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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 18:01

LE XIXème SIÈCLE, PÉRIODE DES DEMANDES DE SECOURS

La documentation sur les transformations de l'église Saint Siméon est beaucoup plus abondante pour le XIXème siècle.

A quoi ressemblait l'ancienne église? (2/2)

Pourquoi, sur la façade de l'église, cette inscription particulière au roi Charles X qui régna de 1824 à 1830?

Il faut certainement chercher l'explication dans la réponse à la lettre-circulaire envoyée le 4 octobre 1825 par le préfet de Corse à toutes les communes pour connaître la situation des églises et des presbytères ainsi que les travaux éventuels à prévoir.

Le maire de Soccia répondit, le 25 octobre, que ces bâtiments étaient "dans une situation passable" et ne demanda que de quoi couvrir entièrement en tuiles le toit qui était fait en partie de planches.

Il n'en alla pas de même à Poggiolo. Dès le 24 octobre (lettre reproduite ci-dessous), le maire Charles PINELLI se plaignit du délabrement de Saint Siméon et demanda une aide de 1.200 francs.

Dans cette lettre, les arguments forment une longue liste:

- l'église est vieille

- le délabrement est tel "qu'on peut à peine y célébrer la messe, sans risque"

- il faut refaire les murs, le toit, le sol

- la commune est "très pauvre, ne jouissant d'aucun bien communal"

- les Poggiolais sont volontaires pour travailler volontairement.

Ces éléments resservirent ensuite.

A quoi ressemblait l'ancienne église? (2/2)

On peut penser que les Poggiolais obtinrent satisfaction en 1829 et que cette inscription de reconnaissance envers Charles X fut peut-être gravée après l'inauguration des locaux restaurés.

Mais pourquoi l'autre inscription "R 1831"?

Le roi avait changé. Depuis les "Trois Glorieuses" de juillet 1830, le trône était occupé par Louis-Philippe. Mais la situation de San Simeone était toujours inquiétante.

Les Archives Départementales contiennent une lettre (reproduite ci-dessous) du 23 novembre 1830 par laquelle le secrétaire général de la Préfecture proposait au Préfet de donner son accord à un devis de 348 francs avec un très bon argument:

"Les habitans, attendu l'insuffisance des ressources municipales, se prêtant volontairement pour le transport & même la fourniture des matériaux, ainsique pour les journées demain d'œuvre" (orthographe respectée).

A quoi ressemblait l'ancienne église? (2/2)

Grâce à cette aide, les travaux furent adjugés par la mairie à l'entrepreneur Jean François BONIFACY (d'Orto) dès le 3 janvier 1831.

Mais tout n'était pas vraiment terminé car les demandes de subventions pour de nouveaux travaux se succédèrent:

- en 1835 (à la suite de l'écroulement de murs qui avaient été reconstruits par le maître-maçon OTTAVJ),

- en 1837 (la commune reçut 200 francs),

- en 1839 (pour la couverture d'un agrandissement: réponse négative de la Préfecture),

- en 1844...

Chaque fois, les textes des demandes sont des variations sur les thèmes déjà utilisés dans la lettre de 1825.

Finalement, la décision, prise en 1863, de détruire l'ancienne église et de la remplacer par le bâtiment actuel fut un moyen d'arrêter ces séries de rafistolages.

Heureusement que M. Bessières fit son dessin en 1856! Autrement, nous n'aurions aucune image de l'ancien Saint Siméon !

A partir de ce dessin, et en tenant compte de la documentation utilisée dans ces deux articles, Philippe FRANCESCHETTI propose ce schéma qui résume les modifications de l'église:

A quoi ressemblait l'ancienne église? (2/2)

La construction de l'actuelle église fut quand même une tâche de longue haleine comme on peut le voir dans deux précédents articles de ce blog:

- "L'église d'en haut": Saint Siméon

- A la recherche de l'arca perdue

Eglise en constante évolution, Saint Siméon a bien souvent été au premier plan des préoccupations poggiolaises.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 17:07

Les cartes postales anciennes représentant Poggiolo sont assez rares. Ce blog en a publié quelques-unes. Mais où trouver des images d'avant la création de la photographie?

Le village est mentionné sur des cartes du XVIIIème siècle. Un film de la vidéothèque poggiolaise en montre des exemples.

Mais existe-t-il des images des maisons poggiolaises d'antan?

Emilie Tomas (membre de l'Association pour la Recherche Archéologique en Corse) a eu la gentillesse d'envoyer au blog une image de l'église Saint Siméon au XIXème siècle.

Cette image est issue d'un carnet de dessin réalisé par M. Bessières en 1856.

Durant les journées du Patrimoine, Jean-Baptiste Mary (membre de l'ARAC) avait réalisé une exposition à Vico avec un panneau consacré à ces dessins.

Ces dessins sont conservés aux archives départementales et difficilement consultables en raison de leur mauvais état de conservation.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

A quoi ressemblait l'ancienne église? (1/2)
A quoi ressemblait l'ancienne église? (1/2)

Le bâtiment est très différent de celui d'aujourd'hui, sans clocher, et avec deux chapelles, à droite et à gauche.

Les inscriptions gravées sur l'église d'alors et recopiées sur le document de M. Bessières fournissent des renseignements chronologiques importants pour connaître l'histoire de l'ancien Saint Siméon.

 

L'EGLISE D'ORIGINE

A quoi ressemblait l'ancienne église? (1/2)

LES PREMIÈRES MENTIONS

L'inscription "F 1545 R 1831" signifie que le bâtiment a été construit en 1545 et restauré en 1831.

La date de 1545 est confirmé dans un document de 1839, une lettre du conseil de fabrique (chargé alors de la gestion financière de la paroisse) du 19 novembre 1839, trouvée aux Archives Départementales d'Ajaccio, série 4V21 (bâtiments paroissiaux).

L'église San Simeone a été décrite pour la première fois dans le rapport de la visite apostolique de Mgr MASCARDI, évêque de Mariani, en 1587, recopié par le Père DOAZAN.

Cette année-là, il n'y avait "pas de campanile mais deux cloches pendues à un arbre." Cette situation existait d'ailleurs dans de nombreux villages. L'évêque notait qu'il existait deux portes, "une en façade, une du côté épitre", c'est-à-dire à droite pour l'assistance. Sur ce dessin, celle de la façade est la seule visible.

Il écrivit également qu'il n'y avait "pas d'autre fenêtre qu'une ouverture en fente derrière l'autel". L'ouverture quadrilobée a donc dû être exécutée à une époque ultérieure, sans précision. Elle seule permet de distinguer la façade de l'église de celle d'une maison traditionnelle. La partie caractéristique du bâtiment religieux devait être le chœur, qui n'est malheureusement pas visible sur ce dessin.

LA CHAPELLE DU ROSAIRE

Un siècle plus tard, en 1698, Mgr Giovanni Battista COSTA, évêque de Sagone de 1688 à 1714, mentionna, dans sa visite, une "chapelle du très St Rosaire récemment érigée dans l'église avec charpente".

Cette chapelle est localisée à gauche par un document ultérieur, une lettre, datée du 20 mars 1844, de Charles PINELLI (maire de Poggiolo de 1822 à 1847). S'il s'agit de la partie gauche du dessin, à quoi correspond la partie droite? Peut-être s'agit-il de la chapelle construite entre 1837 et 1839 et qui est mentionnée dans la lettre du conseil de fabrique de 1839. La documentation manque de précision.

Le même évêque, dans sa visite pastorale du 17 juillet 1702, écrivit que "les deux fenêtres côté épître et côté évangile ferment bien". Le dessin montre effectivement deux ouvertures.

Mais parlait-t-il des fenêtres des chapelles (dans ce cas, la chapelle de droite existait au XVIIe s) ou de fenêtres dans la nef (dans ce cas, le dessin ne les montre pas) ?

(A SUIVRE: A quoi ressemblait l'ancienne église? (2/2)

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 16:36

Le LRA (laboratoire régional d'archéologie) n'est pas seulement un rassemblement de scientifiques. Il a pour vocation d'entreprendre des fouilles mais avec le désir de faire connaître leurs résultats. Ainsi, le 9 août, Marie-Andrée Gardella, avait exposé le patrimoine archéologique d'Arbori. Voir l'article : Il faut savoir chercher le château.

Résumé de l'exposé dans la page 10 du dernier numéro du bulletin "INSEME":

Du 15 au 17 novembre, le LRA organise un colloque intitulé "Six millénaires en centre ouest Corse".

Des conférences à l'espace Diamant d'Ajaccio, des expositions et des visites de sites comme le Castaldu d'Arbori (et même un buffet cinarchesu) montreront la richesse des trouvailles réalisées dans le Cruzini-Cinarca, les Deux Sevi et les Deux Sorru, notamment à Sagone, Vico, Balogna, Marignana et Appietto.

Les Poggiolais et tous les Sorrinesi qui pourront y aller comprendront mieux leur passé. Espérons que les recherches continueront dans notre micro-région afin de retrouver encore plus de nos racines !!!

Inscriptions: lra@lra-corse.fr

Le programme détaillé peut être téléchargé ci-dessous ou sur la page Facebook https://www.facebook.com/lra.laboratoireregionaldarcheologie

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 00:29

Ce n'est pas pour le plaisir de se complaire dans les vieilles pierres que nous publions cet article paru dans "Corse-Matin" de dimanche 22 septembre 2013.

Le thème de la conférence évoquée ici est original car Emilie TOMAS a su mettre en parallèle les traditions orales et la vérité historique concernant le village de Letia.

N'avons-nous pas ici des idées sur ce qui pourrait être réalisé à Poggiolo?

(cliquer sur l'image pour une lecture plus aisée)

Légendes et vérités villageoises
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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 18:00

Les quelques personnes qui ont profité des journées du patrimoine des 14 et 15 septembre pour visiter l'église de Saint Siméon ont été enchantés par les commentaires du jeune archéologue Pierre CANON, qui avait d'ailleurs œuvré en 2012 dans les mêmes conditions. Elles ont pu se rendre compte de la richesse historique, artistique et archéologique de Poggiolo.

Cette richesse est encore trop peu connue, faute d'une recherche organisée. Pourtant, de nombreuses initiatives existent dans notre partie de Corse.

Ainsi, dans son édition de vendredi 20 septembre 2013, "Corse-Matin" présente l'inventaire du patrimoine public et religieux des treize communes du CRUZINI-CINARCA: sculptures, orfèvrerie, peintures, cimetières et chapelles funéraires, ponts, fontaines, fours, moulins, etc.

Le 9 août dernier, une conférence organisée à l'initiative de la municipalité d'ARBORI avait permis d'apprendre que 90 sites et indices de sites avaient été répertoriés sur 20% du territoire communal. D'autre part, les archéologues ont effectué un gros travail de nettoyage et de relevé du CASTALDU, le château des seigneurs de LECA édifié au XIVème siècle et rasé en 1489 par les Génois, à 3 kilomètres du principal hameau d'ARBORI.

Il faut savoir chercher le château
Il faut savoir chercher le château

Mais il est difficile de bien comprendre les vestiges sans la présence d'un spécialiste ou, au moins, de panneaux explicatifs. Claude MARTINI et Michel FRANCESCHETTI en ont fait l'amère expérience quand, le 10 août dernier, sans avoir eu connaissance de la conférence de la veille, ils sont allés seuls au Castaldu.

Il faut savoir chercher le château
Il faut savoir chercher le château

Ils ont eu beaucoup de mal à identifier les pierres et à comprendre la plan de ce site magnifique qui surplombe le Liamone de ses 397 mètres d'altitude.

Il faut savoir chercher le château
Il faut savoir chercher le château
Il faut savoir chercher le château
Il faut savoir chercher le château
Il faut savoir chercher le château

On peut espérer que le passé de POGGIOLO sera, lui aussi, bientôt mis en valeur.

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Le site du LRA (laboratoire régional d'archéologie de Corse) présente ses campagnes de fouilles sur son site. Mais il n'y a encore que les résultats de 2012 et pas ceux de 2013:

http://www.lra-corse.fr/index.php/activites/operations-archeologiques/historique-des-activites/279-prospection-inventaire-de-la-commune-darbori

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 17:44
Le patrimoine de Letia

Communiqué de l'association LETIA CATENA:

JOURNEE DU PATRIMOINE

LE SAMEDI 14 SEPTEMBRE, 18H

Dans le cadre de la journée du patrimoine, l’Association LETIA CATENA organise, avec le Pôle OUEST CORSE, une conférence, le samedi 14 septembre à Letia (église de San Roccu).

Madame Emilie TOMAS, Archéologue médiéviste, (membre de l’ARAC),

donnera une conférence sur le thème :

« NOUVEAU REGARD SUR LE PEUPLEMENT MEDIEVAL DE LA COMMUNAUTE DE LETIA ».

Nous comptons sur votre présence amicale et active.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 17:47

LA BÉNÉDICTION DES MAISONS AURA LIEU MERCREDI 17 JUILLET À GUAGNO-LES-BAINS ET LUNDI 22 JUILLET À POGGIOLO.

Cette tradition, appelée selon les endroits spregiata ou biniditu, au cours de laquelle un prêtre bénit la maison de l'extérieur et de l'intérieur, avait été un peu abandonnée mais elle connaît un nouvel essor ces dernières années.

Dans l'article intitulé La "spergiata" aura lieu en août et publié sur ce blog le 1er juillet 2009, avait été utilisé un texte extrait de "Almanach de la mémoire et des coutumes de la Corse" par Claire TIÉVANT et Lucie DESIDERI (Albin Michel). Il montrait que cette bénédiction coïncidait autrefois avec le grand nettoyage de Pâques.

Cette année, nous vous proposons de lire le texte suivant, écrit par François CANONICI dans son BLOG DES BONIFACIENS ET AMIS DE BONIFACIO (http://canonici.skyrock.com/) le 30 avril 2010. Nous le remercions pour son autorisation.

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"UNE TRADITION QUI PERSISTE : LA "BENEDICTION" ("U BINIDITU")".

D'après Roccu Multedu ("Le folklore magique de la Corse") "la bénédiction des maisons serait la sanctification de la pratique païenne (IV° siècle) de l'eau lustrale".
Le fait est que cette tradition remonte à la nuit des temps et que, jadis, juste après Pâques, avait lieu le "Biniditu" qui donnait lieu à un rangement et un nettoyage général de tous les appartements du plus riche au plus humble. Il fallait que tout soit propre et bien rangé le jour où le prêtre allait franchir la porte de la maison suivi de ses enfants de choeur. Toutes les pièces étaient alors visitées et aspergées d'eau bénite par l'officiant qui récitait les prières et prononçait, en latin: "Paix à cette maison et à ceux qui l'habitent. Prions Dieu d'envoyer un ange gardien dans cette demeure".
A la fin de la bénédiction, le maître ou la maîtresse des lieux jetait des pièces de monnaie dans le seau à eau bénite de l'enfant de choeur (parfois même on remettait une certaine somme d'argent directement et discrètement au curé).
Au cours de la bénédiction d'une maison, l'Église demande à Dieu d'en chasser toute influence maléfique, ainsi que de tous ceux qui y vivent, et de renouveler plus fortement encore l'influence du S
aint Esprit dans nos vies domestiques.

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Pour le 17 et le 22 juillet, il est recommandé de téléphoner au couvent de Vico pour prendre rendez-vous: 04 95 26 83 83 (ou mail: accueilcouventvico@orange.fr)

Des renseignements sur le blog de François CANONICI se trouvent dans l'article de "Corse-Matin" intitulé:

La mémoire vivante de la cité bonifacienne sur le blog de François Canonici

C'est le moment pour la bénédiction des maisons
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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 18:00

A Poggiolo, comme dans toute la Corse, plusieurs moulins (à huile, blé ou châtaigne) fonctionnaient. Il n’en reste plus rien, sauf le nom de Fragnu (moulin à huile) donné à l’entrée du village.

 

 

Xavier PAOLI, qui est la personne connaissant le mieux l’histoire de la communauté poggiolaise, a écrit l'Histoire abrégée du village avant 1914, qui peut être lue sur une page de ce blog.

Il a rédigé sur les anciens moulins un texte, accompagné d’un croquis de sa main, qu’il a eu la gentillesse de confier au Blog des Poggiolais. Qu’il en soit vivement remercié.

 

 

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Le 7 juillet 1828, le maire Charles François PINELLI répond à une enquête économique de la préfecture :

« … il existe un moulin à farine sur le territoire de la commune sur le « Liamone » (sic) au lieu-dit « FANGO ». Il a été construit il y a environ cent ans. Il fonctionne avec un homme et appartient à Jules MARTINI. Les dépenses annuelles sont de 94 francs et les revenus de 141 francs… ».

Sur le cadastre de 1857, ce moulin est nommé : «Moulin du COTICCIO» et appartient à :

- MARTINI Pierre (de Paul) 2/6 – 12 francs

- FRANCESCHETTI François (maire) 1/6 – 6 francs

- MARTINI Jules César (meunier) 3/6 – 18 francs

Sa surface est de 37 m2.

Au début du XXème siècle, il sera transformé en scierie par Jean ARNAUD et son beau-frère PINO qui fournissaient Saint-Claude (dans le Jura) en ébauchons de pipes en bruyère.

 

En fait, il existait un autre moulin qui, en 1828, était déjà à l’état de ruine et devait l’être depuis longtemps.

Sur le cadastre, il est nommé «Moulin de LUCCIACCIA» et appartenait à :

- FRANCESCHETTI Antoine François – 6/16 – 10 m2

- PINELLI Antoine François – 2/16 – 5 m2

- FRANCESCHETTI Laurent Antoine – 3/16 – 6 m2

- FRANCESCHETTI Jean Charles – 5/16 – 8 m2

Sa surface totale était de 29 m2.

 

En se reportant au croquis, on s’aperçoit que nos ancêtres avaient très habilement utilisé un coude du Fiume Grosso et, de plus (ce qui n’apparaît pas sur le plan), le terrain à cet endroit est plat et donc facilement aménageable.

http://poggiolo.over-blog.fr/2015/11/des-russes-dans-les-deux-sorru.html

LES MOULINS POGGIOLAIS

 

Certains d’entre nous (de moins en moins nombreux) se souviendront que, il y a largement plus de cinquante ans, après la baignade au « LAVU A E CONCHE », se disputaient sur ce « PIANU A U FANGO », seul espace assez vaste, d’acharnées parties de football.

A l’époque, on y distinguait encore très nettement le canal d’amenée d’eau (« A madre ») construit avec de gros blocs agencés avec soin et qui ménageait une pente suffisante permettant aussi l’irrigation des jardins en terrasses qui jouxtaient la rivière.

Xavier Paoli

 

 

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Informations complémentaires :

LES MOULINS POGGIOLAIS

Sur cette carte, le terrain représenté par le croquis de Xavier est circonscrit par un trait rouge. L’espace plat est représenté par la distance séparant la rivière (d’altitude 460 mètres) et la courbe de niveau des 470 mètres.

Pour arriver à ce lieu, il faut bifurquer depuis le sentier joignant Poggiolo à Guagno et dont le point de départ principal est près du Fragnu, là où une barrière et une pancarte ont été installées voici quelques années.

LES MOULINS POGGIOLAIS
LES MOULINS POGGIOLAIS

Reste-t-il encore des vestiges de ces moulins?

Qui voudra bien aller jusque-là pour les photographier?

M. F.

 

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 18:00

Le baccalauréat est un examen dans lequel parents et enfants investissent beaucoup. Il est un rite de passage essentiel vers le statut d'adulte. La charge émotionnelle est si forte que certains candidats tentent de frauder par n'importe quel moyen. Mais la tricherie est aussi vieille que les examens et le bac en a toujours été victime. Un bon exemple est fourni par le litige qui a opposé un Vicolais aux autorités académiques voici un siècle et demi.

Cet épisode a un rapport avec POGGIOLO car il concerna celui qui fut ensuite concessionnaire de GUAGNO-LES-BAINS. Un article de ce blog a déjà été consacré au conflit politique qui l'opposa en 1858 à l'évêque CASANELLI d'ISTRIA à propos de l'élection cantonale de SOCCIA.

Jean-Dominique-Antoine de la ROCCA était né le 20 décembre 1832 à VICO. Il publia en 1853, sous le nom de Jean ROCCA (plus tard, il signera Jean de la ROCCA), une "Défense devant mes compatriotes contre l'accusation de faux et substitution dans un examen de baccalauréat". A cette époque, où chaque session annuelle couronnait 3.000 nouveaux bacheliers (contre 600.000 maintenant), des fraudes existaient déjà.

ROCCA commençait son texte en reconnaissant que des fraudes aux examens existaient et qu'elles étaient légèrement punies mais c'était pour lui "une question d'honneur, une question de vie" de se défendre car en Corse "nous sommes rigoristes". Il tenait à "conserver l'estime de ses compatriotes".

Jean a-t-il triché?

UN EXAMEN À PÉRIPÉTIES

Après des études secondaires au collège FESCH d'Ajaccio, le jeune homme quitta la Corse pour Paris en octobre 1851. Il prit un professeur particulier, M. GREGOIRE, pour parfaire sa préparation. Il tomba malade et envoya le 20 décembre 1851 à la Sorbonne Jean-Baptiste COTI, un ami qui signa le registre des consignations à sa place afin d'être convoqué pour l'examen.

Le matin du 13 janvier 1852, eut lieu l'épreuve écrite de version latine. En sortant de la Faculté des Lettres, Jean montra le brouillon de la version à deux hommes de lettres qui l'assurèrent de la qualité du travail présenté.

Mais, l'après-midi, le Vicolais ne put passer l'épreuve orale à cause des différences d'écritures constatées par les responsables académiques entre les papiers officiels et la copie déposée. Il fut finalement autorisé à subir les oraux le 15 janvier. Ils se déroulèrent très correctement.

Certain d'avoir réussi le baccalauréat, Jean de la ROCCA quitta Paris le 16.

ENQUÊTE ET EXCLUSION

Mais il ne reçut pas le diplôme car l'enquête continua. En juillet, GREGOIRE fut arrêté pour avoir facilité plusieurs substitutions de candidats aux examens. Jean fut convoqué en juillet à Ajaccio pour écrire une lettre sous la dictée du recteur de la Corse. Le conseil académique de la Seine, se basant sur des différences constatées dans l'écriture de cette lettre avec la version latine rédigée à la Sorbonne, décida, le 30 mai 1853, de l'exclure de toutes les Académies jusqu'au 1er janvier 1854. L'autorisation sous condition de s'inscrire à la faculté de droit d'Aix-en-Provence fut, par la même occasion, supprimée. Pour les autorités académiques, la version latine aurait été composée par un certain BERGERON qui aurait été payé par le jeune Corse.

Jean de la ROCCA fit aussitôt appel au conseil supérieur de l'instruction publique et rédigea ce mémoire de 114 pages, truffé de certificats d'anciens professeurs et d'attestations de nombreux témoins, pour se défendre. Il y écrivait qu'il était la victime "de la vengeance d'un ennemi de ma famille", car "Lorsque deux familles se disputent l'opinion et la prééminence dans une localité, il s'ensuit des haines, des jalousies, qui prennent leur source dans la rivalité, et qui, le plus souvent, dégénèrent en basses envies et font appel aux plus lâches passions".

Ce bachelier refoulé ne précisait pas quelle était son ennemi mais il indiquait bien dans son livre qu'il était apparenté à la grande famille vicolaise des MULTEDO.

UNE CARRIÈRE FOISONNANTE

Notre documentation ne permet pas de savoir quel fut le verdict final mais, de toute façon, Jean de la ROCCA ne fit pas pas la carrière d'avocat qu'il avait caressée.

Son oncle, Giovanni MULTEDO, né vers 1793 et mort à Vico le 6 novembre 1863 sans héritier direct, légua à ses neveux tous ses biens, dont la propriété des Bains de GUAGNO. Jean de la ROCCA fut ainsi concessionnaire de la station thermale. Il était ainsi propriétaire du bâtiment de l'indigence récemment restauré.

Voir l'article Christophe va-t-il vivre dans l'indigence?

Mais il eut, jusqu'à sa mort en 1883, une abondante activité d'écrivain et de journaliste dévoué à la cause bonapartiste. Rédacteur en chef de "L'Aigle de Rodez", fondateur de "L'Avenir de la Corse", rédacteur en chef du "Patriote", il publia des articles jusqu'à la fin de sa vie.

Utilisant les papiers de son oncle, officier d'ordonnance de MURAT dans le royaume de NAPLES, il publia "Le roi Murat et ses derniers jours" en 1868, ainsi que:

"Biographie de la famille Abbatucci" en 1857,

"La Corse et son avenir" (1857),

"Mission du prêtre corse" (1858),

"A S. M. Napoléon III... en faveur de l'établissement thermal de Guagno, en Corse" (1860)

"La Corse calomniée" (1865)

"Vie du prince Pierre Bonaparte (1815-1870)" en 1870

etc., etc....

Cette activité foisonnante avait-elle pour but de compenser les fâcheuses conditions de sa prestation au baccalauréat?

Jean a-t-il triché?
Jean a-t-il triché?
Jean a-t-il triché?
Jean a-t-il triché?
Jean a-t-il triché?
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 17:44

En voyant les photos publiées dans l'article intitulé "Les touristes à longues oreilles", il serait normal de réclamer d'agir contre la divagation des animaux et d'exiger que la mairie statue sur ce problème.

La mairie de Poggiolo a déjà pris des décisions contre les bêtes laissées en liberté, et ce depuis fort longtemps. En voici une preuve qui date de 1857.

Le maire de l'époque, Antoine François FRANCESCHETTI (maire de 1848 à 1860), avait publié l'arrêté municipal suivant.

L'orthographe et la ponctuation ont été respectées.

Quand la mairie veut arrêter la divagation des bêtes

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Nous franceschetti maire de la Commune de Poggiolo, vu les abus et domages qui arrivent continuellement par les animaux dans les campagnes et dans les jardins, vu aussi les abus et la saleté qui existe dans les rues et places publiques.

Pour empêcher tous ses abus avons arrêté et arrêtons.

Arrêté

Art. 1. Tout porc ou chèvre qui sera trouvé à l'abbandon, dans l'intérieur de la Commune ou dans les campagnes sera mise en contravention.

Art. 2. Toute bête à selle ou à charge ou toute autre bête qui sera trouvée attachée devant les portes ou rues, qui empecherait la circulation des habitans, sera mise en contravention.

Art. 3. Tout individu ou habitant de ladite Commune de Poggiolo, qui n'aurait pas balayé sa place respective au moins tous les dimanches sera mis en contravention.

Art. 4. Le garde Champêtre et la gendarmerie seront chargés de l'exécution du présent arrêté.

fait et affiché le 24 mai 1857

Le maire de Poggiolo

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Peut-on penser que ce texte a été appliqué longtemps?

En tout cas, le blog de Poggiolo est déjà revenu plusieurs fois sur le problème des animaux errants.

Peut-être est-ce la preuve que ce problème n'a pas de solution?

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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