Le moment le plus important de l'année pour un éleveur de moutons est celui de la tonte.
La tundera se situe en mai ou parfois début juin. Autrefois, elle était l'occasion de réunions de nombreux bergers avec leurs familles avant de commencer la transhumance.
Cette année 2025, à Poggiolo, ils étaient trois hommes, Ange CORRIERAS, Bernard FRANCESCHETTI et Jean-Baptiste PAOLI, pour tondre deux brebis selon les méthodes ancestrales.
En premier lieu, il fallut attraper la bête, la renverser et entraver ses pattes pour l'immobiliser.
Puis, elle fut déposée sur une table constituée de planches.
Les animaux immobilisés et placés à la bonne hauteur, la tonte proprement dite commença.
Les brebis, d'abord apeurées, finirent par se laisser faire.
La toison fut enlevée par des ciseaux particuliers, appelés "e forbice". En français, ils sont nommés "forces".
D'après Wikipédia:
Les forces sont des outils ou instruments de coupe dotés de deux lames qui se chevauchent et travaillent en cisaillement et qui sont réunies par un ressort en acier, le tout formant généralement une seule pièce.
Image extraite de la vidéo: ""Tundera" (tonte des moutons) aux ciseaux en Corse".
Le dernier brin de laine enlevé, les bêtes sont habituellement bénies selon des rites païens ou chrétiens. Pierre-Jean LUCCIONI et Philippe WALTER décrivent cette cérémonie dans les pages 55 et 56 de "Usi sacri è prufani" (ed Piazzola, 2016):
"De l'eau est versée dans un seau à traire pour permettre aux tondeurs de se laver les mains imprégnées de suint puis de nettoyer leurs forces (ciseaux). A l'aide d'un goupillon, confectionné avec de la laine ou avec une branche de ciste ou de fougère, le propriétaire du troupeau se décoiffe, il fait le signe de croix et bénit les brebis tondues en récitant a pricantula (prière) à haute voix. Les formules varient selon les les régions ou les bergers."
A Pighjolu, la prière choisie et prononcée par Jean-Baptiste PAOLI fut la suivante:
"Pecura nera, pecura bianca,
À chi more more
À chi campa campa"
(Traduction page 60 du livre cité ci-dessus:
Brebis noire, brebis blanche, ou bien vous allez mourir ou bien vous allez prospérer).
Sauf la dernière, les photos sont de Marie-Claude Franceschetti.
Le 24 juin dernier, a eu lieu la réouverture officielle du bureau de la Banque Populaire Méditerranée à Vico.
Le texte qui suit est basé sur des documents fournis par Mathieu Franceschetti. Il peut être considéré comme de la publicité, mais totalement gratuite.
Un lifting complet pour un meilleur accueil
Après une période de travaux bien nécessaire, le bureau de Vico, fièrement rattaché à l'agence de Cargèse, a rouvert ses portes ! L'équipe est ravie d'accueillir à nouveau les habitants de Vico et des environs dans un espace entièrement transformé, conçu pour offrir un service de qualité dans un cadre chaleureux et moderne.
Les travaux d'embellissement ont permis de moderniser l'ensemble de l'agence, la rendant plus accueillante et fonctionnelle. Le point d'orgue de cette rénovation est la création d'un bureau dédié au conseil personnalisé, un espace confidentiel et confortable où les clients pourront discuter de leurs besoins avec nos conseillers. Une salle d'attente agréable a également été aménagée pour assurer le confort de tous.
La proximité au cœur de notre engagement
Conscient de l'importance d'un service de proximité, l'agence de Cargèse a mis en place une permanence régulière à Vico. Un conseiller se déplacera deux fois par semaine, le mardi et le vendredi, pour assurer l'ouverture du bureau et répondre aux questions des clients. Cette initiative vise à maintenir un lien fort avec la population locale et à faciliter l'accès à nos services.
“Nous sommes très heureux de rouvrir nos portes à Vico, déclare Nicole Aiello, Directrice de l'Agence de Cargèse.
Cette rénovation témoigne de notre engagement au service de cette micro région à laquelle nous sommes attachés depuis de nombreuses années. Nous voulons que nos clients se sentent chez eux et qu'ils sachent que nous sommes là pour les accompagner dans leurs projets."
Les murs des couloirs du couvent de Vico vont servir à exposer les tableaux des élèves du Conservatoire de Corse des Techniques Picturales de José COLOMBÉ.
Le chantier de la maison de Mathilde ne se voit pas aussi bien que celui de Jean-Baptiste car il est à l'intérieur de Poggiolo. Il est impressionnant car il réduit l'espace dans un passage qui est déjà étroit.
Qui a dit que Poggiolo est un village endormi? Il connaît actuellement une certaine activité liée à des chantiers.
Le plus important est celui de Jean-Baptiste CECCALDI. L'an dernier, il avait complètement fait refaire l'intérieur de la maison familiale. Cette année, la façade a été crépie.
Mais le plus important se trouve en face de la "Casa Valerio": la construction d'une nouvelle habitation.
Elle est placée au-dessus de la route et on peut y accéder par quelques marches creusées dans le mur de bordure.
L'entrée principale est dans la stretta. C'est par là que sont livrés les matériaux pour la villa et sa piscine.
Un récent article (voir ICI) portait l'attention sur une niche vitrée, au centre de Poggiolo, dans laquelle se trouve une statue de saint Joseph.
Sans être protégées par une vitre, d'autres statuettes protègent des maisons du village.
Ainsi, au "petit four", l'avant-dernière habitation du village sur la route allant vers Soccia. Le lieu est nommé ainsi à cause du four qui est devant, longtemps séparé de la maison, et qui a été intégré à la clôture de la propriété par Marcel HERZ.
C'est lui également qui installa, sur un des petits côtés, une statue de la Vierge.
La maison appartient maintenant à Hélène et Philippe DUBREUIL qui ont tenu à garder cet objet. A la fois, Marie protège la maison et, comme elle est visible de la route, elle semble aussi protéger les passants.
Même parmi les Poggiolais vivant depuis toujours au village, peu connaissent cette niche vitrée aménagée sur une façade de maison. Il est vrai qu'elle est peu visible car elle est en hauteur, ...
Appel lancé sur la page Facebook du groupe "Village d'Orto":
Dans le cadre d’une petite quête de mémoire collective, nous lançons un appel à toutes celles et ceux qui se souviennent des montées à la chapelle de Saint-Élysée, notamment dans les années 1970-1990
Que ce soit pour faire le chemin, participer à des travaux, ou tout simplement partager un moment en communauté, ces instants ont marqué la vie de notre village.
Si vous avez des photos de cette époque, nous serions ravis que vous les partagiez ici, sur le site du Village. Cela permettra de garder vivante cette belle mémoire collective et de la transmettre aux plus jeunes. Ces photos seront éditées ensuite et exposées au village .
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).