Parents : Philippe FRANCESCHETTI, lieutenant de la territoriale (né et mort à Poggiolo, 1857-1921) (voir fiche 14), et Judith CERATI (née à Guagno en 1863, décédée à Poggiolo en 1933).
Judith était la sœur dePhilippe CERATI(né à Guagno en 1867- décédé à Marseille en 1921), adjoint socialiste SFIO au maire de Marseille en 1919 et administrateur du bureau de bienfaisance, et aussi d'Antoine CERATI(né à Guagno en 1873-décédé à La Tour d'Aigues, Vaucluse, en 1963), vice-président SFIO du conseil général des Bouches-du-Rhône de 1928 à 1934.
Incorporé le 17 janvier 1916 dans le 29e bataillon de chasseurs à pied.
Photo prise à Marseille pendant une permission au début de 1918.
Blessé à l’avant-bras gauche par un éclat d’obus le 19 avril 1917 devant Corbeny (Aisne).
Intoxiqué par les gaz le 6 août 1918.
Les conséquences de ses blessures furent graves pour le reste de sa vie. Sa cicatrice de la crête iliaque (partie supérieure d'un os du bassin) gauche était grosse et douloureuse. Ses poumons et son cœur fonctionnaient souvent difficilement.
Démobilisé le 27 septembre 1919.
Certificat de bonne conduite donné à sa démobilisation.
Marié le 19 janvier 1922 à Poggiolo avec Rose DESANTI dite Rosine (née à Poggiolo le 3/11/1900-décédée à Porto le 23/3/1994),
Habite ensuite à Marseille, 7 rue Méolan puis 102 boulevard Chave, où il est employé à l’assistance publique.
A la retraite, en 1958, il s’installe à Poggiolo.
Jean-Antoine n'aimait pas être photographié (1976).
Décédé en 1987, il a été l'avant-dernier survivant des anciens combattants poggiolais de 14-18, le dernier étant Jean-Baptiste PAOLI, décédé en 1993 (fiche 82).
Pendant la deuxième guerre mondiale, son frère Philippe (né à Poggiolo en 1901-décédé à Marseille en 1970), dit Filipone, et son fils Jean-Martin (né à Marseille en 1925-décédé à Ajaccio en 2013) firent partie de la Résistance tandis que son autre fils Philippe (né à Poggiolo en 1922-décédé à Marseille en 1996) était déporté en Allemagne au titre du STO (service du travail obligatoire).
Père de Philippe et Jean-Martin.
Grand-père de Jean-Pierre, Bernard, Michel, Monique et Marie-Claude.
Ancêtre des ALESSANDRI, ATLAN, CALDERONI, CAO et FRANCESCHETTI actuels.
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Pour reconstituer le passé des Poggiolais, comme de toute communauté, quand il n'existe plus de témoins, on se sert de documents. Mais encore faut-il qu'ils ne soient pas erronés. Même des pap...
La devinette posée voici quelques jours demandait quelle est, en dehors de Philippe FRANCESCHETTI (de Poggiolo), l'autre personne originaire de Sorrù in Sù (plus précisément de Guagno) à avoi...
Parents : François FRANCESCHETTI et Jeanne MARTINI.
Taille : 1,73 m.
Après un jugement du tribunal civil de première instance d’Ajaccio du 18 janvier 1877 reconnaissant l’oubli de sa naissance sur les registres de Poggiolo, il peut s’engager le 3 février 1877 au 139e de ligne.
Effectue cinq campagnes en Algérie.
Médaille coloniale agrafe Algérie.
Adjudant en avril 1884, il épouse à Lyon en 1888 Marie Pierrette Marguerite VERNAY.
Médaille militaire en 1890.
Il démissionne de l'armée en août 1892 et s’installe à Lyon où il tient la bibliothèque de barreau du palais de justice.
Légion d’Honneur en janvier 1914.
Rappelé le 2 août 1914 au 109e régiment territorial avec le grade de capitaine.
Meurt à Lyon d’une « maladie aggravée » le 5 février 1917.
Croix de guerre.
Inscrit sur le monument aux morts de Poggiolo, où il est prénommé Antoine François.
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Laurent MARCANGELI et Xavier LACOMBE organisent des réunions publiques à Orto, Poggiolo et Soccia samedi 20 avril.
Laurent MARCANGELI, ancien maire LR d'Ajaccio, est député de la circonscription et président du groupe parlementaire Horizons, allié aux macronistes de Renaissance. Xavier LACOMBE, son suppléant, est vice-président de la CAPA (communauté d'agglomérations du pays ajaccien).
Au menu: bilan de l'année parlementaire et statut d'autonomie. Mais pourra-t-on éviter l'évocation des élections européennes qui s'annoncent difficiles pour les amis du gouvernement?
Annonce parue dans "Corse-Matin" vendredi 19 avril.
48-DESANTI Paul Mathieu dit Camarado, le Marseillais
Né le : 21/9/1868 - Décédé le : ?
Parents : Jean-Toussaint DESANTI et Marie Antoinette LESCHI.
Exempté par le conseil de révision en 1888, il s’installe à Marseille.
Rappelé, il est déclaré bon pour le service par le conseil de révision des Bouches-du-Rhône en décembre 1914. Il est affecté au bataillon de supplément du 116e RI.
Libéré le 1er décembre 1918.
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47-DESANTI Paul Baptiste dit Pampasgiolu, le télégraphiste
Né le : 11/4/1884 - Décédé le : 16/11/1948 à Guagno-les-Bains.
Parents : Jean Baptiste DESANTI et Xavière PAOLI.
Frère d’Etoile Marie (fiche 29), Dominique Xavier (fiche 32), François Marie (fiche 37) et Jacques Antoine (fiche 38).
Taille : 1,62 m.
Paul Baptiste Desanti en 1900, d'après la photo des élèves de l'école de Poggiolo, affichée dans la mairie.
Engagé en 1904 au 4e tirailleurs algériens. Campagnes de Tunisie et du Maroc. Caporal en 1907. Libéré en décembre 1909.
Marié à Marie Louise CUBE (1889-1979) en 1911 à Guagno-les-Bains.
Facteur des télégraphes à Brest en mai 1913.
Remis à la disposition de l’autorité militaire en mars 1916, il est affecté au dépôt de télégraphie militaire de Poitiers.
Démobilisé en mars 1919, il est affecté spécial de l’administration des Postes comme facteur télégraphe à Ajaccio. Il est ensuite nommé à Sartène.
Son fils Jean, né en 1914, sergent-chef au 11e RTA, est fait prisonnier par les Allemands en 1940. Il décède le 19 mars 1941 dans le camp de Weingarten, Ravensburg, en Bade-Wurtemberg, à l’âge de 26 ans. Il est inhumé en 1947 dans le cimetière de Guagno-les-Bains.
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Médias et réseaux sociaux corses se sont agités pour une ridicule querelle. Une récente habitante du village de Quasquara, qui se plaignait déjà des sonneries de cloches et avait été candidate aux élections contre le maire actuel, s'est plainte auprès du tribunal administratif de la reconstruction d'un calvaire. Sans vouloir donner un avis sur le bien-fondé de la plainte, on peut remarquer la grande place que tiennent les symboles chrétiens dans la culture des Corses. On peut en profiter pour présenter les croix qui existent à Poggiolo et à Guagno-les-Bains.
La série d'articles qui commence ici est une nouvelle version d'une série publiée en mai 2013.
1- Fragnu, une croix à l'entrée de Poggiolo
Pratiquement toutes les communes corses possèdent des calvaires au bord de la route. Le plus souvent, il y en a deux, un à l'entrée et un à la sortie du village.
Ces croix sont des symboles de l'empreinte de la religion catholique sur la culture et la société corses.
En bas de Poggiolo, à la bifurcation des routes vers Guagno-les-Bains, Orto et Soccia, le site du FRAGNU comporte depuis longtemps une croix. Depuis quand? Depuis toujours? Qui pourrait donner une réponse précise? Certains donnent la date de 1875.
Sur cette seconde, avec Jules OLIVA (1922-1982) à son pied et qui doit dater de la fin des années 40, la croix paraît impressionnante. Etait-elle plus haute que l'actuelle ?
Très abîmée par le temps, cette croix fut remplacée dans les années 80 (peut-être en 1983?) par une nouvelle sur décision de la municipalité alors présidée par Bernard PAOLI.
Son inauguration fut l'occasion de réunir élus, prêtres, résidents permanents et estivants. Ces photos se trouvent en principe toujours sur les murs de la Mairie.
On peut essayer d'y reconnaître les visages d'il y a quarante ans (cliquer sur les photos pour les agrandir).
Pour Noël 2007, le monument reçut une guirlande électrique et brilla la nuit.
Tombée en panne en 2010, elle ne fut pas remise en état, peut-être parce que certaines mauvaises langues disaient que le calvaire éclairé ressemblait ainsi à une croix enflammée, symbole du mouvement raciste américain Ku-Klux-Klan!
Le monument a tenu trente ans. La croix fut abattue par un vent violent le 26 décembre 2014 et se brisa en plusieurs morceaux.
La mairie commanda immédiatement une nouvelle croix à Christophe CHAUVEAU et, le dimanche 22 février 2015, à l'occasion de la fête de Saint Siméon, elle était revenue. C'est elle qui est toujours là.
Elle marque bien l'entrée du village et elle est une étape obligatoire lors de la procession de Saint Roch.
Ci-dessous, célébrations du 16 août 2015 et du 16 août 2020 (cliquer sur les images pour les agrandir).
Les 300 Corses qui embarquèrent à Calvi en direction de la France, en ce 1er avril1569, le firent sans aucun espoir de revenir en Corse. A leur tête, se trouvait Alfonso d’ORNANO, le fils de Sampiero Corso. Pourquoi ce départ voici exactement 455 ans ?
Sampiero voulait libérer la Corse de la tutelle génoise. Il lutta depuis 1564 jusqu’à sa mort dans une embuscade le 17 janvier 1567. Son fils Alfonso, né à Bastelica en 1548, continua la guerre jusqu’en 1569. Le Vicolais lui resta fidèle jusqu’au bout, comme il avait soutenu Sampiero qui avait séjourné plusieurs fois à Vico et à Guagno-les-Bains.
L’influence d’Alfonso se réduisit rapidement à la zone des Deux Sorru.
Quelques semaines après la mort de son père, il avait remporté une éclatante victoire au col de Saint Antoine. Mais, le 22 septembre 1567, les Génois, aidés de bateaux espagnols, s’emparèrent de Sagone, coupant la voie par où arrivaient munitions, argent et volontaires français. Le 20 octobre, un raid du Génois Raffè GIUSTINIANI aboutit à l’incendie des maisons de Vico pendant une absence d’Alfonso.
Grâce aux efforts de l’évêque de Sagone, Gieronimo LEONI, un accord fut finalement conclu en février 1569 : un pardon général était accordé aux populations des deux Sorru et Alfonso pouvait partir pour la France avec ses plus proches fidèles.
Alfonso, connu dans les dictionnaires et livres d’histoire comme Alphonse d’Ornano, fut maréchal de France et maire de Bordeaux. Il mourut à Paris en 1610 après avoir fidèlement servi les rois de France. Ses descendants jouèrent souvent un rôle important dans la vie politique ou militaire française.
Les noms des principaux lieutenants d’Alfonso qui embarquèrent le 1er avril 1569 sont connus. Ils étaient originaires de Nesa, Renno, Coggia, Arbori.
Rien n’interdit de penser que, parmi ces 300 exilés, il y eut aussi des Poggiolais, Socciais, Ortigais ou Guagnais…
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Pour avoir plus de détails, se référer à l'article "Vico et Sagone dans l'épopée de Sampiero Corso et de son fils Alfonso" par Jean-Laurent ARRIGHI, pages 53 à 70 du livre "Vico Sagone, regard sur une terre et des hommes" (éditions Alain Piazzola).
" Vico Sagone. Regards sur une terre et des hommes " est le grand succès de cet été. Cet ouvrage, qui est riche de renseignements complets et souvent inédits sur l'histoire et le patrimoine de ...
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).