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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 18:22

La description et l'histoire des bâtiments chrétiens, des cérémonies religieuses et des hommes d'Eglise occupent souvent une grande place dans le Blog des Poggiolais, ce qui a pu déplaire à certains lecteurs.

Il faut reconnaître la forte et ancienne imprégnation catholique qui se manifeste par les chapelles, les croix et les noms de lieux de notre canton. Et le principal, sinon, le seul foyer d'animation culturelle de cette micro-région est le couvent de Vico.

Toute la Corse est marquée par l'influence chrétienne, à tel point qu'il paraît normal à "A punta di l'ortu", association engagée dans la valorisation de A Festa di a Nazione, de demander le 7 avril que le 8 décembre devienne férié, alors que ce jour qui a été choisi en 1735 par la consulte d'Orezza, est également celui de l'Immaculée Conception.

Le très intelligent article de Jean-Philippe SCAPULA, publié dans "Corse-Matin" de mercredi 11 avril à la suite de la déclaration d'Emmanuel Macron au Collège des Bernardins, montre que, devant la particularité corse, le principe de laïcité s'applique dans l'île avec quelques accommodements. 

L'article est suivi d'un très intéressant entretien avec le Père Jean-Yves COEROLI, vicaire général du diocèse d'Ajaccio.

 

Les relations particulières de la Corse avec l'Eglise
Les relations particulières de la Corse avec l'Eglise
Jean-Guy Talamoni et le pape François.

Jean-Guy Talamoni et le pape François.

Procession de saint Roch à Poggiolo (2017)
Procession de saint Roch à Poggiolo (2017)

Procession de saint Roch à Poggiolo (2017)

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 17:59

Quand, avant 1965, la pratique catholique était largement majoritaire, cette domination se montrait par l'utilisation à l'église ou en procession d'objets et d'habits que le concile Vatican II a fait disparaître (voir l'article précédent de cette série: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

Ils étaient utilisés lors de la messe dominicale ou des fêtes comme celle du saint patron du village ou, plus rarement, lors de la visite pastorale.

 

L'évêque devait régulièrement aller visiter les différentes paroisses de son diocèse pour bien connaître prêtres et fidèles. Son arrivée dans un village était un événement important dont témoigne la photo suivante, très obligeamment prêtée par Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA.

 

Agrandir la photo en cliquant sur elle.

Agrandir la photo en cliquant sur elle.

 

Elle montre la sortie de l'église Saint Siméon de Poggiolo. Le chemin est encombré de fidèles bien habillés. On distingue même deux uniformes militaires à gauche. Hommes et femmes ont la tête couverte d'un chapeau, ce qui était indispensable quand on se mettait sur son trente-et-un. De plus, il vaut mieux se protéger d'un soleil qui semble bien chauffer.

Sachant que la façade de Saint Siméon regarde vers l'ouest, comme la majorité des églises, on peut estimer, en observant les ombres, que la scène se passe en fin de matinée, aux alentours de midi.

En sortant de l'église, la procession est passée sous un arc de triomphe constitué de branchages.

 

Images d'avant l'effondrement (2/2: visite pastorale)

 

A peu près au milieu des fidèles, la tache blanche du dais se distingue bien. Sous son drap, se trouve l'évêque avec sa mitre sur la tête. Il est entouré d'au moins quatre prêtres, peut-être les curés de Poggiolo, Soccia, Orto et Guagno?

 

Images d'avant l'effondrement (2/2: visite pastorale)

 

D'après Edouard MARTINI, qui a bien examiné ce cliché, l'évêque est Monseigneur Jean-Marie-Marcel RODIÉ, évêque d'Ajaccio de 1927 à 1938.

Entre ces deux années, la date exacte de la visite à Poggiolo serait connue en consultant "La Corse catholique", l'organe diocésain de l'époque, mais nous n'avons pas encore pu le faire.

Ancien officier décoré de la Légion d'Honneur, Mgr RODIÉ fut très actif pour animer son diocèse, parfois en bousculant un peu son clergé.

Mais les résultats suivirent. François J. CASTA, dans son livre "Le diocèse d'Ajaccio", remarque que "l'année 1935 marqua le sommet de l'action pastorale de Mgr RODIÉ" avec le bicentenaire de la consécration de la Corse à l'Immaculée Conception. Il cite les journaux selon lesquels "les confessions se chiffrent par milliers, les hommes se pressent à la Sainte Table en rangs serrés, comme les femmes et les enfants".

La grande popularité de l'évêque lui permit d'être écouté quand il dénonça les dangers de l'irrédentisme italien.

 

 

extrait du site http://www.tousbanditsdhonneur.fr

extrait du site http://www.tousbanditsdhonneur.fr

 

Malgré ses succès, Mgr RODIÉ nota, d'après François J. CASTA:

"Nous reconnaissons que la plupart des Corses tiennent à la religion et à ses pratiques extérieures, à l'évolution libre et solennelle de ses rites, (...) mais y tiennent-ils parce qu'ils sont chrétiens ou parce qu'ils sont Corses?".

Question qui pourrait toujours être posée.

 

En tout cas, cette photo montre bien l'importance de la visite pastorale, d'autant plus que le verso de la photographie a été divisé en deux parties comme une carte postale, la partie correspondance à gauche et la place pour l'adresse et le timbre à droite.

Les Poggiolais pouvaient ainsi communiquer leur enthousiasme et leur fidélité envers l'évêque en envoyant la carte à leur parents et amis. Une preuve de plus d'un catholicisme qui était alors dominant et sûr de lui.

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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 18:00

Mise à jour de l'article paru le 21 février. 

A Poggiolo, comme dans toutes les régions françaises, la pratique du catholicisme a connu une grande rupture dans les années 60, rupture dont les signes les plus évidents se retrouvent en regardant les photos d'avant 1970. De nombreux vêtements ou objets utilisés lors des cérémonies religieuses de cette époque n'existent plus de nos jours.

Cette chute vient d'être analysée dans le récent livre de Guillaume Cuchet "Comment notre monde a cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement", présenté dans l'article précédent.

Nous allons partir d'une photo de la procession de saint Roch qui avait été publiée dans le mensuel "L'Info U Pighjolu" d'août 2007. Cette  procession se situe vers 1960 sans qu'il soit possible de mieux préciser, sauf si des acteurs de cette cérémonie pouvaient donner la véritable datation.

L'analyse des huit parties qui la composent avait été présentée sur ce blog en février 2012 (voir l'article ICI). Mais d'autres photos vont servir ici comme compléments. 

 

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

 

 

Cinq éléments ont disparu dans les cérémonies religieuses poggiolaises.

 

 

1- Les habits des enfants de chœur.

Les trois enfants de chœur qui ouvraient la procession étaient habillés avec la soutane ou soutanelle, longue robe rouge, noire ou violette, et avec le surplis ou conta, vêtement blanc qui se mettait sur la soutane.

Les garçons de Poggiolo qui avaient autour de 10 ans vers 1960 en ont été porteurs comme le montre cette autre photo prise peut-être le jour de cette procession:

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

De gauche à droite, on reconnaît Noël SICCHI, Jacques-Antoine MARTINI, Joël CALDERONI, François PINELLI et Jean PINELLI.

 

L'évolution de ces habits a fait l'objet d'un article: "Le costume des enfants de chœur".

 

2-La bannière

En tête de la procession, était brandie une bannière avec l'image de la Vierge Marie.

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

Elle n'a plus servi depuis longtemps (elle n'est pas visible dans le reportage du 15 août 1966). Mais elle existe toujours et est en bon état, protégée par une vitre, accrochée au mur de gauche dans l'église Saint Siméon. 

photo Michel Franceschetti

photo Michel Franceschetti

 

3-Le dais et l'ostensoir:

Un autre objet était utilisé dans les processions: le dais, baldaquin mobile à quatre hampes et en soie ou en étoffe brodée, servant à protéger le prêtre portant le saint sacrement. Le saint sacrement est l'hostie consacrée qui est enfermée dans une pièce d'orfèvrerie appelée ostensoir.

Le dais, le prêtre et l'ostensoir se retrouvent dans la photo ci-dessous montrant une procession passant sur la ruelle située à gauche de la chapelle Saint Roch. 

Cette cérémonie est celle de la Fête-Dieu, appelée aussi Fête du Saint-Sacrement, Corpus Domini ou Corpus Christi, fête célébrée le jeudi qui suit la Trinité, c'est-à-dire soixante jours après Pâques.

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

Les corbeilles sont remplies de pétales qui étaient jetés pour faire un tapis de fleurs sur la stretta.

Sur cette photo, l'ostensoir est porté par Jacques Antoine MARTINI, dit prête Ghjacumu. Il est né à Poggiolo le 4 juillet 1873 et y est décédé le 14 juin 1956, après avoir été curé à Renno, Calcatoggio et Piana. Cette image de la Fête-Dieu date donc de peu avant son décès. 

 

4-Le reliquaire

Le 16 août, un grand rôle revenait au reliquaire. La paroisse de Poggiolo possède une croix contenant un petit os du corps de saint Roch. La jour de cette fête, la procession et la messe se terminaient par un baiser déposé par chaque fidèle sur le hublot permettait de voir cette relique. 

Voici presque cinquante ans que cette coutume a été abandonnée mais le reliquaire existe toujours, avec sa relique.

reliquaire de saint Roch à Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

reliquaire de saint Roch à Poggiolo (photo Michel Franceschetti)

 

5- Foulard et mantille

Au premier plan de la photo montrant le dais, une femme toute en noir ouvre le chemin. Les anciens reconnaîtront Tatanella dite aussi Tata. Sa tête est recouverte d'un foulard selon le cliché habituel utilisé pour représenter le sexe féminin en Corse.

Comparons avec la photo suivante, datant vraisemblablement du même jour.

Mise à jour: Images d'avant l'effondrement (1/2: habits et objets)

Devant la chapelle, Rosine FRANCESCHETTI (1900-1994), qui semble parler avec les enfants TRAMINI (Jean-Marc à gauche et Guy à droite), est habillée "à la continentale". Elle porte cependant sur la tête un foulard noir ou une mantille. Les femmes devaient cacher leurs cheveux dans les cérémonies religieuses par respect et dignité envers Dieu.

Cette obligation, répétée dans le Code de droit canon de 1917, se référait au Premier Épitre de Saint Paul aux Corinthiens, Chapitre 11, Versets 1 à 16 (d'après le site La femme catholique). Elle n'existe plus du tout maintenant.

 

 

Tous ces éléments sont absents désormais.

Leur disparition est-elle la cause pour laquelle "notre monde a cessé d'être chrétien"?

Guillaume CUCHET, reprenant les écrits de Serge BONNET, dominicain et sociologue, a déclaré, dans l'émission "La marche de l'histoire" du 13 février, que "la tradition catholique est le fruit d'une pastorale séculaire qui avait réussi (...) à maintenir des taux relativement élevés (...) et à créer un fait social chrétien à l'intérieur du duquel le peuple, les masses chrétiennes pouvaient vivre leur vie spirituelle qui était à la fois fragile parce que tenant au cadre et en même temps puissante et profonde". Mais le fait de considérer qu'il ne s'agissait que "d'un vulgaire produit sociologique" a créé un gros malentendu. 

 

A ceux qui se sentent concernés de réfléchir là-dessus.

------------

Merci à Jacques-Antoine Martini et Guy TRAMINI dont les commentaires ont permis de préciser le texte d'origine.

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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 18:01

Poggiolo n'est pas une grosse agglomération et ne fait pas beaucoup parler de lui mais il ne faut pas l'oublier.

Or, dans "Settimana" de vendredi 23 mars, l'article de Jacques PAOLI sur les sepolcri ne mentionne pas notre village.

Les sepolcri sont peu connus actuellement alors qu'ils ont eu un grand succès du XVI ème au Début du XXème siècle. De très nombreux villages et villes corses en avaient.

Mais de quoi s'agit-il?

Jacques PAOLI écrit:

 "comme leur nom l'indique, les "sépulcres" sont des représentations grandeur nature de scènes de la Passion du Christ. Ces peintures datant du XVIIème siècle, pour certaines, sont des illustrations qui sont exposées à la vue des fidèles devant le reposoir aménagé dans les églises, représentant la mise au tombeau de Jésus-Christ après sa mort".

Les panneaux peints sont rassemblées pour former le reposoir en forme de chambre mortuaire devant lequel on prie pendant la Semaine Sainte qui précède Pâques.

L'auteur cite quelques exemples de ces sepolcri comme Ficaghja, San Martino di Lota et Bastia.

 

Le sepolcro de Poggiolo a été oublié
Le sepolcro de Poggiolo a été oublié

Pourtant, Poggiolo aurait sa place car il y existe un sepolcro, oeuvre du peintre MAESTRACCI.

Sur ce blog, un article a présenté la descente de croix réalisée en 1939 par cet artiste et placée dans l'église  Saint Siméon (première chapelle de droite en entrant). Sa particularité est la couleur très sombre de la peau du Christ (voir l'article "Le Christ était noir").

 

Le sepolcro de Poggiolo a été oublié

 

Mais ce tableau n'est pas seul. Il est entouré par des panneaux représentant deux légionnaires romains:

- à gauche, le soldat se repose sur une lance à la pointe de laquelle sont dessinées des gouttes de sang, par référence à la lance qui a percé le flanc du Christ pour s'assurer de sa mort;

 

Le sepolcro de Poggiolo a été oublié

 

- à droite, l'autre militaire tient un bâton surmonté d'une éponge, l'éponge imbibée de vinaigre  qui fut approchée des lèvres de Jésus en croix quand il dit qu'il avait soif.

Le sepolcro de Poggiolo a été oublié

 

Profitez de la période pascale pour, si prier ne vous dit rien, aller admirer cet ensemble artistique si particulier, dans l'église qui est une des douze merveilles de Poggiolo.

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 17:43
Les couleurs des confréries

Les couleurs sont très variées sur cette photo qui montre plusieurs membres de confréries présents le 3 mars dernier à Cauro à l'occasion de l'intronisation de la Cunfraterna di a Santa Croce di u Prunelli. Mais les couleurs des vêtements ne sont choisies pour faire joli.

Elles ont une signification spirituelle. 

 

Les couleurs des confréries

 

Les confrères de la nouvelle association ont une aube blanche. Le blanc est la marque de la Foi et de l'Absolue Perfection de Dieu.

Autour de la taille, un cordon vert symbolise l'Espérance de la résurrection.

Les épaules sont recouvertes d'un camail, pèlerine courte de couleur noire, qui représente l'épreuve, la pénitence, le renoncement à la vanité de ce monde.

 

Les couleurs des confréries

 

Sur le côté, est dessinée une croix potencée rouge. Le rouge est couleur du Saint-Esprit et de l'Amour sincère. La croix potencée, emblème de l'ordre du Saint-Sépulcre créé au temps des croisades, rappelle également les cinq plaies du Christ.

 

Des renseignements plus précis se trouvent dans la brochure éditée par la Cunfraterna et qui est reproduite au bas de cet article.

 

Vous pourrez ainsi réfléchir sur le sens des couleurs choisies par la Cunfraternita di u Padre Albini présente dans les Deux Sorru.

le père BONNAFOUX et Elisabeth BERFINI, prieur de la Cunfraternita di u Padre Albini.

le père BONNAFOUX et Elisabeth BERFINI, prieur de la Cunfraternita di u Padre Albini.

 

Ne manquez pas de rencontrer les membres de

la Cunfraternita di u Padre Albini

le 29 mars.

 A l'occasion du Jeudi Saint, ils animeront

l'office des ténèbres dans l'église d'Orto à 21 heures.

Les couleurs des confréries
Les couleurs des confréries
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 18:00
Tradition et modernité des confréries

La confrérie Santa Croce di u Prunelli a été installée samedi 3 mars en l'église de Cauro. Les lecteurs de ce blog, axé sur Poggiolo et les Deux Sorru, trouveront peut-être que cette information concerne un lieu bien exotique. Mais ils pourraient quand même être intéressés.

 

TRADITION

Cette confrérie n'est pas vraiment une nouveauté car elle reprend ses activités dans la vallée du Prunelli après soixante-dix ans de sommeil.

Avant la deuxième guerre mondiale, ces associations religieuses étaient nombreuses.

A Soccia, il existait la confrérie du Saint Rosaire à laquelle MAISTRALE avait consacré un poème comique décrivant la procession du 4 octobre 1923 (voir les liens à la fin de cet article).

Les confréries étaient anciennes.

Ainsi, lors de sa visite apostolique de 1589, l'évêque MASCARDI trouva l'église San Simeone de Poggiolo "rendue inconfortable par la construction d'un solario (compartiment) où les confrères font leurs offices".

Au siècle suivant, le 4 juin 1686, De PETRIS, délégué de Mgr SPINOLA, constata qu'il y existait "deux confréries, une pour hommes (...), une pour femmes". 

 

 

membres des confréries présentes le 3 mars à Cauro

membres des confréries présentes le 3 mars à Cauro

 

MODERNITÉ

Mais ces confréries sont très modernes car elles attirent de nombreux Corses. 

En 2012, on comptait 66 confréries regroupant plus de 3000 confrères, soit 1% de la population de l'île (voir article de Corse-Matin).

Le plus remarquable dans la renaissance de la Cunfraterna di A Santa Croce di u Prunelli est que, sur ses 25 membres, elle comprend de nombreux jeunes, comme le montre une photo de l'article de "Corse-Matin" publié ci-dessous.

De plus, Cauro et les communes voisines font désormais partie de la banlieue d'Ajaccio. Les confréries ne sont pas l'apanage des petits villages perdus dans la montagne. 

Même éloignés de l'île, les Corses sont attachés à ces associations.

Ainsi, Jean DAL COLETTO, président de la Fédération des Groupements Corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône, qui représente les Corses de la diaspora au sein du tout récent CESEC (Conseil économique, social, environnemental et culturel), est un fervent confrère de la Vénérable Archiconfrérie St Joseph de Bastia. 

Les missions des confréries sont importantes dans plusieurs domaines:

présence aux cérémonies religieuses, actions caritatives, visites aux malades, soutien aux familles endeuillées....

La brochure présentant la nouvelle Cunfraterna écrit que "la Vallée du Prunelli retrouve une présence de Confrérie liturgique et caritative afin de faire renaître des actions sociales et fraternelles, à la lumière de la foi chrétienne". 

 

Autres renseignements sur les confréries:

 https://www.parolesdecorse.fr/la-resurrection-des-confreries/​​​​​​​

Liste des confréries de Corse sur le site du diocèse.

article paru dans "Corse-Matin" du 5 mars 2018. Cliquer pour l'agrandir.
article paru dans "Corse-Matin" du 5 mars 2018. Cliquer pour l'agrandir.

article paru dans "Corse-Matin" du 5 mars 2018. Cliquer pour l'agrandir.

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 18:00

A l'occasion de ses vingt ans d'existence, le bulletin "Inseme" fait appel aux bonnes volontés. Dans le numéro 350 du mois de mars, Annie ABBAMONTE écrit combien il est difficile de publier ces douze pages mensuelles d'une publication qui est indispensable pour faire un lien entre les habitants des Deux Sorru. Le texte en est reproduit ci-dessous.

Toutes les personnes qui auraient des articles à envoyer ou qui pourraient donner un peu de temps pour la rédaction et l'expédition du journal seraient les bienvenues.

S'adresser à INSEME, couvent St François, 20160 VICO 

Téléphone: 04-95-26-83-83.

 

INSEME A 20 ANS 

Quel bel âge! On dit que c'est le plus beau de notre existence! Même si cela reste à démontrer. 

Quand Inseme a été créé, sous la houlette de Jean-Pierre Bonnafoux, il y avait beaucoup de bénévoles. Puis les uns sont partis, laissant la place à d'autres. Au fil des années, chacun d'entre-nous a apporté sa touche personnelle, même s'il n'est pas toujours évident de s'investir dans l'écriture si l'on n'a pas la plume facile ou une formation adéquate. Mais «cahin-caha», en ce moment c'est plutôt « caha », nous avons réussi à atteindre ce bel âge. 

Néanmoins il faut nous rendre à l'évidence, nous ne sommes plus assez nombreux (ses). Chaque mois, il faut trouver des idées de sujet, réaliser les interviews si besoin, rédiger, demander à nos contacts de faire des compte-rendu, mettre tout çà en page pour réaliser la maquette, l'imprimer, l'acheminer vers le village qui est chargé de le plier, le récupérer, faire les étiquettes et la mise sous pli pour les envois aux abonnés, et enfin, le distribuer dans tout le canton... Une mécanique bien huilée mais qui s'enraye, comme ces derniers mois, dès lors que l'un d'entre nous est moins disponible... 

De ce fait, toute nouvelle contribution est la bienvenue. Vous pouvez aussi simplement nous envoyer un article lorsque vous avez envie ou besoin de dire ou raconter quelque chose (certains le font déjà). Vous pouvez aussi nous suggérer des idées de sujet, nos pages sont grande ouvertes. 

L'équipe actuelle essaie d'inscrire dans la durée le travail âccompli par toutes celles et ceux qui nous ont précédés. Nous avons une pensée particulière pour ceux qui nous ont quittés pour toujours : Jean-Martin Franceschetti, Claude Julien, Charles Rocca, Marcel Hertz, les pères Omi Jo Thévenet, Hubert Sarrasin et Piergiogio Piras, on ne les oublie pas. 

Longue vie à Inseme. 

Annie Abbamonte 

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7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 18:00
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Sur les douze merveilles de Poggiolo, l'article précédent en avait présenté six. Voici la suite du chemin qui pourrait être créé dans le village pour les faire découvrir.

 

 

Station 7: les restes de rigoles d'irrigation

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12
Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

A l'angle de la route et de la stretta, on peut encore voir des rigoles descendant en pente plus douce que le chemin. Malheureusement, le côté stretta a été cimenté et se devine à peine alors qu'il permettait autrefois de s'y asseoir. 

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Ce sont les vestiges de l'ancien système d'irrigation. Depuis le réservoir situé en haut du village, l'eau était distribuée pour cultiver les jardins potagers selon un calendrier et un horaire très précis. Celui dont le tour arrivait bouchait ou débouchait telle ou telle rigole pour recevoir l'eau qui était nécessaire à ses plantes.

Voir les articles:

- les rigoles des Cévennes et de Poggiolo

- Tenir le mur (première partie)

Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 6/8: le travail agricole

 

 

 

Station 8: séchoir et four d'Ernestine

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Juste au dessus des rigoles, se trouve la maison d'Ernestine avec un bâtiment rond. Il s'agit d'un ancien séchoir à châtaignes, d'où la possibilité de décrire l'importance de la culture des châtaigniers.

Par ailleurs, un four à pain a été installé devant le séchoir. Il est indispensable de parler de la douzaine de fours ayant existé au village, et dont certains sont parfois encore en activité.

Une station spécifique pour les fours peut se concevoir devant St Roch (sur la place Orazy) ou près de la place Inghju. 

four place Orazy

four place Orazy

Voir l'article Les fours de Poggiolo.

 

 

 

Station 9: maison Pinelli

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

La maison de la famille PINELLI serait la plus ancienne de Poggiolo: elle aurait été construite en 1610, d'après les recherches effectuées par Toussaint PINELLI et publiées en 1995 (un prochain article reviendra sur son travail).

Surtout, dans cette habitation, naquit et mourut l'abbé Gian Antonio PINELLI (1760-1832) qui fut surnommé "L'homme le plus cultivé de Corse". Il joua un rôle important en Corse pendant la Révolution française, devint secrétaire général du département sous Napoléon, puis conseiller général et rassembla une très grande bibliothèque.

Sa vie est raconté dans les articles:

L'homme le plus cultivé de Corse (1/3)

L'homme le plus cultivé de Corse (2/3)

L'homme le plus cultivé de Corse (3/3)

 

 

 

Station 10: croix de Tanellu

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Cette croix, placée devant la maison CHABROLLE, permet de parler du grand nombre de croix placées sur les chemins et de raconter la vie du père ALBINI. Celle-ci rappelle sa prédication de 1838. L'importance du couvent de Vico est à évoquer. 

Voir les articles:

Tout sur le Père Albini

Les croix poggiolaises (2/5: les balises)

Solution de la devinette: croix de fer...

On peut prévoir de montrer la croix du Fragnu qui marque l'entrée du village mais elle est éloignée de ce circuit et n'est pas forcément liée au Père ALBINI.

 

 

 

Station 11: les oliviers

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Plus haut, la stretta longe les oliviers de Dumé (Dominique PINELLI), beau prétexte pour décrire cette culture, qui n'existait pas avant le début du XIXème siècle dans le village et qui est possible grâce à l'exposition et à l'altitude de Poggiolo.

Voir l'article Les oliviers sont couverts

 

 

 

Station 12: église Saint Siméon 

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

Sans entrer dans l'église, plusieurs informations sont à donner:

- sa position correspond au croisement des sentiers d'autrefois qui permettaient de se rendre à Orto, Soccia et Guagno-les-Bains;

- elle fut le lieu du meurtre de 1634 (voir l'article "Du sang à Saint Siméon");

- elle était l'église piévane, son curé ayant autorité sur toute la pieve;

- elle est sur l'emplacement de l'ancienne église sous laquelle était l'arca, la fosse commune;

- elle est entourée du cimetière communal (derrière elle), d'un cimetière privé (au-dessus d'elle) et de trois caveaux familiaux (au-dessous).

On peut donc décrire l'organisation ecclésiastique ancienne et les pratiques funéraires.

Voir les articles :

A la recherche de l'arca perdue

Les caveaux poggiolais

Un cimetière privé

 

Quant à l'intérieur, le panneau pourrait énumérer les richesses de l'église:

- le tableau "la déposition du Christ" de Damaso MAESTRACCI (voir l'article Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir)

- le tabernacle en bois sculpté, de facture franciscaine, du XVIIème siècle, classé sur la liste des Monuments historiques

Les douze merveilles de Poggiolo: de 7 à 12

- les fonts baptismaux en marbre, de la même époque, classés également

- le tableau de "Vierge à l'Enfant remettant le Rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne", de la même époque. Voir l'article La seule carte postale actuelle.

 

 

Alors, existe-t-il, oui ou non, de la matière pour organiser un circuit de découverte des merveilles de Poggiolo?

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 17:59
Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

Ne soyons pas modeste. Quand on est à Poggiolo, on peut voir douze merveilles. 

 

 

Pour les découvrir, l'idéal serait d'installer un sentier de découverte comme le sentier d'interprétation de Letia, décrit dans un article précédent (le revoir en cliquant ici).

On pourrait imaginer un circuit dans le village avec, à chaque station, un panneau présentant la tradition ou le fait historique lié à cet endroit.   

Bien sûr, il est toujours facile de lancer une idée. Elle ne peut être crédible que si elle est précisée. Où seraient disposés ces panneaux? Existe-t-il à Poggiolo des lieux vraiment intéressants?

Voici donc une liste de douze propositions, liste qui peut tout à fait être critiquée mais qui est une base de départ. Autant que possible, il est fait référence à des articles déjà parus dans ce blog.

 

Comme il faut bien démarrer de quelque part, imaginons d'aller de bas en haut.

 

En marche pour les douze merveilles de Poggiolo!

 

 

Station 1: la piazza Inghjo.

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

Sur cette place, repose depuis longtemps une roue de moulin. Elle servirait de base à une présentation des moulins d'autrefois, de leur activité et de leurs emplacements. 

 

 

 

Station 2: la chapelle St Roch

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

On expliquerait la raison de son édification (le meurtre commis en 1634 dans l'église St Siméon et sa désacralisation) et on évoquerait l'importance du culte de saint Roch dans le village et dans toute la Corse.

Meurtre de 1634: voir l'article Du sang à Sorru in Sù. N°1: DU SANG À ST SIMÉON

 

 

 

Station 3: l'ancien café St Roch

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

A partir de cette porte, rien de plus facile que de donner la liste des bars qui ont existé au village et d'insister sur leur rôle dans la sociabilité villageoise.

Voir les articles : 

Anciens et nouveaux bars

La Liberté était à Poggiolo

Le café de la ruelle derrière St Roch

Après le café oublié, le café caché

Le bar des fauchés

 

 

 

Station 4: maison Ceccaldi

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

La maison de Valère est choisie car elle est au bord de la route, visible pratiquement sur toutes ses faces et en bon état. Mais elle fait partie de la même catégorie que la maison de Marione, la maison Martini ou la maison de Bernard Franceschetti, c'est-à-dire des maisons de notables construites fin XIXème siècle.

Elles ont souvent une petite place devant l'entrée, une double porte surmontée d'une imposte et deux étages dont le premier (et ici le second également) est pourvu d'un petit balcon.

Leur positionnement s'explique par la création, à cette époque-là, de la route départementale.

 

 

 

Station 5: le monument aux morts

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

Ce monument rappelle la mortalité de la guerre de 1914-1918, qui a plus particulièrement frappé notre canton par rapport à d'autres parties de la Corse.

Des éléments sur la vie et la mort de certains des trente Poggiolais tombés pendant la Grande Guerre pourraient être racontés. Voir l'article Ils étaient trente Poggiolais.

Il ne faudrait pas oublier les disparus de la seconde guerre mondiale et de la guerre d'Indochine.

D'autre part, les noms gravés sur la pierre permettent de connaître les noms de famille les plus courants de cette époque.

Enfin, la vue sur la pente de la vallée du Fiume Grosso montre des vestiges des cultures en terrasse. Il faudrait insister sur le fait que tous les terrains étaient cultivés et que les Poggiolais étaient plus cultivateurs qu'éleveurs.

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

 

 

 

Station 6: la fontaine du Lucciu

Les douze merveilles de Poggiolo: de 1 à 6

Elément indispensable à la vie du village jusqu'à l'installation de l'eau courante en 1967-1968.

Voir l'article U Lucciu est toujours là.

 

 

Alors, existe-t-il, oui ou non, de la matière pour organiser un circuit de découverte des merveilles de Poggiolo?

Et ce n'est pas fini...

 

(à suivre)

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 17:46

Une conférence à Toulon sur Mgr de Mazenod et une autre à Aix-en-Provence sur le problème corse sont prévues pour les prochains jours.

Deux conférences sur le Continent

Indiscutablement l'Islamisme est « aujourd'hui » dans une phase conquérante mais nous ne devons pas ignorer que le catholicisme a su l’être « hier ». En Provence ce fut le cas avec l’évêque de Marseille Mgr de Mazenod, canonisé en 1995.

 Eugène de Mazenod naquit à Aix-en-Provence en 1782 dans une famille aristocratique qui dut émigrer pendant la Révolution. Durement marqué par cet exil, il en garda de solides convictions royalistes et une grande piété. Devenu prêtre, il fonda en 1816 les Missionnaires de Provence, devenus ensuite les Oblats de Marie Immaculée, pour évangéliser une Provence touchée par la déchristianisation révolutionnaire, puis pour répandre la religion catholique dans les pays éloignés.

Evêque de Marseille de 1837 à sa mort en 1861, il marqua profondément ses contemporains par une attention constante envers les pauvres et le paysage de sa ville par de nombreuses constructions (cathédrale de la Major, basilique ND de la Garde). Pour lui, le christianisme devait s'afficher partout sans complexe. Michel Franceschetti, professeur d'histoire et administrateur du Comité du Vieux Marseille présentera cet exemple provençal aux « amis du Graal ».

Deux conférences sur le Continent
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Jeudi 13 août:

Grand bal animé par Sirocko.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch, suivies par un apéritif convivial.

 

Lundi 17 août:

- Messe à la mémoire de Marie-Antoinette PRINCE-DEMARTINI à 10h30 église St Siméon.

- Messe à la mémoire de Christiane TRAMINI à 18h église St Siméon.

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alban Poggiolo.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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