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23 mai 2025 5 23 /05 /mai /2025 07:00

 

On se croirait revenu presque un demi-siècle en arrière depuis que la route de Murzu à Muna a été coupée le 3 mai par un éboulement (voir l'article).

 

Pour parcourir ce trajet, il fallait des bonnes chaussures et de l'énergie. Les photos suivantes ont été prises pendant l'été 1977, alors que la route était en construction. 

 

Sur la première, on peut reconnaître Michel et Jean-Martin FRANCESCHETTI.

 

Sur la seconde, Brigitte FRANCESCHETTI est à côté de son père, Maurice RACOL.

 

La route de Muna, aujourd'hui comme il y a 48 ans
La route de Muna, aujourd'hui comme il y a 48 ans

 

Quant à la désastreuse situation actuelle, elle est décrite par Véronique EMMANUELLI dans l'édition du jeudi 22 mai de Corse-Matin.

Après l'éboulement survenu le 2 mai,

où en est le chantier de la RD4 entre Muna et Murzo ?

 

Le 2 mai, 220 m3 de roche se sont détachés de la falaise, arrachant les grillages de protection et provoquant la fermeture de la route qui relie le Cruzzini aux Deux Sorru. Depuis, c'est un chantier hors normes qui a débuté. Il devrait toucher à sa fin avant l'été.

En cours depuis l'éboulement survenu le 2 mai, le chantier de réouverture de la RD4entre les villages de Muna et de Murzo s'avère d'une grande complexité. "C'est un chantier difficile qui repose, pour l'essentiel, sur la force humaine", concède Stéphane Petreto, directeur de l'exploitation des routes à la collectivité de Corse (CdC). Sur le site, entre Cruzzini et Deux Sorru, où les engins de BTP n'ont pas leur place compte tenu de la configuration topographique des lieux, le danger est omniprésent aussi.

Tous les blocs tombés au sol sont fragmentés à l'aide d'explosifs

D'abord parce que l'endroit "est difficile d'accès". Ensuite, les techniciens redoutent "que des pierres se mettent en mouvement et tombent à leur tour".

Au pied des falaises et en surplomb de ravins vertigineux, la météo peut très vite perturber et interrompre le déroulement des opérations.

Dans cette configuration, le chantier progresse "en fonction des aléas et des capacités des équipes en place. Il est impossible d'avoir recours à des machines pour accélérer le rythme", admet le directeur.

 
Le chantier devrait toucher à sa fin avant l'été.
Le chantier devrait toucher à sa fin avant l'été. DOC CM

À ce stade du chantier, le diagnostic amiante s'est révélé négatif par chance, et les travaux de purge ont pu être menés. Ces jours-ci, la suite consiste à fragmenter à l'explosif tous les blocs tombés au sol.

Les pierres seront évacuées dans la foulée, l'objectif étant que tout soit déblayé d'ici la fin de cette semaine. C'est à ce moment-là  que les membres du bureau d'études y verront plus clair et livreront leurs préconisations relatives au confortement de la falaise.

"Parfois la purge suffit. On se rend compte que la zone est saine, qu'il n'y a plus de fracture dans la roche et que tout est bon. Ici, nous ne sommes pas dans ce cas de figure", reprend Stéphane Petreto.

À l’évidence, il y aura des clous à fixer, des filets et des grillages à dérouler afin de consolider la paroi. Ce qui pourrait donner lieu à des hélitreuillages dans la mesure où il est impossible de stationner des grues dans le secteur.

Les élèves du Cruzzini poursuivent leur scolarité à distance en attendant la réouverture de la RD4

Des projections de béton ne sont pas non plus à exclure. Autrefois déjà, cette manière de faire avait permis de sécuriser un tronçon de la RD4 à proximité de l'éboulement.

Durant toutes ces interventions, la route restera fermée. Une circulation alternée est inenvisageable. "La chaussée est très étroite. Le moindre bloc qui tombe, obstrue la route. A contrario, une route, lorsqu'elle est large, peut rester ouverte lors du confortement", relève-t-on.

Le scénario de dégâts sur la chaussée causés par la chute des blocs relève du domaine du possible. Sur ce point, le suspense sera levé d'ici la fin de la semaine.

Tous ces paramètres ne permettent pas d'avancer avec précision une date pour la réouverture de la RD4, même si les services territoriaux misent sur le tout début de l'été.

En attendant, les élèves de Rusazia, Reza, U Salge, Azzana, Pastricciola, Lopigna scolarisés au collège de Vico, suivent leur cursus à distance.

La solution qui consistait à faire passer le transport scolaire par Arbori, un temps envisagée, a été abandonnée, compte tenu de l'état de la route et du temps de trajet quotidien, compris entre 3 et 4 heures, en moyenne.

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22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 07:00

 

Officiellement fixée au 17 mai, la fête de cette sainte corse a souvent lieu à Calenzana lors du week-end suivant le 21. Cette année 2025, elle aura lieu les 24 et 25 mai.

Francine, la seule Restitude de Poggiolo

 

Restitute, puisque c’est son nom, est une sainte née en Corse et qui fut martyrisée pour sa foi sous l'empire romain. Tuée à Calvi après un long supplice avec cinq autres chrétiens, elle fut, après diverses péripéties, enterrée avec ses compagnons à Calenzana où sa tombe se trouve toujours. 

 

En 1729, elle fut nommée seconde patronne du diocèse de Sagone (le patron en est saint Appien à qui est dédiée la cathédrale de Sagone). Il n'est donc pas étonnant de trouver des restes de dévotion dans cet ancien diocèse.

Francine, la seule Restitude de Poggiolo

 

A Poggiolo, la statue de sainte Restitute se trouve dans la partie droite du transept de l'église Saint Siméon, tout près de la représentation de Jeanne d'Arc. La sainte corse est représentée en prière, agenouillée, alors que la statue de Calenzana la montre debout. Comme elle n'est pas mentionnée dans l'inventaire de 1905, elle a donc été installée dans cette église après cette date, mais en tout cas avant 1925 comme le prouve un ex-voto portant l'inscription:

 

DON  

DE RECONNAISSANCE 

A STE. RESTITUDE

M. M.

1925

Francine, la seule Restitude de Poggiolo

 

Cette plaque soulève deux questions.

Tout d'abord, à qui est-elle vraiment dédiée? Il est écrit Restitude et non pas Restitute. Il existe bien deux saintes appelées Restitude mais elles sont très peu connues et n'ont aucun rapport avec la Corse. On peut donc supposer que le graveur du texte a commis une faute d'orthographe.

 

L'autre interrogation est de savoir quelle est la personne qui a remercié la sainte pour son aide. Les deux initiales M. M. laissent supposer qu'il s'agit d'un membre de la famille Martini mais les prénoms commençant par M ont été portés par de très nombreuses personnes autrefois.

 

Sur l’ensemble des actes de l’état-civil poggiolais consciencieusement relevés par Pierre LECCIA et publiés sur GENEANET, une seule personne est prénommée Restitude (pas Restitute) : Angèle Françoise Restitude VINCIGUERRA, plus connue sous le surnom de « Francine ».

 

Fille de Toussaint VINCIGUERRA, dit "Mancinu" (fiche 115 de la base de données des Poggiolais en 14-18), et de son épouse Françoise MARTINI, elle naquit à Poggiolo en 1922 et décéda à Menton en 2017.

 

Mariée en 1945 à Paul FATTACCIOLI (1921-2013), elle eut une fille, Paule, épouse ALLARD.

 

La plaque de l’église est-elle liée à un épisode de l’enfance de « Francine » ?

 

En tout cas, en 1925, un culte était bien rendu à sainte Restitute. Cet ex-voto en montre d'autant plus l'importance que les murs de l'église de Poggiolo ne comportent au total que six plaques de dévotions diverses.

 

Une troisième question peut être posée: actuellement, combien des saints présents à Saint Siméon sont-ils encore priés? 

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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 07:00

 

Samedi 24 mai et dimanche 25, pèlerinage au tombeau du Père ALBINI.

 
Il y a 195 ans, le 20 mai 1830, dans une cellule austère du couvent de Vico, le Père Charles-Dominique Albini, Apôtre de la Corse (1790-1830), rend son âme à Dieu.

 

A bientôt au couvent !
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19 mai 2025 1 19 /05 /mai /2025 07:00

 

Un article important pour tous les amoureux du patrimoine corse est paru le 13 mai dans Corse-Matin, à propos de la nomination de Barthélémy COLOMBANI, maire de Costa, comme délégué régional de l'Observatoire du patrimoine religieux en Corse.

Le texte est un peu long mais il vaut la peine d'être lu jusqu'au bout. Il insiste sur la grande richesse des églises insulaires, qui s'explique par la forte religiosité et la préservation des destructions des guerres et, surtout, de la Révolution Française. 

"Le patrimoine bâti par nos anciens, c'est notre carte d'identité. Nous ne sommes pas des enfants qui sont tombés du ciel comme ça."

 

"Nous ne sommes pas des enfants qui sont tombés du ciel comme ça"

 

L'observatoire du patrimoine religieux désormais représenté

 

Texte et photos de Jean-François PACELLI

 

Le maire de Costa (Haute-Corse), Barthélémy Colombani, vient d'être nommé délégué régional de l'Observatoire du patrimoine religieux en Corse. Cette association loi 1901 recense le patrimoine religieux et conseille les décideurs en matière de rénovation.

L'Observatoire du patrimoine religieux est désormais représenté en Corse. Le maire de Costa (Haute-Corse), Barthélémy Colombani, vient d'être nommé délégué régional de cette association loi 1901 qui recense le patrimoine religieux et conseille les décideurs en matière de rénovation

"Jusqu'à présent, la Corse n'avait pas de délégué, relate Hadrien Lacoste, vice-président national de l'association. Notre observatoire a une mission triple.

D'abord le recensement du patrimoine religieux, c’est-à-dire l'ensemble des édifices cultuels présents sur le territoire national, qu'ils soient publics ou privés.

La deuxième mission, c'est de conseiller les maires qui ont du mal à trouver des financements. Nous sommes là pour les accompagner en présentant les différents dispositifs qui s'offrent à eux.

La troisième mission, c'est d'être lanceurs d'alerte. Il est arrivé que des églises se retrouvent à la vente sur un site de petites annonces. Ou alors que des communes optent pour la destruction de l'édifice plutôt que sa restauration. En France, depuis une dizaine d'années, nous avons détruit 27 édifices, par délibération d'un conseil municipal. Lorsque vous détruisez l'église du village, vous détruisez le phare.

En Corse, il n'y a pas ces problématiques-là. Nous avons vu l'engouement autour du pape François, venu en Corse pour clôturer un colloque sur la piété populaire. La piété populaire, très chère aux Corses et au cardinal Bustillo, n'est pas une caractéristique que l'on retrouve sur le Continent. Le fait d'avoir un délégué régional en Corse nous permet de mieux connaître les problématiques auxquelles sont confrontés les Corses et les élus corses sur l'entretien de ce patrimoine religieux."

Un "monsieur patrimoine" aux multiples casquettes

La Corse et son millier d'édifices répartis entre 360 communes représentent un chantier perpétuel ralenti par des budgets contraints. En tant que jeune maire d'une commune de moins de 100 habitants, mais également en tant que délégué régional de la Fondation du patrimoine en Corse, Barthélémy Colombani connaît ces sujets par cœur.

 

Hadrien Lacoste, vice-président national de l'Observatoire du patrimoine religieux, venu installer Barthélémy Colombani dans ses fonctions.

Hadrien Lacoste, vice-président national de l'Observatoire du patrimoine religieux, venu installer Barthélémy Colombani dans ses fonctions. J.-F.P.

"Je suis passionné par le patrimoine depuis toujours, confie le quadragénaire. J'ai suivi des formations, notamment lorsque j'étais à l'inventaire du patrimoine de la Collectivité de Corse. Depuis tout jeune, le simple fait d'entrer dans une église est un émerveillement. Cette année, lors du salon du patrimoine, je me suis rendu sur le stand de l'observatoire du patrimoine religieux et j'ai fait la connaissance d'Hadrien Lacoste. Il s'avère que les missions de l'observatoire entrent complètement dans ce que j'ai envie de faire pour la Corse, c’est-à-dire de préserver le patrimoine religieux dans toutes ses composantes.

La Corse, ce sont 360 communes et un millier d'édifices religieux qui regorgent tous d'un patrimoine mobilier extraordinaire. Tout cela est une charge et si je peux apporter mon expertise dans le domaine pour aider les maires des communes de Corse à restaurer leur patrimoine, leur apporter un conseiller d'ingénierie, je le ferai volontiers. Grâce à l'observatoire du patrimoine religieux, je vais pouvoir m'impliquer encore davantage."

Pour Hadrien Lacoste, le choix de Barthélémy Colombani pour représenter l'association en Corse était une évidence : "Le profil de Barthélémy est très intéressant parce qu'il est maire lui-même, note Hadrien Lacoste. Maire, c'est le premier échelon, celui qui prend les décisions et qui priorise les chantiers. Vous avez souvent des édifices qui nécessitent des travaux phasés et les maires se retrouvent vite perdus. L'autre expertise à apporter, c'est bien sûr les solutions de financement. D'autant que la Corse a une organisation administrative particulière."

Des spécificités corses

Dans les chapelles, les églises, les cathédrales et les couvents de Corse, le patrimoine mobilier est souvent mieux conservé que sur le Continent"

La Corse a une spécificité énorme, assure Barthélémy Colombani. Sur le Continent, le patrimoine mobilier a connu les grandes fontes de Louis XIV qui ont servi pour l'effort de guerre et qui ont supprimé une très grande partie de l'orfèvrerie ancien régime. C'est un patrimoine qui a été conservé en Corse, puisque nous n'étions pas français à l'époque. Nous avons encore tout un tas d'orfèvreries ancien régime dans les placards de nos sacristies. Ces objets méritent d'être conservés dans de bonnes conditions.

Mais aussi, durant la période de la Révolution française, il y a eu de nombreuses dérives, avec des bûchés pour brûler des documents religieux, des vêtements liturgiques, du mobilier liturgique, et cela a fait des ravages. Nous n'avons pas connu cela en Corse puisque nous avons toujours été très respectueux de la religion. Nous avons encore énormément de patrimoine de l'ancien régime, c’est-à-dire des XVIIe et XVIIIe siècles."

Ce qui est ordinaire sur l'île revêt un caractère d'exception ailleurs en France. "Une pièce d'orfèvrerie ancien régime, c'est exceptionnel sur le Continent, confirme Hadrien Lacoste. L'État met systématiquement en œuvre une mesure de protection, une inscription à l'inventaire. En Corse, il faudrait presque tout classer, il y a donc des choix à faire. Le rôle de l'observatoire est d'apporter une priorisation. Il n'y a pas de miracle, on ne peut pas tout restaurer."

En Corse, l'écrasante majorité du patrimoine cultuel est chrétienne. L'activité des confréries, la hausse du nombre de baptêmes et de communions illustrent un retour assumé à la pratique religieuse des insulaires. 

"Le patrimoine religieux, tout autant que la religion, fait partie de nos racines, estiment les deux hommes. Dans notre quotidien très mondialisé, on a le besoin de s'y rattacher. Le patrimoine bâti par nos anciens, c'est notre carte d'identité. Nous ne sommes pas des enfants qui sont tombés du ciel comme ça."

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17 mai 2025 6 17 /05 /mai /2025 07:00

 

La photo de classe parue dans l'article précédent sur Bernard PAOLI a intéressé plusieurs de nos lecteurs qui voudraient connaître les identités des élèves dont on voit les visages.

 

La réponse est simple pour ceux qui ont acheté l'excellent album de photos "I nostri antichi di U Pighjolu" produit par Philippe PRINCE-DEMARTINI. L'image se trouve à la page 56 avec les noms de onze des seize garçons photographiés.

 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Les élèves de Bernard Paoli

 

Les noms et prénoms ne suffisent pas pour bien identifier ces personnages. Grâce aux fiches publiées sur Généanet, il est possible de trouver les dates de naissance et de décès de plusieurs d'entre eux. Mais les incertitudes sont grandes à cause des homonymies.

 

Etienne DESANTI: né en 1908.

François DESANTI: trois possibles: Ange François né en 1906, François Marie (1908-1998) et Antoine François (1912-1990).

Pierre Toussaint LECA: un est né en 1912, un autre en 1919.

Jean MARTINI: peut-être Jean Dominique (1912-1975).

Pierre MARTINI: 1910-1988.

Fanfan PAOLI: ?

Juge PAOLI: 1907-1965.

Jean PAPADACCI: 1912-1974.

Félix PINELLI: peut-être Félix Antoine PINELLI, né en 1906.

Xavier PINELLI: un Xavier a vécu de 1907 à 1990 et un Xavier Leto a vécu de 1909 à 1991.

 

Grâce à ces indications, on peut dater la photo des années 1920 à 1925, sans plus de précision.

 

Nous ne doutons pas que des lecteurs pourront apporter des précisions pour éclaircir ces incertitudes.

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16 mai 2025 5 16 /05 /mai /2025 07:00

 

  Au soir de sa carrière, il arrive à un professeur de se demander s'il a fait œuvre utile, si ses élèves ont retenu quelque chose de ses années de cours, s'il a pu les former à affronter la vie.

 

  Ces questions se posent particulièrement en ce début de XXIème siècle où les parents et les élèves ont pris une mentalité de simples consommateurs exigeant des résultats qui sont des dus. Le métier d'enseignant est de plus en plus déconsidéré, sans parler des rémunérations dont le montant fait des Français les plus mal payés de pratiquement toute l'Europe de l'Ouest.

 

    La situation était tout à fait différente voici un siècle. Pour preuve, voyons, d'après un document conservé aux Archives départementales d'Ajaccio, ce qui s'est passé à Poggiolo il y a exactement cent ans.

 

   Réuni le 17 mai 1925, le conseil municipal, présidé par Jean-François CECCALDI (qui fut maire de 1919 à 1941 et de 1943 à 1959), décida, à l'unanimité des sept membres présents, de voter "une gratification de cent cinquante francs à l'instituteur PAOLI Bernard, en récompense du zèle et du dévouement qu'il a toujours apporté dans l'accomplissement de ses devoirs professionnels et pour les nombreux succès obtenus par ses élèves au certificat d'études primaires."

 

   D'après le tableau de conversion publié par l'INSEE, 150 francs de 1925 correspondent à 124,5 euros d'aujourd'hui, somme qui peut paraître faible mais qui était importante pour les finances de la commune.

 

    Le certificat d'études était l'examen qui clôturait la scolarité obligatoire et les familles des villages y attachaient un grand prix.   

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

Le compte-rendu continue:

    "Au moment où ce modeste fonctionnaire va être admis à la retraite, l'assemblée communale tient à lui témoigner sa vive reconnaissance en votant la gratification précitée qui sera prélevée sur les excédents de recette."

 

    Le préfet trouva cette initiative fort bien venue. Le jacobinisme vivait son âge d'or et toutes les décisions municipales devaient alors être examinées par la préfecture avant d'être exécutées. La feuille comporte en bas à gauche l'approbation du préfet qui, le 30 juin 1925, fit inscrire ces 150 francs au budget poggiolais.

 

    Une telle initiative peut paraître presque extravagante aujourd'hui mais il paraissait alors normal que la mairie (donc les parents) montre sa reconnaissance à l'instituteur qui avait permis aux jeunes Poggiolais d'être instruits (les mieux instruits du canton?).

 

   Bernard PAOLI, merci encore !

Bernard Paoli et ses élèves de l'école de garçons de Poggiolo.

Bernard Paoli et ses élèves de l'école de garçons de Poggiolo.

 

Quelques renseignements supplémentaires:

 

Bernard PAOLI naquit en 1872 à Poggiolo, se maria en 1895 à Soccia avec Madeleine OTTAVY et mourut à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) le 18 février 1940.

 

La situation militaire de Bernard PAOLI pendant la guerre de 1914-1918 est consultable sur la fiche 79 de la banque de données poggiolaise.

 

Un des enfants de l’instituteur, Martin PAOLI, a été maire de Poggiolo entre 1959 et 1968. Le fils de Martin, prénommé également Bernard, lui succéda de 1968 à 1989.

 

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14 mai 2025 3 14 /05 /mai /2025 07:00
Soutenez la 22ème édition de Sorru in Musica

Communiqué de SORRU IN MUSICA

Information

 

En cette période difficile pour la culture, l'association relance les adhésions. Nous avons besoin de votre implication, cela nous porte afin de continuer à faire voyager la culture dans nos villages !

 

Nous proposons l'adhésion simple, au tarif de 30 € par personne, mais également une formule d'adhésion et de soutien (30 € d'adhésion, plus un don à votre convenance).

 

L'association Sorru in Musica étant reconnue d'intérêt général, les adhésions et dons faits à l'association sont déductibles des impôts à hauteur de 66 % pour les particuliers, et 60 % pour les professionnels.

 

L'adhésion offre l'accès en avant-première aux nouvelles de l'association, et aux dates et programmes des concerts tout au long de l'année ! 

 

Merci à toutes et à tous pour votre implication!

 

Pour adhérer, cliquer ICI

 

Contacts
Email
sorruinmusicacorsica@gmail.com
Téléphone
 
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12 mai 2025 1 12 /05 /mai /2025 07:00

 

Malgré une météo de printemps très capricieuse et même décevante, les esprits sont de plus en plus tournés vers l'été.

Le 8 mai, Corse-Matin a titré en première page que, pour ces vacances, on avait "les indicateurs au vert". Nous verrons bientôt si les prévisions se réalisent.

 

L'été des samedis

 

Pour le moment, un élément est certain: la saison estivale sera celle des samedis.

De nombreuses activités sont déjà prévues à Poggiolo pour ce jour de la semaine.

Petit calendrier des activités poggiolaises:

Samedi 21 juin: Fête de la musique avec le groupe U Bandu.

Samedi 5 juillet: Vacances d'été (pas seulement pour Poggiolo !!!).

Samedi 19 juillet: concours de boules "La Poggiolaise".

Samedi 16 août: fête de saint Roch.

 

Le concert du groupe Cuscenza détonne car il est programmé pour le Mercredi 20 août.

 

Et n'oublions pas, en dehors de Poggiolo, le Festival Sorru in Musica. Il durera du dimanche 20 juillet au mardi 29 juillet, période pendant laquelle se trouve le samedi 26 !

 

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10 mai 2025 6 10 /05 /mai /2025 07:00

 

Votre blog continue la présentation des trésors de l'église Saint Siméon de Poggiolo.

 

Dans le mois de mai, qui n'est pas avare en jours de fête, une date passe au second plan, quand elle n'est pas carrément complètement oubliée: la fête de Jeanne d'Arc.

 

Depuis une loi promulguée le 10 juillet 1920 après avoir été votée par les députés et les sénateurs, il existe "la fête de Jeanne d'Arc, fête du patriotisme". La date en est fixée au "deuxième dimanche de mai, jour anniversaire de la délivrance d'Orléans", qui eut lieu en 1429. Elle est donc très proche de la commémoration de l'armistice du 8 mai 1945, mais elle ne bénéficie pas d'un jour férié ou chômé !!!

 

Il est à noter que le 8 mai n'est férié que depuis 1981, avec MITTERRAND, alors que de GAULLE, dont l'attitude pendant la guerre n'avait pas été aussi équivoque, l'avait supprimé.

 

"Journal Officiel" du 14 juillet 1920
"Journal Officiel" du 14 juillet 1920

"Journal Officiel" du 14 juillet 1920

 

Il fallut du temps à l'Eglise pour reconnaître la jeune Lorraine de Domrémy qui sut rendre courage à Charles VII et aux Français dans la guerre de Cent Ans. Elle ne fut béatifiée qu'en 1909 et sa canonisation intervint le 16 mai 1920.

 

Aussitôt, le député nationaliste Maurice BARRÈS proposa la loi votée en juillet. Son adoption rapide s'explique par un contexte particulier: la première guerre mondiale venait de s'achever. L'idée était de continuer d'unir des Français comme ils l'avaient été pendant quatre ans dans les tranchées pour résister à l'envahisseur. On tirait ainsi un trait sur les décennies de luttes acharnées entre la République et l'Eglise qui avaient abouti à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905. La laïcité était alors essentiellement conçue comme une politique anti-catholique.

 

La loi de 1920 fut votée par la République laïque mais elle n'est pas une loi religieuse. Le texte cite "Jeanne d'Arc" sans lui attribuer le titre de "Sainte". Et la date choisie est "le jour anniversaire de la délivrance d'Orléans", pas la cérémonie religieuse du sacre de Reims.

 

Elle institue bien une fête de l'union et du patriotisme, pas celle d'un parti ou d'une secte.

 

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “église Saint-Siméon,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “église Saint-Siméon,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses

 

Pour en revenir à la statue de l'église de Poggiolo, elle se trouve dans la chapelle placée dans le bras droit du transept. La sculpture est placée à gauche, entre le tableau du baptême de Jésus et l'autel dédié à saint Jean-Baptiste.

 

Elle n'est pas mentionnée dans l'inventaire rédigée le 2 juin 1905 à la demande de l'évêché d'Ajaccio "pour contrer la "spoliation" annoncée" (Michel CASTA, page 193, "Histoire de la Corse", tome 2, sd Antoine-Marie GRAZIANI, ed. Piazzola). Rien que de plus normal puisque la libératrice d'Orléans n'était même pas encore béatifiée.

 

Les évêques d'Ajaccio entre les deux guerres mondiales, Mgr Augustin SIMEONE (1916-1926) et surtout Jean-Marie-Marcel RODIÉ (1927-1938), encouragèrent les paroisses à installer des statues de Jeanne d'Arc, ce qui fut facilement accepté. Certains considèrent que la sainte fut instrumentalisée au profit de la francisation de la Corse. La question peut être posée et débattue mais cela dépasse le cadre de ce blog.

 

 

Photo Michel Franceschetti.

Photo Michel Franceschetti.

 

Une chose est certaine: la statue poggiolaise n'est pas un chef-d'œuvre.

 

Jeanne est représentée, comme souvent, en guerrière avec armure et épée. De la main gauche, elle tient une bannière blanche avec un ruban tricolore, symbole patriotique. Derrière elle, on peut distinguer des bûches rappelant son supplice à Rouen en 1431.

 

La valeur esthétique est une chose mais la valeur symbolique n'est-elle pas plus importante?

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9 mai 2025 5 09 /05 /mai /2025 07:00

 

L'Associu Santa Maria di Vicu organise une vente de gâteaux samedi 10 mai place Casanelli à Vico.

 

Rappel: cette association oeuvre pour la restauration de l'église paroissiale.

 

Samedi 10 mai, gâteaux à Vico
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du lundi 24 au dimanche 30 août:

Exposition de portraits réalisés par Sylvie GHISLAIN-LEANDRI au couvent de Vico. Vernissage le 25 à 20 h.

 

Samedi 29 août:

pèlerinage à Saint Elisée.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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