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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 17:15

POGGIOLO ET GUAGNO-LES-BAINS N'EXISTENT PLUS !

C'est du moins la conclusion que l'on peut en tirer maintenant que les panneaux signalant l'entrée ou la sortie des deux villages ont complètement disparu.

Non, pas totalement disparu puisque, aujourd'hui 14 novembre, l'on peut en voir un comme épave dans la rivière. 

Les panneaux à vau-l'eau
Les panneaux à vau-l'eau

Il s'agit bien de la pancarte qui était au pont de Guagno-les-Bains. Voici ce qu'il en reste sur la terre ferme et comment il était auparavant:

Les panneaux à vau-l'eau
Les panneaux à vau-l'eau

Dans la foulée de cette initiative très intelligente, l'indication de Poggiolo-U Pighjolu vient de disparaître à la Chiusa, avant les premières maisons.

Les panneaux à vau-l'eau

Ce maigrelet poteau ne porte plus que le numéro de la route départementale alors que, auparavant, il était ainsi:

Les panneaux à vau-l'eau

En ajoutant à ce tableau de chasse, le panneau des Trois Chemins dont l'article "Le village est tombé bien bassignalait la chute dès le 28 juin 2011 (depuis, il a complètement disparu lui aussi), la signalisation des deux hameaux de la commune a bien été vandalisée. 

Les panneaux à vau-l'eau

Les services techniques vont avoir beaucoup de travail. Mais, comme dans toute situation de ce genre, la même question revient: QUI PAIERA? 

La réponse est évidente.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 17:48

Sur le monument aux morts de Poggiolo, les trente lignes donnant les noms des trente Poggiolais qui sont morts pour la France pendant la Grande Guerre existent depuis si longtemps que l'on peut croire tout connaître d'eux. Des noms, des prénoms, des grades, comme dans toutes les communes.

Mais, en essayant d'en savoir plus sur ces hommes, on peut faire des observations parfois inattendues.

PAS TOUS DE POGGIOLO

Tout d'abord, ces Poggiolais ne sont pas tous natifs de Poggiolo.

La grande majorité (22 sur 30) est bien née au village. Il est difficile de distinguer dans les documents utilisés si certains étaient de Guagno-les-Bains.

Mais:

  • 4 ont vu le jour dans d'autres localités corses (2 à Guagno, 1 à Pastricciola, 1 à Eccica Suarella)
  • 2 en France continentale (1 à Paris et 1 à Marseille)
  • et 2 en Algérie (à Sétif et à Constantine). 

Les familes poggiolaises avaient déjà essaimé.

Les surprises des trente Poggiolais

DES SOLDATS EXPÉRIMENTÉS

Les dates de naissances sont plus variées que les lieux de naissance.

Le service militaire se faisant alors à 20 ans, les mobilisés de 1914 étaient donc nés en 1894. Avec le vote de la loi de trois ans en 1913, les appelés nés en 1891, en 1892 et en 1893 étaient encore sous les drapeaux lors de la déclaration de guerre. Logiquement, les noms gravés sur le monument aux morts devraient correspondre, puisque la guerre a duré jusqu'en 1918, à des jeunes nés entre 1891 et 1898. Or cette tranche d'âges correspond à seulement 11 personnes sur 30.  

Les 19 autres sont nés bien avant, entre 1848 et 1890:

  • 4 entre 1848 et 1879 (Jean Baptiste PINELLI, prénommé seulement Baptiste sur le monument, est né en 1848 et avait donc 66 ans en 1914. Il avait même participé à la guerre de 1870 !!! Voir l'article "1870, la guerre oubliée")
  • 5 entre 1880 et 1885
  • 10 entre 1886 et 1890.

La moyenne d'âge lors de leur décès était de 29 ans et demi ! 

Les surprises des trente Poggiolais

Le plus jeune des morts du village fut Franco Antoine COLONNA (prénommé seulement Franco sur le monument). Né le 10 février 1897, c'est à 20 ans et 3 mois, le 23 mai 1917, qu'il mourut dans une ambulance qui l'emmenait à St Hilaire-au-Temple (Marne).

Mais l'âge relativement élevé des inscrits au monument s'explique quand on sait que 20 d'entre eux étaient des soldats engagés qui avaient déjà, pour certains, une longue expérience militaire derrière eux en 1914. Ainsi, Jean Baptiste PINELLI avait été volontaire en 1866 et avait alors 48 ans de carrière.

Pour les grades, on peut compter sur le monument:

  • 9 soldats,
  • 5 sergents-majors,
  • 4 sergents,
  • 2 sous-lieutenants (mais en réalité l'un d'eux était aspirant),
  • 2 lieutenants,
  • 2 adjudants,
  • 2 maréchaux des logis,
  • 2 capitaines,
  • 1 caporal,
  • 1 brigadier.

Certains grades atteints montrent, comme les âges, que plusieurs étaient bien des militaires professionnels.
Les deux plus haut gradés (les capitaines) sont Antoine François FRANCESCHETTI et Jean Baptiste PINELLI.

Le soldat poggiolais mort en 14-18 n'est donc pas un jeune homme arraché à son village et à sa famille par la mobilisation.

Le nombre de ces soldats de carrière ne signifie pas forcément que les Poggiolais étaient particulièrement violents ou naturellement attirés par le métier des armes. Au moment de la "Belle Epoque", la vie n'était pas toujours facile dans les petits villages (voir le texte publié dans l'article "Les bonheurs et les malheurs de Francesca"). L'armée permettait à de nombreux jeunes d'échapper à la misère, d'autant plus que la France avait besoin d'hommes pour ses conquêtes coloniales. 

SURTOUT DES TROUPES COLONIALES

Ces faits sont confirmés en établissant la liste des régiments dans lesquels les 30 héros étaient intégrés: on a une large prédominance des troupes coloniales.

14 en faisaient partie dont 3 dans des régiments de tirailleurs et 2 d'artillerie.  Membre de ces troupes, Jean Toussaint DEMARTINI combattit d'ailleurs les Allemands dans leurs colonies du Togo et du Dahomey avant d'aller se battre en France au printemps 1915. 

L'infanterie concernait 10 personnes, l'artillerie 4 et la territoriale 2.

L'armée territoriale était une formation militaire composée des hommes âgés de plus de 34 ans, considérés comme trop âgés et plus assez entraînés pour intégrer un régiment de première ligne d’active ou de réserve.

Les surprises des trente Poggiolais

Au total, ils étaient dispersés dans 27 unités différentes. Un, Toussaint MARTINI, s'était même engagé dans la Légion étrangère.

Il est important de signaler qu'aucun de ces Poggiolais ne fit partie des 173e et 373e régiments d'infanterie qui étaient les unités corses par excellence.

 

Il faut bien retenir que toutes ces observations sont basées sur la liste du monument aux morts et qu'une étude des mobilisés revenus vivants donnerait des résultats différents.

 

Documents utilisés: sites MémorialGenWeb, registres matricules Corse-du-sud et Mémoires des hommes.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:55

La 10e édition du marché de Noël de Poggiolo est prévue pour le dimanche 14 décembre. Le public pourra faire plaisir aux petits comme aux grands dans des domaines aussi variés que l'art, la culture, les livres, les bijoux, l'agro-alimentaire.

Ce marché aura lieu à la salle polyvalente chauffée et éclairée et bénéficiera de toutes les installations nécessaires mises à la disposition de l'Association Artistique et Culturelle de Sorru in Sù, par la municipalité de Poggiolo.

   Les exposants désireux de participer à ce grand marché et de réserver des stands sont invités à contacter Pierre GRIMALDI au 06-10-35-56-56.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 13:28

 

Il y avait très longtemps que Charles Marie VINCIGUERRA n'avait pas reçu de visites. Personne ne pensait à lui et ne venait le voir. Bien sûr, un jour par an, le 11 novembre, un groupe de vieux messieurs vient avec des drapeaux lire des discours et faire un peu de musique, puis ils déposent des fleurs sur le terrain. Mais ils ne viennent pas pour Charles Marie. Ils viennent rendre hommage à tous les soldats qui ont été enterrés ici.

Ici, c'est la nécropole nationale de Luynes, près d'Aix-en-Provence. Sur 49.382 m2, se trouvent, depuis son inauguration en 1969, les restes de 11.424 soldats français morts de la Première Guerre Mondiale (8.347) et de la Seconde (3.077). 8.402 sont dans des tombes individuelles et 3.022 dans des ossuaires. Les pierre tombales ou "pupitres" sont rangées dans un ordre géométrique rigoureux et impressionnant. 

Hommage à Charles Marie Vinciguerra
Hommage à Charles Marie Vinciguerra

Le corps de Charles Marie VINCIGUERRA est à Luynes car il est mort pas très loin, à Saint-Didier, dans le Vaucluse, et qu'il n'a pas été réclamé par sa famille.

Charles Marie naquit à Poggiolo le 10 mars 1891 (et non pas en 1881 comme il est écrit sur sa fiche du site Mémoire des Hommes). Il était le troisième des huit enfants de François "Xavier" VINCIGUERRA (1850-1905) et d'Angèle "Françoise" MARTINI (1867-1928).

Il s'engagea volontairement dans l'armée en 1910, donc bien avant le début du conflit. Il devint rapidement caporal, puis sergent et adjudant. Dès août 1914, il fit son devoir au sein du 61e RI (régiment d'infanterie). Il rendit l'âme le 13 janvier 1917 à l'hôpital complémentaire n°64 Sainte-Garde de Saint-Didier, des suites de maladie contractée en service. Il fut déclaré "mort pour la France".

A Luynes, il a droit à son petit pupitre avec une inscription simple (avec Charles comme seul prénom), de la même sécheresse administrative que les autres. Et sa position exacte est tout aussi simple: carré C, rang 39, tombe 54.

Hommage à Charles Marie Vinciguerra

En cette année du centenaire du début de la Grande Guerre, juste avant le 11 novembre, Charles Marie VINCIGUERRA a reçu une visite. Il a eu l'hommage de Poggiolais venus déposer des fleurs et se recueillir un moment devant son pupitre.

La tombe de Charles Marie Vinciguerra est la onzième à partir du bas de la photo.
La tombe de Charles Marie Vinciguerra est la onzième à partir du bas de la photo.

La tombe de Charles Marie Vinciguerra est la onzième à partir du bas de la photo.

Il n'est pas possible de fleurir toutes les tombes des soldats poggiolais de 14-18 car elles sont très éparpillées en France et hors de France. Il est bon de le faire quand l'occasion se présente. C'est pour cela que l'hommage rendu à l'appel de la municipalité chaque 11 novembre devant le monument aux morts est indispensable.

Ainsi, on peut contredire ce qu'écrivait Guillaume Apollinaire dans "Si je mourais là-bas":

Si je mourais là-bas sur le front de l’armée
Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
Et puis mon souvenir s’éteindrait comme meurt
Un obus éclatant sur le front de l’armée
Un bel obus semblable aux mimosas en fleur

-----------------

Renseignements sur la nécropole de Luynes:​

 http://www.laprovence.com/article/actualites/3110089/toussaint-sans-visites-pour-les-11-000-soldats-de-luynes.html

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 17:54

Certains de nos lecteurs ont été étonnés, pour ne pas dire choqués, en regardant l'article "La tradition des Bastelli respectée à Soccia", de lire que les chaussons aux légumes traditionnels en Corse étaient écrits "bastelli" ou même bastel".

En fait, la "bastella" corse, qu'il ne faut pas confondre avec un plat nord-africain qui a le même nom, s'écrit le plus souvent "bastelle". Elle garde cette orthographe au pluriel car, en corse comme en italien, le "a" final des noms féminins singuliers se transforme alors en "e". La lettre "i" au pluriel ne concerne que les termes masculins. 

Le problème qui est peut-être à la base de la confusion visible dans l'article en question est la prononciation. Dans le parler corse, la voyelle finale a tendance à ne pas être prononcée. Un non-habitué ne comprend pas alors si le mot se termine par "a", "e" ou "i".

En tout cas, pour apprendre à bien parler corse, il n'est certainement pas nécessaire d'utiliser la méthode pratiquée par Batman dans cette image extraite d'un blog internet.

Apprendre le corse avec Batman

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 12:48

Mgr Dominique MAMBERTI vient de changer d'affectation au sein du gouvernement du Vatican.

Une telle nouvelle concerne plus particulièrement les habitants des Deux Sorru car Dominique MAMBERTI, né à Marrakech, est d'une famille vicolaise et car il a le titre d'évêque de Sagone (et non pas archevêque comme écrit dans l'article suivant). Voir à ce sujet l'article paru en juillet 2011 dans le blog des Poggiolais: "Nous garderons notre évêque" (cliquer sur ce titre pour le lire).

Voici l'information telle qu'elle a été publiée par le site Corse Net Infos (http://www.corsenetinfos.fr)

Dominique Mamberti préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique

Rédigé par Charles Monti le Dimanche 9 Novembre 2014 à 22:56 | Modifié le Dimanche 9 Novembre 2014 - 23:25

Dominique-François Joseph Mamberti, le prélat originaire de Vico, vient d'être nommé par le Pape François, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, au Vatican.

 

(Radio Vatican)

 

Il devrait donc normalement être créé cardinal, ce qui fera un cardinal français électeur de plus. Si toutefois le pape François l’entend ainsi. Jusqu’ici secrétaire pour les relations avec les Etats (ministre des Affaires étrangères), Mgr Mamberti est diplômé d’études politiques et de droit public.

Il a été ordonné prêtre pour le diocèse d’Ajaccio le 20 septembre 1981. Dès 1986, il a fait son entrée au service diplomatique du Saint-Siège.

Il a successivement nonce en Algérie, au Chili, au Liban et aux Nations Unies.

Le 3 juillet 2002, il a été consacré évêque en la basilique Saint-Pierre de Rome par le  secrétaire d’État du Saint Siège.

 

Archevêque de Sagone

Le Pape lui a attribué le titre d’archevêque in partibus de Sagone, évêché aujourd’hui disparu, qui se situait dans la région d’origine de Dominique-François Mamberti.

De 2002 à 2006, le nouveau préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique a été nonce apostolique au Soudan, en Érythrée et en Somalie avant d'être nommé secrétaire pour les relations avec les États de la Secrétairerie d’État le 15 septembre 2006.

Depuis  ce samedi, il est préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique.

 

Le Tribunal suprême de la Signature apostolique

Le Tribunal suprême de la Signature apostolique est la juridiction supérieure du Saint Siège, siégeant dans le palais de la Chancellerie apostolique, au Vatican.

Il est apparu au XIIIe siècle, il regroupe alors les rapporteurs (appelés «référendaires») chargés de préparer la signature par le pape des suppliques et des causes particulières. Eugène IV l'a érigé en office stable au XVe siècle, puis Pie X, dans le cadre de sa réforme du droit canonique au début du XXe siècle, en a fait un tribunal de dernier ressort.

À l'heure actuelle, son fonctionnement est régi par la constitution apostolique Pastor bonus de 1988: le tribunal connaît des litiges de nullité (cassation), des recours contre les sentences de la Rote romaine et des conflits de compétence. C'est l'un des tribunaux dits « du Siège apostolique ».

Le TSSA est constitué de prélats nommés par le Pape. Il est donc dirigé depuis le 8 Novembre par Mgr Dominique Mamberti, assisté d'un secrétaire et d'un sous-secrétaire.

(Avec Wikipedia et Riposte Catholique)

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 17:29

Les trente noms gravés sur le monument aux morts de Poggiolo correspondent à trente soldats en principe déclarés (sauf deux: voir l'article Les oubliés du livre d'or) morts pour la France pendant la première guerre mondiale.

Mais où sont-ils morts?

Les différents lieux où ils décédèrent se répartissent de la façon suivante:

Où les poilus poggiolais sont-ils tombés?

La catégorie "loin du front" regroupe les Poggiolais qui moururent de blessures ou de maladies contractées sur le front dans un hôpital ou à leur domicile.

Le front d'Orient concerne les deux tués dans l'expédition des Dardanelles (Jean LOVICHI, qui a fait l'objet de l'article intitulé "Enterré face au tombeau d'Achille", et MARTINI Pierre Toussaint, prénommé seulement Toussaint sur le monument), ainsi que ANTONINI Pierre Toussaint, décédé sur un bateau le ramenant de Salonique, et DESANTI Dominique Xavier (dit seulement Dominique sur le monument), mort en Serbie.

Les deux tiers des poilus poggiolais ont donc disparu sur le sol français. La carte ci-dessous en donne les emplacements.

Où les poilus poggiolais sont-ils tombés?

Les numéros correspondent à cette liste qui donne les dates et les noms des communes de décès:

1-BALDARESCHI Damien    08/09/1918    Minaucourt (51)

2-COLONNA Franco Antoine    23/05/17    Saint-Hilaire-au-Temple (51)

3-DEMARTINI Antoine Francois    08/07/1916    Assevillers (80)

4-DEMARTINI Dominique Francois    26/09/15    Massiges (51)

5-DEMARTINI Jean Baptiste    25/09/15    Saint-Hilaire-le-Grand (51)

6-DEMARTINI Jean Toussaint    09/02/1916    Cappy (80)

7-DESANTI François Antoine  20/09/1914 Bethincourt (55)

8-DESANTI Jacques Antoine    04/03/1915 Vauquois (55)    

9-DESANTI Jean    26/02/1915 Vauquois (55)    

10-DESANTI Jean Antoine Martin    03/08/1916 (80)    

11-DESANTI Jean Toussaint    02/10/1914 Crouy (80)    

12-MARTINI Jean Dominique Roch Antoine    08/01/1915 Les Éparges (55)    

13-MARTINI Jean Toussaint    19/09/1914 Neuvilly-en-Argonne (55)    

14-MARTINI Martin    03/09/1916 Cléry-sur-Somme (80)    

15-MARTINI Noël Ange Francois    05/09/1914 Neufmontiers (77)    

16-MARTINI Pierre Paul    09/03/1915 Lachalade (55)    

17-PAOLI Francois Antoine    12/09/1915 Toul (54)    

18-PATACCHINI Jean André Zacharie    13/08/1916 Curlu (80)    

19-PINELLI Dominique Félix    08/03/1915 Bernécourt (54)    

20-PINELLI Jean Toussaint    14/04/1918 Vendeuil-Caply (60)  

La ligne de front marquée sur la carte est celle de la "guerre des tranchées" (années 1915,1916 et 1917). 

Il est visible que cette répartition  coïncide parfaitement avec les principales zones de combat: Artois et Somme, Champagne et Verdun.

Deux soldats ont péri au même endroit (Vauquois) et à seulement à une semaine d'intervalle, mais ils n'étaient pas dans le même régiment. Il s'agit de DESANTI Jacques Antoine (n°8) et de DESANTI Jean (n°9).

MARTINI Noël Ange Francois (numéo 15) est à part, près de Paris, car il est mort le 5 septembre 1914 pendant la bataille de la Marne.   

 

Les enfants de Poggiolo ont donc fait leur devoir sur tous les champs de bataille de ce conflit. 

 

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Source principale de cet article: le site MémorialGenWeb.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 22:37
Le paradoxe de Guagno-les-Bains

Guagno-les-Bains est connu depuis des siècles pour la qualité de son eau thermale sulfureuse. Elle a permis à la station thermale de connaître des périodes de gloire. Cette époque reviendra quand l'établissement pourra recevoir à nouveau des curistes.
Mais, paradoxalement, les habitants actuels ont des difficultés avec l'eau potable. Hier, vendredi 7 novembre, vers midi, l'alimentation en eau du hameau à été coupée. La coupure à duré jusqu'à samedi 8 à 11 heures.
La raison serait la rupture de la vanne générale du Foyer d'Aide Médicalisée. Pour éviter l'inondation du FAM, il aurait fallu procéder à une coupure de tout le village. La situation a donc été difficile pendant 23 heures. Comme l'a écrit à notre blog une habitante:
"En attendant, on se lave dans les bassines et pour le reste... ça se passe dans le maquis... un peu frais!".
L'eau coule maintenant dans toutes les maisons mais de nouveaux ennuis peuvent encore se produire. Il y a déjà eu quelques coupures les mois précédents. L'équipement du foyer (qui occupe une partie de l'ancien Hôtel des Thermes) est à bout de souffle à cause de son âge. La pompe qui distribue l'eau aux robinets est également ancienne.

Mais nul doute que ces désagréments finiront par disparaître bientôt.  

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:57

Pour la Toussaint, certains fours ont repris du service en certains endroits.

Autrefois, chaque famille ou chaque groupe de maisons avait son four. Dans l'article consacré aux bastelle de Soccia (La tradition des Bastelli respectée à Soccia), il est fait mention de "plus d'une quinzaine de fours"

A Poggiolo, le four communal installé à côté de la salle des fêtes a été utilisé pour le 2 novembre.

Combien en reste-t-il au village? Ce petit film montre les fours abandonnés ou encore en service dans le village. A vous de les compter.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 09:39
La carte est définitive

Le Conseil d'Etat a finalement tranché mercredi 5 novembre sur les recours déposés contre le nouveau découpage des cantons de Corse-du-Sud. Les demandes ont été rejetées. L'avis du Conseil d'Etat reconnaît bien que, avec 7.400 habitants pour 33 communes, le canton de Sevi-Sorru-Cinarca est bien moins peuplé que la moyenne départementale qui est de 13.000. Il dépasse largement la tolérance de 20% de variation admise par la loi.

Mais la haute juridiction estime que l'augmentation de la superficie de ce canton aurait "déséquilibré la répartition des cantons". Les considérations géographiques sont "suffisantes pour justifier la dérogation au principe du découpage essentiellement démographique". 

Voici le texte officiel de l'arrêt du Conseil d'Etat tel qu'il a été publié sur son site internet et qui donne une leçon de géographie de la Corse:

Le canton n° 10 (Sevi/Sorru/Cinarca) s’écarte de – 43,55% de la population moyenne des cantons du département. Un tel écart ne correspond pas à un découpage sur des bases essentiellement démographiques. Cependant, le Conseil d’État estime qu’il ressort des pièces du dossier que le Gouvernement a procédé à la délimitation de ce canton en se fondant, à titre principal, sur les nécessités résultant des considérations géographiques du territoire du département.
En effet, ce canton, qui est le deuxième du département en nombre de communes, représente déjà 20 % de la surface du territoire départemental, et il n’aurait pu voir sa superficie augmentée sans déséquilibrer la répartition des cantons. Le canton est bordé au nord et à l’est par le département de la Haute-Corse, et à l’ouest par la mer Méditerranée. Si sa limite Sud est constituée par le canton n° 8 (Gravona/Prunelli) du même département, le juge relève que cette limite suit, comme celles du canton n° 8 de la Corse du Sud et de nombreux autres cantons d’ailleurs, l’orientation générale nord-est/sud-ouest du relief montagneux de la Corse, juxtaposant des vallées séparées par des lignes de crête d’altitude difficilement franchissables par les voies de communication existantes.
Eu égard à cet ensemble de contraintes, le Conseil d’État estime les considérations géographiques suffisantes pour justifier la dérogation au principe du découpage essentiellement démographique.

Bref, le canton de Sevi-Sorru-Cinarca est particulier. Il échappe ainsi à l'égalitarisme administratif obligatoire. Poggiolo et ses 32 communes voisines auront donc le privilège de faire partie d'un canton atypique.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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