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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 16:11

Les journalistes de "Corse-Matin" seront présents à Poggiolo demain jeudi 9 août pour réaliser le reportage sur le village qui paraîtra le lendemain. Chacun doit pouvoir y participer.

Le rendez-vous est fixé pour tous les Poggiolais jeudi 9 août à 10 h 30 place St Roch.

 

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 17:45

    Un pont qui date des années 1920 et dont  un des appuis a bougé, voilà ce qui est inquiétant pour un ouvrage d'art qui est franchi en moyenne par 17 000 à 20 000 véhicules chaque jour en juillet. En août le flux quotidien varie de 25 000 à 30 000 véhicules.

   Il était donc nécessaire, non pas de consolider le pont qui franchit le Liamone entre Tiuccia et Sagone, mais d'en construire un totalement nouveau dont voici l'image.

http://www.corsematin.com/media_corsematin/imagecache/article-taille-normale-nm/image/protec/2012/07/27/17777263.jpg

    "La Corse Votre Hebdo", le supplément hebdomadaire de "Corse-Matin" du 27 juillet, présente ce chantier dont le démarrage vient d'être décidé par le conseil général et qui doit s'achever au printemps 2014, pour un coût de près de 10 millions d'euros. En attendant, à partir de septembre, les automobilistes emprunteront une structure provisoire. Il suffira parfois d'être patient pour passer le pont.

   Tous les détails se trouvent dans le dossier qui a été mis en ligne sur le site de "Corse-Matin".

 

    Ce pont est indispensable pour relier les Deux-Sorru et les Deux-Sevi à Ajaccio.   

   Tout le monde connaît son aspect actuel.

Liamone pont

   Cette photo a servi en juin 2011 à illustrer un article de ce blog qui reprenait le texte de Charles MAURRAS comparant cette partie de la Corse avec la Grèce et trouvant que le Liamone ressemblait beaucoup au fleuve Céphise. A lire ICI. 

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 17:55

Parvenu au village, après avoir sorti les bagages de la voiture, il faut savoir comment les ranger.

 

bagages 1976(août 1976)

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 17:51

Si vous n'aimez pas marcher..., vous pouvez tout saccager avec une moto tout terrain, comme déjà vu ici. Mais le Parc a dit avoir désormais pris ses précautions.

Si vous n'aimez pas marcher..., vous pouvez faire des promenades en âne ou à cheval pour aller au lac de Creno, et aussi aux bergeries de Livro et aux lacs de Goria et Ninu.

Cette possibilité existe depuis quelques années grâce à la famille CORIERAS. Il est désormais plus facile de se renseigner sur cette forme de promenade car un site internet a été ouvert à l'adresse: http://astalla.e-monsite.com/

Un seul petit regret: dans la carte de situation, Poggiolo n'a pas été mentionné sur le tronçon de route entre Vico et Soccia.astalla

  

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 18:00

   Des guerres des seigneurs de Cinarca et de la répression génoise, le témoignage architectural le plus proche de Poggiolo est le château de ZURLINA. Les vestiges ne sont que l'ombre de ce que fut ce dernier lieu de la résistance.

    Antoine Claude Pasquin Valery, dans "Voyages en Corse, à l'île d'Elbe, et en Sardaigne" publié en 1837, écrit que, à cette époque, "sur la route de Vico à Guagno, entre Musso (Murzo) et Boccasorro (le col de Sorro), on aperçoit les ruines du château de Zurlina", lesquelles ruines "s'élèvent pittoresquement sur un mamelon de rochers, et de leur sein s'élancent de grands arbres qui les couronnent majestueusement".

    Ces restes sont visibles de la route, quand on descend de Sorru vers Murzo (photo Philippe Franceschetti, août 2011).

Zurlina photo   De son emplacement, la forteresse surveille toute la haute vallée du Liamone et du Fiume Grosso.
    Elle peut être devinée depuis Vico et depuis Soccia.
    Voir l'image ci-dessous utilisée dans la brochure "Sevi-Sorru Cruzzini-Cinarca, Découvrir le patrimoine bâti" (CRDP de Corse).

Zurlina CRDP  

   Zurlina est exactement en face de LETIA, comme le montre très bien cette photo publiée sur Wikipedia (auteur: Liamone). 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f4/Letia_et_le_fort_de_la_Zurlina_qui_domine_la_vallée_du_Liamone.jpg

 

   Afin de se rendre compte directement de ce qu'il reste, un chemin existe. Il est dessiné par des pointillés sur la carte de l'IGN tandis que le fort est représenté par les lettres "Rne" (au S-E de cet extrait).

Zurlina IGN2

 

   Le journal "Corse-Matin" du 11 août 2007 avait publié un article intitulé "La Zurlina et la forêt de Libio". Laurent Chabot écrivait que "cet ancien chemin muletier est la plus belle façon de monter sur le haut-plateau de la forêt haut-perchée de Libio!". Voici sa description:

"Le départ du sentier se situe au bord de la route, à droite 1,5 km après sortie de Murzo (pont de TEVE, pas de panneau mais le chemin est bien visible).

C'est d'abord un  beau muletier, avec les vestiges de marches "en pas d'âne", comme sur les anciens ponts génois, et toute une série de virages en lacets. La montée est assez soutenue et marque enfin une pause sur une ligne de crête environ _ d'heure (une erreur typographique rend ce renseignement incompréhensible) où le chemin, bien appareillé à cet endroit, trace comme un trait sur l'arête rocheuse. On voit alors apparaître le piton de la Zurlina sur la gauche, avant d'attaquer la montée dans les grands pins. A 950 m d'altitude (1h15 environ), on trouve un autre replat: gagner le sommet de la butte herbeuse sur sa gauche pour une vue saisissante sur le nid d'aigle accroché à son piton rocheux (compter un détour d'1/2 h aller-retour pour y descendre)."

   Le texte décrit ensuite la promenade jusqu'à Libio. Il est illustré par une photo qui permet de "voir encore un important pan de mur de cette époque à la base du piton rocheux".

 

Zurlina Corse Matin

 

   Une petite erreur existe dans le texte donnant l'historique de la Zurlina. Laurent Chabot écrit que Gian Paolo de Leca aurait été "perdu paraît-il par ses amourettes avec une belle fille de Vico", alors que l'amoureux imprudent était son fils Orlando (voir l'article sur "la fin de la Cinarca").

 

   Pour vous plonger dans cette époque troublée des dernières guerres cinarchese, et pour accomplir un bon effort physique, rien de tel que d'aller voir la Zurlina de près!


    Afin de vous aider, voici, d'après Google Maps, d'où part le chemin (photo de novembre 2008).

Zurlina pont de Teve

 

 

 

Fin du feuilleton de l'été

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 18:05

Ce n'est pas par rapport aux 130 bouteilles vidées lors du concert-dégustation de mercredi 18 juillet qu'il est possible de l'écrire, mais tout s'est bien passé à Sorru in Musica. Le public était là et la magie de la musique dans la nuit de la montagne aussi.


festival Soccia 22/7/12

(concert de Soccia lundi 16 juillet, photo de Dominique Antonini-Liard)

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 18:08

Les castelli cinarcais  

   En dehors du château de la Cinarca (décrit ici), plusieurs châteaux jouèrent un rôle important dans les luttes contre la domination génoise. Cette carte, déjà publiée dans un article précédent, permet de localiser ceux qui furent édifiés dans notre partie de la Corse.


castelli


 

    Ces constructions du XVème siècle avaient une fonction essentiellement militaire contre les troupes génoises:

"Erigées à l'intérieur des terres, elles concentrent sur des surfaces exiguës les éléments défensifs fondamentaux: tour, citerne et remparts percés de meurtrières. Mais c'est surtout le relief naturel, très spectaculaire - des pitons rocheux élevés et très escarpés - qui fait la force de ces castelli.

Au moins cinq sont construits ou reconstruits dans la région: Sia, Foce d'Orto, Geneparo, Zurlina et Leca.

Perchés sur de haut sommets, très difficiles d'accès, ils ne dépassent pourtant pas quelques dizaines de mètres carrés de superficie et sont mal armés.

(...)

Ces châteaux du XVème siècle apparaissent plus comme des lieux de repli que comme des positions stratégiques destinées à contrôler un territoire. Malgré leur localisation sur des sites particulièrement escarpés, ils ne peuvent résister bien longtemps aux sièges menés par les troupes de l'Office de Saint-Georges, bien ravitaillées et disposant d'une artillerie moderne, leur principale faiblesse résidant dans le peu de réserves dont ils disposent en cas de siège et surtout dans le peu de capacité qu'ont les seigneurs de monter des opérations d'envergure capables de secourir les assiégés."

(extrait de "Sevi-Sorru Cruzzini-Cinarca, Découvrir le patrimoine bâti", CRDP de Corse). 

 

    Le plus proche de POGGIOLO est le Fort de ZURLINA qui est le seul témoignage archéologique de cette époque dans notre micro-région. 

    Son fondateur est Rinuccio della Rocca, cousin du fameux GIAN PAOLO, qui fortifie un mamelon rocheux au-dessus de Murzo fin 1487- début 1488,

       Il occupe une position stratégique sur la route de Vico à Guagno, entre MURZO et le col de SORRU. 

Zurlina photo

Les ruines de Zurlina: photo de Philippe Franceschetti (août 2011)


La Zurlina dans la guerre de 1488-1489

    En 1488, Rinuccio se joint à Giovan Paolo qui revient en Corse pour détruire le joug ligure. Les deux cousins assiègent le château de Cinarca dans lequel le Génois Ambroggio de Negri est en mauvaise posture après la défaite à Bocognano d'une armée de secours.

    L'arrivée de nouveaux renforts commandés par Filippino de Fieschi contraint Rinuccio à se réfugier dans la place de la Zurlina. Rinuccio résiste bien au siège. Il a une vingtaine de soldats avec lui, des provisions et une fontaine (qui gèle en hiver). L'édifice est de petite taille (une douzaine de mètres de haut), sur deux niveaux, surmonté de deux terrasses, avec aussi deux tours. Et, surtout, le lieu est sur une hauteur inaccessible aux assaillants.

    C'est alors qu'un événement va changer la donne: le castellu de Foce d'Orto, au-dessus de Piana, où s'était réfugiée une partie des familles des deux seigneurs, tombe aux mains des Génois commandés par Filippino de Fieschi. Giovan Paolo doit lever le siège de Cinarca et se met à parcourir le pays avec ses partisans.

    Mais, isolé et découragé par la perte de Foce d'Orto, Rinuccio est trompé par la promesse de Fieschi de lui permettre de retrouver son fils Francesco, prisonnier des Génois. Rinuccio quitte Zurlina le 29 avril mais, dès son arrivée à Vico, il est capturé par Fieschi qui l'envoie à Gênes où il meurt.

    Sans cette ruse, les assiégeants auraient dû abandonner car il ne leur restait que 100 mines de grains, soit dix jours de vivres, d'après une lettre d'Ambroggio de Negri copiée dans l'article sur les archives de la Banque de St Georges publié dans "Corse historique" (1er et 2ème trimestres 1962). De plus, il semble que les villageois de Murzo avaient de grandes réticences à obéir aux réquisitions génoises. 

 

La Zurlina génoise

    Ensuite, les Génois utilisent quelque temps le fort.

   Ainsi, en 1490, le Commissaire Raffaele de ODONO écrit qu'il est nécessaire de construire une citerne d'eau. A ce moment, la garnison de la Zurlina n'a qu'une demi-douzaine de soldats, sous la direction d'un "castellano".

   En 1493, le fort est confié à un pievan de COGGIA pro-génois. Il est réparé et réarmé en 1494 et sert de dernière défense à Giovan Paolo en 1501.

     En 1502, l'armement se compose de:

- une bombarde et une escopette (arme à feu à canon évasé) de bronze

- deux nouvelles escopettes (de fer et de bronze)

- un fauconneau (bombarde allongée)

- huit balistes ou arbalètes

- cinq pertuisanes (grande lances)

(d'après "Etude des inventaires des châteaux de Cinarca" par Antoine-Marie GRAZIANI, dans "Patrimoine d'une île", 1995).

    Mais entre 1530 et 1533, le fort est mal en point par manque d'entretien et il finit par être totalement abandonné.


La Zurlina a vécu.

(à suivre)

 


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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 18:00

http://a406.idata.over-blog.com/623x452/2/54/11/81/villlage/couvent.jpgSi le mois de juillet dans les Deux Sorru est dominé par le Festival de Musique, le mois d'août est caractérisé depuis plusieurs années par les "débats de l'été" qui se déroulent dans l'enceinte du couvent Saint-François de Vico.
Une fois de plus, les Amis du couvent de Vico ont souhaité que des thèmes variés puissent alimenter la réflexion des participants.

 
Soirée inaugurale. Samedi 28 juillet à 18 h 30. "Le lien social. Constats et évolutions."

Vincent Féroldi, Prêtre du diocèse de Lyon, observateur qualifié des évolutions du Monde arabe.
Jean Charles Adami, Professeur de lycée à Bastia, membre de la confrérie de la Serra. .
Jean Alesandri, Président de la F.A.L.E.P.


• Soirée débat du vendredi 3 août à 21 h 30.
"La santé en Corse. L'accès aux soins, la précarité, jusqu'où?"

  Maria Guidicelli, Conseillère territoriale.
  François Pernin.

 Médecin Xavier Pietri, Agence Régionale de santé

          François Natali, Médecin.

• Soirée débat du vendredi 10 août à 21 h 30 .
"Où en est l'édition en Corse? Quels enjeux pour notre société?"

Guy Firroloni, Éditions Albiana.

Alain Di Meglio, écrivain.


• Soirée débat du vendredi 17 août à 21 h 30. "Physionomie de la culture artistique en Corse. Le cas des arts plastiques en Corse depuis 1960."

Bernard Filippi, Chef de service de la création, de la diffusion et des pratiques artistiques, Collectivité territoriale de Corse.

Pierre Agostini, directeur du Conseil Économique et Social de Corse.


• Soirée débat du vendredi 24 août à 21 h 30. "Deux pages revisitées de l'histoire religieuse de la Corse."

Michel Casta, Historien,

Antoine-Marie Graziani, Historien.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 18:30

L'été est la saison pendant laquelle chacun ne veut avoir que du bonheur. Ce bonheur vient d'arriver dans la famille ORAZY sous la forme de JULES, né voici quelques jours à Ajaccio.

Toutes nos félicitations à la mère, Audrey, et au père, Frédéric.

Et bravo à François et Monique qui viennent de faire leur entrée dans le club des grands-parents.


Frédéric Orazy

Frédéric ORAZY, le 16 août 2011


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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 18:00

1501 est le début d'une longue troisième année zéro

 

  La nouvelle tentative de Giovan Paolo en 1501 exaspère encore plus les Génois. Elle est très dangereuse pour eux mais ne dure que quelques mois (en lire le récit en cliquant ici). La répression, parfaitement planifiée, est appliquée par Niccolo DORIA, qui débarque à Ajaccio début 1503 avec son cousin Andrea, 800 fantassins et 100 cavaliers. La disabitazione atteint un degré supérieur à celui de 1489.

   Elle est clairement décrite dans le rapport envoyé le 5 août 1507 par Niccolo à l'Office de Saint-Georges:

"J'ai expulsé les habitants, semé la ruine totale et détruit tous les arbres fruitiers et les vignes dans les pieve de Carbini et d'Attala, ainsi que dans les habitats qui sont au nombre de vingt environ. Comme ce qui subsiste dans cette région permet à peine de se rendre compte qu'elle a été habitée, les habitants s'en sont allés. Je leur ai donné jusqu'au milieu du présent mois pour emporter tous les biens; aussitôt passé ce terme, j'assignerai, aussi bien aux hommes qu'aux bêtes, un délai au-delà duquel ils ne devront ni ensemencer ni paître sous peine de sévères punitions. Et je ferai veiller à l'observation stricte de ses décisions."

 

   Le doute n'est pas permis: les Génois veulent transformer les pièves révoltées en véritables déserts. Ils sont aidés par quelques Corses qui avaient été hostiles à Giovan Paolo, comme Rainero et Battista de Cristinacce qui habitaient Vico et obtinrent toutes sortes "d'avantages pour avoir aidé Niccolo Doria à expulser les habitants du Niolo, de Sevidentro, de Letia et de Sorroinsù" (note d'Antoine-Marie GRAZIANI dans "Histoire de la Corse" de Marc Antonio CECCALDI).

 

http://queenofshadow.q.u.pic.centerblog.net/lrdspba7.jpg


   Il y eut pourtant certains villageois qui échappèrent à cette déportation et survécurent dans les hauteurs de la montagne avec des abris de fortune.

    Un document très important, un manuale (manuel) du 5 juillet 1513, montre l'instinct de survie de nos ancêtres.

   Ces six pages nous font connaître une liste de gens étant revenus semer chez eux ou sur des territoires interdits:

- des gens de Lopigna installés à lo Corsolino sous Rosazia;

- des gens de Lopigna et Rosazia à Rosazia;

- des gens de Salice, de Sarri, de Sant'Andrea et de Rezza à Salice;

- des gens de GUAGNO à GUAGNO;

- des gens d'ORTO et de GUAGNO à ORTO;

- des gens de GUAGNO, des SOPRANE, de Lonca, de POGGIOLO, d'ORTO, de Murzo et de SOCCIA aux SOPRANE (1) et à POGGIOLO;

- des gens des SOPRANE, de Letia, de Murzo, de Chigliani et de Vico à Murzo;

- des gens de Letia et de Renno à Letia;

- des gens du Niolo, de Renno, de Balogna et de Cristinacce à Cristinacce;

- des gens de POGGIOLO, d'Evisa et de Tasso à Evisa;

- des gens de POGGIOLO, de Letia, de Vignale et de Tasso à POGGIOLO;

- des gens de Chidazzo et de Marignana à Marignana,

- diverses personnes dans la pieve de Sia, à Vico, à Corrano et à Bocognano.

(Archivio di Stato de Gênes, Banco di San Giorgio,  Primi Cancellieri di San Giorgio, liasse 16, pièces 601-63).

   Ce texte donne l'identité précise des trente-sept paysans (parmi lesquels des Poggiolais) qui ont osé semer dans la zone interdite(2). Il donne "les quantités exactes utilisées, en blé, en orge et en seigle, pour un  montant total de 441 mezini, correspondant donc à une surface de l'ordre de deux cents hectares en tout."  (François PAOLI, "Letia et la région de Vico", p. 37).

  On y apprend aussi que la plupart de ces irréductibles vivent dans des baraques en bois ou dans des cabanes.

   Il semble que les contrevenants n'aient finalement eu que des amendes à payer. Il est vrai que, pour les Génois, le danger s'éloignait.  Rinuccio della Rocca était mort en 1511 et Giovan Paolo de Leca en 1515.  La disabitazione avait foudroyé leurs partisans.


80px-Armoiries_G-nes.png

    En 1516, le repeuplement fut autorisé dans la pieve de Sia (Ota). En 1517, une lettre du chanoine de Sagone, Giovan Francesco delle Cristinacce, demande que Letia en bénéficie également. Elle semble avoir reçu un accueil favorable, et on peut supposer que les villages voisins, comme POGGIOLO, en ont profité.

   La preuve du renouveau est en tout cas fournie par Agostino GIUSTINIANI, évêque de Nebbio depuis 1515, qui,  en 1530, dans sa "Description de la Corse", parle du village de "Podiolo" et d'un autre plus petit, les "Soprane".

 

   Cette vivacité justifie l'antienne que plusieurs générations ont entonnée:

Poggiolo est bâti sur roc,

Poggiolo ne périra pas.

 

   Mais combien de familles poggiolaises ont-elles complètement disparu?  Combien sont-elles à être revenu es de ces exils? Combien de Poggiolais d'aujourd'hui ont-ils des ancêtres qui vivaient au village avant ces "années zéro"?


P.S.: Pour SOCCIA, Jean-Baptiste PAOLI, dans "Histoire d'un petit village de montagne au cœur de la Corse du Sud", relève que le registre des tailles de 1537 compte vingt-trois feux, ce qui montre que ce village avait alors lui aussi retrouvé son importance.

 

(à suivre)

 


(1) les Soprane étaient une partie de Poggiolo dont il reste encore une petite trace dans le maquis  au-dessus du village actuel et qui comptait 14 feux sur le registre des "taglie" de 1537.

(2) Malheureusement, les ouvrages qui ont servi à rédiger cet article n'en recopient pas la liste.

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Début des vacances d'été: samedi 8 juillet midi.

Festival Sorru in Musica: du 21 au 30 juillet.

Fête de saint Roch: mercredi 16 août.

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