Vidéo de l'hymne corse entonné à la fin de la messe à Notre-Dame de Paris jeudi 20 février.
Merci à Philippe PRINCE.
Vidéo de l'hymne corse entonné à la fin de la messe à Notre-Dame de Paris jeudi 20 février.
Merci à Philippe PRINCE.
"La cathédrale est inondée, submergée" a constaté l'abbé Constant derrière l'autel de Notre-Dame de Paris, rapporte Charlotte LARROCHE-PALERI dans Corse-Matin ce vendredi 21 février.
La messe des Corses à Paris a été un très grand succès. L'église était pleine de Corses du Continent ou venus spécialement de l'île pour participer à la célébration présidée par Mgr BUSTILLO qui a, dans son homélie, a su trouver les mots qu'il fallait pour condamner la violence.
Philippe PRINCE était présent et a envoyé des photos de cet événement.
Le Comité des fêtes u Pighjolu/ I Bagni annonce que les tee-shirts sont arrivés.
On peut en acheter sur sa page Facebook ou auprès des animateurs de l'association.
Souvent, on se moque des gens du Sud-Ouest qui veulent dire "chocolatine" au lieu de "pain au chocolat". Mais, en Corse, il existe des endroits où l'on déguste des "bastelle" et d'autres où l'on se régale de "curconi".
D'où la question qui vient d'être posée par Marie-Bernadette ESTERNI-COGGIA:
Bonjour, nous sommes en cours d'écriture d'un livre de recettes de cuisine avec notre association Culori di Coghja.
A Coggia et peut-être également à Soccia et ou à Guagno, on nomme les "bastelles" confectionnées à la Toussaint des "curconi".
Je suis à la recherche des origines de cette appellation spécifique.
Auriez-vous des pistes ? Avec un grand merci d'avance.
Bernadette COGGIA
Toute la Corse est plongée dans la stupeur et la douleur depuis le meurtre de la jeune Chloé samedi 16 février.
Le blog des Poggiolais adresse ses condoléances à sa famille si durement touchée et soutient toutes les initiatives à la mémoire de Chloé et pour que cessent les horreurs des groupes mafieux dans une île qui connait le plus grand taux d'homicides de France. Aux responsables politiques d'agir!
Les collectifs anti-mafia appellent
à une manifestation
samedi 22 février à 14 h
devant la gare d'Ajaccio.
Reportée au samedi 8 mars à 14 h
devant la gare d'Ajaccio.
Communiqué de Mgr BUSTILLO:
Nous avons appris avec effroi l’assassinat d’une jeune fille à Ponte Leccia. Encore un acte cruel et lâche dans notre île, engendrant indignation, colère, fatigue morale.
La haine étouffe-t-elle la Corse ?
Un message fraternel
Nos pensées et nos prières accompagnent la famille de Chloé et ses proches en ce moment de deuil profondément injuste et de douleur insupportable.
Nos pensées se tournent également vers la jeunesse de notre île. Les jeunes ne peuvent s’habituer à une société violente. Ils possèdent la force de la refuser et nous les y encourageons. Notre volonté commune est de mettre fin à cet esprit mortifère qui fragilise notre vie sociale.
Pour un présent et un avenir meilleurs
La Corse mérite un présent et un avenir meilleurs, pacifiques et constructifs. Pour cela, l’esprit du 15 décembre, le message du Saint-Père à la Corse, sont une force. Nous invitons l’ensemble de la société à fédérer toutes les énergies pour une vie nouvelle où l’ombre de la violence s’efface devant notre espérance : le Christ, lumière du monde.
Ensemble, disons non à la violence
La vie relationnelle, polluée par la violence et la peur, doit être purifiée par des comportements cohérents et libres. Avec tous les acteurs de la vie politique, économique, spirituelle, associative, culturelle, intellectuelle et sportive, refusons d’une seule voix l’engrenage de la violence.
Nous croyons en notre capacité avec la grâce de Dieu, à nous en libérer, à transformer la société pour qu’elle vive dans la paix. Ensemble, œuvrons pour une Corse unie et pacifique.
A l'occasion de l'annonce par le Comité des fêtes u Pighjolu/ I Bagni de la prochaine mise en vente de tee-shirts, un article a présenté les anciennes productions poggiolaises dans ce domaine. Parmi nos lecteurs, certains ont alors évoqué des autocollants qui ont existé autrefois, comme vers 2004 pour Guagno-les-Bains.
Il a existé deux autocollants poggiolais.
Le premier avait été conçu en 1975 (voici exactement 50 ans) par l'Association Sportive la Montagne de Poggiolo (voir l'article sur l'ASM en cliquant ici).
Il était très coloré (vert et rouge sur fond blanc), ce qui était alors peu courant.
La montagne était représentée très schématiquement, par trois pics. Une allusion au Tretorre? Peut-être, bien que cette montagne ne se voit pas du tout de cette façon depuis Poggiolo.
Il peut s'agir simplement de justifier le terme de "Montagne" qui terminait le nom de l'association.
Un autre autocollant, destiné à décorer la carrosserie ou les vitres des véhicules, fut fabriqué en 2013.
A la suite d'un concours lancé par l'AASIS (association artistique et culturelle de Sorru in Sù) et le blog des Poggiolais, le modèle dessiné par François ORAZY fut choisi. Il eut beaucoup de succès et tous les exemplaires furent vendus dès le début de l'été. Plusieurs automobiles portaient encore cette œuvre l'été dernier.
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Les Poggiolais ont de l'initiative (n°6: la Montagne) - Le blog des Poggiolais
La (courte) expérience du Syndicat d'Initiative de POGGIOLO (1) a rapidement été oubliée. Un demi-siècle plus tard, une nouvelle tentative d'union des bonnes volontés prit forme pour dynamise...
https://poggiolo.over-blog.fr/article-les-poggiolais-ont-de-l-initiative-n-6-l-74579629.html
Les Poggiolais ont tenu à célébrer Saint Siméon et ils ont eu raison. Comme l'a dit le pape François quand il était à Ajaccio: "Vos traditions sont une richesse".
Samedi 15 février, les fidèles ont petit à petit rempli la chapelle Saint Roch.
Le Père Georges était venu spécialement du couvent de Vico.
La cérémonie, prévue pour 15 heures, fut brillamment animée par Jean-Baptiste PAOLI et trois autres chanteurs.
Avant de se séparer, les présents partagèrent un agréable goûter. Frappes et boissons étaient offerts par la mairie
En conclusion, il ne faut pas oublier de féliciter Marie SUSINI, Germaine MESNIL et Claudine PINELLI pour la peine qu'elles ont prise dans la préparation de ce très bon moment de foi et de tradition.
Si U Paese, l'hôtel de Soccia, a eu récemment le plaisir d'être le sujet d'un article dans Le Monde, il ne faut pas oublier qu'un autre hôtel existe à Guagno-les-Bains:
Réouverture pour la saison 2025:
le 12 avril prochain !
Dans l'histoire de la Corse, le premier bandit "officiel" fut Théodore POLI, de Guagno.
L'imaginaire collectif s'est emparé de ce personnage dont les exploits ont été amplifiés et déformés. On raconte souvent que Théodore a tué le bourreau de Bastia, qu'il l'aurait même guillotiné. Par exemple, l'universitaire Pierre ANTONETTI écrivait, dans son "Histoire de la Corse" publiée en 1973: "Et l'on assiste aux tristes exploits d'un Théodore POLI (...), véritable "Roi de la montagne" qui, de sa forêt d'Aïtone, pouvait se payer le luxe de descendre à Bastia pour s'y emparer du bourreau et l'exécuter en pleine ville". Cette version est reprise dans certains sites internet qui, par exemple, écrivent: "Un bandit notoire alla même jusqu’à enlever et exécuter le bourreau de Bastia".
Un peu de clarté est nécessaire.
LES LIVRES DE PIERHOME
De nombreux renseignements se trouvent dans "La vie du bandit Théodore", publié en 1934 et écrit par Henri PIERHOME.
Le véritable nom de cet auteur était Henri PIERANGELI.
Né à Bastia en 1875, décédé en 1945, Henri PIERANGELI était le neveu du républicain Emmanuel Arène. Elu député de Bastia en 1906, il fut réélu en 1910, puis 1914, 1919 et 1928 sous l'étiquette de la "gauche radicale", nom d'un groupe du centre-droit. Il abandonna la vie politique après son échec à la sénatoriale partielle de 1937.
Il est piquant de savoir que son fils épousa à Marseille en 1922 une nièce de l'écrivain royaliste Charles MAURRAS.
Il est l'auteur d'études sur la Corse économique, d'un roman historique ("Anna Maria") et de vies romancées: "Gallochio, bandit corse", "La vie du bandit Bellacoscia", "La Vie du bandit Théodore", ...
Son ouvrage est donc une base documentaire essentielle mais quelques confusions y sont présentes et il doit être étayé par d'autres sources.
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DE LA DÉSERTION À L'ORGANISATION
Théodore POLI naquit en 1797 à Guagno. Conscrit en 1816, il avait tiré un mauvais numéro et obtenu un sursis mais il fut rappellé le 11 novembre 1819.
Le brigadier PETIT, de la gendarmerie de Guagno, laissa passer le temps imparti et, après avoir promis de le laisser tranquille, l'arrêta cependant comme déserteur le 4 février 1820. Il le conduisit menotté à Ajaccio. Mais Théodore déserta rapidement pour de bon, se précipita à Guagno et, le soir du 14 février 1820, abattit le gendarme qui festoyait chez un habitant. Son histoire de bandit débuta à ce moment.
Réfugié au maquis, il s'associa avec un contumace PELLEGRINI, dit BRUSCO, qui vivait près de Vico, puis avec les frères MULTEDO. Il en vint à créer une petite communauté de près de 150 bandits, dans la forêt d'Aïtone, sur laquelle il règnait en véritable dictateur.
Lors de la création de cette organisation, près de Guagno, Cecco SAROCCHI proposa de tuer le bourreau pour porter un défi aux autorités. SAROCCHI, né en 1792 à Rusiu, avait été condamné 15 fois dont 4 à la peine de mort. Il avait obtenu des autorités un passeport pour s'exiler en Italie mais il voulait venger son ami ANCINO qui avait été guillotiné à Bastia à l'issue d'un procès que le bandit jugeait bâclé. Théodore ne voulut pas participer à cette action mais donna son accord.
LE RAID DE BASTIA
Le 24 janvier 1824, Louis SIMALIOT, exécuteur des hautes œuvres de Bastia, accompagné de son aide Martin ALVIDA, qui était aussi son gendre (il avait épousé sa
fille Marie-Esther), s'en alla à la chasse à l'étang de Chiurlino. Tombé dans une embuscade tendue par Cecco SAROCCHI, Pascal GAMBINI et Jean-Baptiste TORRE, SIMALIOT réussit à s'échapper. ALVIDA resta entre les mains des ravisseurs.
Ceux-ci demandèrent 300 écus. Au moment du versement de la rançon, SAROCCHI et ses complices furent arrêtés. Le corps d'ALVIDA fut retrouvé ensuite, à Furiani, égorgé d'un coup de poignard le 2 février. SAROCCHI fut guillotiné le 31 mai 1825 sur la place Saint Nicolas, par SIMALIOT lui-même.
Théodore mourut le 5 février 1827 (et non pas en 1831 comme le datent certains sites) après de nombreux méfaits (dont ce blog contera bientôt quelques exemples) mais il n'était directement pour rien dans l'affaire du bourreau (ou plutôt de l'aide-bourreau).
La légende s'empara vite de lui. Dans la fameuse "Colomba" de Prosper MÉRIMÉE, parue en 1840, on peut lire une référence au raid de Bastia.
Colomba, pour faire peur aux voltigeurs qui cherchent son frère Orso, leur demande :
«Savez-vous, messieurs, que si par hasard les trois frères GAMBINI, SAROCCHI et Théodore POLI se trouvaient à la croix de Sainte-Christine avec BRANDOLACCIO et le curé, ils pourraient vous donner bien des affaires. Si vous devez avoir une conversation avec le Commandant de la campagne (MERIMEE place en note que "c’était le titre que prenait Théodore POLI"), je ne me soucierais pas de m’y trouver. Les balles ne connaissent personne la nuit.»
L'assassinat d'un gendarme perpétré voici exactement deux cent cinq ans à Guagno fut un événement historique pour la Corse et surtout pour Sorru in sù.
Le 14 février 1820, Théodore POLI tua le brigadier PETIT qui l'avait arrêté dix jours auparavant pour désertion. Evadé, Théodore rejoignit Guagno pour se venger et il prit le maquis. Il se fit reconnaître comme roi du maquis par une assemblée de bandits dans la forêt d'Aïtone. Il écuma les Deux Sorru pendant sept ans en rackettant les habitants et surtout les curés. Sa bande poussa l'audace jusqu'à assassiner l'aide du bourreau de Bastia.
Pour arrêter ces exactions, le roi Louis XVIII créa le corps des voltigeurs corses. Ces soldats finirent par tuer Théodore le 5 février 1827.
L'histoire de Théodore POLI fit l'objet de plusieurs livres et articles. Il est considéré comme le premier des "bandits d'honneur" dont les derniers éléments furent éliminés par l'expédition militaro-policière de novembre 1931.
Entre octobre 2010 et mars 2011, le blog des Poggiolais avait publié une série de six articles sur les exploits de Théodore. Ils vous sont de nouveau proposés à raison d'un épisode chaque samedi à partir du 15 février.
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Lundi 8 juin:
à 19h, messe des Corses célébrée par le cardinal Bustillo à la cathédrale de la Major à Marseille.
Dimanche 14 juin:
messe à Soccia en présence du cardinal Bustillo.
Vacances d'été:
à partir du samedi 4 juillet.
Messe et procession de saint Roch:
Dimanche 16 août après-midi.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.