Les noms de lieux ne sont jamais donnés au hasard. On a tellement l'habitude de les utiliser que l'on ne songe même pas à se demander ce qu'ils signifient. Or, ils ont toujours un sens. Ils sont "des indicateurs importants pour des périodes historiques où les données sont lacunaires", comme l'a dit Francescu Maria LUNESCHI, président du CESIT Corsica, à "Nice-Matin" le 21 août 2017 (interview reproduite dans un prochain article).
Chaque semaine, dans "Settimana", le professeur Jean CHIORBOLI publie sa chronique "I vostri lochi" pour expliquer les origines des villages et lieux-dits corses.
Le 13 décembre 2019, son billet était intitulé "Guagno, Bagnu, des localités balnéaires".
Il révélait qu'il existe en Corse une centaine de lieux dont le nom désigne des activités thermales. Bien évidemment, il citait Guagno les Bains comme toponyme provenant du latin balneum qui signifie bain.
Dans BALNEUM, le NE peut donner GN et aboutir à BAGNU. Mais, plus curieux, le B du début peut se transformer en GW et donner GUA comme dans GUAGNO.
Le village montagnard de Guagno serait ainsi le village des Bains et les Guagnais seraient des Baigneurs!
Et Guagno-les-Bains signifierait "Bains-les-Bains"!
Il ne faudrait pas ébruiter cette révélation car les Guagnais trouveraient un argument supplémentaire pour réclamer à leur profit la station thermale qui est poggiolaise depuis plus d'un siècle et demi.
Plus curieux est la présence dans cet article du lieu de "Bains Des Yeux" se trouvant à Poggiolo. Il semblerait que cette rue soit mentionnée dans le Fichier FANTOIR, fichier officiel qui répertorie pour chaque commune le nom des voies et lieux-dits.
En réalité, il s'agit de la traduction française du nom de la source se trouvant au-dessus de Guagno-les-Bains. Suivant les époques et les auteurs, elle s’est appelée «source de St Antoine», «petite source», «degli Occhi» ou «Occhiu» ou encore "Occhju", ces deux dernières dénominations étant les plus souvent utilisées. (voir l'article Heurs et malheurs de la Goccia. 1/3: où est la Goccia ?)
Depuis soixante-dix ans, Poggiolo a connu seize événements importants dans les années se terminant par 0 ou par 5. Ils valent peut-être la peine de s'en souvenir.
Il y a 70 ans,
-le 4 mai 1950:mort du lieutenant Pierre Marie Nivaggioli, né en 1923 à Sousse en Tunisie, dans les combats de My Tho (delta du Mékong). Seul Poggiolais victime de la guerre d'Indochine.
- le 11 décembre:décès à Ajaccio de Dumenicu Antoniu Versini, plus connu sous le nom de Maistrale. Surnommé "le barde corse", il fut un écrivain, poète et journaliste jouissant d'un immense prestige. Originaire de Marignana, il était marié à la Poggiolaise Marie-Thérèse Lovichi.
-en 1985: création de l'Association pour la restauration de l'église St Siméon de Poggiolo, présidée par Raymond Martini. En deux ans, elle va réussir à rassembler les fonds nécessaires aux travaux d'urgence.
Une nouvelle fois, le Conseil d'Etat invalide en partie l'élection municipale de Poggiolo. Après que tous les recours aient été épuisés, Angèle Pinelli devient maire de Poggiolo le 26 janvier 1993.
Le record de durée à la mairie de Poggiolo est détenu par Jean-François Ceccaldi avec 38 ans (1919-1914 et 1943-1959).
le 22 février 2015: installation de la nouvelle croix du Fragnu, à la place de celle, placée en 1983, qui était tombée le 26 décembre 2014. Elle est bénie le 16 août 2015.
Chaque nouvelle année est l'occasion d'anniversaires mais les plus importants sont ceux qui forment des chiffres ronds. Ainsi, plusieurs membres de familles poggiolaises viennent d'avoir ou vont ...
Suite des événements concernant Poggiolo et dont la date se termine par 0 ou par 5. Il y a 200 ans: - en 1820 ou 1821 , Giovan-Antonio Pinelli devient curé de Soccia (avec sous son autorité les...
- en 1820 ou 1821, Giovan-Antonio Pinelli devient curé de Soccia (avec sous son autorité les prêtres desservants de Guagno, Orto et Poggiolo) et garde jusqu'à sa mort en 1832 une forte influence sur le monde politique et intellectuel corse. Il avait constitué la plus riche bibliothèque de la Corse.
- le 14 février 1820: Théodore Poli, de Guagno, tue le gendarme Petit et prend le maquis. Il commet de nombreux larcins et assassinats, surtout dans les Deux Sorru, jusqu’à sa mort en février 1827.
délimitation de la forêt domaniale de Libio-Tritorre (orthographe de l'époque) entre Poggiolo et Rosazia, provoquant de nombreuses contestations jusqu'en 1887.
le conseil général, en butte à l'hostilité des Guagnais, demande le rattachement de Guagno-les-Bains à Poggiolo, ce qui sera accordé par Louis-Napoléon Bonaparte en 1852.
des habitants de Rosazia incendient des cabanes de bergers poggiolais à Libbiu. Les gendarmes interviennent le lendemain pour empêcher une bagarre générale.
- Septembre 1870: Poggiolo, dont le maire est Pierre Martini, fait partie des 19 municipalités corses qui proclament leur adhésion à la République proclamée à Paris le 4 septembre.
après l’institution d’un adjoint spécial à Guagno-les-Bains au sein du conseil municipal, la station thermale a désormais ses propres registres d'état-civil.
A Ajaccio, François Pinelli, né en 1889, est le dernier Poggiolais déclaré décédé « des suites de la guerre ». Comme son père Baptiste, il fait partie des 30 inscrits sur le monument aux morts.
le conseil municipal vote une gratification de 150 francs pour l'instituteur Bernard PAOLI en récompense de son "zèle et dévouement" envers les élèves et pour les succès obtenus au certificat d'études.
incidents lors de l'élection municipale. L'urne est projetée hors du bureau de vote. Elle est transportée par les gendarmes à Ajaccio, puis à Nice, pour procéder au dépouillement. Les résultats, proclamés le 9 avril à Nice, sont annulés par le Conseil d'Etat le 13 février 1931.
- 21 mars 1940:Noël Pinelli nommé sous-secrétaire d'Etat à la Marine marchande dans le ministère présidé par Paul Reynaud. Il est le seul Poggiolais à avoir été élu député (à Paris en 1936) et à avoir fait partie d'un gouvernement. Il le reste jusqu'au 10 mai 1940.
- 12 juin 1940: à Nogent l'Arthaud (Aisne), mort au combat de Pierre Canale, premier des six morts poggiolais de la seconde guerre mondiale. Né à Guagno-les-Bains en 1917, il était sergent-chef dans la 5ème compagnie du 144ème RIA.
- 27 juillet 1940: l’armistice avec l’Allemagne ayant été signé à Rethondes le 22 juin, fermeture de l’entrepôt municipal créé le 24 septembre 1939, à la suite de la déclaration de guerre, par le conseil municipal pour assurer le ravitaillement du village. Il avait été placé dans le magasin de la maison Martini.
- 28 janvier 1945: François Mathieu ORAZI, soldat à la 10e compagnie de tirailleurs algériens, meurt à Cité Amélie (Haut-Rhin) des suites de ses blessures.
- 23 avril 1945: mort au combat en Allemagne de Paul Vinciguerra, dernier des six morts poggiolais de la seconde guerre mondiale. Né à Poggiolo en 1924, il était soldat dans le 1er régiment de spahis algériens de reconnaissance.
- 23 septembre 1945:Martin Paoli est élu conseiller général du canton de Soccia sous l'étiquette du parti socialiste SFIO. Il le reste jusqu'à sa mort en mai 1968.
Chaque nouvelle année est l'occasion d'anniversaires mais les plus importants sont ceux qui forment des chiffres ronds. Ainsi, plusieurs membres de familles poggiolaises viennent d'avoir ou vont avoir 70 ans.
Dans l'histoire d'un village, il existe toujours des événements à rappeler pour bien connaître la communauté dont on est issu, et qui peuvent être prétexte à des commémorations ou à des fêtes. Alors que certains peuvent croire qu'il ne s'est jamais rien passé à Poggiolo, la chronologie poggiolaise comporte plus de 200 dates.
Nous vous présentons les événements concernant Poggiolo et qui se sont déroulés dans des années dont le dernier chiffre est 0, comme 2020. Ont été ajoutées les années se terminant par 5 car l'anniversaire est facile à calculer (55 ans, 135 ans,...).
Chaque événement cité est accompagné du lien pour l'article du blog qui lui était consacré.
Des erreurs ou des omissions sont toujours possibles. Nos lecteurs ne doivent pas hésiter à les signaler.
Il y a 490 ans, vers 1530:
dans sa « Description de la Corse », Mgr Giustiniani parle du village de Podiolo, de celui des Soprane et des Bains de Guagno.
Antonio DANTI peint la carte de la Corse dans la Salle des Cartes du Vatican. On y distingue "P. de Sorno in sù" (pieve de Sorru in sù) et "Bagni di Vico". Serait-ce la plus ancienne représentation de Guagno-les-Bains?
- les registres de catholicité de Poggiolo précisent désormais si l'inhumation a lieu dans l'arca (tombe commune dans le sol de l’église Saint Siméon) ou en tombe individuelle.
- en application de la loi du 11 novembre 1789 créant les communes, le terrain de l'ermitage de Saint Antoine (sur lequel se trouve la source thermale) revient à la commune de Guagno.
- le Poggiolais Giovan-Antonio Pinelli, devenu avocat de la Curie et avocat au barreau de Bastia, est élu par le district de Vico à l'assemblée du département. En 1794, avec la création du royaume anglo-corse (armoiries ci-dessous), il se retire de la vie publique jusqu’en 1810.
- le 28 février, au termed'un long débat,Francesco FRANCESCHETTI et Filippo LECA sont reconnus comme représentants légalement élus de Sorru in sù au Parlement anglo-corse.
- en mai: reconstruction de la chapelle Ste Lucie d'Azzana. Le maître-autel est formé par une ancienne pierre d'autel de l'église St Siméon de Poggiolo.
- le 30 septembre: baptême de Carlo Francesco Pasquale PINELLI. Son parrain est Pasquale PAOLI, u "Babbu di a patria", représenté par Giovan-Antonio PINELLI. En 1822, il devient le plus jeune des maires de Poggiolo.
- Giovan-Antonio Pinelli devient secrétaire général de la préfecture jusqu'en 1816. Invité au mariage de Napoléon avec Marie-Louise, il ne peut quitter la Corse à cause de l'opposition du général Morand.
Elle a été contée dans le quotidien "Le Petit Marseillais" du 1er juin 1923 par un nommé CIPRIANI dont le prénom n'est pas donné dans l'article.
Dans le cadre d'une série sur "les centres d'excursion corses", ce texte décrit "l'état lamentable" de l'établissement thermal. Mais l'essentiel est d'expliquer pourquoi Guagno-Village "possède des biens communaux d'une étendue de plus de 200 hectares sur le territoire de la commune" de Poggiolo. L'origine serait à remonter jusqu'au XIe siècle, c'est-à-dire à peu près l'époque de la construction del'église Sant'Anarilla aux Trois Chemins (voir ici).
La population guagnaise se serait révoltée contre les abus du comte, seigneur de Sorru, et aurait obtenu la gestion des terres situées "entre la rivière de Grosso et la crête méridionale où se trouvent la forêt et la source d'eaux thermales". Ces terrains restent toujours à Guagno sauf la source et ses environs qui appartiennent au département.
Col de Sorru vu de Soccia (copie d'écran du reportage de D'Umani sur les Deux Sorru).
Un point de l'accord est à retenir: le seigneur s'engageait à "ne plus s'aventurer au-delà du ravin Rivo-Secco". Or, la rivière de Rioseccu, à mi-chemin des deux villages, marque la limite administrative entre les communes de Poggiolo et de Murzo depuis le décret de Louis-Napoléon attribuant Guagno-les-Bains aux Poggiolais. Le col de Sorru n'est pas du tout poggiolais.
Le seigneur avait-il voulu garder entièrement le col pour continuer à contrôler la pieve?
Pont de Rioseccu, limite entre Poggiolo et Murzo, vu dans le sens de la descente (photo Google).
Pont de Rioseccu vu dans le sens de la montée (photo Michel Franceschetti, 23 juillet 2009).
Qui était ce seigneur? Etait-il un membre de la famille qui s'était établie au château de la Catena, près de Letia? (voir l'article ici).
Si cette histoire n'est pas une légende, il faut retenir le nom de Petrù, le chef des Guagnais révoltés. Il serait certainement le premier des habitants de Sorru in sù dont nous aurions l'identité.
A Bastia, on peut voir jusqu'à fin décembre une exposition sur "Napoléon III et la Corse".
Ce thème a été celui de la conférence de Jean DAL COLLETTO, président de la Fédération des groupements corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône, à la Maison de la Corse de Marseille jeudi 24 octobre.
Passant ensuite aux réalisations, Jean DAL COLLETTO a évoqué le renouveau du thermalisme et l'a illustré avec cette carte postale des Bains de Guagno datant de la fin du XIXe siècle.
Il a insisté sur le style architectural typique du Second Empire. En fait, l'établissement en forme de U dont on voit ici les deux bouts a été construit à partir de 1845, sous le règne de Louis-Philippe. Il fut achevé en 1856, sous Napoléon III. En tout cas, il est vrai que la majorité des bâtiments publics corses date de l'époque du neveu de Napoléon Ier.
Dans la discussion qui suivit l'exposé, l'animateur du Blog des Poggiolais, présent à cette conférence, rappela que le territoire des Bains de Guagno fut attribué à la commune de Poggiolo par le décret du Prince-Président Louis-Napoléon BONAPARTE (qui n'était pas encore empereur) en date du 19 septembre 1852 (voir l'article "Poggiolo n'existe pas").
décret des 19 septembre 1852
Il signala également que la venue de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie à Guagno-les-Bains pour suivre une cure est une légende toujours présente dans de nombreux guides touristiques (voir l'article "Napoléon Ier à Guagno-les-Bains et pas Napoléon III").
Un grand merci à Jean Dal COLLETTO pour sa conférence et pour le dynamisme qu'il manifeste aussi bien à la Maison de La Corse qu'auCesec (Conseil économique social environnemental et culturel de Corse) où il est président de la commissionEurope, relations internationales Euro-région, Méditerranée, diaspora .
Intervenants - Sylvain Gregori, directeur du musée de Bastia Equipe - MACINEIRAS Lisa GIUGLIANO Christian Toutes les infos : https://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/ Abonnez-vous à notre ...
En publiant la photo de ce "H" peint sur le sol, le blog posait trois questions:
A quoi sert-il exactement?
Où est-il précisément?
Depuis combien de temps existe-t-il?
Voyons ce qu'il en est.
A quoi sert cette inscription? Sans être de Corse, tout le monde doit savoir qu'elle désigne un lieu réservé à l'atterrissage et au décollage des hélicoptères de secours. Les malades et blessés peuvent être secourus et transportés d'urgence.
Hélicoptère sur l'héliport de Soccia (mai 2014) (photo francetvinfo)
Il est juste au bord de la route entre Poggiolo et Soccia, après le virage qui suit la croix de Saint Marcel.
photo Michel Franceschetti (6 juin 2011)
Un espace plat, de forme plutôt triangulaire, a été aménagé, séparé de la chaussée par un simple muret.
Le transbordement des patients et des secouristes est donc aisé. Aucun grand arbre ne gêne les mouvements aériens.
photo M. Franceschetti (23 juillet 2019)
Pour les graves accidents de montagne, il arrive au SDIS d'utiliser le parking de Croce Maior, à côté de la pizzeria de Finfin, comme ce fut le cas pour le drame de canyoning de l'an dernier.
Depuis combien de temps cet héliport existe-t-il?
Autrefois, les hélicoptères décollaient et arrivaient sur le terrain vide qui était derrière le commerce de Mimi à Guagno-les-Bains. Mais la construction de l'hôtel des Thermes, devenu un foyer pour adultes médicalisé (FAM), empêchait son utilisation.
La plate-forme près de Soccia fut donc été décidée et c'est en 1982 qu'eut lieu son inauguration, dont le quotidien publia un compte-rendu.
Et, en dehors des sauvetages, le lieu vaut la peine de s'arrêter un peu pour admirer le paysage.
A gauche, on voit bien le col de Sorru derrière lequel la route va vers Vico et la mer.
Photo M. Franceschetti (24 juillet 2009)
A droite, une grande partie du village de Soccia est visible et, le matin, on peut voir le soleil dorer un à un chacun des toits et des façades.
Un endroit trop méconnu et qui mérite que l'on s'y arrête un peu.
Le foyer pour adultes médicalisé de Guagno-les-Bains ne fait pas souvent parler de lui alors qu'il poursuit un travail très intéressant.
L'après-midi d'animation qui vient d'être organisé est donc une bonne idée. Des activités variées ont réuni les résidents et personnels du FAM et de l'EHPAD ainsi que des habitants:
- concert de Canta u Populu Corsu
- atelier théâtre de l'association Scopre de Marignana
- exposition de photos sur les activités des résidents
- exposition de peintures de Christian PINELLI
... sans oublier le buffet.
Christian Pinelli (photo Franceschetti).
Les détails se trouvent dans l'article de Pascale CHAUVEAU paru dans "Corse-Matin" de jeudi 11 juillet.
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).