Ministre du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin, actuellement très concernée par les questions de fin de vie, a inauguré lundi 22 avril le tiers-lieu de l'EHPAD Jeanne d'Arc de Vico.
A cette occasion, elle a demandé "à toutes les instances" de faire avancer le projet de transfert du Foyer d'Accueil Médicalisé de Guagno-les-Bains vers Vico. Le déménagement aurait lieu en 2028, ce qui va arriver très vite. D'ici là, une autre activité aura-t-elle démarré?
Ci-dessous, le texte de l'article de Pascale CHAUVEAU paru dans Corse-Matin mardi 23 avril et les photos d'accompagnement
François Colonna rappelait la genèse de l'ehpad racheté en 2000 aux soeurs marianistes.
Ce lundi 22 avril, Catherine Vautrin, ministre du Travail et de la Santé, a inauguré officiellement le tiers-lieu de l'Ehpad Maison Jeanne d'Arc de Vico, actif depuis septembre. Une visite dont le protocole officiel s'est estompé derrière la disponibilité et la bienveillance de la représentante du gouvernement.
Alors qu'un avion pour Paris - où elle sera auditionnée ce soir par la commission spéciale du projet de loi sur la fin de vie - l'attendait sur le tarmac de Campo dell'Oro à 12 h 30, Catherine Vautrin a pris son temps, ce lundi 22 avril, pour visiter l'Ehpad de Vico et échanger avec les résidents et les personnels, qu'elle a remerciés pour leur engagement.
Sur place dès 9 heures du matin, elle a eu un mot pour chacun, s'est intéressée à chaque parcours de vie.
Le tiers-lieu était officiellement inauguré par Catherine Vautrin.
D'abord perturbés par la cinquantaine d'invités qui accompagnent la ministre, les résidents se sont montrés flattés, comme Jean-Baptiste qui trouve " très bien qu'une ministre s'intéresse aux aînés ", ou Marie-Rose qui n'a pas caché son plaisir de la rencontrer : " Ça fait plaisir qu'elle voie notre vie ici, et surtout qu'elle comprenne comment il a été difficile pour nous de surmonter cette épreuve qu'est l'entrée en Ehpad ".
De son côté, Marie fanfaronne un peu : " Je suis habituée aux ministres moi, on a déjà eu Brigitte Bourguignon il y a quelques mois. Mais c'est sympa quand même ! Si elle veut je lui apprendrai le crochet car elle a remarqué mon châle que j'ai tricoté moi-même ".
Le personnel de l'établissement bluffé
Un châle auquel Catherine Vautrin fera allusion quelques minutes plus tard dans son allocution, parlant de l'importance de la transmission : " Il y a beaucoup à entendre et à apprendre de nos aînés, qui nous ont permis de devenir ce que nous sommes. Il est normal de leur rendre à notre tour ".
Mais surtout, Catherine Vautrin souligne le travail accompli au sein du tiers-lieu, en saluant François-Aimé Arrighi, directeur de l'Ehpad, pour sa vision : " Je mesure l'importance du tiers-lieu, sa synergie et son implication au cœur du territoire. L'amour c'est bien, mais les preuves d'amour c'est mieux ! "
Le médiateur animalier donne des explications sur les bienfaits de la ferme thérapeutique.
La ministre du Travail et de la Santé a également salué les dernières actions réalisées, comme la pièce de théâtre sur Jean Nicoli en présence des collégiens de Vico ou la journée de sensibilisation aux métiers liés à la dépendance.
Une communication ministérielle qui a bluffé les personnels de l'établissement : " C'est incroyable de voir à quel point elle connaissait bien l'établissement et tout ce qui s'y était passé ".
Projet de déménagement du foyer d'accueil médicalisé
Qu'ils soient personnels soignants, d'entretien ou d'animation, la visite de Catherine Vautrin aura été perçue comme très gratifiante : " Cela a permis de mettre en lumière ce qui a été ou va être fait. On a reçu une vraie reconnaissance du travail accompli et ça fait du bien. Qui plus est, elle est super sympathique, et quand elle parle, on y croit ! "
Enfin, la visite a sans doute donné un coup de pouce au projet de déménagement du foyer d'accueil médicalisé (Fam) de Guagno-les-Bains, prévu à l'horizon 2028, à quelques mètres de l'Ehpad de Vico.
À ce jour, une partie du financement reste à trouver pour que la construction du nouvel établissement puisse démarrer. Sans nuances, Catherine Vautrin a demandé à toutes les instances de se mettre en ordre de bataille pour soutenir le projet.
Parents : Antoine FRANCESCHETTI et Angèle Marie DEMARTINI.
Taille : 1,57 m.
Engagé en mars 1890 au 31e RI, rengagé en février 1894, est au Sénégal puis à Paris.
Soldat de première classe, est rabaissé à la seconde classe par mesure disciplinaire en août 1898.
Du 3 juillet au 31 septembre 1900, il fait partie du corps expéditionnaire envoyé en Chine pour libérer les légations assiégées par le mouvement xénophobe des Boxers (épisode qui a inspiré un film célèbre intitulé « les 55 jours de Pékin », sorti en 1963).
Titulaire de la médaille commémorative de l'expédition de Chine.
Il reste dans l’infanterie coloniale jusqu’à sa libération en février 1906 et s’installe à Paris où il épouse Angèle Marie VELLUTINI en 1913.
Rappelé le 8 avril 1915, il est affecté au dépôt de matériel automobile de l’École Militaire puis à des escadrons du train.
Libéré le 1er décembre 1918.
Médaille commémorative de l'expédition de Chine.
Toutesles fichesdes Poggiolais en 14-18 sont accessibles par le lien
Né le 15 (et non pas le 16 comme l'indiquent certains documents) août 1890.
Décédé le 12 avril 1933
Parents : Dominique FRANCESCHETTI et Angelina ARRIGHI (de Vico).
Taille : 1,57 m.
Appelé en octobre 1911 au 1er zouave en Algérie.
Participe à des opérations au Sahara occidental.
Rendu à la vie civile fin 1913.
Rappelé le 2 août 1917 au 173e RI.
Fait prisonnier à Dieuze (Moselle) le 20 août après dix-huit jours de guerre, comme François ARNAUD (fiche 2b), Joseph BARTOLANI (fiche 6) et François Antoine LECA (fiche 54).
Captivité à Stuttgart puis en Bavière.
Rapatrié le 4 janvier 1919.
S’installe en Tunisie où il meurt à Rabaa-Siliana.
Jean-Baptiste FRANCESCHETTI mentionné sur une liste de prisonniers de guerre. Erreur dans sa date de naissance.
Toutesles fichesdes Poggiolais en 14-18 sont accessibles par le lien
Le contrôle coordonné des #gendarmes de la COB de Vico-Cargèse avec les agents de l’ONF de Corse / ONF di Corsica a permis la découverte de cette décharge sur le secteur de Guagno les Bains.
L’enquête ouverte devra permettre, nous l’espérons, d’identifier les déposants.
Le texte est accompagné de photos:
L'information a été reprise par Corse-Matin, qui a rappelé le montant des amendes encourues par les responsables. Elle a suscité des commentaires dont voici des exemples:
Autre croix poggiolaise très connue, celle qui côtoie le monument aux morts, face à la fontaine du LUCCIU.
Elle a la particularité d'être en béton mais elle a été en bois, comme le prouve cette vieille carte postale qui date d'entre les deux guerres mondiales puisque l'on y voit le monument aux morts de 14-18. Photo prise un matin, comme le prouve l'ombre du poteau électrique sur la chaussée.
L'année de la construction du monument n'est pas connue. En tout cas, elle est d'après 1923, date du décès d'un des Poggiolais inscrits sur ses faces.
La photo suivante pourrait montrer la mise en place de la croix. Il y en avait peut-être déjà une à cet endroit qui fut, jusqu'aux années 1930, le bout de Poggiolo. On sait que de nombreux villages ont un calvaire à leur entrée et à leur sortie.
Cette croix était très haute. Comme elle domine la vallée du Fiume Grosso, n'était-ce pour être bien vue de Guagno-les-Bains? Ou bien n'aurait-elle pas été installée par le Père ALBINI lors de ses missions en 1837 et 1838? Au terme de chacune d'elles, il en érigeait une haute de douze à quinze mètres.
On remarquera l'étroitesse de la route, inimaginable aujourd'hui.
Cette croix supporta bien le temps de la guerre. Elle est toujours présente sur cette photo de 1947.
Quand a-t-elle été changée pour une croix en béton, qui réutilise le même socle, et de hauteur nettement moins imposante? Certains des lecteurs de cet article ont peut-être la solution.
Le voisinage de cette croix avec le monument aux morts fait qu'elle participe chaque 11 novembre à la commémoration de l'armistice et des Poggiolais morts pendant les guerres.
Parents : Philippe FRANCESCHETTI, lieutenant de la territoriale (né et mort à Poggiolo, 1857-1921) (voir fiche 14), et Judith CERATI (née à Guagno en 1863, décédée à Poggiolo en 1933).
Judith était la sœur dePhilippe CERATI(né à Guagno en 1867- décédé à Marseille en 1921), adjoint socialiste SFIO au maire de Marseille en 1919 et administrateur du bureau de bienfaisance, et aussi d'Antoine CERATI(né à Guagno en 1873-décédé à La Tour d'Aigues, Vaucluse, en 1963), vice-président SFIO du conseil général des Bouches-du-Rhône de 1928 à 1934.
Incorporé le 17 janvier 1916 dans le 29e bataillon de chasseurs à pied.
Photo prise à Marseille pendant une permission au début de 1918.
Blessé à l’avant-bras gauche par un éclat d’obus le 19 avril 1917 devant Corbeny (Aisne).
Intoxiqué par les gaz le 6 août 1918.
Les conséquences de ses blessures furent graves pour le reste de sa vie. Sa cicatrice de la crête iliaque (partie supérieure d'un os du bassin) gauche était grosse et douloureuse. Ses poumons et son cœur fonctionnaient souvent difficilement.
Démobilisé le 27 septembre 1919.
Certificat de bonne conduite donné à sa démobilisation.
Marié le 19 janvier 1922 à Poggiolo avec Rose DESANTI dite Rosine (née à Poggiolo le 3/11/1900-décédée à Porto le 23/3/1994),
Habite ensuite à Marseille, 7 rue Méolan puis 102 boulevard Chave, où il est employé à l’assistance publique.
A la retraite, en 1958, il s’installe à Poggiolo.
Jean-Antoine n'aimait pas être photographié (1976).
Décédé en 1987, il a été l'avant-dernier survivant des anciens combattants poggiolais de 14-18, le dernier étant Jean-Baptiste PAOLI, décédé en 1993 (fiche 82).
Pendant la deuxième guerre mondiale, son frère Philippe (né à Poggiolo en 1901-décédé à Marseille en 1970), dit Filipone, et son fils Jean-Martin (né à Marseille en 1925-décédé à Ajaccio en 2013) firent partie de la Résistance tandis que son autre fils Philippe (né à Poggiolo en 1922-décédé à Marseille en 1996) était déporté en Allemagne au titre du STO (service du travail obligatoire).
Père de Philippe et Jean-Martin.
Grand-père de Jean-Pierre, Bernard, Michel, Monique et Marie-Claude.
Ancêtre des ALESSANDRI, ATLAN, CALDERONI, CAO et FRANCESCHETTI actuels.
Toutesles fichesdes Poggiolais en 14-18 sont accessibles par le lien
Pour reconstituer le passé des Poggiolais, comme de toute communauté, quand il n'existe plus de témoins, on se sert de documents. Mais encore faut-il qu'ils ne soient pas erronés. Même des pap...
La devinette posée voici quelques jours demandait quelle est, en dehors de Philippe FRANCESCHETTI (de Poggiolo), l'autre personne originaire de Sorrù in Sù (plus précisément de Guagno) à avoi...
Parents : François FRANCESCHETTI et Jeanne MARTINI.
Taille : 1,73 m.
Après un jugement du tribunal civil de première instance d’Ajaccio du 18 janvier 1877 reconnaissant l’oubli de sa naissance sur les registres de Poggiolo, il peut s’engager le 3 février 1877 au 139e de ligne.
Effectue cinq campagnes en Algérie.
Médaille coloniale agrafe Algérie.
Adjudant en avril 1884, il épouse à Lyon en 1888 Marie Pierrette Marguerite VERNAY.
Médaille militaire en 1890.
Il démissionne de l'armée en août 1892 et s’installe à Lyon où il tient la bibliothèque de barreau du palais de justice.
Légion d’Honneur en janvier 1914.
Rappelé le 2 août 1914 au 109e régiment territorial avec le grade de capitaine.
Meurt à Lyon d’une « maladie aggravée » le 5 février 1917.
Croix de guerre.
Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo, où il est prénommé Antoine François.
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Laurent MARCANGELI et Xavier LACOMBE organisent des réunions publiques à Orto, Poggiolo et Soccia samedi 20 avril.
Laurent MARCANGELI, ancien maire LR d'Ajaccio, est député de la circonscription et président du groupe parlementaire Horizons, allié aux macronistes de Renaissance. Xavier LACOMBE, son suppléant, est vice-président de la CAPA (communauté d'agglomérations du pays ajaccien).
Au menu: bilan de l'année parlementaire et statut d'autonomie. Mais pourra-t-on éviter l'évocation des élections européennes qui s'annoncent difficiles pour les amis du gouvernement?
Annonce parue dans "Corse-Matin" vendredi 19 avril.
48-DESANTI Paul Mathieu dit Camarado, le Marseillais
Né le : 21/9/1868 - Décédé le : ?
Parents : Jean-Toussaint DESANTI et Marie Antoinette LESCHI.
Exempté par le conseil de révision en 1888, il s’installe à Marseille.
Rappelé, il est déclaré bon pour le service par le conseil de révision des Bouches-du-Rhône en décembre 1914. Il est affecté au bataillon de supplément du 116e RI.
Libéré le 1er décembre 1918.
Toutesles fichesdes Poggiolais en 14-18 sont accessibles par le lien
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).