Toute la Corse est plongée dans la stupeur et la douleur depuis le meurtre de la jeune Chloé samedi 16 février.
Le blog des Poggiolais adresse ses condoléances à sa famille si durement touchée et soutient toutes les initiatives à la mémoire de Chloé et pour que cessent les horreurs des groupes mafieux dans une île qui connait le plus grand taux d'homicides de France. Aux responsables politiques d'agir!
Les collectifs anti-mafia appellent
à une manifestation
samedi 22 février à 14 h
devant la gare d'Ajaccio.
Reportée au samedi 8 mars à 14 h
devant la gare d'Ajaccio.
Communiqué de Mgr BUSTILLO:
Nous avons appris avec effroi l’assassinat d’une jeune fille à Ponte Leccia. Encore un acte cruel et lâche dans notre île, engendrant indignation, colère, fatigue morale. La haine étouffe-t-elle la Corse ?
Un message fraternel
Nos pensées et nos prières accompagnent la famille de Chloé et ses proches en ce moment de deuil profondément injuste et de douleur insupportable.
Nos pensées se tournent également vers la jeunesse de notre île. Les jeunes ne peuvent s’habituer à une société violente. Ils possèdent la force de la refuser et nous les y encourageons. Notre volonté commune est de mettre fin à cet esprit mortifère qui fragilise notre vie sociale.
Pour un présent et un avenir meilleurs
La Corse mérite un présent et un avenir meilleurs, pacifiques et constructifs. Pour cela, l’esprit du 15 décembre, le message du Saint-Père à la Corse, sont une force. Nous invitons l’ensemble de la société à fédérer toutes les énergies pour une vie nouvelle où l’ombre de la violence s’efface devant notre espérance : le Christ, lumière du monde.
Ensemble, disons non à la violence
La vie relationnelle, polluée par la violence et la peur, doit être purifiée par des comportements cohérents et libres. Avec tous les acteurs de la vie politique, économique, spirituelle, associative, culturelle, intellectuelle et sportive, refusons d’une seule voix l’engrenage de la violence.
Nous croyons en notre capacité avec la grâce de Dieu, à nous en libérer, à transformer la société pour qu’elle vive dans la paix. Ensemble, œuvrons pour une Corse unie et pacifique.
A l'occasion de l'annonce par le Comité des fêtes u Pighjolu/ I Bagni de la prochaine mise en vente de tee-shirts, un article a présenté les anciennes productions poggiolaises dans ce domaine. Parmi nos lecteurs, certains ont alors évoqué des autocollants qui ont existé autrefois, comme vers 2004 pour Guagno-les-Bains.
Il était très coloré (vert et rouge sur fond blanc), ce qui était alors peu courant.
La montagne était représentée très schématiquement, par trois pics. Une allusion au Tretorre? Peut-être, bien que cette montagne ne se voit pas du tout de cette façon depuis Poggiolo.
Il peut s'agir simplement de justifier le terme de "Montagne" qui terminait le nom de l'association.
Un autre autocollant, destiné à décorer la carrosserie ou les vitres des véhicules, fut fabriqué en 2013.
A la suite d'un concours lancé par l'AASIS (association artistique et culturelle de Sorru in Sù) et le blog des Poggiolais, le modèle dessiné par François ORAZY fut choisi. Il eut beaucoup de succès et tous les exemplaires furent vendus dès le début de l'été. Plusieurs automobiles portaient encore cette œuvre l'été dernier.
La (courte) expérience du Syndicat d'Initiative de POGGIOLO (1) a rapidement été oubliée. Un demi-siècle plus tard, une nouvelle tentative d'union des bonnes volontés prit forme pour dynamise...
Les Poggiolais ont tenu à célébrer Saint Siméon et ils ont eu raison. Comme l'a dit le pape François quand il était à Ajaccio: "Vos traditions sont une richesse".
Samedi 15 février, les fidèles ont petit à petit rempli la chapelle Saint Roch.
Le Père Georges était venu spécialement du couvent de Vico.
La cérémonie, prévue pour 15 heures, fut brillamment animée par Jean-Baptiste PAOLI et trois autres chanteurs.
Avant de se séparer, les présents partagèrent un agréable goûter. Frappes et boissons étaient offerts par la mairie
En conclusion, il ne faut pas oublier de féliciter Marie SUSINI, Germaine MESNIL et Claudine PINELLI pour la peine qu'elles ont prise dans la préparation de ce très bon moment de foi et de tradition.
Arriver à se faire connaître, tout en gardant sa qualité de vie dans un environnement authentique et préservé: un équilibre pas facile à trouver lorsque vous résidez dans une région remarquable que vous aimez partager tant elle est belle et riche d'histoire, mais que vous savez fragile.
Encore cette année nous vous confions quelques images que vous pourrez à votre tour partager, auprès des amoureux de ce que dame nature nous offre.
Toutes ces ambiances que vous trouvez dans cette publication se situent à un maximum de 20 minutes de route de l'Auberge. Pour certains sites, il vous faudra parfois parcourir à pied des sentiers qui sont accessibles sans difficulté particulière.
Si vous avez des questions au sujet des photographies, n'hésitez pas à nous contacter.
Dans l'histoire de la Corse, le premier bandit "officiel" fut Théodore POLI, de Guagno.
L'imaginaire collectif s'est emparé de ce personnage dont les exploits ont été amplifiés et déformés. On raconte souvent que Théodore a tué le bourreau de Bastia, qu'il l'aurait même guillotiné. Par exemple, l'universitaire Pierre ANTONETTI écrivait, dans son "Histoire de la Corse" publiée en 1973: "Et l'on assiste aux tristes exploits d'un Théodore POLI (...), véritable "Roi de la montagne" qui, de sa forêt d'Aïtone, pouvait se payer le luxe de descendre à Bastia pour s'y emparer du bourreau et l'exécuter en pleine ville". Cette version est reprise dans certains sites internet qui, par exemple, écrivent: "Un bandit notoire alla même jusqu’à enlever et exécuter le bourreau de Bastia".
Un peu de clarté est nécessaire.
LES LIVRES DE PIERHOME
De nombreux renseignements se trouvent dans "Lavie du bandit Théodore", publié en 1934 et écrit par Henri PIERHOME.
Le véritable nom de cet auteur était Henri PIERANGELI.
Né à Bastia en 1875, décédé en 1945, Henri PIERANGELI était le neveu du républicain Emmanuel Arène. Elu député de Bastia en 1906, il fut réélu en 1910, puis 1914, 1919 et 1928 sous l'étiquette de la "gauche radicale", nom d'un groupe du centre-droit. Il abandonna la vie politique après son échec à la sénatoriale partielle de 1937.
Il est piquant de savoir que son fils épousa à Marseille en 1922 une nièce de l'écrivain royaliste Charles MAURRAS.
Il est l'auteur d'études sur la Corse économique, d'un roman historique ("Anna Maria") et de vies romancées: "Gallochio, bandit corse", "La vie du bandit Bellacoscia", "La Vie du bandit Théodore", ...
Son ouvrage est donc une base documentaire essentielle mais quelques confusions y sont présentes et il doit être étayé par d'autres sources.
DE LA DÉSERTION À L'ORGANISATION
Théodore POLI naquit en 1797 à Guagno. Conscrit en 1816, il avait tiré un mauvais numéro et obtenu un sursis mais il fut rappelléle 11 novembre 1819.
Le brigadier PETIT, de la gendarmerie de Guagno, laissa passer le temps imparti et, après avoir promis de le laisser tranquille, l'arrêta cependant comme déserteur le 4 février 1820. Il le conduisit menotté à Ajaccio. Mais Théodore déserta rapidement pour de bon, se précipita à Guagno et, le soir du 14 février 1820, abattit le gendarme qui festoyait chez un habitant. Son histoire de bandit débuta à ce moment.
Réfugié au maquis, il s'associa avec un contumace PELLEGRINI, dit BRUSCO, qui vivait près de Vico, puis avec les frères MULTEDO. Il en vint à créer une petite communauté de près de 150 bandits, dans la forêt d'Aïtone, sur laquelle il règnait en véritable dictateur.
Lors de la création de cette organisation, près de Guagno, Cecco SAROCCHI proposa de tuer le bourreau pour porter un défi aux autorités.SAROCCHI, né en 1792 à Rusiu, avait été condamné 15 fois dont 4 à la peine de mort. Il avait obtenu des autorités un passeport pour s'exiler en Italie mais ilvoulait venger son ami ANCINO qui avait été guillotiné à Bastia à l'issue d'un procès que le bandit jugeait bâclé.Théodore ne voulut pas participer à cette action mais donna son accord.
LE RAID DE BASTIA
Le 24 janvier 1824, Louis SIMALIOT, exécuteur des hautes œuvres de Bastia, accompagné de son aide Martin ALVIDA, qui était aussi son gendre (il avait épousé safille Marie-Esther), s'en alla à la chasse à l'étang de Chiurlino. Tombé dans une embuscade tendue par Cecco SAROCCHI, Pascal GAMBINI et Jean-Baptiste TORRE,SIMALIOTréussit à s'échapper. ALVIDA resta entre les mains des ravisseurs. Ceux-ci demandèrent 300 écus. Au moment du versement de la rançon, SAROCCHI et ses complices furent arrêtés. Le corps d'ALVIDA fut retrouvé ensuite, à Furiani, égorgé d'un coup de poignard le 2 février. SAROCCHI fut guillotiné le 31 mai 1825 sur la place Saint Nicolas, parSIMALIOTlui-même.
Théodore mourut le 5 février 1827 (et non pas en 1831 comme le datent certains sites) après de nombreux méfaits (dont ce blog contera bientôt quelques exemples) mais il n'était directement pour rien dans l'affaire du bourreau (ou plutôt de l'aide-bourreau).
La légende s'empara vite de lui. Dans la fameuse "Colomba" de Prosper MÉRIMÉE, parue en 1840, on peut lire une référence au raid de Bastia.
Colomba, pour faire peur aux voltigeurs qui cherchent son frère Orso, leur demande :
«Savez-vous, messieurs, que si par hasard les trois frères GAMBINI, SAROCCHI et Théodore POLI se trouvaient à la croix de Sainte-Christine avec BRANDOLACCIO et le curé, ils pourraient vous donner bien des affaires. Si vous devez avoir une conversation avec le Commandant de la campagne(MERIMEE place en note que "c’était le titre que prenait Théodore POLI"), je ne me soucierais pas de m’y trouver. Les balles ne connaissent personne la nuit.»
L'assassinat d'un gendarmeperpétré voici exactement deux cent cinq ans à Guagno fut un événement historique pour la Corse et surtout pour Sorru in sù.
Le 14 février 1820,Théodore POLItua le brigadier PETIT qui l'avait arrêté dix jours auparavant pour désertion. Evadé, Théodore rejoignit Guagno pour se venger et il prit le maquis. Il se fit reconnaître comme roi du maquis par une assemblée de bandits dans la forêt d'Aïtone. Il écuma les Deux Sorru pendant sept ans en rackettant les habitants et surtout les curés. Sa bande poussa l'audace jusqu'à assassiner l'aide du bourreau de Bastia.
Couverture du livre "La Corse et ses bandits" de Gabriel Xavier Culioli.
Pour arrêter ces exactions, le roi Louis XVIII créa le corps des voltigeurs corses. Ces soldats finirent par tuer Théodore le 5 février 1827.
L'histoire de Théodore POLI fit l'objet de plusieurs livres et articles. Il est considéré comme le premier des"bandits d'honneur" dont les derniers éléments furent éliminés parl'expédition militaro-policière de novembre 1931.
Entre octobre 2010 et mars 2011, le blog des Poggiolais avait publié une série de six articles sur les exploits de Théodore. Ils vous sont de nouveau proposés à raison d'un épisode chaque samedi à partir du 15 février.
Le Conservatoire Corse des Techniques Picturales, animé par José Colombé, très connu à Vico, va organiser, à partir du début du mois de mars, des cours de peinture au couvent St François.
Elle est à Ajaccio, au niveau du 79 du cours Napoléon: il s'agit de la fontaine de Sainte Lucie.
Merci à Philippe DUBREUIL d'y avoir pensé.
Le monument représente quatre femmes corses, dont les deux du premier plan portent des jarres. L'eau sort de la bouche d'une autre femme.
Mais peut-être que de nombreux Ajacciens ne connaissent pas l'identité de l'artiste car ils ne voient pas sa signature.
Alors qu'il est très visible à Soccia, son nom est illisible sur la fontaine, comme s'il avait été martelé pour le faire disparaître. Pourquoi ce sabotage?
Obligatoirement, toutes les personnes qui sont passées à Soccia, ne serait-ce que quelques minutes pour aller à Crena, sont passées devant lui. Elles ne l'ont peut-être pas remarqué mais il e...
Le 11 février est l'anniversaire de l'apparition devant la grotte de Massabielle, à Lourdes, de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous. Depuis que, en 1862, l'Eglise a reconnu ces apparitions, les pèlerinages amènent des millions de personnes dans la cité pyrénéenne et le culte de Notre-Dame de Lourdes s'est répandu dans toutes les paroisses.
Poggiolo a suivi ce mouvement de dévotion. L'église Saint Siméon contient une statue de Notre-Dame de Lourdes.
Elle a été placée dans la chapelle de la Vierge qui est la plus proche du chœur, à gauche de la nef. Elle est à côté de la statue de saint Pierre.
Mais d'où vient cette statue? A-t-elle été achetée par la paroisse ou est-ce un don? Depuis quand se trouve-t-elle dans l'église?
Les réponses se trouvent dans le Fonds Saveriu PAOLI, avec l'inventaire réalisé le 2 juin 1905 à la demande de l'évêque. A la page 3, il est écrit que la "statue de Notre Dame de Lourde" (sic) a une valeur de 10 francs et qu'elle a été offerte en 1892 par Mme PINELLI.
Mais quelle PINELLI? Là, il y a un problème. Le texte est manuscrit et l'écriture du rédacteur de l'inventaire ne permet pas de savoir si le prénom est Claire ou Aline ou Alain.
Les fiches de l'état-civil de Poggiolo qui ont été recopiées par Pierre LECCIA et qui sont consultables sur le site GENEANET ne mentionnent pas l'un de ces prénoms. Il n'est donc pas possible de se prononcer. Cette personne se retrouve plusieurs fois dans l'inventaire sans qu'il soit possible de mieux déchiffrer son prénom.
A la page 1, il est indiqué qu'elle a donné en 1890 "5 nappes d'hôtel (sic)" et "5 devants d'hôtel (sic)" valant 25 francs.
La page 2 mentionne un don de "2 bouquets de fleurs avec vases" offerts en 1892 (valeur 3 francs) et la page 3 deux autres offerts en 1894 (valeur 3 francs).
Un de nos lecteurs pourrait-il nous renseigner sur cette fervente paroissienne?
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).