La rédaction de France 3 Corse ViaStella propose une émission totalement dédiée à la langue corse : "Per sti lochi".
Tous les vendredis de l'été avant votre Corsica Sera, les équipes s'arrêteront dans dix villages de Corse, de Figari à Lama, en passant par le Niolu....
Elles seront à ORTU VENDREDI 7 JUILLET
Rendez-vous à partir de 19h
Il y a deux ans, SOCCIA avait été ainsi mise à l'honneur. Vous pouvez revoir l'émission ci-dessous.
Plus précisément, il s'agit de la location d'un premier étage à Guagno-les-Bains "chez Joelle". Nous vous laissons le loisir de découvrir toute l'annonce. On remarquera que n'est pas évacué le gros problème du village: l'alimentation en eau potable.
Misez sur le dépaysement et venez vous détendre dans ce petit village paisible qu'est Guagno les Bains. Niché en pleines montagnes à 30 minutes des plages et moins de 5 minutes à pieds de la rivière et ses piscines naturelles.
Logement au 1er étage de notre maison familiale, 3 ch salon cuisine sdb. Possible 4 locataires au rdc. Rendez-vous avec les baignades, randonnées et visite de la région. Clim réversible. Espace barbecue.
Bonnes vacances !
Accès des voyageurs
Vous disposerez de la totalité de votre étage. Le grand jardin sous forme de différents plateau est facile à se partager en cas d'occupation du rdc.
Autres remarques
Un snack sera normalement ouvert pendant l'été dans le village. Pas de commerçant.
Le parking sert à tous les locataires, si complet, le stationnement dehors est gratuit.
Nous vous conseillons de boire l'eau en bouteille. Pas d'eau des fontaines, ni du robinet. Nous vous donnerons un pack de bouteilles à votre arrivée pour commencer votre séjour.
Entrée séparée pour les 2 logements, celui du rdc et celui de l'étage.
Il est possible que le rdc soit loué .
Guagno les-bains est une ancienne station thermale, vous trouverez au pied de la maison une source d'eau chaude, 60° environ.
Il fallait réorganiser l’Église de Corse qui avait un très grand nombre de prêtres, 1123 en 1821, parfois sans affectation et souvent très peu formés. Dès son arrivée à l'évêché d'Ajaccio fin 1833, Mgr CASANELLI suspendit les ordinations pour l’année 1834 et fit appel à l'Aixois Eugène de MAZENOD qui avait fondé en Provence les OMI (Oblats de Marie Immaculée). Il en avait fait la connaissance grâce au cardinal d'ISOARD, lui aussi originaire d'Aix-en-Provence.
Eugène de Mazenod.
Celui qui allait bientôt devenir évêque de Marseille lui envoya le Père Hippolyte GUIBERT, supérieur de la communauté de Notre-Dame du Laus (Hautes-Alpes) et futur archevêque de Paris, qui devint vicaire général, fonda le grand, puis le petit, séminaire et insista sur la formation du clergé. Il quitta la Corse en 1841.
Mgr CASANELLI acheta l’ancien couvent de Vico en 1836 et l’offrit aux oblats d’où ils purent rayonner sur l’île.
Mgr CASANELLI imposa le port de la soutane, inconnue jusqu’alors en Corse. La carte des paroisses fut revue et des églises construites : 47 entre 1840 et 1870, dont l’église de Vico. Un bas-relief en bronze placé sur la base de la statue de Xavier-Toussaint-Raphaël CASANELLI à Vico, du côté du restaurant « A Piazza », représente d'ailleurs une bénédiction d’église.
L’importance de l’éducation
L’instruction fut une de ses priorités de l’évêque. Il fit ouvrir de nombreuses écoles tenues par des instituts religieux. Ainsi, fut créé l’Institut Ste Marie de Vico qui devint l’école Jeanne d’Arc en 1907 et est devenue une maison de retraite. Les Frères des Écoles chrétiennes ouvrirent une école de garçons à Vico.
L’œuvre morale
La grande œuvre de Mgr CASANELLI d’ISTRIA fut la rénovation morale des mœurs. Il fut grandement aidé par le charisme du Père ALBINI, oblat lui aussi envoyé par Mgr de MAZENOD. Les prêtres expliquèrent aux couples concernés en quoi le concubinage était un désordre moral. En deux ans, 2.000 unions furent légitimées à l’église.
Contre la vendetta
La lutte contre le banditisme et la vendetta fut acharnée. Santu ne voulait plus de ces « ruisseaux de sang humain » provoqués par les homicides qui étaient d’environ 200 par an, avec une pointe de 833 en 1849 et 1850. Il n’hésitait pas à se rendre lui-même sur place, comme à Moca où le curé avait été assassiné en pleine messe. Il obtint des succès marqués par de véritables traités de paix entre les familles qui se déchiraient.
Sur la base de la statue de Vico, côté du magasin Casalta, un second bas-relief représente l’évêque s’adressant aux familles MASSONI et PICCINI de Marignana dont la vendetta aurait fait une soixantaine de morts. Elle prit fin à la suite de cette intervention.
Une forte personnalité
Leproblème de Mgr CASANELLI était son indépendance d’esprit qui lui faisait prendre des positions tranchées, ce qui était maladroit avec les personnalités politiques.
Alors qu’il était en bons termes avec la famille BONAPARTE, connue lors de son séjour à Rome, les relations se dégradèrent sous le règne de Napoléon III. L’évêque, si opposé aux unions illégitimes, refusa d’appuyer la demande d’annulation du mariage d’un cousin de l’empereur. Il fit même campagne contre le candidat officiel du gouvernement lors de l’élection cantonale de Soccia en 1858. Voir le détail dans l’article « Battue de prêtres » dans le canton de Soccia.
Enfant de Vico, Xavier-Toussaint-Raphaël CASANELLI d’ISTRIA décéda au couvent de Vico, après une brève maladie due à un refroidissement, le 12 octobre 1869.
Ainsi s’acheva la vie d’une grande figure de l’Église de Corse.
Chambre mortuaire de Mgr Casanelli au couvent de Vico.
Le 28 juin 1833, voici cent quatre-vingt-dix ans, est une date importante pour les Deux Sorru: le jour de la nomination comme évêque d'Ajaccio deXavier-Toussaint-Raphaël CASANELLI d'ISTRIA, enfant de Vico.
"Legus episcopique vicus" (Vico le pays de la loi et de l'évêque), cette devise de la commune de Vico rappelle ses liens avec la fonction épiscopale en tant que résidence des évêques de Sagone et aussi en tant que berceau de cinq évêques dont CASANELLI d’ISTRIA.
Né à Chigliani le 24 octobre 1794, fils de Rosa MATTEI et de Giordano CASANELLI, négociant et président du tribunal du district de Vico, Monseigneur CASANELLI fut sans aucun doute l'évêque qui marqua le plus l'histoire du diocèse d'Ajaccio. D'abord par la durée de son épiscopat : 36 ans (1833-1869), mais surtout par l'œuvre accomplie tant sur le plan spirituel et moral que matériel pour réformer l'Église et la société corses.
Nous ne présenterons ici, en deux articles, qu'un résumé de la vie de Mgr CASANELLI. Pour des renseignements supplémentaires, il est recommandé de se reporter à l'excellente étude rédigée par François-Aimé ARRIGHI publiée dans "Vico Sagone. Regards sur une terre et des hommes" (éditions Alain PIAZZOLA), toujours disponible en librairie et sur internet. Notre texte s'inspire en grande partie de lui.
Le jeune Santu commença ses études au couvent de Vico où, malgré la nationalisation des biens d'Église, des franciscains étaient restés. Sa première éducation fut dirigée par le Père SIMONI.
Ses études secondaires eurent lieu à Renno auprès de l'archiprêtre SUSINI.
En 1814, il passa à Orto pour étudier la théologie chez le curé MASSIMI.
Ordonné prêtre en 1817, il devint professeur de littérature à Vico puis vicaire de la paroisse Saint Roch d'Ajaccio.
De Rome à Ajaccio
En 1821, il obtint l'autorisation d'approfondir ses études à Rome.
Il y rencontra le cardinal Joachim-Jean-Xavier d'ISOARD (né en 1766 à Aix-en-Provence et mort en 1839 à Paris) qui, nommé archevêque d'Auch en 1828, le prit comme secrétaire puis comme vicaire général. Ayant obtenu, grâce à la qualité de ses services lors des conclaves de 1829 et 1831, le titre nobiliaire d'ISTRIA qui fut désormais attaché à son nom de naissance, il devint à 39 ans évêque d'Ajaccio.
Le cardinal d'Isoard.
Sa nomination ne fut pas évidente. Auprès du roi Louis-Philippe, les clans SEBASTIANI et POZZO DI BORGO avaient chacun son candidat. Ils finirent par se neutraliser et le nonce apostolique put placer le sien, celui qui était bien connu de Rome.
Le nouvel évêque de Corse.
Consacré le 8 décembre 1833, Mgr CASANELLI arriva à Ajaccio le 23 mars 1834.
Dès le 22 juin, il se rendit à Vico. Ce jour-là, venu par bateau, il débarqua à Sagone où l’attendaient plus de deux cents cavaliers qui escortèrent l’évêque monté sur un cheval blanc. A Vico, où était venue la population des villages environnants, « La ville était toute enguirlandée de fleurs ; des oriflammes aux couleurs voyantes se balançaient aux fenêtres entourées de feuillage ; de nombreux arcs de triomphe se dressaient dans les rues. Le soir, sur la place de l’ancien palais épiscopal, ce fut un gigantesque feu de joie ».
"Sorru in Musica, l'éducation populaire avant tout". C'est ainsi que le Settimana du 16 juin définit le festival de musique créé par Bertrand CERVERA voici 20 ans.
La nouvelle édition débutera dans un mois, le 21 juillet.
Le festival de 2023 sera conforme à l'esprit qui l'anime depuis le début: simplicité, convivialité, gratuité.
Chaque soir, les concerts commencent à 21h30 des un village différent. Mais, le champ d'action du festival s'est élargi. La seule soirée se déroulant à Sorru in sù aura lieu à Soccia mercredi 26 juillet. Soyez présents !
De nombreuses élus locaux s'inquiètent des dégâts sur l'environnement provoqués par une trop grande affluence touristique.
Ainsi, ces jours-ci, deux réunions viennent de se tenir, l'une à Orto sur la gestion du lac de Crena et l'autre à Soccia sur la situation du canyon de Zoicu. Pascale CHAUVEAU en a rédigé le compte-rendu, paru dans Corse-Matin de dimanche 25 juin.
Deux réunions ont été organisées avec les maires des communes concernées, Orto et Soccia, afin d'aborder la gestion des deux milieux fragiles et l'impact environnemental des activités humaines. En aval du Zoicu, les populations de truites reculent de 44%.
Hasard du calendrier : le 22 juin, pointant la dangerosité du site du massif de Bavella en raison de sa surfréquentation, un arrêté préfectoral en a interdit l'accès aux personnes non accompagnées par un professionnel des activités de pleine nature, et plus particulièrement pour la pratique du canyoning. Parallèlement, Nicolas Rutily, maire d'Orto et directeur du comité de pilotage lac de Crena Natura 2000, avait programmé jeudi une réunion sur la gestion du lac et de ses alentours, animée par le Parc naturel régional (PNRC). De son côté, Jean-François Bartoli, maire de Soccia, tenait ce samedi matin une réunion similaire plus axée sur la gestion du canyon du Zoicu.
Les comptages indiquent une moyenne de 300 visiteurs par jour au lac de Crena, et une fréquentation instantanée moyenne de 80 personnes présentes simultanément sur le site. Quant au canyon, une convention établie par la municipalité de Soccia en a restreint l'accès à cinq guides, limités à un groupe de douze personnes le matin et un l'après-midi. "On reste dans des dimensions acceptables et quasi-familiales, mais nous avons à cœur de faire de l'anticipation sur toutes les problématiques et de mettre en place une charte des bonnes pratiques avec tous les acteurs concernés ", précise Jean-François Bartoli.
Conviés par les maires, les fédérations de chasseurs, de pêcheurs, les guides de canyon et autres agents de l'ONF ont pu bénéficier des observations des agents du PNRC sur l'évolution de la faune et la flore autour du lac de Crena. De son côté, l'hydrobiologiste Antoine Orsini a rendu compte de l'étude rendue fin juillet 2022, à la demande du conseil municipal de Soccia, sur l'impact de la fréquentation du Zoicu sur la faune.
"Car le véritable sujet n'est pas le canyoning ou la randonnée à Crena", soulignait Pierre Larrey, secrétaire général de la préfecture de Corse-du-Sud, " mais bien l'impact de la présence humaine dans un milieu fragile, et comment concilier le développement d'une activité touristique sans porter atteinte à l'environnement. La régulation est un outil, qui peut passer par des arrêtés préfectoraux ou simplement municipaux, ou simplement par le paiement obligatoire pour permettre l'accès à un site, mais parfois, l'information aux visiteurs se révèle une mesure tout aussi efficace".
Il a souligné par ailleurs la démarche rare engagée par les deux édiles de Soccia et Orto qui travaillent de concert sur une réflexion préalable pour éviter toute difficulté à venir, en conviant à leurs tables tous les acteurs concernés.
François Arrighi, chef du pôle conservation du patrimoine au Parc, est formel : "Il n'y a pas de péril majeur pour le lac de Crena", et sa fréquentation, en léger fléchissement depuis quelques années, n'a pas grand impact sur l'environnement, l'état des habitats des espèces et leur nombre. Il faut dire que de nombreux aménagements ont été effectués, destinés à l'accueil du public : grillage autour du lac pour protéger les pelouses fragiles, panneaux d'affichage sur les interdictions, notamment de baignade, mais aussi d'information sur la faune et la flore, et présence d'un agent du Parc en haute saison qui assure gardiennage, prévention et information des visiteurs. La seule inquiétude viendrait d'un constat : le niveau du lac a baissé légèrement en raison du réchauffement climatique. "On parle de 3 cm environ, précise François Arrighi, ce qui peut paraître dérisoire, mais cela assèche la pelouse du pourtour et par conséquent la faune qui y pousse, comme la droséra qui est une espèce protégée."
Si le phénomène perdure, il sera envisagé d'installer une martelière pour rehausser le niveau de l'eau.
Les photos sont extraites de Corse-Matin.
De son côté, l'étude menée par Antoine Orsini est moins réjouissante. Des mesures ont été prises au départ du canyon et plus bas que l'arrivée des pratiquants, montrant que la population de truites à l'hectare est inférieure de 44 % à l'arrivée, et est réduite d'autant pour certaines espèces endémiques d'invertébrés aquatiques. Relevés en juillet 2022, un été particulier marqué par une sécheresse extrême, ces résultats devront être confirmés par une étude comparative demandée par la municipalité de Soccia, probablement l'été prochain. Mais selon le scientifique, l'impact sur le peuplement piscicole et les invertébrés aquatiques n'est pas dû à la seule présence des canyoneurs, mais aussi des pêcheurs qui se concentrent plutôt en bas de la portion de rivière étudiée, et des baigneurs. Par ailleurs, la présence de frayères, endroits où les femelles déposent leurs œufs afin que les mâles les recouvrent de semence, est souvent méconnue par les usagers de la rivière.
Les amateurs de belles images vont vivre un été de rêve.
Une exposition de photos sera permanente au couvent de Vico du 25 juin au 30 août. En fait, plusieurs expositions vont se succéder: celle des œuvres de Jeanne SEGURA, puis de Sylvie LEANDRI, ensuite de KLAPE et, enfin, de nouveau Jeanne SEGURA associée à Marc DUNILE.
De belles compositions à admirer pendant toutes les vacances.
Certains lecteurs ont réagi en lisant, à la fin de l'article Comment le curé pourra-t-il manger?, que le seul terrain appartenant actuellement à la mairie de Poggiolo avait pour nom "U ouigiare".
U GHJISGIALE
Cette orthographe est pratique car purement phonétique mais elle n'a rien de réellement corse. Jean-Baptiste PAOLI l'a fait remarquer avec juste raison.
Longtemps non écrite, la langue corse est maintenant stabilisée grâce au travail de nombreux chercheurs, linguistes et universitaires.
Le nom de ce terrain qui se situe entre la route et le chemin de Saint Siméon doit donc s'écrire "U GHJISGIALE". Qu'on se le dise !
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).