77-OTTAVY Martin, le soldat de toutes les guerres
Né le 1/11/1890 à Philippeville - Décédé en 1957 à Ajaccio.
Parents : Marc Antoine OTTAVY (né en 1852) et Marie DEFRANCHI (1855-1921), tous les deux nés à Soccia et qui se marièrent à Philippeville (Algérie).
Le 1er octobre 1912, il commence une longue carrière militaire.
Il est alors incorporé dans le 40e RI, puis le 4e zouaves.
Il participe à la campagne de conquête du Maroc d'octobre 1912 à novembre 1913, puis passe dans la réserve le 8 novembre 1913.
Avec la première guerre mondiale, il est mobilisé le 1er septembre 1915 et passe des zouaves au 8ème Génie.
Affecté au détachement télégraphique, il est blessé à la cuisse droite par des éclats d'obus à Maurepas (Somme) le 22 septembre 1916.
Sorti de l'hôpital le 8 février 1917 avec une invalidité partielle, il part le 26 avril de Marseille pour débarquer à Salonique. Il reste au sein de l'AFO (armée française d'Orient) jusqu'en janvier 1919 et est démobilisé le 13 août.
Monument aux morts d'Orient, à Marseille (photo Michel Franceschetti).
Martin OTTAVY retrouve l’Algérie comme employé des PTT.
Il épouse Antoinette PINELLI, née en 1897 à Constantine mais de famille poggiolaise et dont le frère Jean Toussaint était mort pour la France le 14 avril 1918 (fiche 100).
Ils ont deux enfants, nés à Constantine : Marc "Jean", dit Jeannot, né en 1922 et Mort pour la France le 19 novembre 1944, et Maryvonne (1928-2023).
Il s'engage le 15 novembre 1925 au titre de la Poste Militaire aux Armées pour participer au Maroc aux campagnes du Rif et de la tache de Taza (la zone montagneuse insoumise du Moyen Atlas) et est renvoyé dans ses foyers le 25 décembre 1927.
Camp militaire de Taza en 1925.
A partir de 1929, il est domicilié à Constantine, au numéro 4 de la rue Mercuri (ou rue Mercury selon certains documents), devenue maintenant rue Mohamed Belakroun.
Après avoir été plusieurs années affecté spécial à la Poste aux Armées, Martin OTTAVY est rattrapé par la seconde guerre mondiale. Il est mobilisé le 2 septembre 1939 et démobilisé le 1er août 1940, à la suite de l'armistice.
Après le débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942 et l'entrée en guerre de l'Afrique du Nord Française aux côtés des alliés, il est rappelé et affecté en 1943 au CEF (Corps Expéditionnaire Français).
Sa carrière se termine le 17 juillet 1945, quand il est rayé des contrôles.
Mais auparavant, il avait eu le chagrin de perdre son fils Jean qui, mobilisé en 1942, tomba pour la France à la suite d’une embuscade pendant la bataille des Vosges en 1944 (voir l’article « De l’Algérie aux rives du Doubs »).
Ses services ont été récompensés par plusieurs décorations : médaille commémorative d’Orient, médaille commémorative de la Grande Guerre, médaille interalliée, médaille coloniale et, par décret du 7 juin 1928, médaille militaire pour la guerre du Rif (reproduite sur sa plaque funéraire).
Conquête du Maroc, première guerre mondiale avec la bataille de la Somme et l’armée d’Orient dans les Balkans, guerre du Rif, seconde guerre mondiale avec la « drôle de guerre » de 1939-1940 et le corps expéditionnaire français d’Afrique du Nord, Martin OTTAVY a été de tous les combats de la première moitié du XXème siècle.
Décédé le 14 octobre 1957 à Ajaccio, il est inhumé le lendemain à Poggiolo dans le caveau PINELLI-VENTURINI-OTTAVY.
Son épouse Antoinette est décédée en 1989.
La famille CALDERONI (Joël, Hervé, Thierry, Paul, François) descend de leur fille Maryvonne (1928-2023).
Toutes les fiches des Poggiolais en 14-18 sont accessibles par le lien
http://poggiolo.over-blog.fr/tag/guerre%2014-18/