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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 19:18

En cette période de l'année, la grande question d'actualité est toujours la rentrée scolaire.

 

instit Xavier Ottavi

  

Le document exceptionnel sur le temps passé qu'est la photo des écoliers de Poggiolo en 1900, publiée le 9 septembre 2010 (voir en cliquant ICI), montrait aussi le visage de l'instituteur de l'époque. Il s'appelait Xavier OTTAVI et était originaire de Soccia.

 

Or, il n'a pas été le seul Socciais à avoir enseigné aux Poggiolais. Faudrait-il penser que nos voisins possédaient plus de science, plus de savoir que les Poggiolais?

 

Si l'on regarde ce qu'il en a été depuis la seconde guerre mondiale, il est vrai que les jeunes Poggiolais ont bénéficié de deux enseignants d'exception venant de Soccia que furent Jojo et Judith.

 

Joseph, dit Jojo, ANTONINI a laissé le souvenir "d'un maître attentif et enjoué", véritable "hussard de la République", écrivit Hélène DUBREUIL en décembre 2007, lors du décès de cet instituteur. Après avoir commencé à Porto et avoir été mobilisé en 1943 et 1944, il fut nommé en 1945 à Poggiolo où il exerça jusqu'à l'été 1954.

école Antonini

  Sur cette photo (dont on excusera la mauvaise qualité), publiée en octobre 2007 dans le journal "L'Info U Pighjolu", Jojo ANTONINI pose avec, au premier plan, François PINELLI, Marie BATTESTI, Ernestine MALACETTI et Mélanie PASSONI, et au second plan, Toussaint COLONNA, Antoine SECCHI et Jacques DEFRANCHI.

 

Après son départ pour Paris, il fut remplacé par Angèle POMPEANI, originaire d'Alata et épouse d'un Poggiolais, Jean-Baptiste COLONNA, plus connu sous le pseudonyme de Nini.

école Pompeani

Sur cette photo, prise sur la place Inghjo et publiée dans le même journal cité plus haut, Angèle POMPEANI est entourée par, de gauche à droite, Jean-Marc TRAMINI, Guy TRAMINI, Jean-Martin PINELLI, Germaine SICCHI, Noël SICCHI, Jean-Marie PASSONI et Rita PINELLI.

 

Il y eut ensuite Paul COLONNA (de Vico).

Le Poggiolais Xavier PAOLI effectua, en 1960-1961, un remplacement de presque toute l'année scolaire. Rappelons que Xavier, qui a amassé une abondante documentation, est actuellement la véritable mémoire du village (on lui doit le résumé historique qui est consultable ICI).

Judith OTTAVI, elle aussi originaire de Soccia, fut d'abord institutrice à Guagno-les-Bains (car ce village avait aussi une école!) de 1958 à 1964. Avant elle, la station thermale avait vu se succéder Mademoiselle LECA puis, en 1957-1958, le Poggiolais Louis DEMARTINI.

Pour 1964-1965, Pascal MINICONI prit sa place à Guagno-les-Bains tandis que Judith était nommée à Poggiolo. Ce fut la dernière année pour ces deux écoles, fermées par l'administration pour effectifs insuffisants.

 

P1864-copie-1.jpg

Judith fut ensuite institutrice dans son village de Soccia jusqu'en 1970. Après son mariage avec Dominique POLI, elle partit pour l'Essonne et y accomplit le reste de sa carrière jusqu'à sa retraite en 1997. Judith (photo ci-contre, prise en juillet 2009) reste maintenant toute l'année à Soccia. Mais cette retraite n'est pas inactive. Elle joue un rôle important dans les activités paroissiales et municipales. Son dynamisme naturel s'exerce aussi bien pour le catéchisme que pour l'animation liturgique.

 

L'école, élément essentiel de la vie d'un village, n'est plus là. Il ne sert à rien de la regretter. Il est important de garder dans son cœur l'attachement à ses racines, et il est encore plus important de continuer chaque jour à faire vivre concrètement le village.

 

 

N. B.:

1 - Cet article, composé à partir de conversations et sans consultations de documents, comporte peut-être des erreurs ou approximations. Nos lecteurs ne doivent pas hésiter à les signaler.

2 - De même, si certains anciens élèves veulent faire part de quelques souvenirs d'école, ce blog leur est ouvert.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 17:32

http://www.jdcorse.fr/JDC2/local/cache-vignettes/L210xH314/12_MIEL_FOIRE_1_-2f880.jpg

 

   U Mele in festa, la Foire du miel de Murzo, est devenue une tradition. Consacrée aux différentes qualités et utilisations du miel corse, elle est un lieu de rencontre très sympathique entre les producteurs et les consommateurs.

 

   Sa quinzième édition aura lieu cette semaine.

 


    Samedi 24 septembre sera consacré aux professionnels.

 

 

 Dimanche 25 septembre, dans les rues de Murzo, aura lieu la foire ouverte au grand public .

murzu stands
08 H 00: Installation des stands des producteurs et des artisans.

10 H 45: Ouverture officielle de la foire

11 H 00: Messe chantée par I Muvrini

12 H 30: Repas au miel

15 H 30: Animation par les chanteurs des Deux-Sorru puis tirage de la tombola.

 


Vente de miel et de produits artisanaux
Exposition sur l’apiculture à la Maison du Miel.casa di u mele Murzo

Animation pour les enfants
Buvette


Une journée de convivialité et de bonne humeur.

 


Contact:
Association Saint Laurent - 20160 MURZU
Tel : 06.75.06.83.32

Site internet de la Foire: http://www.mieldecorse.eu/

Maison du miel: http://maisondumielcorse.com/site/

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 19:06

cathédrale délabrée

Monsieur Alain VENTURINI, directeur des Archives départementales de Corse-du-Sud, vient de réagir à la   publication, dans le dernier numéro de "INSEME", de l'article sur les évêques de Sagone. Celui-ci reprenait le texte paru dans ce blog le 12 juillet sous le titre "Nous garderons notre évêque". Nous ne donnions aucun nom des anciens évêques de ce diocèse mais indiquions que la liste était consultable sur le site Cronica di a Corsica de Ours-Jean Caporossi.

C'est ce sujet qui a fait réagir le responsable des Archives. Alain Venturini a envoyé au blog de "Inseme" le message que nous reproduisons.

 

 

Juste une petite réaction, dans ma partie, l’Histoire, après  lecture du bulletin de septembre et notamment du sujet « Mais oui nous avons un évêque ! ».
Après le nouveau partage de la Corse en plusieurs évêchés au tournant des XIe et XIIe siècles,  André (Andreas) est le premier évêque dont nous connaissions le nom (il est cité pour la première fois le 21 novembre 1175). Mais, auparavant, le pape Calixte II avait, dans les années 1121-1123, consacré un évêque de Sagone dont nous ignorons malheureusement le nom.
 
Quant au premier diocèse de Sagone, il n’y a jamais eu d’évêque du nom de « Martino Tomitano » en 551 (même si Ours-Jean Caporossi a cru bon de reprendre cette billevesée sur son site Cronica di a Corsica ; on la cherchera par contre en vain dans l’ouvrage de l’abbé Casta sur le diocèse d’Ajaccio).  Nous connaissons un visiteur apostolique, Leo, en août 591 et un évêque, Montanus, à la date du 5 octobre 600.  Il n’y a pas d’évêque de Sagone présent au concile du Latran de 649 : ou bien le titulaire ne s’est pas déplacé ou bien le siège était alors vacant.
 
Cordiales salutations
 
Alain VENTURINI
Directeur des Archives départementales
de la Corse-du-Sud
Rue François-Pietri
Les Salines
20090 AJACCIO
alain.venturini@cg-corsedusud.fr

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 18:24

   Dans le cadre de l'étude pré-opérationnelle d'opération programmée d'amélioration de l'habitat et de revitalisation rurale sur le territoire Ouest Corse, pilotée par le Parc naturel régional de Corse, des réunions d'information se tiendront dans chaque commune des trois cantons (Deux Sevi, Deux Sorru, Cruzzini-Cinarca) à l'intention des particuliers souhaitant bénéficier, sous certaines conditions, d'aides pour la rénovation de leurs résidences principales.

   Ces réunions se tiendront dans les mairies aux heures et dates suivantes:

- le 19 septembre, à 11 heures Osani, à 15 heures Serriera, à 17 heures Partinello.

- Le 20 septembre, à 10 h 30 Guagno, à 15 heures Murzo, à 17 h 30 Vico.

- Le mercredi 21 septembre, à 10 h 30 Soccia, à 15 heures Orto, à 17 h 30 POGGIOLO.

- Le 22 septembre, à 10 h 30 Arbori, à 15 heures Balogna, à 17 h 30 Coggia.

- Le 23 septembre, à 11 heures Cristinacce, à 15 heures Marignana, à 17 heures Evisa.

 

(extrait de "Corse-Matin", samedi 17 septembre)

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 18:50

Xavier SPERTINI, dont la grand-mère est originaire de Guagno-les-Bains, est venu en vacances cet hiver. Etant photographe professionnel, il en a profité pour prendre des clichés de la rivière, près du confluent entre le Fiume Grosso et le Filiccioni, la rivière qui vient de Soccia.

Xavier SPERTINI a réalisé une visite virtuelle du lieu, facilement reconnaissable par le pont qui enjambe le Filiccioni. Lorsque vous cliquez dans l'animation, vous pouvez vous déplacer dans l'image à 360°. Vous pouvez zoomer et voir de nombreux détails.

 

Allez vite sur:
http://www.xavierspertini.com/2011/08/filiccioni-corsica/

 

Et n'hésitez pas à utiliser les flèches pour aller dans toutes les directions.


Le travail est SUPERBE.


En plus, il a l'intérêt de montrer un paysage très fréquenté en été mais dont les vacanciers ne connaissent pas le côté hivernal.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 18:25

    Comme partout, le temps du cheval (évoqué dans l'article précédent) laissa la place à l'époque de l'automobile.

    Les routes étant particulièrement difficiles (elles feront l'objet d'articles dans ce blog plus tard), les voitures à moteur à explosion se montrèrent très tardivement à Sorru in Sù. Certains prétendent que la première venue d'un véhicule de ce type daterait de la campagne électorale de 1921 où François COTY serait venu ainsi, mais ils se basent sur des témoignages oraux confus.

    En réalité, les progrès techniques permirent d'utiliser, au moins jusqu'à Vico, la traction automobile pour les transports en commun avant même la première guerre mondiale.

   Le quotidien "La Croix" du 14 novembre 1902 publia, sous le titre "CORSE - Le transport automobile", un article dont voici le texte intégral:

   "Le paquebot Insulaire, courrier d'Ajaccio, a emporté de Marseille trois grandes automobiles appartenant à la Compagnie corse des Messageries automobiles et destinées à desservir les points des arrondissements d'Ajaccio et de Sartène, où ne passe pas encore le chemin de fer.

   Les premières lignes qui seront exploitées sont celles d'Ajaccio  à Vico et d'Ajaccio à Bonifacio par Sartène. Par la suite, d'autres lignes seront créées. La Compagnie corse des Messageries automobiles, qui s'est assuré le transport de la poste, transportera des passagers et des marchandises, rendant ainsi prochaine la disparition des antiques diligences qui aujourd'hui encore assurent en Corse la plupart des services de transport."

sagone-automobile.jpg

 

 

   Mais tout n'alla pas facilement comme l'indique une autre nouvelle parue le 19 mars 1909 dans le même journal:

   "CORSE - Une automobile dans un ravin - L'automobile faisant le service d'Ajaccio à Vico descendait la rampe de Listincone, quand les freins ne fonctionnant plus, le mécanicien ne put rester maître de sa voiture, qui alla buter contre le parapet de la route. Toute la carrosserie se détacha et tomba dans le ravin, entraînant les voyageurs, dont deux furent grièvement blessés."


    La progression du transport automobile n'en fut pas freinée et rendit des services de plus en plus importants. Le "Guide bleu" de 1939 le reconnaît:

   "Comme partout, l'automobile a fait presque disparaître la voiture hippomobile qui n'est plus guère utilisée que pour les petites courses en ville ou aux environs; toutefois les calèches existent encore à Ajaccio et permettent de visiter les environs dans des conditions particulièrement reposantes.

   Le moyen de locomotion indigène c'est le cheval, nous le recommandons aux jeunes touristes. Le cheval corse est une excellente bête, dure à la fatigue et très douce; il a le pied ferme et se dirige très bien dans les sentiers de montagne".

 

   Cet ouvrage signale que des "autobus publics" joignent tous les jours SAGONE à AJACCIO, VICO et GUAGNO. La page 160 ajoute que GUAGNO-LES-BAINS est accessible par "autos et calèche à VICO à l'arrivée de l'autobus tous les jours pendant la saison".


   L'importance des transports en commun suscita la cupidité du banditisme local, notamment de SPADA et de CAVIGLIOLI, ce qui sera décrit bientôt, à l'occasion du rappel des événements de 1931.

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 19:13

    Les lecteurs de ce blog ont tous des attaches proches ou lointaines avec Poggiolo. Ils ont aussi des opinions politiques et religieuses très variées. Rien de plus normal. Ce blog n'est donc pas destiné à mettre en avant une idéologie ou une croyance particulière. Le texte "Qu'est-ce que ce blog?" présent sur la page d'accueil le rappelle en permanence.

   Pourtant, certains pourraient trouver qu'une grande place est accordée aux manifestations religieuses. Cela est vrai mais il faut constater que l'Eglise a toujours joué un grand rôle dans l'histoire de la Corse. Actuellement, les fêtes catholiques sont toujours nombreuses et populaires. Il suffit de regarder la grande place que leur accorde "Corse-Matin" à l'occasion de l'Assomption et du 8 septembre. Ce quotidien a réalisé un diaporama sur les fêtes d'A Santa, à voir ICI.


procession lavasina

    Il n'est donc pas anormal d'annoncer chaque parution de "INSEME". Ce mensuel gratuit est l'émanation des conseils paroissiaux du canton et du couvent de Vico. Mais il est aussi un lien entre tous les habitants car il donne de nombreuses nouvelles en dehors du champ religieux proprement dit, nouvelles concernant tous les Sorrinesi.

    Ainsi, il serait réellement dommage de ne pas lire le numéro de septembre (pour ceux qui ne l'ont pas reçu, il est disponible chez les commerçants et sur le site http://inseme-bulletin.hautetfort.com/).

    Un entretien avec François COLONNA permet de faire le point sur le tri sélectif mis en place depuis mai 2010.

   Une touchante tribune libre de Marion PAOLI dénonce la responsabilité des propriétaires de bêtes divagantes dans le décès de son père à Letia.

    Un article montre les transformations dans les commerces vicolais.

    Un autre reprend ce qui avait été écrit ici sur l'évêché de Sagone et Mgr MAMBERTI, son titulaire actuel.


    A ce propos, il faut rappeler que les textes du blog Poggiolo sont totalement libres de tout droit et peuvent être recopiés et utilisés librement. Mais il est préférable d'indiquer leur origine. Surtout, le fait de voir ces textes dans une publication ne signifie nullement que les animateurs la cautionnent.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 19:23

     En l'absence du chemin de fer (voir article sur "le train-fantôme"), comment pouvait-on circuler en Corse autrefois?

 

LES TEXTES

    "Il y a quatre manières de voyager en Corse: à pied, à cheval, en diligence, en calèche. A pied, il n'y faut pas penser; à cheval, l'étranger doit y renoncer; en diligence, il faut bien s'en garder. Il reste la calèche, sorte de véhicule étrange, ni fiacre, ni landeau, ni coupé, traîné par de vigoureux chevaux attelés quelquefois avec des harnais, souvent avec des cordes, et dont le serre-frein est toujours un vieux soulier."    

    Voici le texte, fort peu encourageant, qu'écrivait le Dr Adrien ANDREI dans son ouvrage "A travers la Corse" publié en 1892, et cité par François PAOLI dans "Letia et la région de VICO".                           

 

    De son côté, un peu plus tôt, le Guide écrit par Paul JOANNE sous le titre "Itinéraire général de la France" et publié chez Hachette en 1884, se méfiait de la Corse et des Corses.

   A l'intention des touristes voulant admirer le paysage, il énumèrait lui aussi les moyens possibles: "On doit renoncer absolument à utiliser les services de voitures publiques qui, n'ayant qu'une seule place d'impériale et partant généralement dans la journée ou le soir, ne permettent ni de voir le pays, ni de s'arrêter là où on voudrait le faire. Il faut donc louer une calèche à deux chevaux et voyager à petites journées. (...) Voyager à pied serait peu coûteux, mais beaucoup plus long, et il serait impossible de trouver un guide. Voyager à cheval, sur des chevaux  qui pointent et se cabrent, et qui sont difficiles au montoir, n'est pas très praticable, d'autant qu'il faudrait alors avoir avec soi un homme également à cheval, qui ne voudrait aller que d'un point à un autre."

    Il préconisait de s'établir dans des centres d'excursion, parmi lesquels il citait VICO et GUAGNO, et d'où l'on pouvait rayonner. Mais attention: "Pour les chevaux ou les mulets, chargez votre hôtelier ou quelqu'un du pays de vous en procurer, mais ne cherchez pas vous-même, vous réussiriez à payer le double, si toutefois vous pouviez en obtenir. Si vous êtes connu ou avec quelqu'un de connu, vous payerez chaque mulet 2 fr, pour une journée." 


Concrètement, avons-nous des renseignements précis pour notre micro-région?

 

LES TÉMOIGNAGES

Tout le monde sait que les ânes et les mulets ont toujours été utilisés par les Corses, comme ici, sur le pont qui traverse le fleuve SAGONE.

Sagone pont

Une voiture à chevaux a été photographiée en 1898, un peu plus loin que ce même pont, près de la tour génoise.

         Sagone route 1898


Il existe aussi un témoignage littéraire sur ce moyen de déplacement.

L'été précédant cette photo, en 1897, l'écrivain royaliste Charles MAURRAS avait utilisé ce véhicule et ne s'en était pas plaint. Dans son texte sur "Les Cargésiennes" (évoqué dans l'article publié ICI), il reconnait que :"Il est des courses plus faciles. L'aller et le retour veulent quatorze heures de diligence."

Mais il ajoute : "Je les affrontai et fis bien."
Il évoque ses "compagnons de banquettes", les chevaux qu'il qualifie de "
robustes petits coureurs" et le fouet du conducteur qui lui présente les ruines de Paomia. Contrairement aux réticences des guides cités ci-dessus, il est enthousiasmé par le voyage. Mais il retrouvait à chaque détour du chemin des souvenirs de la Grèce et, pour lui, rien n'était supérieur à cette similitude. Le voyage devenait un enchantement.


Tout fut différent quand arriva l'automobile (suite dans le prochain article de cette série).        

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 18:16

Ils sont venus et ils étaient nombreux. Ils sont venus et ils s'étaient déplacés de plusieurs villages des deux côtés du col. Ils sont venus et ils ont participé à la messe en plein air et à la procession. Ils sont venus à la célébration de la naissance de la Vierge Marie. Ils sont venus à Sorru jeudi 8 septembre à la chapelle de Marie.

 

(photos J-M F)
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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 18:50

Si l'annuaire de 1938 recopié par les éditions Albiana affirmait faussement qu'il existait une gare à Poggiolo (voir article sur ce livre), il n'en est pas moins vrai qu'un projet de chemin de fer reliant Ajaccio à Vico a bien existé. Il a été mis en avant par le conseil général de la Corse en 1886 mais n'a jamais eu le moindre début de commencement.


Ce projet est décrit par François PAOLI dans son récent livre "Letia et la région de Vico dans l'histoire de la Corse", à la page 222. Nous le citons en entier en ajoutant une carte tirée de la revue "A mimoria" de mai 1994 qui donne des renseignements supplémentaires sur le projet de ce train-fantôme (voir à l'adresse: http://chemindefercorse.free.fr/amimoria.pdf).

 

 

    A la fin des années 1870, le 7 décembre 1879, nous avons vu donner le premier coup de pioche pour le train devant relier Ajaccio à Bastia. Le projet était, à cette époque, de construire, un peu comme en Sicile, un chemin de fer qui ferait le tour de l'île. Mais ce n'était pas, pour autant, le seul projet. Dès le 24 septembre 1886, le conseil général vote une somme de 3.000 francs pour les études préliminaires «d'une ligne Ajaccio-Vico, chemin de fer d'intérêt local», et le rappelle dans une délibération du 25 septembre 1887, Ainsi, le 1er octobre 1887, le préfet prie l'ingénieur «de procéder d'urgence à ces études préliminaires», en autorisant les divers agents utiles à ces études à pénétrer, si nécessaire, dans les propriétés privées.
    Les communes concernées sont Sarrola-Carcopino, Afa, Appietto, Calcatoggio, Saint-André d'Orcino, Casaglione, Ambiegna, Arro, Lopigna, Azzana, Salice, Rosazia, Murzo, Letia et Vico, soit plus de 60 kilomètres de ligne, en pays accident. Un rapport sera établi à la date du 11 juillet 1888, rendant compte des difficultés rencontrées, du fait «de pluies persistantes d'une abondance jusqu’à présent inconnue en automne. ».
    Partant un peu après la station de la Mezzana, le tracé envisagé traversait la RN 193, puis le canal de la Gravona, Afa et Piscia Rossa, avant de franchir, par un petit tunnel, le col de Listincone, puis, par un grand tunnel de 600 mètres, celui de San Bastiano, pour atteindre Calcatoggio. De là, on aurait gagné Saint André d'Orcino et Cannelle, pour monter ensuite vers Sari. Sept gares étaient nécessaires pour arriver à Sari, et, «Au-delà, il n'était fait qu'une reconnaissance du terrain.».
    Le col d'Ambiegna, à 349 mètres d'altitude, étant franchi, on redescendait sur Ambiegna, Arro et Lopigna, où deux petits tunnels étaient nécessaires, puis on passsait sur la rivière Cruzzini, pour remonter, et franchir le Liamone près du gué de Traghetta alla Rena, à 299 mètres d'altitude. Il restait 4.500 mètres à parcourir pour arriver à Vico, à 389 mètres d'altitude, en passant par Murzo, et en franchissant de nouveau le Liamone en contrebas de Saint-Martin, La longueur totale du tracé serait finalement de 74.891 mètres, et l'estimation du coût des dépenses se monterait à la modique somme de dix millions de francs!train projet



    

    Le conseil général ne devait pas donner suite, mais il allait quand même renouveler les études préliminaires en 1890. Lors de la venue en Corse du président de la République, Sadi Carnot, en avril 1890, les conseils municipaux de la région de Vico devaient émettre de nouveaux vœux en faveur de ce projet, et, le 10 septembre 1911, le conseil municipal de Vico devait émettre:


... très énergiquement le vœu que les services compétents soient chargés de préparer dans les plus brefs délais un projet de chemin de fer Bonifacio-Sartène-Ajaccio-Calcatoggio-Sari-Arbori- Vico-Sagone-Cargèse-Piana-Calvi.

 

    L'ingénieur en chef Jeannin répondra, le 4 novembre 1911, que:

 

... dans la présente situation financière du département, ce vœu ne nous semble pas susceptible de recevoir actuellement une suite favorable.

 

Et ce fut tout...

 

D'autres renseignements se trouvent dans l'ouvrage de Paul SILVANI intitulé "Train de Corse, train rebelle" et publié... aux éditions ALBIANA

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  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
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SOCCIA 11h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

ORTO 15h messe Toussaint et bénédiction du cimetière; 

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POGGIOLO15h messe Défunts et bénédiction du cimetière;

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