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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 17:46

Une conférence à Toulon sur Mgr de Mazenod et une autre à Aix-en-Provence sur le problème corse sont prévues pour les prochains jours.

Deux conférences sur le Continent

Indiscutablement l'Islamisme est « aujourd'hui » dans une phase conquérante mais nous ne devons pas ignorer que le catholicisme a su l’être « hier ». En Provence ce fut le cas avec l’évêque de Marseille Mgr de Mazenod, canonisé en 1995.

 Eugène de Mazenod naquit à Aix-en-Provence en 1782 dans une famille aristocratique qui dut émigrer pendant la Révolution. Durement marqué par cet exil, il en garda de solides convictions royalistes et une grande piété. Devenu prêtre, il fonda en 1816 les Missionnaires de Provence, devenus ensuite les Oblats de Marie Immaculée, pour évangéliser une Provence touchée par la déchristianisation révolutionnaire, puis pour répandre la religion catholique dans les pays éloignés.

Evêque de Marseille de 1837 à sa mort en 1861, il marqua profondément ses contemporains par une attention constante envers les pauvres et le paysage de sa ville par de nombreuses constructions (cathédrale de la Major, basilique ND de la Garde). Pour lui, le christianisme devait s'afficher partout sans complexe. Michel Franceschetti, professeur d'histoire et administrateur du Comité du Vieux Marseille présentera cet exemple provençal aux « amis du Graal ».

Deux conférences sur le Continent
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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 18:06

En regardant les vieilles photos, on tombe toujours sur des images de cérémonies religieuses: mariages, baptêmes ou communions. Il n'y a là rien d'étonnant car toutes les étapes de la vie étaient rythmées par la religion.

 

Ainsi, on peut être impressionné par le nombre des communiants poggiolais sur le perron de l'église St Siméon, par leur sérieux, par leur habillement... et par la longueur de leurs cierges. Bien entendu, il paraissait normal (on était avant la seconde guerre mondiale) de mettre les filles derrière.

 

(rappel: les photos et illustrations peuvent être agrandies en cliquant sur chacune d'elles)

L'effondrement religieux en France et en Corse

 

Longtemps après l'événement, il est toujours hasardeux de donner des noms sur les visages. Si l'identification proposée ci-dessous comporte des erreurs, n'hésitez pas à le signaler.

L'effondrement religieux en France et en Corse

 

Une telle photo devient de plus en plus rare.

Au milieu des années 1960, 94% des Français étaient baptisés, 80% des enfants faisaient leur communion solennelle et 25% de la population participait à l'office du dimanche. Bien sûr, au bout d'un an, la moitié des communiants arrêtait de pratiquer et, à 21 ans, 25% communiait encore, mais 80% des obsèques étaient religieuses.

A Poggiolo, chaque dimanche, la chapelle Saint Roch était pleine de femmes et d'enfants, les hommes, n'ayant pas de places, restaient sur la place pour fumer et discuter. Mais ils donnaient à la quête et certains entraient pour communier (voir l'article "Un méfait de la canicule à Poggiolo").

Maintenant, les villages ont été vidés par l'exode rural et, surtout, la société française connaît depuis un demi-siècle une transformation radicale avec le déclin de la pratique et de l'influence de la religion catholique.

Aujourd'hui, ce sont seulement 30 à 35 % de la génération qui sont baptisés, et le taux de pratique de la messe dominicale est tombé aux environs de 3 %.

Cette révolution de moins en moins invisible a été étudiée par un de nos meilleurs spécialistes d'histoire religieuse, Guillaume CUCHET, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est Créteil. Il vient de publier "Comment notre monde a cessé d'être chrétien. Anatomie d'un effondrement" (ed. Le Seuil).

 

L'effondrement religieux en France et en Corse

 

CUCHET part de l'analyse de la célèbre carte de la pratique religieuse de la France rurale du chanoine Boulard dont la première édition date de 1947 et qui fut actualisée en 1966.

Version 1966 de la carte des pascalisants (adultes communiant à Pâques).

Version 1966 de la carte des pascalisants (adultes communiant à Pâques).

 

On remarquera que cette carte montre un taux important au nord d'Ajaccio, dans notre partie de la Corse. Serait-ce à mettre en rapport avec la présence du couvent de Vico?

Au-dessus de 45% de pascalisants, en sachant qu'il y avait plus de femmes pratiquantes que d'hommes et plus d'enfants que d'adultes, le chanoine BOULARD considérait que l'on était dans une zone profondément chrétienne.

Guillaume CUCHET montre que la déchristianisation est ancienne, au moins depuis la Révolution, mais que le véritable effondrement s'est déroulé dans les années 1960 et il le met en rapport avec le concile Vatican II (1962-1965). L'universitaire Michel WINOCK résume cette idée dans le compte-rendu qu'il publie dans le numéro de février du mensuel "L'Histoire":

"Cependant, ce qui se passe dans les années 1960 est nouveau: ce n'est plus un mouvement lent de désaffection religieuse, mais une rupture brutale.
Vatican II en a été non le créateur, mais le déclencheur. On pourrait dire en termes simples que le concile a changé la face de la religion traditionnelle à laquelle les catholiques français étaient habitués. Il y eut d'abord la réforme de la liturgie, la fin de la messe en latin. Les prêtres ont jeté leur soutane aux orties. On a cessé à l'église de parler du diable et de l'enfer. Dieu s'est arrêté d'être un super-juge, inflexible, pour devenir un Dieu-Amour, miséricordieux. Le péché a perdu sa charge de peur, qui contraignait à suivre les pratiques séculaires, la confession notamment. En profondeur, l'esprit du concile visait à rendre la religion plus exigeante. Elle ne devait plus être un folklore, une habitude familiale ou régionale, un comportement de routine. Il fallait désormais, aussi bien pour le baptême que pour le mariage religieux, que les fidèles élèvent leur foi à la hauteur des sacrements. On ne devait plus aller à la messe par accoutumance, mais y participer pleinement."


La religion sembla être devenue trop intellectuellement exigeante pour la moyenne des Français qui avaient besoin de manifestations concrètes, de processions, de musique et d'images. Or, le concile adopta en décembre 1963 le changement de la liturgie (messe en langue nationale et non plus en latin, prêtre face aux fidèles pendant la messe...) qui s'appliqua dès janvier 1964. La fin de l'obligation du manger maigre du vendredi s'opéra en janvier 1967. Le texte du concile sur la liberté religieuse ("Dignitatis humanae", 7 décembre 1965) déboussola les convictions de nombreux chrétiens.

Michel WINOCK ajoute à propos de ce livre qu'il qualifie de "passionnant":

"A ces causes proprement religieuses, Guillaume Cuchet ne manque pas d'ajouter les bouleversements de la société. C'est dans la décennie 1960 que l'on commence à parler de la société de consommation. Une « civilisation des loisirs » est alors en train de se mettre en place, avec les week-ends, l'automobile, les vacances, tandis que la télévision devient la fée du logis. Une nouvelle génération, celle des baby-boomers, arrivés à l'âge adulte, est la première à décrocher massivement de la religion."

Si l'on comprend bien, l'effondrement religieux (ou plus exactement catholique) est le fait d'une génération qui a porté dans sa jeunesse les robes d'enfants de chœur mais qui s'est détachée de l'Eglise en devenant adolescente ou adulte.

Finalement, les responsables de toutes les difficultés supportées par la France depuis plusieurs dizaines d'années sont toujours les mêmes.

Dessin de Denis Pessin paru dans "Le Monde"

Dessin de Denis Pessin paru dans "Le Monde"

Il est conseillé d'écouter l'émission de France Inter "La marche de l'histoire" du 13 février dans laquelle Guillaume CUCHET discute de ces questions avec Jean LEBRUN.

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 18:55
Un important baptême à Sagone

A Sagone, dimanche 28 janvier n'a pas été seulement la fête de San'Appianu mais aussi un jour de baptême. Une cloche a été baptisée, la nouvelle cloche du clocher de l'église de Sagone, pour remplacer celle qui n'avait pas supporté des manipulations pendant les travaux de restauration et qui s'était écrasée. Non seulement il a une nouvelle cloche mais le beffroi de Sagone a bénéficié de grands travaux.

Les détails de l'histoire de l'église de Sagone et de sa restauration se trouvent dans l'article de Pascale CHAUVEAU ("Corse-Matin", 30 janvier 2018) reproduit ci-dessous et dans le texte publié sur ce blog en avril 2016.

Un important baptême à Sagone
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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 17:45

L'histoire de Poggiolo et de Guagno-les-Bains est bien plus riche que ce que l'on croit souvent. Ce blog l'a prouvé par de nombreux articles. Près de 200 dates ont été recensées.

Cette année 2018 est remarquable car, chacun le sait, elle correspond au cent-dixième anniversaire de la fontaine du Lucciu. Mais, en faisant la liste des années se terminant par le chiffre 8 et pendant lesquelles sont eu lieu des événements concernant notre village, on arrive à un total de 33  dates!

En voici la liste. Certains faits se sont déroulés à Poggiolo ou Guagno-les-Bains, d'autres concernent l'ensemble des Deux Sorru et ont donc eu des conséquences sur la commune.

Chaque date est suivie d'un bref résumé et d'un lien vers un article donnant plus de renseignements.

Désormais, vous saurez quels anniversaires seront à fêter cette année!

 

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

1488: Rinuccio de Leca fait construire la place forte de la Zurlina, près de Murzo, et se joint à la révolte de son cousin Giovan Paolo contre les Génois.     
Le feuilleton de l'été - Z comme Zurlina
Le feuilleton de l'été - Les guerres des seigneurs - 3/3: la fin de la Cinarca
L’année suivante, Ambroggio da Negri dirige la répression et détruit et incendie les villages de Sorru in su, de Sevi in dentru et de l'ensemble du Vicolais. Il chasse les habitants de l'ensemble de ces régions pour plusieurs années. 

Poggiolo, les années zéro (1489)
 

1608: le registre des tailles mentionne un «Francesco di Rosignolo» à Poggiolo.
Les rossignols poggiolais

 

1698: visite de Mgr Giovanni Battista COSTA, évêque de Sagone, qui décrit l’église de St Siméon et mentionne l’existence dans le pavement de trois ouvertures d’arca (fosse commune): une pour les hommes, une pour les femmes et une pour les enfants.
A la recherche de l'arca perdue

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

25 juin 1728: visite de Mgr GIUSTINIANI, évêque de Sagone, qui recommande des travaux d’amélioration de l’ermitage de St Antoine et des bassins de la source thermale. Il ordonne au moine de «porter un habit propre aux ermites, se laisser pousser la barbe et se couper les cheveux».
La chapelle de Guagno-les-Bains

 

18 août 1808: Napoléon Ier nomme Louis DEFRANCHI médecin inspecteur des eaux minérales aux Bains de Guagno.

1808, la date connue de tous



De 1808 à 1810: construction de la partie de la Goccia abritant le bassin circulaire.
Heurs et malheurs de la Goccia. 2/3: un bâtiment bien conçu



11 mars 1818: l’abbé Jean Antoine PINELLI, surnommé «l’homme le plus cultivé de Corse», est nommé conseiller général du canton de Soccia par le roi Louis XVIII.
L'homme le plus cultivé de Corse (3/3)

 

28 novembre 1818: rapport du docteur DEFRANCHI décrivant pour la première fois de façon précise le fonctionnement des Bains.

Le médecin a bien travaillé pour Guagno-les-Bains.


24 mars 1838: naissance à Ajaccio de Simon UCCIANI qui devint avocat et fut, en 1877, et jusqu’en 1884, le premier conseiller général républicain du canton de Soccia. 
Péripéties municipales: on ne peut pas se fier au petit personnel (2/2)

 

1836-1838:  prédication du Père Albini à partir du couvent de Vico.
Tout sur le Père Albini

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

20 décembre 1838: plan général de Guagno-les-Bains dressé par l’architecte COTIN, première carte montrant l’établissement thermal et les maisons du hameau.
Depuis quand existe-t-il des maisons à Guagno-les-Bains? 2/2: naissance d'un village.

 

1848: naissance de Jean-Baptiste PINELLI (21 août) et de Jean-Baptiste FRANCESCHETTI (8 décembre).
Tous deux participèrent à la guerre de 1870, reçurent la Légion d’honneur et décédèrent pendant la première guerre mondiale.
1870, la guerre oubliée

 

5 octobre 1848-8 décembre 1848: Anto Francescu MARTINI maire de Poggiolo, le mandat le plus court de l’histoire de la commune: deux mois.
Péripéties municipales: tous les maires de Poggiolo

 

1858: élection du géomètre Etienne LECA comme conseiller général du canton de Soccia contre l’avocat CASANELLI, neveu de l’évêque d’Ajaccio, malgré la mobilisation des prêtres du canton et du séminaire dans la campagne électorale. LECA resta élu du canton jusqu’en 1872.

"Battue de prêtres" dans le canton de Soccia

 

13 janvier 1878: élections municipales perturbées par des bonapartistes de Guagno-les-Bains. Le maire, Martin DEMARTINI, emporte l’urne chez lui.
Péripéties municipales: une urne très convoitée

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

3 février 1878: naissance de Ghjuvan Martinu PINELLI. Surnommé Martinchjinu, il fut cordonnier, cafetier, négociant, mais surtout un très célèbre violoneux qui anima de nombreuses fêtes jusqu’à sa mort le 2 janvier 1951.
Cumandante et Martinchjinu


1888: l’avocat Jean-François GALLINI, d'origine vicolaise, quitte la Corse pour s’installer à Sousse en Tunisie. L’importance qu’il acquit dans ce protectorat lui permit d’y faire obtenir de nombreux emplois aux originaires des Deux-Sorru.
Les Poggiolais ont de l'initiative (n°3: l'empire sahélien des Sorrinesi)
                                                                                      

11 juillet 1888: un rapport demandé par le préfet conclut que la voie ferrée Ajaccio-Vico réclamée par le conseil général se heurte à de trop grandes difficultés techniques pour être réalisée.
Le train-fantôme

 

1888: naissance à Occhiatana de Damaso MAESTRACCI, auteur du tableau montrant la descente de croix avec un Christ noir, exposée à Saint Siméon. 
Solution à la devinette du mois: pour les Poggiolais, le Christ était noir

 

1898: mise en service de la fontaine du Lucciu.
U Lucciu est toujours là

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

14 octobre 1908: mort de Jean PAPADACCI, premier Grec de Cargese à s'être installé à Poggiolo en 1867.

Les Grecs de Poggiolo

 

13 décembre 1918: un mois après l'armistice, décès de Dominique Xavier DESANTI, de maladie contractée en service, dans l'ambulance alpine n°5 à Zajeca en Serbie. Il est enterré au cimetière militaire français de Skopje en Macédoine. Il est la dernière victime poggiolaise de la première guerre mondiale.

Ils étaient trente Poggiolais

 

mars 1938: Jean Hyacinthe DESANTI nommé gouverneur du Soudan français (Mali actuel).
Un Poggiolais au Mali

 

1948: Poggiolo est le dernier village du canton à recevoir l’électricité.
Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 5/8: les équipements publics


1958: nomination de Judith OTTAVI comme institutrice de Guagno-les-Bains. L’école des Bains et celle de Poggiolo fermèrent en 1965. 
Le savoir est-il socciais?


1968: installation de l’eau courante à Poggiolo.
Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 6/8: le travail agricole
Les rigoles des Cévennes et de Poggiolo

 

1968: le père ALBINI est déclaré «vénérable» par l’Eglise catholique.
Le pèlerinage au tombeau du Père ALBINI

 

mai 1968: mort de Martin PAOLI, maire de Poggiolo depuis 1959 et conseiller général depuis 1945. Son fils Bernard lui succède à la mairie et Jean GAFFORY, maire de Guagno, au conseil général.
1968: le canton passe à Guagno

 

11 septembre 1968: la Caravelle Ajaccio-Nice explose en vol faisant 95 morts dont 2 Poggiolais: Antoine et Jean-François CECCALDI.
L'affaire de la Caravelle définitivement close?
Caravelle Ajaccio-Nice: un anniversaire toujours douloureux

 

Les années en 8 de l'histoire poggiolaise

 

1998: le ministère de la Santé retire son agrément à l’établissement thermal de Guagno-les-Bains. 
Guagno-les-Bains: l'avenir d'un "patrimoine ancestral»

 

1998: ouverture de l’auberge des Deux-Sorru, au-dessus de Guagno-les-Bains.
Le moment des réouvertures: l'auberge des Deux Sorru

 

7 février 2008: décès de Jean-Pierre FRANCESCHETTI.
Jean-Pierre: il y a cinq ans

 

février 2008: le jour de la fête de Saint Siméon, mise en place de la croix de Tanellu, en souvenir de la prédication du Père ALBINI.
Solution de la devinette: croix de fer…

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11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 17:47

Guagno-les-Bains n'oublie pas son patron Saint Antoine abbé (dit aussi saint Antoine au cochon).

Une messe en son honneur aura lieu

 

samedi 13 janvier à 15 heures. 

Le patron de Guagno-les-Bains
 
Quelques renseignements sur saint Antoine extraits du blog Libres regards:
 
"Sant'Antone
Di mezzu ghjennaghju
Stacca l'agnellu
E face u casgiu"
(Saint Antoine
de la mi-janvier
Sépare l'agneau
Et fait le fromage)
 
Dans sa "CORSICA SACRA", volume 1, pages 102 et suivantes, Geneviève Moracchini Mazel a écrit au sujet de saint Antoine: "en Corse, une bonne trentaine de sanctuaires lui furent dédiés durant le Moyen Age. C'est en tous cas l'un des saints les plus vénérés dans nos villages ...".
Si Saint Antoine est si populaire en Corse, c'est en particulier parce qu'il fait partie de ces saints "antipesteux" dont l'intercession était si nécessaire et efficace lors des grandes épidémies terrorisantes de la peste. 
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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 17:52
Venez fêter la nouvelle année au couvent
 

La communauté des Oblats et l'association des Amis du Couvent  St François de Vico vous invitent à venir fêter la nouvelle année en dégustant la traditionnelle galette des rois au Couvent samedi 6 janvier à 16 h 30.

 

Inscription au secrétariat du couvent au 04-95-26-83-83 uniquement le matin.

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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 08:00

Bon Noël dans la Paix, la Joie, l'Amour et l'Espérance !

Crèche de Noël réalisée en 2002 en l'église Saint Siméon de Poggiolo par François MICHELANGELI (photo Jean-Martin FRANCESCHETTI)

Crèche de Noël réalisée en 2002 en l'église Saint Siméon de Poggiolo par François MICHELANGELI (photo Jean-Martin FRANCESCHETTI)

Votre blog préféré s'offre une trêve de Noël et reprendra ses activités le 1er janvier.

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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 18:10

Les personnes qui sont à Ajaccio au moment de Noël sont privilégiées car elle peuvent admirer la crèche installée par les agents municipaux dans le hall de la mairie.

D'une très grande qualité artistique, cette crèche met en scène la société corse. Comme l'écrit Isabelle LUCCIONI dans "Corse-Matin" de mardi 19 décembre:

"On y découvre des bergers et des citadins, un torrent de montagne qui arrive à la plaine, des maisons traditionnelles, perchées sur des collines. Mais aussi un port de pêche aux eaux turquoise où sont "amarrées " des reproductions de pointus...

La figuration de la Nativité est présente, au milieu de scènes de la vie quotidienne qui renvoient à une forme de nostalgie. Celle d'une cité qui n'était encore que le point de convergence des campagnes alentour, où la vie s'écoulait sur un rythme bien plus lent."

 

La vidéo proposée à la fin de notre article donne un bel aperçu de la crèche ajaccienne.

 

photo site officiel mairie d'Ajaccio

photo site officiel mairie d'Ajaccio

 

Cette crèche a une autre particularité: elle est une des rares de France à se trouver dans un local municipal. Alors que des polémiques ont lieu dans certaines communes, Ajaccio n'en a pas connues, même pendant la municipalité de gauche qui a précédé l'actuelle. Depuis plus de trente ans, cette crèche existe et s'améliore (cette année, pour la première fois, certains santons sont animés). 

première page de l'édition de "Corse-Matin" de mardi 19 décembre

première page de l'édition de "Corse-Matin" de mardi 19 décembre

 

Le maire, Laurent MARCANGELI, s'était farouchement opposé, en 2015, au laïciste Michel BAROIN, qui, au nom de l'association des maires de France, avait demandé le bannissement de tout symbole religieux des bâtiments publics. Il avait alors déclaré:

"Si nous confondons laïcisme et laïcité, nous tendrons vers une sorte de neutralité qui cèdera une place privilégiée aux extrémismes religieux et de tous bords, plutôt que de favoriser le vivre-ensemble dans le respect des traditions individuelles. Cela reviendrait à renier les fondements de notre république et de notre histoire et je ne peux m’y résoudre." 

 

photos site officiel mairie d'Ajaccio
photos site officiel mairie d'Ajaccio

photos site officiel mairie d'Ajaccio

 

Laurent MARCANGELI y revient dans "Corse-Matin" en déclarant qu'il est pour une "laïcité raisonnable et raisonnée."

"Les pouvoirs publics doivent être présents et porter un regard intelligent sur le fait religieux. Par exemple, l'hôpital d'Ajaccio s'appelle Notre Dame de la Miséricorde, dans le hall d'entrée, il y a une statue de la Madonnuccia. Tout le monde passe devant. On y croit ou pas, chacun est libre. Mais je suis certain que les Ajacciens seraient mécontents si on nous obligeait à l'enlever".

 

La journaliste donne d'autres exemples:

La crèche "fait partie du patrimoine de la ville, comme la fête de la Madonnucia le 18 mars où se pressent les élus de tous les bords. Ou celle du 15 août qui célèbre à la fois l'Assomption et la naissance de Napoléon Ier. Une dimension culturelle bien plus que cultuelle dans une ville où le profane et le sacré s'entremêlent sans cesse."

Et de conclure:

"Est-ce totalement étonnant dans une île où on traduit "un cristianu" par "un être humain"?"

 

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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 18:01

La question de la laïcité revient de plus en plus souvent au premier plan de l'actualité, qu'il s'agisse de l'hésitation du président de la République à saisir le goupillon pour bénir le cercueil de Johnny Hallyday ou de diverses décisions judiciaires sur la présence ou non d'une crèche ou d'une croix dans des lieux publics. 

L'application de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat (voir "La laïcité en action dans les Deux Sorru") n'est pas toujours conçue de la même façon. 

 

Avant cette date, de telles questions ne se posaient pas. Certains documents en conservent de curieuses traces, comme ce fut le cas à Poggiolo en 1885.

Le registre d'état-civil de cette année-là a noté la découverte d'un enfant abandonné. 

 

Tous les documents qui suivent peuvent être agrandis en cliquant sur leur image.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes
Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Le 15 mars 1885, DESANTI Jules Martin Marie, qui fut maire de Poggiolo de 1880 à 1888, a vu arriver à "la maison commune" Joseph COLONNA, habitant Guagno-les-Bains, pour lui présenter un bébé de sexe masculin. Il déclara "l'avoir trouvé à la porte de sa maison dans la nuit du treize au quatorze mars. Le père et la mère sont inconnus".

Nous avons là un exemple typique d'abandon d'enfant, dont la littérature a souvent donné des exemples jusqu'au début du XXème siècle.

Mais, ici, il s'agissait d'un être en chair et en os.

Que fit alors le maire? 

Une inscription à l'état-civil?

Oui, mais tout d'abord un baptême !

 

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Jules DESANTI écrit en toutes lettres sur le registre officiel: "nous lavons fait Baptisé".

L'apostrophe manquant à "lavons" a été rajoutée au dessous du mot. Quant à "Baptisé", il aurait fallu écrire "baptiser". Mais ce sont des détails. 

Pour un chrétien, le salut de l'âme est primordial. Et, surtout à cette époque, il fallait baptiser rapidement pour faire partie de l'Eglise et effacer le péché originel. Or, les chances de vie terrestre étaient faibles pour un nouveau-né abandonné dans la nuit.

Le maire a rapidement organisé la cérémonie. On peut supposer qu'il a fait quérir le curé, à moins qu'il n'ait emporté le nourrisson au presbytère. Nous ignorons si le baptême a eu lieu sur les fonts baptismaux de l'église  Saint Siméon.

Fonts baptismaux de St Siméon.

Fonts baptismaux de St Siméon.

 

De même, nous ignorons l'identité du parrain et de la marraine. Il est vrai que, dans les cas d'extrême urgence, on peut se passer de ces deux personnes. Or, l'enfant pouvait passer à tout instant de vie à trépas. Il faudrait pouvoir consulter les registres paroissiaux pour avoir des renseignements plus précis.

Il fallait aussi donner une identité à cet enfant trouvé. Le maire écrit donc: "nous lui avons donné les prénoms de Desanti saint antoine Bains de Guagno" (nous avons respecté les majuscules et les minuscules employées dans le registre).

Le premier prénom, qui devint son nom officiel, est tout simplement celui du maire. Le reste de sa nouvelle identité faisait référence au saint protecteur du village où il avait été trouvé.

 

Jules DESANTI n'en était pas à sa première déclaration d'enfant trouvé. Six mois auparavant, le 7 octobre 1884, GROS Pierre, habitant lui aussi à Guagno-les Bains, lui avait présenté un enfant de sexe masculin qu'il avait trouvé devant sa maison à cinq heures du matin. Le maire lui avait donné "le nom de BOURGAMANO et les prénoms de françois bains de Guagno". Il avait alors bien fait la distinction entre nom et prénoms. Le choix de BOURGAMANO reste obscur. Mais, grosse différence, il n'est pas fait mention de baptême en 1884.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes
Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Pourquoi l'acte religieux a-t-il été noté en 1885? Même si la séparation de l'Eglise et de l'Etat n'intervint que vingt ans plus tard, l'état-civil était laïc depuis la Révolution.

Est-ce une erreur du maire qui avait peut-être fait procéder au baptême pour BOURGOMANO mais qui fut certainement pris par l'émotion pour l'enfant suivant?

Ces deux actes posent une infinité de questions.

 

Si BORGOMANO n'apparaît plus dans aucun acte officiel, même dans les décès, il existe quelques renseignements sur ce que devint DESANTI Saint Antoine.

La partie finale de ses prénoms "Bains de Guagno" ne semble plus usitée. Le registre des matricules militaires le mentionne comme "né à Guagno", au lieu de Guagno-les Bains, avec la profession de "cultivateur". La partie consacrée à la filiation porte la mention "enfant assisté". Ses véritables parents n'ont jamais été identifiés et il fut confié à l'Assistance publique. Dans quelle village et dans quelle famille?

Le registre signale qu'il fut condamné en 1903 par le tribunal d'Ajaccio "pour violences et voies de fait à 10 mois de prison". Mais il fut amnistié et il   incorpora l'armée le 7 octobre 1906.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes

Bénéficiant d'une permission, il se rendit à Guagno (le village, pas les Bains). Peut-être est-ce là qu'il avait été élevé?

Mais le 30 décembre 1906, deux cantonniers guagnais vinrent déclarer à la mairie le décès de Saint Antoine la veille 29 décembre.

L'enfant baptisé grâce au maire de Poggiolo avait rendu son âme à Dieu.

Le maire de Poggiolo a le souci des âmes
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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 18:00

La devinette du mois demandait où l'on peut trouver sept espèces végétales (aulne glutineux, châtaignier, chêne blanc, chêne vert, ciste, frêne orne et olivier).

En fait, ces éléments forment une grande partie de la végétation du canton et on peut les voir à peu près partout. Mais un endroit a été aménagé pour bien mettre en valeur notre nature.

C'est:

sur le sentier d'interprétation de LETIA

 

Le sentier d'interprétation de Letia avait été présenté dans un article publié le 14 octobre dernier (S'instruire sur la Corse en marchant).

Ce circuit, dénommé "Dà u castagnu à l'alivu", a été aménagé afin de "permettre la découverte des richesses naturelles et culturelles d'une région méconnue". Quinze lutrins placés par le Parc Naturel Régional de Corse entre les hameaux de San Roccu et de San Martinu expliquent flore, paysages, pratiques agricoles et vie au village de Letia mais les renseignements sont tout à fait transposables à tous les villages du canton.

 

Toutes ces photos peuvent être agrandies par un simple clic.

Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)

Quatre panneaux avaient été montrés dans l'article précédent. Grâce à Joël CALDERONI, qui est revenu sur les lieux le 23 octobre, nous pouvons publier la quasi-totalité de ce circuit (il manque seulement l'étape numéro 3). Les renseignements en sont plus fiables que ce qui peut être lu sur les panneaux posés à Soccia par le département (voir l'article "Une énorme erreur à Soccia").

L'itinéraire débute à Letia San Roccu et suit l'ordre des numéros tels qu'ils sont indiqués sur le panneau d'introduction, lequel est accompagné d'un texte présentant la situation du village et sa première apparition dans l'histoire de la Corse, au XIIIème siècle.

 

Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)
Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)

 

Le plan du cheminement est imprimé sur le dépliant disponible, entre autres, à l'office de tourisme de Sagone et à la Casa di u mele de Murzo.

Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)

Panneau numéro 1: l'Acqua

Au passage d'un pont, rappel des efforts séculaires entrepris pour domestiquer l'eau.

Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)

Panneau numéro 2: San Roccu

description du village, de son plan, de la forme des maisons et des matériaux utilisés.

Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)

Panneau numéro 3: u Grataghju

Photo absente. Le panneau est consacré au séchoir à châtaignes.

 

Panneau numéro 4: u Castagnu

L'importance de "l'arbre à pain" qu'était le châtaignier.

Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)

Panneau numéro 5: u Quarciu (le chêne blanc)

Un arbre qui avait de multiples utilisations.

Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)

Panneau numéro 6: e Croce

Les croix sont le symbole de la présence d'une communauté chrétienne, protègent les voyageurs, sont des lieux de pèlerinage et des points de repère. Un village corse ne peut se concevoir sans croix.

Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)
Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)
Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)
Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)

Panneau numéro 7: i Muchji

Le ciste, arbrisseau abondant dans le maquis.

Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)

Panneau numéro 8: u Frassu

le frêne orne, autrefois utilisé pour fabriquer des outils.

Solution de la devinette du mois: les panneaux de Letia (première partie)

 

 

(à suivre)

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  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Dates à retenir:

 

Messe de Pâques:

Dimanche 5 avril à Soccia à 10h30.

Vacances de Pâques:

du samedi 11 avril au lundi 27 avril.

Samedi 18 avril:

Carnaval de Sorru in sù.

Vacances d'été:

à partir du samedi 4 juillet.

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L'album de photos des Poggiolais:

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