La magnifique exposition des tableaux de Jean PINELLI se poursuit jusqu'au 18 août.
N'oubliez pas de passer l'admirer au couvent de Vico.
La magnifique exposition des tableaux de Jean PINELLI se poursuit jusqu'au 18 août.
N'oubliez pas de passer l'admirer au couvent de Vico.
La traditionnelle kermesse de Soccia se déroulera le dimanche 10 août.
Parmi les amusements prévus, certains se retrouvent chaque année, aussi bien en 2025 qu'en 1994.
C'est le cas de la pêche aux canards...
... ou de la course en sac.
Mais, cette année, il n'est pas prévu de Rallye Connaissance de la Corse comme voici trente-et-un ans.
Dommage!
Le 7 août 1965, voici exactement soixante ans, fut le jour d'une excursion de jeunes Poggiolais qui fut particulière. Une semaine auparavant, avait eu lieu une balade à Canale, en face de Soccia, qui a déjà été racontée (voir "L'arbre de Soccia ou une excursion désordonnée le 31 juillet 1965"). Les enseignements de l'expérience précédente ne servirent à rien et la sortie dura si longtemps que tout Poggiolo s'inquiéta et se mobilisa, craignant qu'un malheur fut arrivé à sa jeunesse.
Attention:
ce texte est un peu plus long que les articles habituels du blog
mais il faut le lire jusqu'au bout.
Le samedi 7 août 1965, ils furent dix-huit, de plusieurs familles du village, (plus les chiens Tango et Wolf) à quitter Poggiolo en direction, bien au-delà de Guagno, du col de Bocca Soglia, à 2026 mètres. Le but était d’y monter pour admirer le panorama sur les lacs de Melo et de Capitello.
Les noms des dix-huit audacieux:
- Rose-Marie BARTOLI (maintenant épouse CHABROLLE)
- Joël et Hervé CALDERONI
- Jeanne CECCALDI (maintenant épouse GRIMALDI)
- Jérôme DUGAT et sa sœur Marie-Claude (maintenant décédée, elle fut la mère de Marie et de Mathilde BENDLER)
- Paule FATTACIOLI (maintenant épouse ALLARD)
- Jean-Pierre et Michel FRANCESCHETTI
- Jacques-Antoine MARTINI (que tout le monde appelait alors simplement Jacques)
- Marie-Thérèse MARTINI (maintenant épouse LECCIA)
- François OLIVA
- François ORAZY
- Hervé et Jean-Marc OULIÉ
- Christian PINELLI
- Dominique (dit Dumé) PINELLI
- Jean-Marc TRAMINI
Le départ du village eut lieu à 4 heures du matin. Comme les voitures automobiles étaient rares, la première tâche dans ce genre d’excursion était de joindre à pied par la route goudronnée le village d’où partait le sentier à suivre. Le moment du départ était donc toujours très tôt. On évitait aussi la forte chaleur estivale de la journée.
AU-DELA DE GUAGNO
Le trajet passait par Guagno.
Sortant de Poggiolo, l’expédition partit de la croix du Fragnu (numéro 1 sur la carte ci-dessous)… et du dépôt d’ordures qui s’y trouvait, car il n’existait pas de déchetterie intercommunale. Il fallut marcher entre les boîtes de conserve aux bords coupants, les bouteilles en verre brisées (les bouteilles en plastique, inventées deux ans plus tôt, n'étaient pas encore commercialisées), les matelas éventrés et les débris de toutes sortes pour atteindre l’antique sentier utilisé pendant des générations avant la création de la route goudronnée (numéro 2 sur la carte).
Aprés avoir traversé le Fiume Grosso sur un pont branlant (numéro 3), il fallut gravir une longue montée (numéro 4) pour entrer à Guagno par son dépôt d’ordures (numéro 5), avec le même décor que près du Fragnu.
La traversée de Guagno se fit sous les yeux de quatre ou cinq villageois étonnés de voir tant de jeunes de si bon matin. Puis, le groupe marcha tranquillement sur les 4 ou 5 kilomètres d’embryon de la route D 23 (numéro 6) qui avait été tracée pour aller vers Corte (à 23 km à vol d’oiseau), mais qui n’y arrivera jamais (voir l’article « La route oubliée » du 29 octobre 2018).
De mauvaises langues prétendent que, de l’autre côté, le projet routier capota parce que la famille Giacobbi ne voulait pas que le village de Venaco qu’elle dirige depuis un siècle fut ouvert à d’autres influences politiques. Mais ce ne sont certainement que de très mauvaises langues !!!
De nombreuses péripéties ponctuèrent l’expédition.
La couture du pantalon d’une fille céda mais, par chance, le secours de deux épingles de sûreté lui évita d’avoir les fesses à l’air.
Mais surtout, à cause des différences de vitesse et de plusieurs erreurs d'itinéraire, le groupe se divisa en deux, puis en trois tronçons, comme la semaine précédente.
DIVISION ET RÉUNIFICATION
Le haut cours du Fiume Grosso fut franchi par la passerelle de Trayette ou des Spelonche (numéro 7).
Passerelle des Spelonche (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).
Les onze membres du groupe principal arrivèrent aux bergeries de Belle e Buone (numéro 8) à 11h30 et n'allèrent pas plus loin. Avant de continuer jusqu’au col de Bocca Soglia, il fallait se restaurer et attendre les autres. Le lieu était agréable.
Bergerie principale (https://corse-sauvage.com/randonnee/centre-corse/bergeries-de-belle-e-buone.html).
Devant la cabane principale, près d’une source, à l’ombre d’un arbre, des bancs et une table en bois permirent de bien s’installer pour vider les sacs et se partager la nourriture. Il manquait juste les desserts qui se trouvaient dans les sacs des retardataires. Ensuite, on pourrait reprendre l'ascension en bonne condition.
Mais le temps passait et les sept autres n’arrivaient pas.
Finalement, à 14 heures, sur la crête d’en face, plus à l’ouest, apparut la silhouette de Jean-Pierre FRANCESCHETTI. Il était parti depuis plus d'une demi-heure en éclaireur en laissant les égarés (dont le chien Tango). Après avoir traversé le haut cours du fleuve, ils étaient allés trop à gauche, avaient dû escalader des versants très raides et se trouvaient à bout de souffle, presque sans nourriture et sans eau. Ils en avaient été réduits à boire le jus des boîtes d’ananas prévues pour le dessert.
Jacques MARTINI et Jean-Marc OULIÉ n'hésitèrent pas à s’élancer pour grimper sur le massif, bardés de gourdes remplies, afin de les secourir.
La jonction avec les derniers égarés ne se réalisant qu’à 16 h, il n’était pas possible de grimper au col pour atteindre le but prévu à l’origine. Tout le monde repartit à 17 h après avoir réalisé quelques photos.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.
Douze des participants après la réunification. Debout, de gauche à droite : Michel Franceschetti, Jean-Marc Oulié, Marie-Claude Dugat, Doumé Pinelli, François Orazy, Paule Fattacioli, Hervé Oulié, Hervé Calderoni. Assis : François Oliva, Jérôme Dugat, Jean-Marc Tramini, Christian Pinelli. Photo Joël Calderoni.
UN RETOUR DIFFICILE
L’épisode le plus spectaculaire du retour fut la grosse chute, heureusement sans trop de gravité (quelques belles égratignures), d’une des filles, mais qui fut suivie d’une impressionnante crise de nerfs.
Les excursionnistes joignirent Guagno à la tombée de la nuit, qui était plus tôt qu’actuellement car l’heure d’été ne fut instituée qu’en 1976.
Ils purent se reposer un peu chez les cousins des ORAZY, pour une partie, et des FRANCESCHETTI pour les autres, avant de reprendre la route. Les communications téléphoniques étaient interrompues, comme souvent à l’époque, et il n’était pas possible de joindre les familles.
Mais Raymonde, la nounou des BARTOLI, s’était avancée à pied sur le sentier de la rivière et appelait les disparus. Elle fut entendue par Rose-Marie et Michel qui descendaient la départementale en avant-garde. Mise au courant de la situation, elle rentra rapidement informer le village.
Les parents des randonneurs, qui s’inquiétaient du retard, envoyèrent neuf voitures (soit pratiquement tout le parc automobile poggiolais de l’époque), Toussaint MICHELANGELI en tête, pour les récupérer. Vers 22 heures, transportés par ce convoi de 404, Dauphine, 2 CV, 4L, R 8... tous les jeunes avaient réintégré le village.
404 et R8 à Poggiolo (cortège électoral Jean Gaffory, août 1968). Copies d'écran tirées d'un film de Michel Franceschetti.
APPLAUDISSEMENTS
A Poggiolo, tout le monde était dehors et attendait le retour des retardataires. Pour être sûrs de ne pas en avoir oublié, les parents les firent s’aligner contre le mur bordant la route en face de la maison des Ceccaldi et les comptèrent à la lueur des lampes de poche, l’éclairage municipal étant déficient. Une grande ovation salua le retour des aventuriers.
Puis, quelqu’un, on ne sait qui, se mit à applaudir et tout le village battit des mains. Moment émouvant et symbolique: jeunes et vieux, résidents permanents ou saisonniers du village, tous se sentaient partie intégrante de la communauté poggiolaise. Tout le monde était concerné et se trouvait soulagé par la fin heureuse de cette angoissante soirée.
Mais c’était un échec: les jeunes n’avaient pu arriver au but fixé et n’étaient pas rentrés par leurs propres moyens.
Ils étaient bien décidés à prendre leur revanche l’année suivante.
Cet article a déjà été publié le 10 juillet 2020.
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L'arbre de Soccia ou une excursion désordonnée le 31 juillet 1965 - Le blog des Poggiolais
Il est banal de partir en excursion en passant par des chemins bien connus et empruntés par de nombreux promeneurs, comme pour le lac de Crena. L'esprit d'aventure (ou d'imprudence?) se caractérise
https://poggiolo.over-blog.fr/2024/08/l-arbre-de-soccia-ou-une-excursion-desordonnee.html
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Les jours où Poggiolo crut avoir perdu sa jeunesse. 2/2 : en 1966 - Le blog des Poggiolais
En 1966, réapparut le même projet d'excursion à Belle e Buone et Bocca-Soglia que l'année précédente ( voir le dernier article ). Cette fois, il était prévu de passer une nuit dans les berg...
Avec le début du mois d'août et l'arrivée des Corses du continent, les activités de toutes sortes se bousculent. Ainsi, pour les prochains jours, sont annoncés:
Vendredi 8 août:
-à 17 heures, messe de saint Dominique à Orto
- de 18 à 20h, au couvent de Vico, conférence sur « L'alimentation dans la Rome antique » par Nicole Dalmasso.
Samedi 9:
à Guagno, spectacle de l'Arcusgi, avec A Scola di Cantu di i Dui Sorru en première partie, à 20h30.
Dimanche 10:
- au couvent de Vico, vide-grenier anti-gaspi, de 10 h à 17 h
- à partir de 10h30, kermesse à Soccia, place de l'église.
Lundi 11 août:
marché des artisans à partir de 17h30, à Guagno.
Le mardi 12:
-à Soccia, atelier théâtre à la salle des fêtes
-à Guagno, veau à la broche organisé par la mairie.
Sans oublier, à Vico, le marché des artisans le mardi soir place Casanelli et le mercredi matin place Padrona, l'apéritif sous le tilleul du couvent mardi 12 et surtout, jusqu'au 19 août, l'exposition de peinture de Jean PINELLI.
Un grand événement a lieu aujourd'hui mardi 5 août au couvent de Vico à 20 heures: le vernissage de l'exposition des tableaux de Jean PINELLI.
Jean (appelé également Jean-Martin) PINELLI avait quitté ses pinceaux il y a une dizaine d'années. Sur l'insistance du Père Grégoire SKICKI, il a accepté de montrer plusieurs de ses peintures du 5 au 19 août.
La passion pour la peinture est venue à Jean-Martin alors que, en 1958, il était élève au lycée FESCH à Ajaccio, grâce à son professeur de dessin, Monsieur William THETARD, pédagogue très avisé.
Fonctionnaire de l'Administration postale à Paris jusqu'en 1976, puis en Corse où il a exercé ses fonctions dans plusieurs villages, la peinture restait son seul "passe temps".
A Paris, parcourant les musées et les galeries, cet autodidacte a acquis de sérieuses bases artistiques. C'est en 1976 que Jean-Martin exposa pour la première fois à la galerie Bassoul d'Ajaccio dans le cadre du salon des peintres postiers. En mars 2007, son exposition de 86 tableaux à la galerie Arkane connut un grand succès.
Son dynamisme fut à l'origine des salons de peinture organisés chaque été à Poggiolo, quand il était président de l'association artistique et culturelle de Sorru in Sù qu'il animait avec Jean-Martin FRANCESCHETTI.
Les peintures de Jean-Martin PINELLI sont surtout inspirées par les paysages, les villages et les personnes de Corse et aussi de Provence.
Mais ses talents sont variés: ainsi, il a sculpté dans un tronc d'olivier venant de Vico un Saint Roch de 200 kg présent dans l'église de Guagno.
Après la messe et la procession avec la statue du saint, la fête de saint Roch à Poggiolo se conclue par le chant à la Vierge qui est aussi l'hymne corse. La meilleure interprétation fut peut-être celle du 16 août 2008 par un trio de membres de la confrérie du Padre Albini, dont Jean-Baptiste PAOLI.
A la suite du récent article sur la fontaine de Poggiolo, des lecteurs du blog ont fait remarquer que, malgré le travail de Jean-Marc, il reste de la mousse sous le bec verseur.
Il faudra également enlever les arums morts qui ornaient la surverse, servant parfois autrefois de lavoir.
Mais cela ne durera pas. Déjà, depuis plus de deux ans, Aurel CHITI, Jean-Baptiste PAOLI, Brigitte et Marie-Pierre ont brossé et nettoyé à fond ce monument emblématique du village, et ils ont bien l'intention de continuer.
La volonté des Poggiolais permettra de retrouver au Lucciu un endroit aussi agréable qu'il le fut autrefois.
Nouveau format et nouveau lieu pour le théâtre au village enfants et ados animé par Mathilde BENLER: on innove.
Réunion dimanche 3 août à la salle des fêtes de Soccia à 11h: présentation et quelques exercices.Puis rendez-vous pour les ateliers les mardis 5,12,19 août, toujours à la salle des fêtes de Soccia:de 10h à 11h pour les plus petits (jusqu'à 8 ans)de 11h à 12h30 pour les plus grands.Le spectacle final aura lieu à Orto (date non encore décidée).Que vous soyez du spectacle ou pas, vous pouvez venir aux ateliers. Participation libre.
Pour les artistes motivés pour le spectacle, la date sera vite confirmée.
Les enfants des villages de Sorru in Sù sont tous les bienvenus. Au plaisir de vous retrouver
La fontaine de Poggiolo est désormais impeccable.
Elle vient d'être nettoyée, grâce à l'initiative de Jean-Marc TRAMINI.
Bravo!
Et les poissons sont très contents.
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On travaille à Poggiolo: la fontaine oubliée? - Le blog des Poggiolais
Si des travaux méritoires tentent d'embellir le village, un lieu semble abandonné alors qu'il est bien visible. La fontaine du Lucciu est pitoyable avec l'eau qui s'écoule sur le côté gauche e...
https://poggiolo.over-blog.fr/2025/06/on-devrait-travailler-a-poggiolo-la-fontaine.html
Il est banal de partir en excursion en passant par des chemins bien connus et empruntés par de nombreux promeneurs, comme pour le lac de Crena.
L'esprit d'aventure (ou d'imprudence?) se caractérise par le choix d'un but inédit et d'un itinéraire approximatif. Cet esprit souffla sur les jeunes en vacances à Poggiolo en été 1965.
Leur lieu de rendez-vous habituel était constitué, au croisement de la route et de la "stretta", par les deux marches de la maison Martini sur le bord de la chaussée. Là, se racontaient toutes sortes d'histoires délirantes, se reconstruisait le monde et se décidaient les prochaines activités.
Or, de cet endroit, en regardant vers le monument aux morts, on distinguait alors, dans l'axe approximatif du toit du bar "Le Belvédère", un chêne, sur la crête de la montagne de Soccia.
L'idée émergea que cet arbre, pour être si visible, devait être particulièrement élevé et que l'on devrait aller le voir de près. La décision fut prise de façon impromptue et l'expédition préparée en 48 heures pour aller à ce lieu appelé Canale.
En voici le récit écrit d'après Michel Franceschetti. Ce souvenir d'un événement d'il y a soixante ans est donc PARTIEL et PARTIAL. Il pourra être modifié éventuellement.
Le samedi 31 juillet 1965, se rassemblèrent treize audacieux: Rose-Marie BARTOLI (maintenant épouse CHABROLLE), Joël et Hervé CALDERONI, Paule FATTACIOLLI (maintenant épouse ALLARD), Jean-Pierre et Michel FRANCESCHETTI, Jacques-Antoine MARTINI, François OLIVA, François ORAZY, Hervé et Jean-Marc OULIÉ, Christian et Dominique PINELLI.
Ils avaient alors entre 15 et 20 ans, sauf Christian qui était le plus jeune. Michel partait pour sa première excursion sans son grand-père avec qui il était, entre autres, allé au lac de Ninu en 1963 (et dont il avait ramené sur ses jambes le plus grand coup de soleil de sa vie).
Le départ eut lieu à 3 h 30 du matin car la promenade risquait d'être longue et car il fallait éviter la chaleur, et le groupe n'avait pas de voiture. L'excursion commença à la lueur des lampes torches.
On commença par marcher sur la route goudronnée jusqu'aux premières maisons de Soccia d'où l'on descendit vers le ruisseau de Filiccioni (que les Socciais appellent "le fleuve"). Le sentier fut rapidement perdu, peut-être à cause de la semi-obscurité, mais le groupe parvint à un pont (1 sur la carte). Ce groupe ne comprenait que les plus rapides (Jacques-Antoine, Dominique, Jean-Marc, Christian et Michel). Les randonneurs s'étaient déjà fractionnés.
Pas la peine d'attendre les autres: après tout, il suffisait d'emprunter le sentier s'amorçant sur l'autre rive !
Malheureusement, le sentier, absolument pas balisé, fut vite perdu. Qu'importe: il fallait simplement monter puisque le fameux arbre était au sommet !
Mais la montée fut très pénible. Il fallait grimper de près de 400 mètres en peu de distance.
Après une petite halte pour se restaurer, Christian et Michel furent distancés et s'égarèrent. Près de la crête, ils furent longuement bloqués par un épais rideau d'arbustes difficile à contourner. Leurs réserves d'eau étant vidées, ils n'avaient plus qu'une gourde dans laquelle Christian avait apporté du vin venant de la vigne familiale (car on pratiquait alors la viticulture à Poggiolo): c'était un vinaigre particulièrement infect.
Ils parvinrent en haut (2 sur la carte), complètement assoiffés, vers 7 h 30, peu après les trois autres. Les huit retardataires lâchés avant le pont arrivèrent une heure plus tard. Ils étaient passés plus à droite et avaient affronté des pentes beaucoup plus raides. François OLIVA avait même été complètement coincé et s'était râpé le ventre en glissant sur un rocher. Jean-Pierre avait dû prendre sur son dos plusieurs sacs de copains trop épuisés.
Mais pas d'arbre géant sur le sommet.
Etait-ce la proximité de deux petits chênes qui avait fait croire à un seul? Peut-être les randonneurs s'étaient-ils trompés et se trouvaient-ils trop à l'écart? Sur le coup, ils n'en savaient rien.
Jean-Pierre se servit d'une grande branche comme mât auquel fut attachée une serviette pour montrer malgré tout que l'expédition avait réussi.
Après un bon repos, tous allèrent manger près d'une source, certainement Funtana Bono (1 sur la carte). Certains s'allongèrent sur des fougères coupées pour faire la sieste tandis que d'autres, dans une maisonnette, consommèrent force vin et eau-de-vie. Ils étaient très gais et bruyants en reprenant le chemin du retour.
Les "siesteurs" (Joël, François ORAZY, Paule, Hervé OULIÉ et Michel) démarrèrent beaucoup plus tard et prirent un autre chemin qui les conduisit à une passerelle (2 sur la carte) située plus en amont que le pont du matin. C'est d'ailleurs celle-ci qu'ils auraient dû emprunter à l'aller pour suivre le bon sentier. Ils descendirent la rivière jusqu'au pont du matin, pensant y trouver les autres.
Comme il faisait chaud et que la marche avait été fatigante, ils se baignèrent près du pont (3 sur la carte). Un seul ayant apporté son maillot de bain, ils se mirent à l'eau en jeans et torse nu, sauf Paule évidemment.
Quand les vêtements furent secs, les cinq grimpèrent la côte vers Soccia, longèrent le cimetière (4 sur la carte) et retrouvèrent la route départementale à la hauteur de la boulangerie (5 sur la carte) qui fonctionnait alors et dont le nom "Pane bianco" subsiste toujours.
Finalement, c'est auprès de la fontaine de Saint Marcel (6 sur la carte) que tous les marcheurs poggiolais purent se regrouper.
Il était plus de 17 h quand tous rentrèrent à Poggiolo, fatigués des efforts fournis, déçus de ne pas avoir trouvé l'arbre mais finalement très heureux d'une belle journée au grand air dans une bonne ambiance.
Deux jours après, on comprit que l'expédition n'avait pas atteint son but car elle était allée trop à gauche. L'arbre géant n'avait peut-être jamais existé!!!
En tout cas, cette sortie avait excité les désirs d'exercice et, une semaine plus tard, le 7 août, ils furent cette fois dix-huit à partir en montagne, vers le col de Bocca Soglia. Mais ils n'avaient pas retenu les leçons de la première excursion (ne pas se séparer et être attentif au tracé des sentiers), ce qui leur provoqua de nouvelles aventures.
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Vacances de la Toussaint:
du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre 2026
Journée bastelle à Poggiolo dimanche 25 octobre
Journée Curconi à Soccia samedi 31 octobre
Dimanche 1er novembre, célébration suivie la bénédiction du cimetière:
- Orto 9h30
- Soccia 11h15
- Poggiolo (église St Siméon): 15 h
- Guagno-les-Bains (bénédiction du cimetière seulement): 16h30
Vacances de Noël:
du samedi 19 décembre 2026 au lundi 4 janvier 2027
Début janvier 2027:
Assemblée générale du Comité des Fêtes.
Vacances d'hiver:
du samedi 13 février 2027 au lundi 1er mars 2027
Vacances de Pâques:
du samedi 10 avril 2027 au lundi 26 avril 2027
Vacances d'été:
à partir du samedi 3 juillet
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.