L'association A Mimoria est connue pour la qualité de son travail historique et patrimonial. Jean-Baptiste PAOLI, l'historien de Soccia, avait publié plusieurs études dans son bulletin.
Son animateur actuel, François QUILICHINI, s'est adressé au blog pour rechercher un chant de carbonari corses de la région de Vico. Nous espérons que certains pourront fournir des renseignements intéressants.
Les carbonari étaient des révolutionnaires et des républicains membres de sociétés secrètes originaires du sud de l'Italie et qui se diffusèrent en Corse au début du XIXe siècle.
Or, selon ces mêmes auteurs, sa transmission étant restée exclusivement orale, il n'en existerait à ce jour aucune transcription écrite connue.
C'est la raison pour laquelle je me permets de vous solliciter : auriez-vous eu connaissance de ce chant ? Des fragments, des paroles ou un air en auraient-ils été conservés, chez vous ou auprès de personnes originaires de Vico ?
Je vous remercie par avance pour l'attention que vous porterez à ma demande, quelle qu'en soit l'issue.
François Quilichini
06 76 99 15 76
amimoria@hotmail.com
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Deuil à Soccia - Le blog des Poggiolais
TOUTES NOS CONDOLÉANCES. Jean-Baptiste PAOLI était l'historien de Soccia. Il a notamment publié avec l'association A Mimoria "La vie religieuse d'une communauté villageoise" et "Histoire d'un p...
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A MIMORIA Atelier de recherche histoire locale de la CORSE
Atelier de recherches à travers l'étude de documents d'archives, de données de la mémoire collective du patrimoine, écrites ou orales, de la CORSE.
Une discothèque est un lieu où l'on se réunit pour écouter de la musique et pour danser. Mais il est impossible d'oublier que l'on y boit, et parfois beaucoup. Il en était évidemment ainsi "chez Fichet", à Soccia. Dans la nuit, de nombreuses bouteilles de toutes sortes étaient vidées.
Mais il ne faut pas oublier que ce lieu était également un débit de boissons dans la journée. On pouvait venir simplement s'y rafraîchir comme ces cinq Poggiolais (dont on vous laisse chercher les identités) un après-midi de l'été 1969. De la bière au pastis en passant par la menthe à l'eau, les contenus des verres sont variés.
La photo peut être agrandie avec un clic.
La photo est intéressante car il est difficile de trouver un cliché pris en nuitée, et aussi parce qu'elle contraste terriblement avec l'excitation de la nuit. La fatigue de la soirée précédente se faisait-elle encore sentir ou prenait-on des forces avant la prochaine?
Pour les sceptiques qui douteraient du lieu où cette photographie a été prise, nous leur conseillons de bien regarder la clôture métallique et les piquets de 1969 et de les comparer avec ce que montre Google Maps en 2008: l'identité est totale.
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Les "boomers" étaient danseurs: La discothèque de Soccia - Le blog des Poggiolais
Si les bals de village sont l'objet d'un nouvel engouement (voir l'article précédent), des esprits chagrins peuvent regretter les anciennes discothèques et dire que l'on est loin de la joie de v...
https://poggiolo.over-blog.fr/2026/08/les-boomers-etaient-danseurs-la-discotheque-de-soccia.html
Copie d'écran Google Maps (2008).
Ecouter les 45 ou 33 tours de Johnny, de Claude François, des Beatles, etc, danser, jouer au flipper, au baby-foot ou au billard, boire un (ou plusieurs) verres, tout y était possible.
On aperçoit certaines des affiches et des pochettes de disques (on ne disait pas encore vinyles) qui décoraient les murs. Cette image laisse apercevoir les inconfortables banquettes qui bordaient les côtés: de simples planches recouvertes de tissu rouge et reposant sur des quérons (nommés parpaings dans le nord).
Malheureusement, les photos de "chez Fichet" sont extrêmement rares car les appareils n'avaient la légèreté des smartphones actuels... et car on avait bien d'autres choses à s'occuper.
Le lieu fut animé jusqu'au début des années 1980 mais Antoine, qui avait enregistré des disques, continua à chanter pour les fêtes de village et dans des cabarets. Il mourut en août 2009, sur la scène du restaurant "U Rasagju" de Cargese, en plein tour de chant.
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Le retour des bals de village?
Depuis deux mois, et surtout en ce mois d'août, les annonces de bals, concerts, vide-greniers, marchés artisanaux, fêtes pour les enfants, expositions et autres animations ont été nombreuses d...
https://poggiolo.over-blog.fr/2026/08/le-retour-des-bals-de-village.html
Depuis deux mois, et surtout en ce mois d'août, les annonces de bals, concerts, vide-greniers, marchés artisanaux, fêtes pour les enfants, expositions et autres animations ont été nombreuses dans les Deux Sorru. Chaque village a organisé des moments de détente et, surtout, de convivialité.
Ce mouvement s'est senti dans toute la Corse, à tel point que Corse-Matin y a consacré un dossier dans son édition du 16 août. La première page titrait "Le renouveau des bals de village".
Aurélie ROSSIGNOL, directrice de la rédaction, titre son éditorial "Nostalgie et renouveau" et compare époques anciennes et actuelles. Elle y voit
"une forte envie de retour aux traditions, de faire vivre nos villages et les liens intergénérationnels. Un désir de simplicité, d'authenticité."
Mais rien ne se fait tout seul et il existe des comités des fêtes dans toutes les communes. Le journal du 22 août donne l'exemple de l'association Cimatella de Letia qui a 135 adhérents et une grande inventivité. C'est ainsi que les villages continueront à vivre...
Après le FAM de Guagno-les-Bains et le tiers-lieu de Vico, l'exposition "A quoi tu penses?" est au couvent St François du 24 au 30 août. Vernissage le mardi 25 à 20 heures.
"A quoi tu penses?" est une invitation à explorer ce qui nous traverse, une exposition juste pour ouvrir son cœur, laisser voir dans son miroir le reflet de l’autre.
Cette exposition de trete-cinq photos est l'œuvre de Sylvie GHISLAIN-LEANDRI. Cette artiste est bien connue pour avoir réalisé en 2018 "Portraits d'union", un très bel album montrant les visages de nos anciens des Deux Sorru.
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Trente-cinq portraits à regarder à Guagno-les-Bains - Le blog des Poggiolais
L'exposition de portraits qui commence à Guagno-les-Bains a été présentée par un article de Pascale Chauveau dans Corse-Matin mercredi 3 juin.
https://poggiolo.over-blog.fr/2026/06/trente-cinq-portraits-a-regarder-a-guagno-les-bains.html
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"Portraits d'union", une magnifique initiative - Le blog des Poggiolais
Les aînés des Deux Sorru sont magnifiquement mis en valeur dans le livre "PORTRAITS D'UNION" dont la séance de dédicace a eu lieu mardi 4 décembre, dans les locaux de Santunione à Mezzavia. P...
Le début du XXème siècle, fut un "âge d'or" pour Guagno-les-Bains, au moins jusqu'à l'attaque sanglante du 17 août 1931.
Même après la fermeture de l'hôpital militaire en 1883, le hameau recevait de nombreux curistes et touristes. Le "Guide bleu" de 1939 écrivit que ce lieu "est non seulement une station thermale très fréquentée, mais aussi une villégiature et un centre d'excursions recommandables dans une contrée accidentée et pittoresque.". Et d'énumérer ensuite les hôtels du lieu:
- Grand Hôtel Continental (ouv. toute l'année; autos et calèche à Vico à l'arrivée de l'autobus t. l. j. pendant la saison; gar.)
- Central
- de la Terrasse
- Martini
- Villa des Fleurs
- de l'Etablissement thermal (du 1er juin au 30 septembre)
Il faisait bon vivre à Guagno-les-Bains mais, voici 95 ans, un drame troubla la fête et fit une très mauvaise publicité à la station thermale. Ce fut le 17 août 1931.
Reprenons le récit qui parut le 24 août dans "Le Petit Provençal", journal marseillais qui avait une importante rubrique corse.
"Mardi dernier, vers 9 heures du matin, le bandit CAVAGLIOLI François et ses deux neveux TORRE Jean-Baptiste et CAVAGLIOLI Toussaint - ce dernier âgé de 17 ans - sont arrivés à GUAGNO-les-BAINS. Ils étaient tous trois armés de fusils et de pistolets avec cartouchières garnies.
Dès leur arrivée dans cette station d'été, très fréquentée par les malades et les estivants, ils sont allés aux hôtels Casta, Martini Pascal et au débit Leca. Sous la menace de leurs fusils braqués dans la direction des patrons de ces établissements, ils ont exigé le versement de sommes variant de 1.000 à 5.000 francs.
Après quoi, le bandit CAVAGLIOLI François a posté ses deux neveux au coin de l'établissement thermal tenu par M. Michel SIMONGIOVANNI et lui-même est rentré dans la cour de l'hôtel, a fait lever les mains en l'air aux clients de l'établissement qu'il a rencontrés, puis se plaçant au bas d'une fenêtre, il a appelé le patron: "Michel! Michel!", son fusil braqué dans la direction de la fenêtre où le propriétaire était susceptible de paraître."
Michel SIMONGIOVANNI, concessionnaire de l'établissement, avait refusé, quelque temps auparavant, le racket établi par le bandit et avait déclaré: "Plutôt que de verser à Caviglioli la somme qu'il me réclame, je suis prêt à lui flanquer cinq balles dans le front" (extrait de Jean BAZAL "Avec les derniers bandits corses", 1973).
Le quotidien raconte ensuite:
"Ce dernier n'ayant pas répondu, CAVAGLIOLI s'est retiré et, de la route, ses neveux et lui ont tiré une trentaine de coups de fusils sur les fenêtres de l'établissement.
Notre malheureux concitoyen, M. Antoine GUAGNO, qui se trouvait dans sa chambre avec sa jeune femme, atteint à la tête par une balle, fut foudroyé."
Certains textes, mis en référence par Pierre LECCIA sur GENEANET dans sa notice sur Antoine GUAGNO, évoquent l'imprudence de la victime qui se serait mise à la fenêtre pour regarder ("Le Figaro", 26/08/1931, p. 4) ("L'Humanité", 26/08/1931, p. 1) ("Ric et Rac", n° 140, 14/11/1931, p. 2). Les articles se partagent pour localiser l'impact de la balle (tête ou cœur).
Antoine GUAGNO était né en 1900 à Ajaccio où son père Sébastien dirigeait un important garage. La publicité ci-dessous est extraite de la revue "A Muvra".
Le journal continue:
"Avant de se retirer vers les collines de LETIA, les bandits ont mis le feu au pré qui s'étend en contrebas de l'établissement thermal."
Il s'agit du terrain sur lequel a été ensuite construit l'Hôtel des Thermes.
Cet article fut complété le 26 août par le même journal qui, dans un nouveau récit de l'événement, donna des détails supplémentaires sur la fuite des bandits:
"En s'éloignant, les malandrins croisèrent sur leur route le capitaine LECA et M. OTTAVI qui, avec leurs épouses, se rendaient à la source sulfureuse. Sous l'œil noir des fusils, les quatre personnes furent en un tournemain dépouillées de leur argent et de leurs bijoux.
Quelques heures plus tard, le receveur des Postes de Vico recevait à son tour la visite des bandits qui le prévinrent qu'ils lui interdisaient, sous peine d'être tué sans pitié, de donner à qui que ce soit la communication téléphonique pour Ajaccio."
"All in all it was a successful day for les Caviglioli" (traduction: "Dans l'ensemble, ce fut une journée réussie pour les Caviglioli"), écrivit ironiquement, dans un article intitulé "Again Caviglioli" (voir ICI), le magazine américain "TIME" du 7 septembre 1931 (car l'affaire de GUAGNO-les-BAINS n'eut pas seulement un retentissement français mais véritablement international).
Mais l'affolement était général à GUAGNO-les-BAINS. "Le Petit Provençal" du 24 août continuait par le paragraphe suivant:
"Dans la soirée, toutes les voitures qui se trouvaient à Guagno et dans les environs ont été réquisitionnées pour permettre aux estivants et aux malades de quitter GUAGNO-les-BAINS qui est complètement désert à l'heure actuelle."
Didier DAENINCKX décrit cette désolation dans son roman «Têtes de Maures» paru en 2013 :
« La panique s’empara des curistes, des vacanciers. Un véritable exode précipita des centaines de familles sur les quais d’embarquement d’Ajaccio. En quelques jours, le bourg de Guagno-les-Bains fut déserté, on dut rapidement fermer les restaurants, les pensions de famille, on licencia le personnel des thermes, les services de voitures depuis Vico ou Ajaccio furent interrompus, et tous ceux qui travaillaient la terre, qui élevaient de la volaille, pétrissaient la pâte, réduisirent leur activité. »
Guagno-les-Bains n’a plus jamais retrouvé son «âge d’or». L’attaque du 17 août 1931, qui eut une si grande importance, est maintenant bien oubliée. Ne serait-il pas utile, sans même attendre le centenaire de l'événement, qu’une plaque posée sur un mur des thermes rappelle la mémoire d’Antoine GUAGNO, victime innocente de la brutalité et de la stupidité de certains ?
En août 1916, mourait Jean André PATACCHINI, qui a la particularité d'avoir son nom sur les monuments aux morts de Poggiolo et de Pastricciola. Pourquoi? Qui était-il?
Les réponses sont sur la fiche 87 de la base de données des Poggiolais en 1914-1918.
87-PATACCHINI Jean André Zacharie
Né le : 14/3/1888 à Pastricciola - Décédé le : 13/8/1916 dans la Somme.
Parents : Jean Laurent PATACCHINI (1852-1912) et son épouse Pompilie CARLI (1857-1908), nés et morts à Pastricciola.
Taille : 1,75 m.
S’engage en 1908 au 135e RI et devient sergent en 1910.
En 1912, rengage pour un an au 101e RI.
Le 18 mai 1912, alors que son régiment est basé à Dreux, il épouse à Poggiolo Damienne PINELLI, née et décédée à Poggiolo (1878-1965), sœur de Jean-Antoine PINELLI (fiche 96).
Petite anecdote : la naissance de Damienne avait été oubliée sur les registres d’état-civil de Poggiolo en 1878. Elle a été reconnue officiellement par une décision du tribunal d’Ajaccio du 20 juillet 1907. Curieusement, la retranscription sur les registres de la commune n'a enfin été notée par le maire MARTINI Pascal Antoine que le 2 avril 1912, alors que les bans du mariage avaient déjà été publiés !!! Damienne a donc pu se marier le 18 mai 1912 avec Jean André PATACCHINI.
Ils habitent ensuite à Lyon.
Rengagé au 171e RI le 20 mai 1914, donc avant la déclaration de guerre, Jean André devient adjudant en décembre.
Blessé le 26 mars 1915 à Badonviller (Meurthe-et-Moselle), il reçoit le 10 avril la médaille militaire et une citation à l’ordre de l’armée.
En 1916, il se trouve dans le 44e RI et meurt le 13 août au Bois de Hem, Curlu (Somme).
Le 29 août 1916, il est cité à l’ordre du jour du régiment : « Le 12 août 1916, a entraîné brillamment sa section à l’attaque d’une lisière de bois fortement organisée bien que pris par les feux d’enfilade et de revers des mitrailleurs ennemis, est tombé glorieusement à la tête de sa troupe ».
Croix de guerre avec palme et avec étoile de bronze.
Inhumé dans la nécropole nationale de Maurepas (Somme), tombe 746.
Il est inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo avec l’orthographe « PATACHINI » et le prénom « Jean André ».
Il est mentionné sur le monument aux morts de Pastricciola dans la catégorie des « Adjudants », avec son orthographe correcte et accompagné du seul prénom de « André ».
Toutes les fiches des Poggiolais en 14-18 sont accessibles par le lien
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Vacances de la Toussaint:
du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026
Vacances de Noël:
du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027
Vacances d'hiver:
du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027
Vacances de Pâques:
du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027
Vacances d'été:
à partir du samedi 3 juillet
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.