Etape après étape, Paul COLONNA, le maire de Guagnu, poursuit la restauration de l'église de sa commune, qui est réputée comme «la plus importante de Corse-du-Sud».
Le toit, le presbytère, le chemin de croix, entre autres, ont été refaits à neuf. Le tour des vitraux est arrivé.
Au total, ce sont 16 vitraux qui seront apposés dans l'édifice, tous réalisés par Carole Caterina MUFRAGGI, une spécialiste de cet art mariant le verre et le plomb et qui remonte au Moyen-Age. Les cinq premiers ont été mis en place; l'artiste s'est inspirée d'un triptyque sur bois installé depuis des siècles dans cette église (où officia le fameux Circinellu) pour trois d'entre eux:
– Saint Nicolas de Myre,
- Saint Pierre
- et une Vierge à l'enfant.
A ces œuvres se sont ajoutées:
- une déclinaison florale
- et une composition sur la femme adultère.
Ces travaux d'envergure, dont chaque pièce mesure un mètre cinquante de haut sur plus d'un de large, et qui demandent des centaines d'heures de travail, sont cofinancées par la commune et la CDC. Ils contribueront par leur luminosité colorée à redonner au bâtiment sa splendeur originelle et son atmosphère de ferveur, pour la plus grande joie de tous.
Origine du texte: Corse Infos.
Photos Véronique Poli.
Pour avoir plus de renseignements sur l'église de Guagnu, suivre ce lien:
Restos du Cœur
Comme chaque année, la Confrérie di u Padre Albini organise une collecte de denrées alimentaires non périssables au profit des Restos du Cœur. Les dons peuvent être déposés dans les magasins participants, dans votre église ou à l'église du couvent Saint François de Vico, jusqu'au 15 décembre.
Infos: 04-95-22-19-82 ou 06-84-96-57-63.
Concert de polyphonies
D'autre part, la Confrérie di u Padre Albini organise ce samedi 15 décembre un concert de polyphonies corses au profit des travaux du couvent Saint François de Vico, avec Jean-Paul POLETTI et le chœur de Sartène.
Le concert se tiendra à 18h30 à l'église du couvent Saint François.
Entrée: 15 euros.
La question de savoir combien de curés poggiolais participèrent à la première guerre mondiale n'est pas farfelue.
En effet, à chaque génération, les principales familles de Poggiolo avaient au moins un prêtre dans leurs rangs.
Quand la mobilisation générale fut décidée en 1914, deux ecclésiastiques originaires du village furent rappelés sous les drapeaux. Mais un seul participa à la guerre.
La bonne réponse était : UN.
Qui était-il?
Et pourquoi la réponse DEUX n'est-elle pas la bonne?
Jacques Antoine MARTINI, trois fois soldat
Fils de Pierre MARTINI et de son épouse Marie Antoinette, Jacques Antoine MARTINI naquit à Poggiolo le 4 juillet 1873.
Elève du séminaire quand il fut recensé par l'armée, il fut incorporé au 40e régiment d'infanterie en novembre 1894. Il dépendait alors de la loi "curés sac au dos". Ce sobriquet avait été donné à la loi Freycinet du 15 juillet 1889 car elle supprimait de nombreuses exemptions au service militaire, et notamment celle des prêtres qui durent revêtir l'uniforme.
Mais, alors que le service militaire durait 3 ans, Jacques Antoine ne fit qu'un passage d'un an de novembre 1894 à septembre 1895... puis il fut rappelé en novembre 1899.
En effet, la loi "curés sac au dos" permettait aux élèves ecclésiastiques continuant leurs études de ne faire qu'un séjour d'un an sous les drapeaux. Seulement, s'ils n'étaient pas pourvus d'un emploi à 26 ans, l'article 24 les obligeait à accomplir les deux années de service restantes. Ce fut le cas pour Jacques Antoine qui se retrouva au 141e régiment d'infanterie jusqu'au 21 septembre 1901.
Il eut ensuite des postes dans l'Eglise corse, notamment comme vicaire à Cauro entre 1903 et 1906, puis à Renno.
Passé dans la territoriale, il fut rappelé le 1er août 1914. L'autorité militaire l'envoya au dépôt des blessés et prisonniers de Castelluccio comme infirmier (il avait accompli une période d'exercice dans une section d'infirmiers militaires en 1909). Mais il fut classé dans le service auxiliaire, puis réformé pour bronchite chronique en novembre 1915.
Au total, Jacques Antoine MARTINI fut soldat plus de quatre ans en trois périodes distinctes.
Surnommé prête Ghjacumu, il fut ensuite nommé à Calcatoggio et Piana. Il décéda le 14 juin 1956, âgé de 82 ans, à Poggiolo.
Un article précédent a publié une photo de la Fête-Dieu au village peu avant le décès de Jacques Antoine. On devine le prêtre portant l'ostensoir sous le dais à côté de la chapelle Saint Roch. Au premier plan, on reconnaît Guy TRAMINI.
Un des frères de Jacques Antoine MARTINI, Paul Mathieu Alexandre Louis (1880-1958), qui n'était pas prêtre, fut rappelé lui aussi en 1914 et fit toute la guerre, dans l'infanterie puis dans l'artillerie.
Martin DEMARTINI, le prêtre insoumis
Le cas de Martin Demartini fut particulièrement embrouillé.
Né le 17 décembre 1882 à Poggiolo, d'Antoine François et son épouse Marthe, il fut appelé sous les drapeaux en novembre 1903, alors qu'il était "élève ecclésiastique" à Rome.
Il fut tout de suite réformé pour raison médicale, diagnostic confirmé l’année suivante. Rappelé dix ans plus tard, quand la guerre éclata, il fut encore exempté en décembre 1914.
En 1917, l'armée française cherchant à combler les pertes devenues immenses, son cas, comme celui de très nombreux exemptés, fut réexaminé et, cette fois, la commission, sans le voir, le classa «bon pour le service».
Martin DEMARTINI fut affecté à un régiment qu’il ne rejoignit pas. En conséquence, le 9 février 1918, il fut déclaré «insoumis en temps de guerre».
Mais il bénéficia d’une visite médicale particulière le 7 octobre 1918... au consulat français de la ville argentine de Rosario!
De nouveau pourvu d’une réforme pour raison de santé, il dut cependant attendre juillet 1920 pour être rayé de la liste des insoumis.
Pendant ces années, si Martin Demartini, séminariste, puis prêtre, était mobilisable au titre de la loi française, le problème était compliqué par le fait qu’il se trouvait en Italie et qu'il travaillait au Saint-Siège, lequel l’envoya en mission diplomatique en Amérique du Sud pendant la guerre.
Ses deux frères combattirent:
- Jean Toussaint (1884-1960) fut blessé à la bataille de la Marne,
- et Jean Baptiste, né en 1893, mourut pour la France en 1915. Son nom est sur le monument aux morts de Poggiolo.
Martin DEMARTINI décéda en 1970 à Ajaccio. Mais certains Poggiolais se souviennent encore d'avoir vu dans les années 60, pour suppléer l'abbé MILLELIRI certains dimanches, un vieux prêtre que l'on disait être "un monsignore" célébrer à Saint Roch en restant toute la messe assis à cause de son grand âge.

SOIRÉE SOUPE CORSE
ET
VEAU AUX OLIVES
au couvent St François de Vico
samedi 1er décembre
à partir de 20h.
Inscriptions:
auprès de Madame BASSI au 04-95-26-62-29
ou au couvent, le matin uniquement, au 04-95-26-83-83.
Le décès de l'abbé Jean-Claude MONDOLONI, lundi 3 novembre, a touché de nombreux militants de la cause nationaliste corse. Cet homme d'Eglise a connu une vie très dynamique, depuis la défense de l'Algérie française au sein de l'OAS jusqu'à son adhésion à l'ANC (Accolta Naziunalista Corsa), tout en s'occupant de sa paroisse de Ponte Leccia. Il était devenu une référence incontournable.
Nous reproduisons ici l'article qui lui a été consacré par Morgane QUILICHINI dans "Corse-Matin" de dimanche 4 novembre.
MORGANE QUILICHINI
On le savait affaibli depuis longtemps, mais comme c’est souvent le cas pour ces gens que l’on a toujours connu, on espérait que, quelque part, il serait immortel.
Pourtant hier, Dieu a rappelé à lui l’abbé Jean-Claude Mondoloni. Au terme d’une vie à nulle autre pareille, qui l’a fait passer d’un prytanée militaire à la paroisse de Ponte-Leccia, après un détour par l’OAS et quelques séjours en prison, l’homme d’Église peut enfin goûter un repos qu’il n’a pas volé.
Cette existence qui aurait mérité que l’on en fasse un film, avait commencé en 1939, au Liban, à l’époque où le pays était sous protectorat français. "Je suis né sous les bombes, nous avait-il un jour confié. Des fois, on me dit que j’aime la bagarre, mais forcément... C’est de l’atavisme !"
Jean-Claude est au milieu d’une fratrie qui compte trois frères et deux sœurs jumelles. Papa est militaire, dans les chasseurs alpins.
Quelques années plus tard et alors que la famille est rentrée en France pour s’installer à Nice, il conserve comme le plus précieux des souvenirs les étés passés à arracher les patates chez son grand-père, "un p’tit paysan fauché comme tout" qui louait des terres au sgiò Fieschi à Petreto-Bicchisano.
Les années passent. Et celui qui est devenu un jeune homme plutôt remuant est inscrit au prytanée militaire de La Flèche, une prépa pour Saint-Cyr où, de son propre aveu, il ne foutra rien pendant deux ans. À l’issue, la prestigieuse école militaire lui tend les bras. Mais Jean-Claude préfère ceux de l’Organisation armée secrète, où il rejoint d’autres Corses, des juifs et des Suisses allemands. Vendu par son capitaine, le commando sera arrêté en Belgique et Jean-Claude Mondoloni ira derrière les barreaux. Pour la première des six fois où cela lui arrivera.
La foi, c’est en Espagne qu’il finira par la rencontrer.
Alors qu’il est en cavale de l’autre côté des Pyrénées, le fils d’un médecin de Montpellier le convainc de faire les exercices de Saint-Ignace. La décision d’entrer dans les ordres date de cette rencontre, mais avant, il reste un détail à régler. Car Jean-Claude Mondoloni est alors toujours poursuivi par la justice. Rentré en France, il fait "un petit tour par Fleury-Merogis", puis est présenté devant la Cour de sûreté de l’État qui le condamne "à 15 ans de taule" et l’amnistie le lendemain.
Au cours d’une longue entrevue, il s’en était amusé : "Je suis retourné en Espagne où j’ai fait un an de probation, un an de noviciat et deux ans de scolasticat. Et là on m’a dit - je ne sais pas où ils sont allés chercher ça - que je ne pourrais pas être religieux parce que j’avais trop mauvais caractère." Il aura pourtant le parcours que l’on sait, malgré son surnom de Cassius Clay. Et pendant trente-cinq ans, aura la responsabilité de la paroisse de Ponte-Leccia et de ses fidèles. Jusqu’au bout, l’abbé Mondoloni aura été présent et ce, malgré un départ à la retraite en 2016, où Leon-Papé Gnacadja lui succéda.
Jusqu’au bout, il fut un militant. Militant politique et culturel. Militant pour la paix et pour le peuple corse. En mai dernier et alors qu’il donnait la messe des commémorations de Ponte-Novu aux côtés du diacre Franceschi, il s’en était pris directement à l’État, arguant que l’on ne peut pas "débarquer dans un pays qui n’est pas le sien comme si on était chez soi. Quand on arrive en Corse, on est chez les Corses."Il avait également conjuré les élus locaux à tenir leurs promesses et à ne pas oublier "la maison de cristal".
Emporté dans la nuit de vendredi à samedi par la maladie, l’abbé Mondoloni s’est éteint à la clinique Maymard de Bastia, entouré des siens. Bien qu’originaire du sud de l’île, il a décidé d’être inhumé à Morosaglia, au cœur de la paroisse qu’il dirigea pendant plus de trois décennies. C’est donc là que seront célébrées ses obsèques demain lundi, à 15 heures. "Il a demandé une messe très sobre, souligne l’archiprêtre Culioli qui, en l’absence de l’évêque de Corse, sera chargé de la présider. Il s’est éteint dans une grande sérénité, heureux d’aller retrouver le Seigneur."
Les Poggiolais et les habitants des villages voisins n'oublient pas leurs morts.
Jeudi 1er novembre:
- Soccia 11h: messe et bénédiction du cimetière
- Orto 15h: messe et bénédiction du cimetière
- Guagno-les-Bains: bénédiction du cimetière à 16h30
Vendredi 2 novembre:
- Guagno 11h: messe et bénédiction du cimetière
- POGGIOLO 15h: messe et bénédiction du cimetière
A la suite d'incidents qui se sont multipliés récemment au détriment des bâtiments et des objets religieux, le diocèse de l'Eglise catholique de Corse met en garde la population en publiant le communiqué suivant:
Un des derniers faits révélés:
/https%3A%2F%2Fwww.christianophobie.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2018%2F10%2Folmiccia-eglise.jpg)
Vol dans l'église d'Olmiccia, en Corse-du-Sud
Ce vol dans l'église paroissiale Saint-Hippolyte-et-Saint-Cassien, remonterait à la fin du mois d'août ou au début du mois de septembre, sans plus de précision sur la date exacte. Lamentable, ...
https://www.christianophobie.fr/carte/vol-dans-leglise-dolmiccia-en-corse-du-sud
Les dimanches 16 et 23 septembre, braderie au couvent de Vico.
Ce n'est pas nouveau, mais maintenant c'est urgent. En 2015, le pape François écrit une encyclique "sur la sauvegarde de la maison commune" et lance un appel pressant à la conversion écologique. «Parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée» écrit-il.
Alors oui, le Couvent de Vico se met au vert. C'est à dire qu'il veut vivre avec encore plus d'attention l'idéal de St François d'Assise vécu dans ce lieu depuis des siècles. « C'était un mystique et un pèlerin qui vivait avec simplicité et dans une merveilleuse harmonie avec Dieu, avec les autres, avec la nature et avec lui-même » dit le pape. Tout l'idéal et le programme sont là. Le pape l'appelle une «écologie intégrale» parce que le cœur est un. Rien de nouveau, mais aujourd'hui c'est urgent.
Au mois de juin le Couvent a adhéré au programme national de «l'Eglise verte» en s'associant à une centaine de communautés chrétiennes en France et en s'engageant à vivre une préoccupation écologique. Un vaste champ d'initiatives possibles!
En septembre est proclamé par l'Eglise un mois de prière pour la création. Commençons par la prière. Le 16 et le 23 septembre à 9h30, le Couvent invite aux célébrations dominicales pour rendre grâce à Dieu pour cette merveilleuse nature qui est notre maison commune en Corse.
(...)
Les célébrations seront accompagnées par une braderie dans l'esprit "zéro-gaspillage" organisée par la communauté des Oblats (eh oui, nous aussi nous accumulons et produisons des déchets ...). La sobriété fait partie de cette spiritualité chrétienne soucieuse de la nature.
Il s'agit de cette antique conviction que « moins est plus ». Un long chemin de conversion ...
Dans le même esprit, au Couvent fonctionne déjà un coin des «livres en liberté», des livres à emporter, où l'on donne la chance à une nouvelle vie à des livres déjà lus, relus ... « Le fait de réutiliser quelque chose au lieu de le jeter rapidement, parce qu'on est animé par de profondes convictions, peut être un acte d'amour exprimant notre dignité. »
Alors rendez-vous le 16 et 23 septembre à 9h30 « dans cette charmante solitude, dans notre chère solitude de Vico où les châtaigniers énormes chargés d'une récolte la plus abondante nous invitent à chanter! » Saviez-vous que c'est Charles Dominique Albini qui l'a dit?
Père Grégoire Skicki omi
(extraits du bulletin "Inseme" de septembre 2018)
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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:
Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.
Jeudi 13 août:
Grand bal animé par Sirocko.
Dimanche 16 août après-midi.
Messe et procession de saint Roch, suivies par un apéritif convivial.
Lundi 17 août:
- Messe à la mémoire de Marie-Antoinette PRINCE-DEMARTINI à 10h30 église St Siméon.
- Messe à la mémoire de Christiane TRAMINI à 18h église St Siméon.
Mercredi 19 août:
Récital Diana di l'Alban Poggiolo.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.