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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 17:59

L'article précédent (Stretta: la descente dangereuse) insistait sur la permanence du danger de la partie la plus raide de la Stretta. Mais des changements importants sont bien plus nets sur d'autres parties. Ces constatations peuvent être réalisées en comparant une autre photo de 1936, prêtée par Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA, avec un cliché (en noir et blanc) de 2014.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.
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En 1936, le sol est constitué par de grandes pierres, comme vu précédemment, mais elles sont très disjointes et laissent apparaître de grandes surfaces de terre.

Maintenant, tout est bétonné de façon égale, comme le caniveau, autrefois ouvert, qui est désormais recouvert par des dalles de ciment.

La porte d'entrée de la maison de gauche (Pinelli-Orazy) est protégé, depuis quelques années, par un auvent. Sur la façade, est fixé un lampadaire de l'éclairage public.

La présence de l'électricité et du téléphone (deux inventions qui n'étaient pas présentes à Poggiolo avant la seconde guerre mondiale) est encore plus évidente par le grand nombre de fils visibles sur la seconde photo.

Une photo du même endroit, mais prise depuis la chapelle le 25 août 2014, montre encore mieux le véritable embrouillamini de fils qui est la caractéristique de la société actuelle.

Les changements de la Stretta

En tout cas, depuis quatre-vingts ans, on a bien gagné sur le plan de la facilité de circulation.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 22:55

La récente installation de ralentisseurs a déjà été saluée ici (article Mauvaise surprise pour les chauffards), surtout car elle permet d'un peu mieux sécuriser le débouché de la partie haute de la Stretta sur la route départementale.

La pente est forte mais, heureusement, la couche de ciment est bien granuleuse pour empêcher les glissades. Le seul élément qui intrigue est la couleur rosée du revêtement.

 

Stretta: la descente dangereuse

Cette voie n'a été cimentée qu'en 1964 ou 1965. A quoi ressemblait-elle auparavant?

Une indication est donnée par le texte écrit par Michel Franceschetti en 1963 et qui a été publié et étudié sous le titre Poggiolo vu par un adolescent de 1963 - 2/8: comment on circulait.

A part la petite route qui traverse le village, les rues sont étroites et pavées de cailloux aux arêtes vives qui font trébucher les promeneurs.

 

Grâce à l'amabilité de Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA, une photo d'une procession ou d'une communion datant de septembre 1936 permet de voir la réalité d'avant le béton. 

Stretta: la descente dangereuse

La chaussée était dallée de grosses pierres plus ou moins plates. Les "arêtes vives" ne sont pas évidentes. Elles semblent plutôt assez émoussées. La descente était coupée de plusieurs marches qui ont maintenant disparu. Il n'en reste maintenant que juste avant la maison CHABROLLE.

La photo de 1936 et celle de 2014 peuvent être mises en parallèle:

 

Cliquer sur la photo pour mieux voir les détails.

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Une conclusion s'impose d'elle-même:

à toutes les époques, la descente de la Stretta est un exercice dangereux.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 18:01

La chapelle du col de Sorru dont il était question dans l'article d'hier (Une lumière dans la nuit) est ouverte au moins deux fois par an:

- le 22 mai, pour l'anniversaire de l'inauguration du bâtiment.

- le 8 septembre, à l’occasion de la Nativité de la Vierge Marie, pour ceux qui ne peuvent aller au pélerinage qui a lieu ce jour-là à Lavasina. La statue de la Vierge est alors sortie en procession.

Pour ces occasions, deux diaporamas avaient été réalisés et publiés sur ce blog, l'un en mai 2009 et l'autre en septembre 2011.

Nous vous les proposons de nouveau.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 17:52

Rouler tard la nuit sur les routes menant à nos villages est parfois angoissant. Il faut veiller à ne pas sortir du chemin, à ne pas heurter d'animaux... Aussi, apercevoir une lueur peut être réconfortant. Mais cette lumière en dehors d'une agglomération a une particularité: elle émane d'un vitrail au bord de la route.

Où se trouve ce lieu?

Une lumière dans la nuit

La réponse est: la chapelle du col de Sorru.

Nombreux sont ceux qui passent devant sans faire attention à la bâtisse blanche qui est sur le bord de la route.


Il s'agit d'une chapelle construite par François PASTINELLI en 1887 et qui est dédiée à Notre-Dame de LAVASINA. Traditionnellement, une messe y est célébrée chaque année le 8 septembre, à l’occasion de la Nativité de la Vierge Marie, pour ceux qui ne peuvent aller à Lavasina.

Au-dessus de la porte d'entrée, a été fixée une plaque qui comporte la date de construction et le nom du fondateur du bâtiment. Le vitrail, qui représente Notre Dame, est plus haut, dans l'alignement.

Pendant longtemps, chaque voyageur se signait en passant devant la chapelle. Cette dévotion peut se pratiquer à tout moment, y compris la nuit. L'éclairage du vitrail lui permet de se signaler et de faire comprendre que l'on est arrivé au sommet du col.

Une lumière dans la nuit

Alors, de jour comme de nuit, quand la voiture passe sur le col, au lieu d'accélérer, pourquoi ne pas ralentir l'allure et donner un coup d'œil en direction du vitrail ?

Cette année, la messe aura lieu LUNDI 8 SEPTEMBRE À 10 H 30.

Elle sera dédiée à Madame Marie-Jeanne Patricola, née Bartolani.

 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 18:00

L'été est en principe un moment où chacun se repose et se distrait sans se préoccuper des difficultés économiques ou politiques. Mais les militants politiques convaincus peuvent vouloir malgré tout répandre leurs idées auprès des vacanciers. Ils doivent s'adapter aux circonstances et aux lieux.

Il en a été ainsi de la réunion tenue par des socialistes à Guagno-les-Bains voici plus d'un siècle, quand les vacances duraient jusqu'au 1er octobre. 

Elle a été mise en exergue par les historiens Gilles CANDAR et Christophe PROCHASSON dans l'article "Le socialisme à la conquête des terroirs" publié par le numéro 160 (juillet-septembre 1992) de la revue "Le Mouvement Social". Analysant la propagande socialiste dans les campagnes avant 1914, ils font la liste des formes de réunions et des locaux utilisés (salle municipale, café...) et ils écrivent:

Le local pouvait être insolite: ainsi l'établissement de bains de Guagno-les-Bains, le 9 septembre 1906, pour une conférence du docteur Susini, militant socialiste parisien de passage.

 

Des détails supplémentaires se trouvent dans "L'Humanité" du 17 septembre 1906. Le quotidien, fondé deux ans auparavant par Jean JAURÈS, était l'organe officiel de la SFIO, nom du parti socialiste de l'époque.

L'article précise qu'il s'agit de l'initiative de "jeunes gens" du coin et que l'établissement a été "gracieusement mis à leur disposition par l'aimable propriétaire". Le public était constitué par "plusieurs habitants des communes voisines (...) venus se joindre aux nombreux baigneurs". Il comprenait même deux anciens médecins militaires dont un présenta le docteur SUSINI.

Pas de vacances pour la propagande

 

Cet orateur, même s'il était "membre du conseil fédéral de la Seine", n'était cependant pas un inconnu dans cette partie de la Corse.

Dans le "Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français" (3e partie, 1871-1914, de la Commune à la Grande guerre : Ras à Z), publié sous la direction de Jean MAITRON, il a droit à la notice suivante:

Etienne Susini (1839-1908) , docteur en médecine ayant d'abord exercé à Marseille puis à Paris, y est enterré. Conseiller municipal à Marseille, il prit part à la proclamation de la Commune en mars 1871. Membre important du Cercle de l'Indépendance qui, après la Commune, groupa les survivants du mouvement communaliste, il fut le disciple de Blanqui dont il était l'ami et le médecin. Elu de Sant'Andréa-d'Orcino, son bourg natal, il fut quelques mois avant sa mort délégué titulaire de la fédération socialiste corse. A ce titre il était fier de se dire le premier élu révolutionnaire de la Corse.

 

Il eut une certaine célébrité en 1886, quand il fut traduit en justice, et acquitté, avec Louise Michel, Jules Guesde et Paul Lafargue pour "provocation au meurtre et au pillage" à la suite d'un meeting de soutien aux mineurs grévistes de Decazeville.

Une brochure du docteur SUSINI ("Plus de Dieu, plus de maître") passe pour avoir inspiré Louis BLANQUI qui en fit "Ni Dieu, ni Maître", devenu le slogan des anarchistes (cité dans "500 citations de culture générale" de Gilbert Guislain, Pascal Le Pautremat et Jean-Marie Le Tallec).

Le responsable venu à Guagno-les-Bains était donc une "grosse pointure" du parti. Cette réunion démontre l'important et précoce enracinement de la gauche dans les Deux-Sorru, et notamment à Poggiolo, comme le prouvèrent les élections de 1914 (voir l'article Il y a cent ans: l'originalité poggiolaise).

Cette réunion s'est déroulée il y a 108 ans. Qui maintenant, quelle que soit son étiquette politique, oserait déranger les estivants pour parler de politique? 

 

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 18:04

Chaque rédacteur de blog a la présomption de croire que les textes qu'il publie sur internet vont intéresser beaucoup de monde. Il va chaque jour regarder avec fièvre ses scores pour savoir si le nombre de connections n'a pas baissé. Il va lire les commentaires tout en sachant que ceux-ci peuvent être manipulés. En fait, l'importance et l'utilité d'un blog se mesurent également par les questions qu'il reçoit directement et qui ne sont pas toujours publiées pour le grand public.

Des exemples récents l'ont montré pour le Blog des Poggiolais.

Fin juin, l'épouse du descendant du  capitaine de voltigeurs Marinetti qui pourchassa le bandit Théodore Poli (voir l'article http://poggiolo.over-blog.fr/article-les-exploits-de-theodore-n-5-la-traque-58726284.html) demanda des renseignements supplémentaires sur cet ancêtre. Elle les obtint.

Le 22 août, un Normand faisant des recherches généalogiques a envoyé des remerciements pour témoigner de son émotion d'avoir découvert le visage de son arrière-grand-mère sur la photo de classe de 1900 publiée voici quatre ans.

Il s'agit du n°22, Marie Lilla Vinciguerra.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

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Le 24 août, une descendante de Hyacinthe Desanti (dont la carrière est présentée dans l'article: "un Poggiolais au Mali") a demandé l'aide du blog. En vacances en Corse, elle désirait savoir quelle branche de sa famille existait encore à Poggiolo et elle n'arrivait pas à contacter la mairie. Le blog lui a permis de trouver les personnes concernées et d'aller visiter la maison familiale.

Dans un registre différent, la page Facebook du blog de Poggiolo (https://www.facebook.com/pages/Poggiolo/167056470125907) a enregistré le 25 août la requête suivante:

Bonjour, je m'appelle Laurence Desanti, je sais que ma famille est originaire de Poggiolo, mais guère plus... Mes grands-parents sont décédés, mon père, pas objectif et peu efficace pour relater. Bref, je sais que mon arrière-arrière grand-père est parti pour la Tunisie, donc, fin 19e... Y'a-t-il quelqu'un qui peut m'aider, me mettre en relation avec des Desanti de Poggiolo ? Merci, j'ai besoin de racines, elles partent toutes...

La demande manque de précision mais certains lecteurs peuvent avoir quelques éléments. Qu'ils n'hésitent pas à fournir cette aide. 

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 18:56

Les activités du 16 août 2014 ne se sont pas limitées comme ces dernières années à la fin de journée.

Le matin, les enfants étaient invités à participer sur l'esplanade de la salle des fêtes à des jeux variés. Près de vingt-cinq garçons et filles ont pu ainsi bien s'amuser. 

SI DES LECTEURS POUVAIENT NOUS ENVOYER DES PHOTOS DE CETTE MATINÉE, NOUS SERIONS HEUREUX DE LES PUBLIER SUR CE BLOG.

A 17 heures, la messe fut célébrée en la chapelle Saint Roch, puis la statue du protecteur de Poggiolo et Guagno-les-Bains fut portée en procession autour du village.

Les personnes présentes dégustèrent ensuite l'apéritif offert par la municipalité et le comité des fêtes, ainsi que les quiches et tartes confectionnées par les volontaires.

Voici un diaporama montrant plusieurs moments de la procession. Il est possible de comparer avec d'autres années en visionnant les reportages des 16 août précédents à l'adresse: http://www.dailymotion.com/user/michelfran/1

 

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 18:00

Le traditionnel pèlerinage à la chapelle Saint Elisée aura lieu vendredi 29 août à 10 h 30.

Cette célébration tient une place importante dans notre micro-région, comme déjà indiqué dans l'article Le saint des hauteurs.

Mais il n'existe pas seulement la chapelle de Saint Elisée située au dessus d'Orto.

Martin ARRIGHI, président de l'association LETIA-CATENA, nous l'explique avec la photo suivante et ce texte d'accompagnement:

Suite à votre reportage sur San Eliseu, je vous transmet une photographie d’un ancien oratoire dédié également à ce saint de l’Ancien Testament.
Il existe un ancien oratoire San Eliseu qui domine les hameaux de Letia sur le col U Veralu, à 990m d’altitude . Il est représenté par une croix en fer forgé d’où l’on domine le village et le paysage qui s’ouvre à l’Ouest vers la mer.
C’est par ce col, où avait été bâti l’oratoire, que passe le chemin qui mène de Letia au lac de Ninu et au Niolu en passant par le col san Petru.

L'autre Saint Elisée
L'autre Saint Elisée

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 17:28

Cet été, votre blog favori prend une nouvelle semaine de vacances supplémentaires.

Nous nous retrouverons mardi 26 août.

Bon repos à tous.

Le repos du mois d'août

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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 17:59

"La tête de Maure incarne la puissance et la force". Cette curieuse phrase sert de titre à l'éditorial du numéro de "Inseme" d'août.

Elle fait référence à des articles de journaux et des reportages de télévision selon lesquels de nombreux automobilistes font placer sur la plaque d'immatriculation de leur voiture l'un des numéros des deux départements de la Corse ainsi que le logo de la tête de Maure. Ce choix, autorisé par la réforme de 2009 sur les immatriculations, viendrait de la réputation qu'ont les Corses de ne pas se laisser marcher sur les pieds. Des gens sans aucune attache insulaire utiliseraient un tel procédé.

Mais il est possible d'aller encore plus loin, comme pour cette voiture dont la plaque a été photographiée le 9 juillet dernier.

Montrer sa force ou faire connaître ses racines?
Montrer sa force ou faire connaître ses racines?

Au symbole corse, a été ajouté le nom du village. Même si la deuxième lettre est un "U" au lieu d'être un "I", on comprend bien qu'il s'agit de "U Pighjolu".

La présence de ce nom ne s'explique pas seulement par le désir de montrer "la puissance et la force" mais aussi de faire savoir d'où l'on vient, quelles sont les racines auxquelles on se réfère. Pour visualiser leurs origines, d'autres Poggiolais utilisent les autocollants créés l'an dernier par l'AACSIS, comme sur les deux véhicules photographiés le même jour. 

Montrer sa force ou faire connaître ses racines?
Montrer sa force ou faire connaître ses racines?

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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