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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 18:00
Depuis le 1er mars 2016, le blog des Poggiolais a sept ans.

En effet, c'est il y a sept ans, le 1er mars 2009, qu'était publié sur internet le premier article de cette aventure qu'est le blog des Poggiolais. Il s'agissait du film de la procession du 15 août 1966, film qui peut toujours être vu en suivant ce lien:

En lançant ce blog consacré à un petit village de montagne, il n'était pas prévu qu'il y aurait assez de sujets pour lui assurer une telle pérennité.

Au bout de ces sept années, 1.689 articles ont été diffusés sur ce site qui a eu 242.000 visiteurs et 497.000 pages vues. Les abonnés sont plus nombreux que l’an dernier et chaque article est maintenant lu près de 200 fois. Une progression de l'audience est nette depuis la création de la page Facebook:

https://www.facebook.com/pages/Poggiolo/167056470125907

 

Merci à tous les lecteurs qui suivent cette aventure et font connaître ce blog. Merci à tous les Poggiolais et amis de Poggiolo qui apportent des idées et des documents pour de nouveaux articles.

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 18:00

Pas de Poggiolais à Verdun, tel était le titre de l’article qui, à l’occasion du centenaire de cette bataille, remarquait qu’aucun Poggiolais n’avait été tué à cet endroit. Par contre, cinq périrent dans la Somme dont DEMARTINI Jean Toussaint le 9 février, voici cent ans et presque un mois.

La grande offensive alliée, qui échoua lamentablement, débuta le 1er juillet. Mais les combats étaient déjà quotidiens. Jean Toussaint y faisait allusion dans sa dernière lettre, écrite le 4 février 1916 à ses Parents... Il ne lui restera que 5 jours à SURVIVRE !

La dernière lettre de Jean Toussaint
La dernière lettre de Jean Toussaint

En voici le texte :

 

Mes chers parents,

Je me porte toujours bien, je vous en souhaite autant.

Depuis 6 jours on se bat. Tout va bien pour le moment. Je vous embrasse 

Toussaint

 

Merci à Philippe PRINCE pour ce document si émouvant.

-----------------------------

DEMARTINI Jean Toussaint était né le 1er novembre 1889 à Poggiolo, de François Antoine DEMARTINI (1845-1920) et de Maria Graziosa DESANTI, son épouse (1858-1948).

Il s’était engagé dans l’armée en 1907. Après cinq ans au 3ème régiment de zouaves, il se rengagea dans les troupes coloniales.

Jean Toussaint participa  aux combats de 1914 contre les Allemands du Togo et du Dahomey. Il fut même cité à l’ordre des troupes du groupe de l’AOF (Afrique Occidentale Française) et fut blessé à la jambe au combat de Khra (Togo) le 21 août 1914.

Devenu sergent, il rentra à Marseille en mai 1915. Quand il tomba au combat le 9 février 1916, il était passé au 24ème régiment d’infanterie coloniale depuis décembre 1915.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 18:10

Le Tribunal Administratif de Bastia examinait, le 28 janvier,  la demande du préfet d’invalider le statut de résident instauré par quatre communes (Ambiegna, Granace, Lopigna et Orto). Voir l'article "Orto et le statut de résident".

La décision a été rendue publique jeudi 25 février : les quatre délibérations ont été annulées pour "excés de pouvoir". Voici le compte-rendu écrit par Charles Monti et publié sur le site http://www.corsenetinfos.corsica/

Le tribunal administratif de Bastia.

Le tribunal administratif de Bastia.

Saisi par le préfet de la Corse-du-Sud, le Tribunal administratif, en suivant les conclusions du rapporteur public, a annulé les délibérations de quatre communes de ce département : Granace, Lopigna, Orto et Ambiegna. "Ces délibérations visaient à mettre en œuvre la délibération du 24 avril 2014 par laquelle l’assemblée de Corse a institué un statut de résident qui conditionne l’accès à la propriété à une résidence préalable de cinq ans en Corse" explique le tribunal administratif de Bastia.

Après avoir rappelé qu’en vertu de l'article 34 de la Constitution les principes fondamentaux du régime de la propriété relevaient du Législateur, c’est-à-dire l’Assemblée Nationale et le Sénat, le Tribunal a estimé que la détermination des conditions d’accès à la propriété foncière par l’instauration d’une durée de résidence faisait partie de ces principes fondamentaux. Or, les conseils municipaux étaient ainsi intervenus dans une matière réservée au Législateur sans disposer d’une quelconque habilitation de ce dernier pour ce faire.

Ces délibérations étaient donc entachées d’«excès de pouvoir» et le Tribunal n’a pas eu à examiner les autres moyens du préfet tirés, d’une part, de la méconnaissance des principes d’égalité, de non-discrimination et du droit de propriété et, d’autre part, de la violation du droit de l’Union européenne.

Cliquer ici pour lire le texte complet du jugement.

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 18:00

Dans le cadre des Rencontres de l’hiver au Couvent de Vico - I scontri di l’invernu, la Confrérie du père Albini, en partenariat avec l’Association des Amis du Couvent, organise le samedi 12 mars 2016, à 18 heures, au couvent de Vico, une conférence-débat sur le thème "Comprendre l’Orient aujourd’hui", avec le concours de Jacques ORSONI, professeur émérite à l’université de Corte.

 

Une rencontre qui a pour objet de nous aider à porter un regard plus éclairé sur l’histoire, la géographie, les populations et les croyances d’une région aux multiples facettes, d’où sont largement issues notre civilisation et notre culture; un regard pour comprendre des évènements dont l’origine et le sens nous échappent bien souvent; en un mot, un regard pour comprendre, comme le disait le général De Gaulle, cet "Orient compliqué avec des idées simples".

 

Les participants qui le souhaitent pourront, à l’issue de la conférence-débat, poursuivre sur place les échanges avec Jacques Orsoni, autour d’un repas «tiré du sac». 

Comprendre l’Orient aujourd’hui

Agrégé de sciences de gestion et docteur d'État, Jacques Orsoni est professeur émérite des universités. Praticien du management, il s’est orienté vers l’enseignement et a dirigé l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Nantes avant de fonder l'IAE de Corse en 1990. Il a enseigné dans plus d'une dizaine d'universités du monde entier (pays arabes, Chine, Afrique, notamment).

Jacques Orsoni est l’auteur d’ouvrages traitant du marketing et du management considérés comme fondateurs en France. Il s’est intéressé à l’économie et au management méditerranéen. Il est d’ailleurs directeur de la revue AME (Annales d’économie méditerranéenne). En plus de ses interventions universitaires, Jacques Orsoni a rempli de nombreuses missions à l’étranger : en Syrie, au Liban, en Chine, au Sénégal, au Gabon, en République Centrafricaine, en Algérie, en Tunisie, au Maroc.

Il est membre de Corte 96, groupe de réflexion né d’un colloque tenu à l’Université de Corse en mars 1996 sur le thème :"Réflexions éthiques sur la société corse".

Le groupe informel qui a pris le nom de "Corte-96" s’est donné pour objectif, dès le départ, de prolonger la réflexion du colloque.

Les personnes qui composent ce groupe sont réunies par la préoccupation de l’avenir de la Corse et l’attachement à des valeurs communes.

 Au fil de ses travaux, le groupe est parfois amené à produire des textes et à les rendre publics.

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 18:00

Le saint patron de l’église paroissiale sera fêté à Poggiolo samedi 27 février à 15 heures.

Pensez à St Siméon

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 18:10

L’altitude peut être un argument important pour le tourisme, par exemple pour les stations de ski.

Les bornes de nivellement présentées dans l’article "La solution à la devinette du mois : cinq photos, un point commun" permettent d’avoir les vrais chiffres, mais il faut recopier ceux-ci avec sincérité. La publicité n’est pas un prétexte suffisant pour publier n’importe quoi.

Or, que lit-on dans l’annonce ci-dessous présentant l’établissement thermal?

Cliquer pour agrandir.

Cliquer pour agrandir.

En haut à droite, il est bien écrit :

(Altitude 840 mètres)

 

Dans la réalité, Guagno-les Bains est en contrebas de Poggiolo qui se situe à des altitudes bien inférieures à 800 mètres.

Les cartes de l’IGN, dressées avec l’aide des bornes de nivellement et les repères géodésiques, fournissent des indications bien précises.

Publicité mensongère à Guagno-les-Bains

Les maisons des Bains sont surmontées par la chapelle St Antoine près de laquelle la bifurcation de la route se situe à 481 m de hauteur. Tout en bas, le pont de Caldane est à 425 m, plus bas que le pont de Genice (qui est en amont, donc plus haut) où la borne de nivellement indique 443 m.

Quant à l’établissement thermal lui-même, il peut être étudié grâce aux courbes de niveau entre lesquelles la hauteur est de 10 mètres. Il est placé entre les lignes 440 et 450.

Où sont les 840 mètres ?

L’erreur est énorme, quasiment du simple au double.

Cette réclame, comme on disait à l’époque, est parue dans la revue «La Corse touristique» en 1926. Le blog remercie Frédéric BLANC d’en avoir envoyé la reproduction.

En plus du texte, le dessin est remarquable car l’établissement thermal paraît bien plus grand qu’il n’est en réalité et car il est bordé à gauche par une grande avenue qui n’a rien à voir avec la minuscule ruelle existante.

Photo Google

Photo Google

On peut espérer que, au moins, une telle présentation a pu attirer de nombreux touristes supplémentaires à cette époque !!!!!!!

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 18:00

Le 21 février 1916, en lançant leur grande offensive sur Verdun, les Allemands faisaient démarrer la plus grande bataille de la première guerre mondiale. Avec un tiers de million de morts et un peu plus de blessés, son bilan ne fut dépassé que par Stalingrad lors du second conflit mondial.

Les cérémonies, les émissions de télévision et les publications ne vont pas manquer pour évoquer le centenaire de cette bataille acharnée. A ce propos, il faut citer l’excellent dossier réalisé par Sébastien OTTAVI dans le numéro du 19 février de «Settimana», le supplément de «Corse-Matin». Ne se limitant pas à Verdun, il rassemble des documents et les plus récents travaux sur les Corses et la Corse en 14-18. Des légendes sur l’ampleur des pertes insulaires ou sur l’existence de «régiments corses» y sont battues en brèche.

Pas de Poggiolais à Verdun

Curieusement, Verdun ne compte pas beaucoup pour Poggiolo.

En effet, sur les trente Poggiolais qui donnèrent leur vie pendant cette guerre, aucun ne tomba à Verdun.

Sur les six morts de l’année 1916, un, le lieutenant ANTONINI Pierre Toussaint, décéda en revenant de Salonique. Les cinq autres sont morts dans le 80, le département de la Somme, bien loin de Verdun :

3-DEMARTINI Antoine Francois    08/07/1916    Assevillers (80)

6-DEMARTINI Jean Toussaint    09/02/1916    Cappy (80)

10-DESANTI Jean Antoine Martin    03/08/1916 (80)    

14-MARTINI Martin    03/09/1916 Cléry-sur-Somme (80)    

18-PATACCHINI Jean André Zacharie    13/08/1916 Curlu (80)    

 

Les numéros correspondent à la carte, publiée dans l’article «Où les poilus poggiolais sont-ils tombés?», qui montre les lieux de décès des trente héros poggiolais.

Pas de Poggiolais à Verdun

L’année 1916 fut aussi celle de la bataille de la Somme engagée, elle, sur l’ordre de JOFFRE et qui fut un échec pour les Alliés. Il y eut beaucoup de morts et blessés, dont une majorité de Britanniques, entre le 1er juillet et décembre 1916. Mais elle fut moins connue que celle de Verdun.

Il est à remarquer que DEMARTINI Jean Toussaint est mort dans cette zone le 9 février, avant le début de cette offensive.

Pour éviter l’épuisement des soldats, PÉTAIN institua une rotation qui amena à tour de rôle près des 2/3 des unités françaises dans cette bataille. Si aucun soldat de Poggiolo n’a été tué à Verdun, plusieurs s’y battirent quand même.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 18:00

Un des buts de la collecte de dons lancée à Letia est la restauration des peintures de Raymond RIFFLARD dans l’église St Martin (voir l'article "Sauver Choupik et Rifflard"). Mais cet artiste a laissé à Orto une œuvre très originale, et qui n’a rien de religieux.

 

D’après sa notice biographique parue sur le site «Cronica di a Corsica», Raymond RIFFLARD dit RIF est né à Paris en 1896. Artiste peintre, il s’installe à Ajaccio dès le milieu des années 1920. Il illustre la revue «L’Almanaccu di a Muvra» en 1927. Auteur de nombreux paysages de Corse, il expose régulièrement à Ajaccio. Il décore et effectue des peintures dans les églises de Marignana, Cozzano, Cristinacce, Propriano…

Ainsi, il a repris les décors d’IVANOFF (peintre russe présenté dans "Où sont les traces des Russes ?") à Soccia et à St Martin d’Evisa en 1971. Il reprend le décor de Jean Noël COPPOLANI à St Jacques de Marignana.

Il décore également des établissements privés (bars, Maison des Combattants à Ajaccio…). Il décède à Sagone en 1981.

 

En 1958, sur le mur du bar d’Orto, il créa une fresque représentant le général de Gaulle. Le 18 juin 2009, J-M F, le correspondant de «Corse-Matin», avait publié l’histoire de sa création.

 

Nous reproduisons l'article, dans lequel le nom du peintre a été déformé.

Le général de Gaulle à Orto

"A Orto, dans l'établissement de Thérèse Massiani, où les habitants aiment à se retrouver après le travail, Charles de Gaulle depuis 1958, en son costume de général, assiste impassible à toutes les discussions, chants, soirées jeux de société et autres. Comment le libérateur de la nation peut-il trôner dans un petit village de montagne? Thérèse a bien voulu 51 ans après et pour la première fois nous raconter avec passion l'histoire de cette peinture.

A Orto en 1958 un artiste peintre nommé Riflar avait été chargé de restaurer l'église. Celui-ci avait pris pension en l'établissement le café de la paix tenu par son époux Etienne. Lors des longues soirées parties de cartes, dialogues, tous les sujets de société étaient évoqués. "C'était l'époque des événements d'Algérie et le putsch des généraux. Sur une revue relatant les faits, la première de couverture représentait le général en buste. Etienne dit à Riflar (et je m'en souviens comme si c'était hier): tu es incapable de me peindre le général, Etienne en était un inconditionnel. L'artiste peintre aussitôt a tracé une esquisse sur le mur de l'établissement et a reproduit le portrait de de Gaulle sur 1,40 mètre par 1,35 mètre au fil des soirées ".

C'est un saisissant portrait du grand homme qui malgré les décennies n'est pas dégradé.

Bref, le détour par Orto pour ceux qui viennent dans les Deux Sorru s'impose, un chef d'œuvre unique dévoilé 51 ans après l'appel du 18 juin 1940 existe dans cet établissement bien nommé: le café de la paix."

J.-M.F

 

 

Petite note historique: si le général de Gaulle est bien revenu au pouvoir en 1958 grâce aux événements d'Algérie (manifestation des Français d'Algérie le 13 mai, à laquelle la Corse se rallie le 24 mai sous l'impulsion de Pascal ARRIGHI dont la biographie se trouve dans l'article "Arrighi avant Mamberti"), le putsch des généraux a eu lieu en avril 1961.

 

Une œuvre si particulière ne mériterait-elle pas d'être classée par les monuments historiques ?

 

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 18:00

Tout comme l’église Saint Siméon domine le village de Poggiolo, la chapelle Saint Antoine domine les maisons de Guagno-les-Bains. Mais depuis combien de temps ?

 

A l’origine, à la bifurcation des routes allant maintenant (car elles n’eurent pas le même tracé avant la fin du XIXème siècle) d’Ajaccio vers Soccia et vers Guagno, il y eut un monaccia, un petit ermitage de moines cordeliers. Mgr MASCARDI, dans la relation de sa visite apostolique de 1587, décrit un oratoire dédié à Saint Antoine abbé et une maison au sol de terre pour l’accueil des pauvres et des voyageurs.

Ce lieu était protégé par le curé de Saint-Siméon de Poggiolo (pétition du maire de Soccia citée par Louis Mathieu GENTY dans « Acqua medicinale », annexes 4 et 5).

Un ermite, le Père Jean, voulut que chacun put profiter des bienfaits de l’eau chaude qui jaillissait de la montagne et qui était déjà mentionnée par le chroniqueur Antone Petru FILIPPINI en 1594. Il arriva, en quêtant de maison en maison, à amasser la somme nécessaire pour la construction (entre 1709 et 1711) de trois bassins en granit pour les hommes, les femmes et les moines. Cette initiative préfigura l’établissement thermal.

Le 25 juin 1728, Mgr GIUSTINIANI, évêque de Sagone de 1726 à 1741, recommanda quelques travaux d’amélioration et ajouta que «l’ermite doit porter un habit propre aux ermites, se laisser pousser la barbe et se couper les cheveux». Il donna au chanoine Ilario GUAGNO l’autorisation de faire la quête dans tout le diocèse afin de doubler en planches le sol de la maison. Selon certaines sources, Ilario serait le grand-père ou l’arrière-grand-père du bandit Théodore POLI.

La Révolution Française supprima tous les couvents cordeliers en 1790. L’ermitage et sa chapelle furent abandonnés. 

Le sanctuaire fut sauvé par le conseil général du département du Liamone qui, «dans sa séance de 1807 (…) avait voté l’application du produit de quatre centimes additionnels pour le rétablissement de l’ancienne chapelle de Saint-Antoine» (François VAN CAPPEL de PRÉMONT, «Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme», p. 94). La commune de Guagno, qui considérait la source comme une propriété guagnaise, y ajouta son propre financement et reconstruisit le bâtiment religieux en 1809 (Louis Mathieu GENTY dans «Acqua medicinale», annexe 26).

Le culte y reprit à partir de 1810.

Construit ensuite, l’hôpital militaire lui fut accolé, comme le montre le cadastre de 1857. La chapelle correspond à la parcelle 169, coloriée en bleu et cerclée en rouge. H.M. signifie Hôpital Militaire et E.T. Etablissement Thermal.

La chapelle de Guagno-les-Bains

Dans la reconstitution ci-dessous, réalisée d’après le plan COTIN de 1838 (François VAN CAPPEL de PRÉMONT, «Guagno-les-Bains à travers la petite histoire du thermalisme», p. 116), Saint-Antoine est le numéro 4 (3 pour l’hôpital militaire).

La chapelle de Guagno-les-Bains

Maintenant que cet hôpital n’existe plus, la chapelle est seule sur la plate-forme qui surplombe la vallée du Fiume Grosso.

La chapelle de Guagno-les-Bains

Le bâtiment a connu quelques modifications depuis deux siècles. Ainsi, on peut comparer :

1-la carte postale de la visite des scouts de Menton dans les années 1930

La chapelle de Guagno-les-Bains

2 - et une photo de l’été 2015

La chapelle de Guagno-les-Bains

Entre les deux, les murs ont été crépis, un compteur électrique a été installé, la façade décorée de bandeaux blancs et une croix érigée au sommet.

 

Quelle que soit l’apparence de la chapelle, l’abbé au cochon protège toujours Guagno-les-Bains.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 17:59

Plusieurs églises de Corse occidentale furent décorées par des artistes russes fuyant la révolution de 1917. L'article "Où sont les traces des Russes ?" a notamment insisté sur l'œuvre d'Ivan CHOUPIK.

Or, les fresques laissées par ce peintre dans l'église St Roch de LETIA se sont dégradées et une restauration de ces œuvres et de tout l'intérieur du bâtiment s'avère indispensable (l'extérieur a été refait les années précédentes). Une convention entre une association créée pour ce sauvetage, la municipalité de Letia et la Fondation du Patrimoine a été signée pour tenter de rassembler les financements nécessaires. Le total des travaux nécessaires s'élève à 195.000 euros. 

"Corse-Matin" s'en est fait l'écho le 20 janvier: 

Sauver Choupik et Rifflard

Mais les soucis ne s'arrêtent pas là pour les habitants de Letia. La chapelle St Martin est également à remettre en état. Pratiquement tout est à restaurer, y compris les fresques de Raymond RIFFLARD, qui avait l'habitude de prendre les figures des habitants du village comme modèles.

Une convention tripartite,  semblable à celle de St Roch, a été conclue pour rassembler les 125.000 euros nécessaires pour les seules peintures intérieures. Le "Corse-Matin" de mardi 9 février nous apprend que, en un an, 26.510 euros ont été recueillis.

Le même article, reproduit ci-dessous, donne un très intéressant historique de l'église St Martin.

Les personnes voulant fournir un don peuvent se renseigner au 06-12-23-59-61 ou sur le site http://www.fondation-patrimoine.org

Sauver Choupik et Rifflard

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
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