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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 17:47

La Première Guerre Mondiale fait l'objet de nombreuses publications, émissions et célébrations car cette année 2014 est celle du centenaire de son déclenchement. D'autre part, nous sommes saturés d'évocations de la Seconde Guerre et cette année sera également particulière car cet été marquera les 70 ans de la Libération de la France (pas de la Corse car c'est en 1943 qu'elle se libéra de l'occupation italienne et allemande).

Mais une guerre est toujours systématiquement oubliée alors qu'elle fut également douloureuse et qu'elle explique les deux conflits suivants: celle de 1870-1871 contre la Prusse et les autres Etats allemands.

Poggiolo n'a pas été à l'abri de cet affrontement. Le service militaire était en principe universel mais avec de nombreuses exemptions. Seulement, la pauvreté poussait alors de nombreux Corses à s'engager dans l'armée. 

 Combien de Poggiolais participèrent-ils aux combats? Il faudrait faire de longues recherches pour le savoir mais, grâce aux travaux de Pierre LECCIA publiés sur GENEANET et à la base de données LEONORE, il est possible de reconstituer quatre itinéraires.

LES TROIS DÉCORÉS

Jean-Martin DESANTI, Jean-Baptiste PINELLI et Jean-Baptiste FRANCESCHETTI reçurent la Légion d'Honneur à la fin de leur carrière, et pas uniquement pour leur comportement en 1870.

- Jean-Martin DESANTI: né le 31 mai 1846 à Poggiolo, ils'était engagé dans l'armée le 19 mai 1865 et l'avait quittée le 19 mars 1870. Mais, après l'ordre de rappel des réservistes lancé le 14 juillet, il fut incorporé au 46ème régiment d'infanterie de ligne. Le gouvernement de Napoléon III déclara la guerre le 19 juillet. Jean-Martin participa à toute la guerre et aux combats contre la Commune de Paris sans être blessé.

Sa biographie complète fera prochainement l'objet de deux articles particuliers.

- Jean-Baptiste PINELLI: né le 21 août 1848 à Poggiolo, engagé volontaire en octobre 1866, il était sergent-fourrier au 28ème de ligne quand la guerre débuta. Il devint sergent-major le 2 août 1870. Mais, le 29 octobre 1870, à la suite de la capitulation du maréchal Bazaine à Metz, il fut, comme le reste de cette armée, prisonnier des Allemands. Libéré le 14 mai 1871, il fit partie de l'armée de Versailles opposée aux Communards. Après avoir démissionné de l'armée d'active en 1876, il resta dans les unités territoriales où il devint capitaine du 261ème régiment de réserve. La Légion d'Honneur lui fut décernée le 13 janvier 1907. Il décéda à Paris où il habitait le 15 juillet 1917.

- Jean-Baptiste FRANCESCHETTI: né le 8 décembre 1848 à Poggiolo, engagé le 22 août 1868, il était caporal au 32ème régiment d'infanterie au début de la guerre. Il combattit avec énergie comme le souligne le récapitulatif de ses états de service:

"blessé à Gravelotte le 16 août 1870 d'un coup de feu au dessus de l'oreille droite,

2e coup de feu à la cuisse gauche

3e coup de feu au pied gauche qui a brisé la phalange de l'orteil

4e coup de feu à la cuisse droite."

C'est dans cet état qu'il fut capturé par les soldats prussiens. Il resta prisonnier jusqu'au 8 juillet 1871.

Il reprit du service jusqu'à sa retraite en 1884 et fut versé dans la territoriale où il termina capitaine. Il devint titulaire de la Légion d'Honneur en janvier 1896 et mourut à Poggiolo le 29 novembre 1916.

La bataille de Gravelotte, la plus acharnée de cette guerre, eut lieu du 16 août (combats de Rezonville et Mars-la-Tour) au 18 août 1870 (combats de Saint-Privat). Les Prussiens eurent 5.300 morts et 14.500 blessés, les Français 1.200 morts, 4.420 disparus et 6.700 blessés.

La bataille de Gravelotte, la plus acharnée de cette guerre, eut lieu du 16 août (combats de Rezonville et Mars-la-Tour) au 18 août 1870 (combats de Saint-Privat). Les Prussiens eurent 5.300 morts et 14.500 blessés, les Français 1.200 morts, 4.420 disparus et 6.700 blessés.

UN DESTIN TRAGIQUE

 

Le sort d'Antoine-Laurent DEMARTINI fut plus tragique.

Il vit le jour le 28 juillet 1850 à Poggiolo. Il était le quatrième des cinq fils de Domenico DEMARTINI, né en 1806 ou 1807 et mort en 1880, et de son épouse Madalena (1810-1871).

Engagé volontaire le 17 février 1869, il était soldat au 6e régiment de ligne de l'armée du Rhin. Il décéda le 26 août 1870 à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), à l'âge de 20 ans.

Cette ville fut l'objet de sévères combats de rues les 12 et 13 août avant d'être prise par les Allemands le 14. On peut supposer qu'Antoine-Laurent mourut dans le camp de prisonniers français installé dans cette ville, peut-être à la suite de blessures reçues les jours précédents.

Curieusement, son décès ne fut retranscrit sur le registre d'état-civil de Poggiolo que le 25 décembre 1871, soit plusieurs mois après la guerre. Retard dû à des difficultés de communications entre autorités françaises et allemandes?

Entrée des troupes allemandes à Pont-à-Mousson le 14 août 1870.

Entrée des troupes allemandes à Pont-à-Mousson le 14 août 1870.

Cette guerre, comme toutes les guerres, plongea des Poggiolais dans le chagrin. Mais il faut songer au véritable désespoir de Domenico et Madalena DEMARTINI qui apprirent deux disparitions successives.

En effet, en août 1870, arriva au village l'annonce de la mort de François-Marie, qui était né en 1847, trois ans avant Antoine-Laurent. Lui aussi était militaire. "Premier canonnier à la 1ère batterie du régiment d'artillerie de marine et des colonies" (d'après le registre d'état-civil), il décéda le 27 juin 1870 à l'hôpital de Saïgon au Vietnam. 

Est-ce à cause de son chagrin que Madalena trépassa le 22 juin 1871?                         

UNE SUGGESTION:

POUR HONORER SES ENFANTS MORTS POUR LA FRANCE, POGGIOLO A UN MONUMENT AUX MORTS. UNE PLAQUE PORTANT LE NOM D'ANTOINE-LAURENT DEMARTINI AURAIT TOUT À FAIT SA PLACE AUX CÔTÉS DES POGGIOLAIS TUÉS DANS D'AUTRES GUERRES.                            

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 11:00
Napoléon contre le parking

Les quais construits par Napoléon Ier et Napoléon III viennent d'être redécouverts à Ajaccio, au grand dam de la société de parking qui veut vite reprendre les travaux sur le square Campinchi.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 18:00

LE SECRÉTARIAT

A gauche du hall d'entrée, se trouvent le bureau du maire et le secrétariat. C'est ici que l'essentiel du travail se fait.

Depuis que la photo a été prise, un ordinateur a été installé sur le bureau. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

Depuis que la photo a été prise, un ordinateur a été installé sur le bureau. Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

Des armoires permettent de classer documents et archives. L'une d'elles contient les registres d'état-civil, la mémoire des naissances, décès et mariages de la commune, du moins depuis 1820.

Les registres plus anciens, dont certains sont lacunaires, se trouvent aux Archives Départementales d'Ajaccio.

La première page montre que, à cette époque, en 1820, les Poggiolais n'écrivaient pas encore les actes officiels en langue française.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

(à suivre)
(à suivre)
(à suivre)

(à suivre)

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 18:00

Les Poggiolais ne sont pas réputés pour avoir le sang plus chaud que d'autres Corses. Ils savent garder leur calme dans des circonstances parfois difficiles. En tout cas, un exemple du milieu du XIXème siècle semble le prouver.

L'affaire fut révélée par une lettre du maire de Soccia au préfet de la Corse, en date du 12 août 1851. L'élu informait le représentant de l'Etat que "les nommés franceschetti Laurent Antoine et Antoine françois, tous deux propriétaires à Poggiolo au lieu dit Sialello" exploitaient des terres qui "étaient séparées d’avec les biens communaux de Soccia par un mur très ancien et d’une date inconnue aux habitants de Soccia âgés de quatre-vingt et même de quatre vingt dix ans". 

Malgré la présence de cette séparation, les frères Franceschetti auraient empiété sur les terres socciaises. En 1851, "la commune de Poggiolo s’étant pourvue de deux gardes Champêtres ces derniers se faisaient un plaisir d’après ce qui m’a été dits (sic) par différents habitants de Soccia, de se fixer des journées entières à côté d’une source qui se trouve tout près dus (sic) susdit mur". Ils empêchaient ainsi vaches et chevaux de Soccia de s'y désaltérer.

Le 11 août, le maire de Poggiolo (qui, depuis 1848 et jusqu'en 1860, était Antoine François Franceschetti) s'opposa à la restauration du mur par des Socciais et fit venir deux gendarmes de Guagno pour menacer les villageois.

Du moins, voilà la version socciaise.

Les qualités poggiolaises (4/7): les Poggiolais sont calmes

Une autre version fut donnée par le rapport adressé du lieutenant de gendarmerie de Vico. L'affaire s'étant envenimée, le Préfet lui avait demandé, en octobre, des renseignements "sur les torts attribués à M. le Maire de Poggiolo par celui de la commune de Soccia".

L'officier rapporta le récit du commandant de la Brigade de Guagno.

"Le 11 août dernier, le Maire de Poggiolo a demandé deux gendarmes pour maintenir l’ordre sur le lieu dit Fialello, objet d’une contestation entre les communes de Soccia et Poggiolo, les gendarmes Maestrato et Versini s’y rendirent et trouvèrent le maire de Poggiolo, accompagné seulement par deux habitants de cette commune, tandis que le maire de Soccia avait avec lui plus de cinquante personnes en arme que les gendarmes ont contenus avec beaucoup de peine.

Dans cette circonstance, le Maire de Soccia, au lieu d’en imposer àses administrés par une attitude digne et calme, les excitait au contraire par ses gestes et ses propos irréfléchis; le silence du Maire de Poggiolo a rendu impuissantes les mauvaises dispositions de ses adversaires."

 

Les qualités poggiolaises (4/7): les Poggiolais sont calmes
Les qualités poggiolaises (4/7): les Poggiolais sont calmes

Ce texte officiel disculpait les Poggiolais de l'accusation d'avoir causé du désordre. Il montrait également que les Franceschetti, sûrs de leur bon droit, avaient crânement résisté à un groupe nombreux et armé. Au lieu de faire dégénérer l'affaire en affrontement violent, ils avaient préféré s'en tenir à la légalité. L'officier de gendarmerie les disculpait ainsi de tout soupçon de trouble à l'ordre public.

Le calme poggiolais l'avait emporté sur la fureur socciaise.

 

Bien entendu, comme le temps a passé depuis 1851, il n'est pas possible d'imaginer que les Socciais aient encore un tel comportement envers leurs voisins !!!

 

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Les habitués du blog auront pu remarquer que cette querelle de terrains limitrophes entre deux communes ressemble beaucoup à celle qui opposa les habitants de Poggiolo à ceux de Rosazia en 1863 et 1865. Voir l'article:  La fièvre monte à Libbiu

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 18:01

"Daniel Istria informe les personnes intéressées par les fouilles archéologiques, qu'il n'y aura pas de fouilles, cette année, sur le site de la cathédrale Sant'Appianu de Sagone, en raison des restrictions budgétaires trop importantes et surtout du retard du versement des crédits (ceux de 2013 ne sont toujours pas arrivés !)."

C'est par ce court texte paru dans le bulletin "Inseme" de mars que les défenseurs du patrimoine des Deux-Sorru ont appris l'arrêt du si important chantier de la cathédrale de Sagone.

L'article suivant montre combien le travail réalisé a été fructueux. Mais il reste tant à faire... 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 18:01

Actuellement, parmi les Poggiolais résidents ou de la diaspora, les diplômés ne manquent pas. Chacun peut donner les noms de plusieurs agrégés, docteurs, ingénieurs, professeurs, etc. Les savants ne manquent pas.

Mais, au milieu du XIXème siècle, il y avait déjà des Poggiolais qui, sans beaucoup de diplômes, étaient assez débrouillards pour inventer des machines.

Les qualités poggiolaises (3/7): les Poggiolais sont ingénieux

Ce recueil des "Machines et procédés pour lesquels des brevets d'invention ont été pris" contient une notice consacrée à des enfants de Poggiolo.

Les qualités poggiolaises (3/7): les Poggiolais sont ingénieux

Ainsi, en 1863, a été enregistrée une machine hydraulique améliorée par COLONNA de LECA et PINELLI pour faire "marcher une roue à augets, laquelle donne le mouvement à une pompe qui devrait ensuite fournir à la roue l'eau nécessaire pour en déterminer la rotation et lui faire produire un travail".

Comme les prénoms ne sont pas donnés, il est difficile d'identifier avec précision les deux inventeurs.

Mais le brevet est bien poggiolais.

Un point serait à étudier: combien d'inventions d'origine poggiolaise ont-elles été enregistrées depuis 1863?

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Précision:

les augets mentionnés dans la notice sont les éléments d'une turbine à action (turbine Pelton) situés à l'air libre et permettant de dévier la direction d'écoulement du fluide (dictionnaire Larousse).

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 18:01

 

Une bonne surprise qui intéressera nos lecteurs est arrivée sur le bureau du blog des Poggiolais: Philippe PRINCE a envoyé cette photo de la "Médaille de l'oncle François".

 

 

Les qualités poggiolaises (2/7): les Poggiolais sont courageux (addendum)

 

Cette décoration est la médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement qui fut attribuée à François-Antoine DEMARTINI en 1872 pour avoir sauvé un homme de la noyade. Voir l'article "Les qualités poggiolaises (2/7): les Poggiolais sont courageux".

 

Normalement, sur l'avers, on avait l'inscription: «REPUBLIQUE FRANCAISE», sur deux lignes dans une couronne circulaire de deux branches de feuilles de chêne, attachées par un noeud en bas, et se rejoignant vers une fleur en haut.

 

La photo montre le revers avec les allégories du courage dominant un lion et de l’humanité protégeant un enfant chacune reposant sur un piédestal avec les mots respectifs «courage» et «humanité». Les deux personnages soutiennent une couronne de laurier derrière laquelle il y a un bandeau gravé «récompense nationale». Au centre, l’identité du lauréat est frappée avec le nom du ministère.

 

Ce modèle était gravé depuis 1832 et fut utilisé jusqu'en 1897.

 

La récompense est restée dans la famille de François-Antoine DEMARTINI.

 

Dans chaque famille, des documents sur la vie et l'histoire de Poggiolo existent.

 

Comme Philippe PRINCE, faites-en profiter tout le monde.

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 18:01

En s'adressant aux services officiels d'Ajaccio, il a été possible d'obtenir la liste définitive et officielle des électeurs de la commune de Poggiolo.

Ce blog a le plaisir de publier ci-dessous l'intégralité des trois pages de cette liste. 

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L'examen de ce document amène quelques remarques:

- Les électeurs sont au nombre de 113.

- La distinction n'est pas faite entre les habitants de Poggiolo et de Guagno-les-Bains.

- Les familles les plus nombreuses sont DEMARTINI et MARTINI (22 personnes pour chacune), puis DESANTI (17 individus) et forment 54% du corps électoral.

- Ensuite, viennent dans l'ordre: FRANCESCHETTI (15 électeurs), PINELLI (9), LECA (5), CECCALDI (4), COLONNA et PAOLI (3 chacune).

- 13 familles sont représentées par un seul nom: ANGELI, ARRIGHI, BATTESTI, CAMILLI, CROS, de la ROCCA, DEBIENVILLE, LOVICHI, MARCELLI, PAPADACCI, PIETRI, OTTAVJ, RICCI.

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Comme les professions et les fonctions sont mentionnées, d'autres observations peuvent être faites:

- La catégorie socio-professionnelle la plus importante est celle des cultivateurs (65 soit 57,5% du total). En y joignant les 5 bergers, la domination agricole est forte.

- Les artisans sont au nombre de 9 (3 forgerons, 3 maçons, 2 cordonniers et 1 boulanger).

- En troisième position, arrivent à égalité les 8 prêtres et les 8 militaires (dont 2 gendarmes).

- Les commerçants sont 5 (3 débitants et 2 aubergistes).

- L'Etat est représenté par 6 fonctionnaires et officiers ministériels (instituteur, facteur rural, garde-champêtre, notaire, greffier, huissier).

 - 3 employés (dont 1 du chemin de fer et 1 de l'octroi) sont marqués sur la liste.

- Il y a aussi 1 étudiant et 1 propriétaire.

Enfin, le maire est présent avec cette seule fonction.

Mais, problème, son nom n'est pas celui du maire actuel car il s'appelle Pierre MARTINI...

D'autre part, seuls des hommes sont sur ces pages. Les femmes sont exclues, tout comme elles l'étaient des élections françaises jusqu'en 1944...

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Ah! Bon sang! Mais, c'est bien sûr! Ce document est 

 

LA LISTE ÉLECTORALE DE 1874 !

 

Désolé mais, 140 ans plus tard, pour la liste de 2014, il faudra attendre encore un petit peu.

La liste de 1874 se trouve aux Archives Départementales d'Ajaccio.

 

P.S.: cependant, cette liste officielle de 1874 fut ensuite modifiée par la Préfecture pour en éliminer les éléments les plus hostiles à la République, en vue des élections municipales de 1878. Cette manipulation a été expliquée dans l'article Péripéties municipales: une urne très convoitée

En exclusivité. Voici la liste officielle des électeurs de Poggiolo
En exclusivité. Voici la liste officielle des électeurs de Poggiolo
En exclusivité. Voici la liste officielle des électeurs de Poggiolo

Vous pouvez aussi télécharger cette liste en PDF pour l'étudier plus commodément.

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 17:51

Pour bien gérer la commune, le maire doit pouvoir compter sur un personnel sérieux. Qu'ils soient municipaux ou départementaux, les employés ont pour mission d'entretenir le village pour le plus grand contentement des habitants.

Il arrive pourtant que des incidents montrent que la bonne harmonie n'existe pas. L'article précédent a donné l'exemple d'un conflit au sujet de la qualité du travail.

Péripéties municipales: on ne peut pas se fier au petit personnel (2/2)

DES MOTIFS POLITIQUES

Des motifs politiques peuvent également influer sur la carrière des agents publics.

L'avocat Simon UCCIANI (photo ci-contre) écrivit, le 6 juillet 1878, une lettre au préfet pour soutenir la plainte de "plusieurs membres du Conseil municipal de Poggiolo" contre les agissements du garde-forestier COLONNA:

"Le sieur COLONNA ne se contente pas d'être bonapartiste; il met au service de sa passion politique l'autorité dont il est investi".

Aux critiques poggiolaises, l'auteur de la lettre ajoutait un autre élément politique et aussi personnel:

"Aux élections du 4 novembre, interpellé par moi il me répondit qu'il combattrait ma candidature attendu que j'étais républicain".

Le scrutin auquel il est fait allusion est l'élection cantonale de 1877 dans laquelle UCCIANI battit le comte François POZZO DI BORGO, élu bonapartiste depuis 1874. Il devint ainsi le premier conseiller général républicain du canton de Soccia. Si sa lettre du 6 juillet 1878 porte comme en-tête imprimé son métier d'avocat, sa signature est accompagnée du titre de conseiller général (voir la lettre en bas de cet article).

N'oublions pas le contexte national de l'époque. Les 14 et 28 octobre 1877, les républicains de GAMBETTA avaient remporté les élections législatives. Le maréchal MAC-MAHON, Président royaliste de la République, avait dû se soumettre, avant de se démettre le 30 janvier 1879. Et le préfet à qui la lettre du conseiller général est adressée n'était autre que le très fervent républicain Eugène SCHNERB, mis en place le 27 décembre 1877 par les vainqueurs des élections d'octobre. Son rôle a déjà été évoqué dans l'article Péripéties municipales: une urne très convoitée

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LE RÔLE DE SIMON UCCIANI

Né le 24 mars 1838 à Ajaccio, Simon UCCIANI représenta notre canton à l'assemblée départementale jusqu'en 1884 et fit une belle carrière dans la magistrature: procureur de la République à LANNION (en Bretagne !) dès 1879 et conseiller à la Cour de PARIS.

Dans son domaine, aidé par la mairie poggiolaise, il contribua à l'épuration des cadres hostiles à la Troisième République débutante, de ceux qui, comme le garde COLONNA, sont "un défi aux institutions actuelles". On est loin ici des motifs d'incapacité professionnelle.

Evidemment, dans un XXIème siècle où la liberté d'expression est si grande, personne n'imaginerait que des mises à l'écart pour des raisons politiques puissent avoir lieu...!!!

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Car tout cela appartient à une époque révolue depuis longtemps…

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Sauf la photo de Simon Ucciani, les documents de cet article sont consultables aux Archives Départementales d'Ajaccio.

Péripéties municipales: on ne peut pas se fier au petit personnel (2/2)
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 17:58

Pour bien gérer la commune, le maire doit pouvoir compter sur un personnel sérieux. Qu'ils soient municipaux ou départementaux, les employés ont pour mission d'entretenir le village pour le plus grand contentement des habitants. 

Il arrive pourtant que des incidents montrent que la bonne harmonie n'existe pas toujours

.

 

 

DES RAPPORTS CONTRADICTOIRES

Ainsi, le préfet de Corse, dans un arrêté daté du 21 octobre 1857, remarqua "qu'il résulte de divers rapports qui nous sont parvenus que le garde-champêtre de Poggiolo néglige habituellement son service et qu'il fait des absences sans autorisation".

En conséquence, il destitua Joseph OBINO de sa fonction.

 

 

 

 

 

Péripéties municipales: on ne peut pas se fier au petit personnel (1/2)

Par qui ces "divers rapports" avaient-ils été établis? Peut-être par la mairie poggiolaise. Peut-être par la gendarmerie qui avait un droit de regard sur les gardes-champêtres.

Pourtant, c'était bien un capitaine de gendarmerie qui avait certifié, par un document du 18 juin 1856, après enquête, "que le sieur OBINO (Joseph) ancien brigadier de gendarmerie demeurant à Guagno (...) est de bonne vie et mœurs et très capable de bien remplir l'emploi pour lequel il est proposé".

Curieux revirement en un an et demi !

 

Mais nous verrons la prochaine fois qu'il peut y avoir conflit à un niveau très différent.

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Documents consultés aux Archives Départementales d'Ajaccio.

Péripéties municipales: on ne peut pas se fier au petit personnel (1/2)
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

Recherche

Le calendrier poggiolais

 

 

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du 20 au 29 juillet:

Festival Sorru in musica.

La première soirée, en l'église Ste Marie de Vico, sera en hommage à Philippe DUBREUIL, fidèle ami et pilier du festival.

 

Mardi 4 août:

bénédiction des maisons à Poggiolo.

 

Dimanche 16 août après-midi.

Messe et procession de saint Roch:

 

Mercredi 19 août:

Récital Diana di l'Alba

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?

Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com

Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.

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La météo poggiolaise

Pour tout savoir sur le temps qu'il fait et qu'il va faire à Poggiolo, cliquez sur LE BULLETIN METEO

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