cours du XVIIIème siècle.

 

Les premières mentions cartographiques
Les premières mentions cartographiques

 

Pour Guagno-les-Bains, un article précédent, "La Corse (et Sorru in sù) au Vatican", publié sur ce blog en 2015, avait montré que le lieu, alors nommé "Bagni di Vico", était mentionné dans la Salle des Cartes du Vatican. 

Des fresques représentant les régions italiennes (dont la Corse) ont été peintes entre 1580 et 1585 par Antonio DANTI, avec les conseils de son frère, le géographe dominicain Ignazio DANTI, tous deux natifs de la ville italienne de Pérouse. 

 

Les premières mentions cartographiques
Les premières mentions cartographiques

 

Comme la carte a été dessinée avec le nord en bas, il faut la retourner et mettre les noms à l'endroit, ce qui donne:

Les premières mentions cartographiques

 

Un montage vidéo des diverses cartes anciennes représentant Poggiolo a été mis en ligne il y a quelques années. Vous pouvez le visionner ci-dessous.

Le film donne la date de 1731 au lieu de 1732. D'autre part, il ne mentionne pas la fresque du Vatican car elle était alors inconnue de l'animateur du blog.

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 17:52

Trois questions avaient été posées au sujet de la personne représentée par ce portrait:

1) Quel est le nom de ce personnage?

2) Quelle fonction importante a-t-il occupée?

3) Surtout, qu'a-t-il fait d'important pour Poggiolo?

 

 

Solution à la devinette du mois: qu'a-t-il fait pour Poggiolo?

 

Les réponses aux deux premières questions se trouvaient inscrites en haut du tableau:

1) Ce personnage se nommait Agostino GIUSTINIANI et il a vécu de 1470 à 1536.

2) Il fut évêque du Nebbio (entre le Cap Corse et le désert des Agriates) de 1514 à 1536.

A priori, son rapport avec Poggiolo n'est pas évident.

 

Effectivement, le lien est le livre que rédigea cet évêque: le "Dialogo nomminato Corsica", souvent appelé simplement "Description de la Corse", publié vers 1530. Il y décrit de façon très minutieuse toutes les parties de la Corse et cite tous les villages de l'époque.

Solution à la devinette du mois: qu'a-t-il fait pour Poggiolo?

 

 

 

L'évêque Agostino GIUSTINIANI est la première personne à avoir cité POGGIOLO dans un livre.

 

 

Le village était déjà mentionné dans quelques documents génois, comme par exemple en 1513, dans une liste citant les anciens habitants revenus sur leurs terres après la "disabitazione", c'est-à-dire l'exil, décidé par les Génois contre les habitants de Sorru in sù qui avaient aidé la révolte du seigneur Giovan Paolo de Leca (voir l'article "Les années zéro: 1501).

Dans son ouvrage, GIUSTINIANI parla du village de "Podiolo" (certaines éditions écrivent "Poggio") et d'un autre plus petit, les «Soprane», lequel comptait 14 feux sur le registre des "taglie" de 1537. Podiolo doit à peu près correspondre à l’actuel quartier de saint Roch. Le nom de Soprane est utilisé maintenant pour les maisons et terrains qui sont au-dessus de la route, près de Saint Siméon. En fait, les Soprane de l’époque se trouvaient plus haut que l’église. 

 

Ce portrait a été publié par l'hebdomadaire "Settimana", dans le cadre d'une série intitulée "Pièces de musée", réalisée en partenariat avec le Musée de Bastia.

Il était accompagné de la notice suivante:

Agostino Giustiniani (1470-1536) est une figure des plus importantes de l'épiscopat génois en Corse. Véritable intellectuel, polyglotte et collectionneur, on lui doit une des sources fondamentales de l'histoire de la Corse et un témoignage unique sur l'île au 16e siècle: le Dialogo nomminato Corsica. Pantaleone - c'est son prénom avant son entrée en religion - est issu d'une des plus illustres familles du patriciat génois qui a donné de nombreux gouverneurs et évéques. Il entre dans l'ordre des dominicains et en septembre 1514, il est nommé évêque du Nebbio et il s'investit dans son diocèse jusqu'en 1536, date à laquelle il périt lors d'un naufrage entre le Cap Corse et Capraia. 

Dédicacé à Andrea Doria (1466-1560), son Dialogo nomminato Corsica a été vraisemblablement rédigé entre 1521 et sa mort. Faisant partie de la littérature corse de langue italienne, cette œuvre illustre de manière exceptionnelle à quel point les évêques génois ont marqué de leur empreinte la vie religieuse et culturelle de l'île. 

Sylvain GREGORI

Directeur du Musée de Bastia 

 

 

Agostino Giustiniani en habit de dominicain.

Agostino Giustiniani en habit de dominicain.

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 18:01

Les derniers articles de ce blog ont montré d'anciennes photos de Poggiolais.

La photographie est le meilleur moyen pour connaître les visages de nos grands-parents, arrière-grands-parents et autres aïeux. Elle permet aussi de voir comment l’on était habillé et quelles étaient les coutumes et les grandes cérémonies du village. Ce fut donc une excellente initiative que l’exposition de photos qui eut lieu à Poggiolo le 16 août 1999 et qui fut rééditée le 16 août 2000.

Dans le cadre des animations organisées pour la saint Roch et pour trouver des financements pour la restauration des églises du village, des panneaux portant les reproductions de dizaines de vieilles photos furent posés dans la ruelle qui se trouve sur le côté droit de la chapelle. La salle des fêtes n’existait pas encore.

 

Partie de "china" près des panneaux de photos le 16 août 2000.
Partie de "china" près des panneaux de photos le 16 août 2000.

Partie de "china" près des panneaux de photos le 16 août 2000.

Plusieurs familles avaient prêté des documents encore jamais vus. Chacun tentait d’identifier les visages exposés. Des souvenirs revenaient  la mémoire. On échangeait les renseignements que chacun possédait. On se rendait compte que l'on n'était pas sorti de rien, mais que l'on avait ses racines ici, et même depuis très longtemps.

Le succès fut très grand, comme le montre le film ci-dessous.

On voudra bien excuser le décalage d’environ douze secondes entre le son et l’image. L’animateur du blog n’est pas un technicien diplômé.

Le film est également disponible sur la plate-forme Vimeo.

Une telle exposition pourrait être préparée pour un été prochain, d’autant plus que, depuis sa création, le Blog des Poggiolais a recueilli des photos qui y auraient leur place.

Et, depuis une quinzaine d’années, les jeunes présents sur ce film ont bien grandi et comprendraient mieux ce qu’ils virent à l’époque. Il faut se dépêcher de recueillir les souvenirs car le passé disparaît avec les personnes qui l’ont vécu. Cinq Poggiolais présents sur ce film sont maintenant décédés. Avec chaque décès, une partie de la mémoire est perdue, une bibliothèque est fermée. Qui se souvient de l’anecdote racontée par «Milo» au sujet d’un cierge pris à Orto et dont le film ne donne qu’un extrait ?

Un homme sans passé est plus pauvre qu'un homme sans avenir (Elie Wiesel).

 

Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité (François Mitterrand).

 

Cet article a déjà été publié le 13 juillet 2016.

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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 17:49

Au temps de sa splendeur, l'empire colonial français était un bon ascenseur social pour les Corses. Venus de leurs villages, ils étaient nombreux à chercher fortune aux colonies ou à s'engager dans les troupes chargées de l'ordre outre-mer. Certains s'installaient dans ces territoires à l'expiration de leur service militaire.

Un exemple est fourni par cette photo qui a été réalisée à Constantine, en Algérie. Cette ville fut le second foyer de concentration des Poggiolais, après la Tunisie où les Poggiolais bénéficiaient des bienfaits de Jean-François GALLINI (voir l'article sur "l'empire sahélien des Sorrinesi").

 

Les Poggiolais de Constantine

L'homme qui est en uniforme, à gauche, se nomme Antoine François PINELLI. Il naquit en 1864 à Guagno-les-Bains. Il était surnommé Pinnillone.

En 1883, il s'engagea dans l'armée et fit partie du 1er régiment de zouaves qui venait de conquérir le Mzab en Algérie et qui se battit ensuite en Tunisie. Antoine François participa aux campagnes militaires jusqu'en 1887. Ayant quitté l'armée, il devint facteur dans la petite ville de Terriet El Haad, près d'Orléansville, de 1887 à 1889.

En 1890, il épousa à Poggiolo Marie Dominique MARTINI, née en 1865, que l'on voit à droite de la photo. Deux enfants vinrent au monde, tous deux à Poggiolo: Jean Toussaint en 1891 et Elisabeth en 1894 (en arrière-plan de la photo).

Installée à Constantine en 1895 où Antoine François travailla comme agent de police, puis comme inspecteur, la famille s'agrandit d'Antoinette née en 1897 (au milieu de la photo).

La photographie doit dater des environs de l'année 1905. Malgré l'air grave et la raideur résultant du temps de pose des appareils de l'époque, cette photo est celle du bonheur d'une famille bien installée dans une grande ville coloniale.

Le cliché vient du studio de J. GUIGLION. Ancien retoucheur de l'illustre photographe NADAR à Paris, ce professionnel s'était établi à Constantine et avait repris à son compte, vers 1900, la maison de J. CHAZAL au 46 de la rue Damrémont. Il produisit des cartes postales du Constantinois et surtout de nombreux portraits de militaires.  

Les Poggiolais de Constantine

 

Mais le temps des chagrins arriva avec deux décès:

- Marie Dominique décéda en 1909. Antoine François se remaria bien plus tard, à Poggiolo, en 1930, avec Angeluccia MARTINI (1885-1970).

- Jean Toussaint, employé de commerce, fut incorporé en octobre 1912 au 4ème régiment de zouaves. Il passa ensuite au 1er. En poste en Tunisie, il participa à la guerre contre l'Allemagne dès août 1914. Faisant preuve d'une grand héroïsme, il devint sous-lieutenant du 3ème RMZT (régiment de marche zouaves et tirailleurs) et obtint, pendant la seule année 1917, trois citations (à l'ordre du régiment, du corps d'armée et de la division). Blessé, il expira le 14 avril 1918 dans une ambulance à Vendeuil-Caply, dans la Meuse. Son nom fut inscrit sur les monuments aux morts de Poggiolo et de Constantine.

 

Antoine François termina sa vie à Poggiolo où il mourut le 14 décembre 1944.

Ses filles vécurent plusieurs années en Algérie où elles se marièrent. Elles reposent dans le caveau familial décrit dans un article précédent.

Antoinette était la grand-mère de Joël et Hervé CALDERONI.

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Sites utilisés:

- Engival 

- Généanet

- Geneawiki

- photographes en outremer

- registres matricules de Corse

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7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 18:00
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Sur les douze merveilles de Poggiolo, l'article précédent en avait présenté six. Voici la suite du chemin qui pourrait être créé dans le village pour les faire découvrir.

 

 

Station 7: les restes de rigoles d'irrigation

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

A l'angle de la route et de la stretta, on peut encore voir des rigoles descendant en pente plus douce que le chemin. Malheureusement, le côté stretta a été cimenté et se devine à peine alors qu'il permettait autrefois de s'y asseoir. 

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Ce sont les vestiges de l'ancien système d'irrigation. Depuis le réservoir situé en haut du village, l'eau était distribuée pour cultiver les jardins potagers selon un calendrier et un horaire très précis. Celui dont le tour arrivait bouchait ou débouchait telle ou telle rigole pour recevoir l'eau qui était nécessaire à ses plantes.

Voir les articles:

- les rigoles des Cévennes et de Poggiolo

- Tenir le mur (première partie)

Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 6/8: le travail agricole

 

 

 

Station 8: séchoir et four d'Ernestine

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Juste au dessus des rigoles, se trouve la maison d'Ernestine avec un bâtiment rond. Il s'agit d'un ancien séchoir à châtaignes, d'où la possibilité de décrire l'importance de la culture des châtaigniers.

Par ailleurs, un four à pain a été installé devant le séchoir. Il est indispensable de parler de la douzaine de fours ayant existé au village, et dont certains sont parfois encore en activité.

Une station spécifique pour les fours peut se concevoir devant St Roch (sur la place Orazy) ou près de la place Inghju. 

four place Orazy

four place Orazy

Voir l'article Les fours de Poggiolo.

 

 

 

Station 9: maison Pinelli

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

La maison de la famille PINELLI serait la plus ancienne de Poggiolo: elle aurait été construite en 1610, d'après les recherches effectuées par Toussaint PINELLI et publiées en 1995 (un prochain article reviendra sur son travail).

Surtout, dans cette habitation, naquit et mourut l'abbé Gian Antonio PINELLI (1760-1832) qui fut surnommé "L'homme le plus cultivé de Corse". Il joua un rôle important en Corse pendant la Révolution française, devint secrétaire général du département sous Napoléon, puis conseiller général et rassembla une très grande bibliothèque.

Sa vie est raconté dans les articles:

L'homme le plus cultivé de Corse (1/3)

L'homme le plus cultivé de Corse (2/3)

L'homme le plus cultivé de Corse (3/3)

 

 

 

Station 10: croix de Tanellu

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Cette croix, placée devant la maison CHABROLLE, permet de parler du grand nombre de croix placées sur les chemins et de raconter la vie du père ALBINI. Celle-ci rappelle sa prédication de 1838. L'importance du couvent de Vico est à évoquer. 

Voir les articles:

Tout sur le Père Albini

Les croix poggiolaises (2/5: les balises)

Solution de la devinette: croix de fer...

On peut prévoir de montrer la croix du Fragnu qui marque l'entrée du village mais elle est éloignée de ce circuit et n'est pas forcément liée au Père ALBINI.

 

 

 

Station 11: les oliviers

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Plus haut, la stretta longe les oliviers de Dumé (Dominique PINELLI), beau prétexte pour décrire cette culture, qui n'existait pas avant le début du XIXème siècle dans le village et qui est possible grâce à l'exposition et à l'altitude de Poggiolo.

Voir l'article Les oliviers sont couverts

 

 

 

Station 12: église Saint Siméon 

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Sans entrer dans l'église, plusieurs informations sont à donner:

- sa position correspond au croisement des sentiers d'autrefois qui permettaient de se rendre à Orto, Soccia et Guagno-les-Bains;

- elle fut le lieu du meurtre de 1634 (voir l'article "Du sang à Saint Siméon");

- elle était l'église piévane, son curé ayant autorité sur toute la pieve;

- elle est sur l'emplacement de l'ancienne église sous laquelle était l'arca, la fosse commune;

- elle est entourée du cimetière communal (derrière elle), d'un cimetière privé (au-dessus d'elle) et de trois caveaux familiaux (au-dessous).

On peut donc décrire l'organisation ecclésiastique ancienne et les pratiques funéraires.

Voir les articles :

A la recherche de l'arca perdue

Les caveaux poggiolais

Un cimetière privé

 

Quant à l'intérieur, le panneau pourrait énumérer les richesses de l'église:

- le tableau "la déposition du Christ" de Damaso MAESTRACCI (voir l'article Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir)

- le tabernacle en bois sculpté, de facture franciscaine, du XVIIème siècle, classé sur la liste des Monuments historiques

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

- les fonts baptismaux en marbre, de la même époque, classés également

- le tableau de "Vierge à l'Enfant remettant le Rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne", de la même époque. Voir l'article La seule carte postale actuelle.

 

 

Alors, existe-t-il, oui ou non, de la matière pour organiser un circuit de découverte des merveilles de Poggiolo?

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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