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8 juin 2025 7 08 /06 /juin /2025 07:00

 

Vendredi 13 juin, la fête de saint Antoine de Padoue sera marquée par une messe célébrée à 18 heures à la chapelle du col Saint Antoine, au-dessus de Vico.

Fêtons saint Antoine à Saint Antoine
Fêtons saint Antoine à Saint Antoine
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6 juin 2025 5 06 /06 /juin /2025 07:00

 

Le travail effectué par un groupe de Poggiolais le 2 juin 1905, voici 120 ans, fut minutieux et méticuleux. Il était important de ne pas se tromper car il fallait établir la liste des biens des églises du village.

 

L'atmosphère politique était alors particulièrement lourde. Depuis des années, la gauche républicaine luttait contre le Saint-Siège pour imposer la laïcité. Les députés débattaient de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat qui supprimerait le Concordat de 1801 (elle fut finalement votée le 9 décembre 1905).

 

En Corse, l'évêque Louis OLIVIERI était mort en 1903 et les querelles entre Paris et le Vatican empêchaient la nomination de son successeur. Le diocèse était administré par les vicaires généraux GUELFI et DESANTI qui, par peur des "spoliations" pouvant avoir lieu après la victoire des "laïcards", lancèrent une enquête diocésaine. Elle permettrait de dresser l'état des paroisses et d'inventorier leurs biens.

 

A Poggiolo, cette enquête fut effectuée par les membres de la fabrique (le conseil de gestion de la paroisse) qui dressèrent un "Inventaire des meubles et objets affectés au culte dans les églises de Poggiolo au 2 juin 1905". Le document a été retrouvé par Xavier PAOLI dans les Archives Départementales à Ajaccio.

 

Il comprend quatre pages. La première est à en-tête de la "République Française, commune de Poggiolo, canton de Soccia", ce qui est normal puisque la séparation n'avait pas encore été décidée. 

 

L'inventaire des meubles et objets des églises poggiolaises

 

Trois pages sont occupées par la liste de ce que contenait Saint Siméon, la quatrième étant consacrée à Saint Roch. Les biens sont énumérés sur 111 lignes (87 pour St Siméon, 24 pour St Roch) et concernent tout ce qui se trouvait dans les églises, aussi bien les statues que les bancs, les surplis, les clochettes ou les bouquets de fleurs. Il est à remarquer que, à la page 1, le mot "autel" est orthographié huit fois "hôtel" ! Mais, page 3, il est noté une "croix d'autel" sans erreur.

 

En face de chaque objet, on a sa situation, c'est-à-dire dans quelle partie des bâtiments il se trouve. Sa valeur approximative est inscrite. On aboutit à un total de 1.285,95 francs (1.095,20 à St Siméon et 190,75 à St Roch), ce qui pourrait correspondre à 3.460 euros.

 

Une dernière colonne donne l'origine de l'objet. La majorité a été achetée par la fabrique mais 25 viennent de dons de fidèles et 6 de curés. Les dates sont chaque fois inscrites.

 

Un cas particulier est celui des fonts baptismaux qui, d'après ce document, auraient été donnés par l'évêque de Sagone en 1644. Or, cette date et le fait qu'il y ait eu un don ont été mis en doute par Xavier PAOLI (voir l'article "Le cadeau de l'évêque").

 

L'inventaire de termine par les six signatures des membres du conseil de fabrique de Poggiolo. On y retrouve DESANTI, FRANCESCHETTI, PASQUALINI, mais les trois autres sont illisibles.

L'inventaire des meubles et objets des églises poggiolaises

 

Grâce à ce document, nous connaissons l'état exact de ce que contenaient nos églises en 1905.

 

L'inventaire des meubles et objets des églises poggiolaises
L'inventaire des meubles et objets des églises poggiolaises
L'inventaire des meubles et objets des églises poggiolaises
L'inventaire des meubles et objets des églises poggiolaises
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22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 07:00

 

Officiellement fixée au 17 mai, la fête de cette sainte corse a souvent lieu à Calenzana lors du week-end suivant le 21. Cette année 2025, elle aura lieu les 24 et 25 mai.

Francine, la seule Restitude de Poggiolo

 

Restitute, puisque c’est son nom, est une sainte née en Corse et qui fut martyrisée pour sa foi sous l'empire romain. Tuée à Calvi après un long supplice avec cinq autres chrétiens, elle fut, après diverses péripéties, enterrée avec ses compagnons à Calenzana où sa tombe se trouve toujours. 

 

En 1729, elle fut nommée seconde patronne du diocèse de Sagone (le patron en est saint Appien à qui est dédiée la cathédrale de Sagone). Il n'est donc pas étonnant de trouver des restes de dévotion dans cet ancien diocèse.

Francine, la seule Restitude de Poggiolo

 

A Poggiolo, la statue de sainte Restitute se trouve dans la partie droite du transept de l'église Saint Siméon, tout près de la représentation de Jeanne d'Arc. La sainte corse est représentée en prière, agenouillée, alors que la statue de Calenzana la montre debout. Comme elle n'est pas mentionnée dans l'inventaire de 1905, elle a donc été installée dans cette église après cette date, mais en tout cas avant 1925 comme le prouve un ex-voto portant l'inscription:

 

DON  

DE RECONNAISSANCE 

A STE. RESTITUDE

M. M.

1925

Francine, la seule Restitude de Poggiolo

 

Cette plaque soulève deux questions.

Tout d'abord, à qui est-elle vraiment dédiée? Il est écrit Restitude et non pas Restitute. Il existe bien deux saintes appelées Restitude mais elles sont très peu connues et n'ont aucun rapport avec la Corse. On peut donc supposer que le graveur du texte a commis une faute d'orthographe.

 

L'autre interrogation est de savoir quelle est la personne qui a remercié la sainte pour son aide. Les deux initiales M. M. laissent supposer qu'il s'agit d'un membre de la famille Martini mais les prénoms commençant par M ont été portés par de très nombreuses personnes autrefois.

 

Sur l’ensemble des actes de l’état-civil poggiolais consciencieusement relevés par Pierre LECCIA et publiés sur GENEANET, une seule personne est prénommée Restitude (pas Restitute) : Angèle Françoise Restitude VINCIGUERRA, plus connue sous le surnom de « Francine ».

 

Fille de Toussaint VINCIGUERRA, dit "Mancinu" (fiche 115 de la base de données des Poggiolais en 14-18), et de son épouse Françoise MARTINI, elle naquit à Poggiolo en 1922 et décéda à Menton en 2017.

 

Mariée en 1945 à Paul FATTACCIOLI (1921-2013), elle eut une fille, Paule, épouse ALLARD.

 

La plaque de l’église est-elle liée à un épisode de l’enfance de « Francine » ?

 

En tout cas, en 1925, un culte était bien rendu à sainte Restitute. Cet ex-voto en montre d'autant plus l'importance que les murs de l'église de Poggiolo ne comportent au total que six plaques de dévotions diverses.

 

Une troisième question peut être posée: actuellement, combien des saints présents à Saint Siméon sont-ils encore priés? 

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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 07:00

 

Samedi 24 mai et dimanche 25, pèlerinage au tombeau du Père ALBINI.

 
Il y a 195 ans, le 20 mai 1830, dans une cellule austère du couvent de Vico, le Père Charles-Dominique Albini, Apôtre de la Corse (1790-1830), rend son âme à Dieu.

 

A bientôt au couvent !
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19 mai 2025 1 19 /05 /mai /2025 07:00

 

Un article important pour tous les amoureux du patrimoine corse est paru le 13 mai dans Corse-Matin, à propos de la nomination de Barthélémy COLOMBANI, maire de Costa, comme délégué régional de l'Observatoire du patrimoine religieux en Corse.

Le texte est un peu long mais il vaut la peine d'être lu jusqu'au bout. Il insiste sur la grande richesse des églises insulaires, qui s'explique par la forte religiosité et la préservation des destructions des guerres et, surtout, de la Révolution Française. 

"Le patrimoine bâti par nos anciens, c'est notre carte d'identité. Nous ne sommes pas des enfants qui sont tombés du ciel comme ça."

 

"Nous ne sommes pas des enfants qui sont tombés du ciel comme ça"

 

L'observatoire du patrimoine religieux désormais représenté

 

Texte et photos de Jean-François PACELLI

 

Le maire de Costa (Haute-Corse), Barthélémy Colombani, vient d'être nommé délégué régional de l'Observatoire du patrimoine religieux en Corse. Cette association loi 1901 recense le patrimoine religieux et conseille les décideurs en matière de rénovation.

L'Observatoire du patrimoine religieux est désormais représenté en Corse. Le maire de Costa (Haute-Corse), Barthélémy Colombani, vient d'être nommé délégué régional de cette association loi 1901 qui recense le patrimoine religieux et conseille les décideurs en matière de rénovation

"Jusqu'à présent, la Corse n'avait pas de délégué, relate Hadrien Lacoste, vice-président national de l'association. Notre observatoire a une mission triple.

D'abord le recensement du patrimoine religieux, c’est-à-dire l'ensemble des édifices cultuels présents sur le territoire national, qu'ils soient publics ou privés.

La deuxième mission, c'est de conseiller les maires qui ont du mal à trouver des financements. Nous sommes là pour les accompagner en présentant les différents dispositifs qui s'offrent à eux.

La troisième mission, c'est d'être lanceurs d'alerte. Il est arrivé que des églises se retrouvent à la vente sur un site de petites annonces. Ou alors que des communes optent pour la destruction de l'édifice plutôt que sa restauration. En France, depuis une dizaine d'années, nous avons détruit 27 édifices, par délibération d'un conseil municipal. Lorsque vous détruisez l'église du village, vous détruisez le phare.

En Corse, il n'y a pas ces problématiques-là. Nous avons vu l'engouement autour du pape François, venu en Corse pour clôturer un colloque sur la piété populaire. La piété populaire, très chère aux Corses et au cardinal Bustillo, n'est pas une caractéristique que l'on retrouve sur le Continent. Le fait d'avoir un délégué régional en Corse nous permet de mieux connaître les problématiques auxquelles sont confrontés les Corses et les élus corses sur l'entretien de ce patrimoine religieux."

Un "monsieur patrimoine" aux multiples casquettes

La Corse et son millier d'édifices répartis entre 360 communes représentent un chantier perpétuel ralenti par des budgets contraints. En tant que jeune maire d'une commune de moins de 100 habitants, mais également en tant que délégué régional de la Fondation du patrimoine en Corse, Barthélémy Colombani connaît ces sujets par cœur.

 

Hadrien Lacoste, vice-président national de l'Observatoire du patrimoine religieux, venu installer Barthélémy Colombani dans ses fonctions.

Hadrien Lacoste, vice-président national de l'Observatoire du patrimoine religieux, venu installer Barthélémy Colombani dans ses fonctions. J.-F.P.

"Je suis passionné par le patrimoine depuis toujours, confie le quadragénaire. J'ai suivi des formations, notamment lorsque j'étais à l'inventaire du patrimoine de la Collectivité de Corse. Depuis tout jeune, le simple fait d'entrer dans une église est un émerveillement. Cette année, lors du salon du patrimoine, je me suis rendu sur le stand de l'observatoire du patrimoine religieux et j'ai fait la connaissance d'Hadrien Lacoste. Il s'avère que les missions de l'observatoire entrent complètement dans ce que j'ai envie de faire pour la Corse, c’est-à-dire de préserver le patrimoine religieux dans toutes ses composantes.

La Corse, ce sont 360 communes et un millier d'édifices religieux qui regorgent tous d'un patrimoine mobilier extraordinaire. Tout cela est une charge et si je peux apporter mon expertise dans le domaine pour aider les maires des communes de Corse à restaurer leur patrimoine, leur apporter un conseiller d'ingénierie, je le ferai volontiers. Grâce à l'observatoire du patrimoine religieux, je vais pouvoir m'impliquer encore davantage."

Pour Hadrien Lacoste, le choix de Barthélémy Colombani pour représenter l'association en Corse était une évidence : "Le profil de Barthélémy est très intéressant parce qu'il est maire lui-même, note Hadrien Lacoste. Maire, c'est le premier échelon, celui qui prend les décisions et qui priorise les chantiers. Vous avez souvent des édifices qui nécessitent des travaux phasés et les maires se retrouvent vite perdus. L'autre expertise à apporter, c'est bien sûr les solutions de financement. D'autant que la Corse a une organisation administrative particulière."

Des spécificités corses

Dans les chapelles, les églises, les cathédrales et les couvents de Corse, le patrimoine mobilier est souvent mieux conservé que sur le Continent"

La Corse a une spécificité énorme, assure Barthélémy Colombani. Sur le Continent, le patrimoine mobilier a connu les grandes fontes de Louis XIV qui ont servi pour l'effort de guerre et qui ont supprimé une très grande partie de l'orfèvrerie ancien régime. C'est un patrimoine qui a été conservé en Corse, puisque nous n'étions pas français à l'époque. Nous avons encore tout un tas d'orfèvreries ancien régime dans les placards de nos sacristies. Ces objets méritent d'être conservés dans de bonnes conditions.

Mais aussi, durant la période de la Révolution française, il y a eu de nombreuses dérives, avec des bûchés pour brûler des documents religieux, des vêtements liturgiques, du mobilier liturgique, et cela a fait des ravages. Nous n'avons pas connu cela en Corse puisque nous avons toujours été très respectueux de la religion. Nous avons encore énormément de patrimoine de l'ancien régime, c’est-à-dire des XVIIe et XVIIIe siècles."

Ce qui est ordinaire sur l'île revêt un caractère d'exception ailleurs en France. "Une pièce d'orfèvrerie ancien régime, c'est exceptionnel sur le Continent, confirme Hadrien Lacoste. L'État met systématiquement en œuvre une mesure de protection, une inscription à l'inventaire. En Corse, il faudrait presque tout classer, il y a donc des choix à faire. Le rôle de l'observatoire est d'apporter une priorisation. Il n'y a pas de miracle, on ne peut pas tout restaurer."

En Corse, l'écrasante majorité du patrimoine cultuel est chrétienne. L'activité des confréries, la hausse du nombre de baptêmes et de communions illustrent un retour assumé à la pratique religieuse des insulaires. 

"Le patrimoine religieux, tout autant que la religion, fait partie de nos racines, estiment les deux hommes. Dans notre quotidien très mondialisé, on a le besoin de s'y rattacher. Le patrimoine bâti par nos anciens, c'est notre carte d'identité. Nous ne sommes pas des enfants qui sont tombés du ciel comme ça."

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10 mai 2025 6 10 /05 /mai /2025 07:00

 

Votre blog continue la présentation des trésors de l'église Saint Siméon de Poggiolo.

 

Dans le mois de mai, qui n'est pas avare en jours de fête, une date passe au second plan, quand elle n'est pas carrément complètement oubliée: la fête de Jeanne d'Arc.

 

Depuis une loi promulguée le 10 juillet 1920 après avoir été votée par les députés et les sénateurs, il existe "la fête de Jeanne d'Arc, fête du patriotisme". La date en est fixée au "deuxième dimanche de mai, jour anniversaire de la délivrance d'Orléans", qui eut lieu en 1429. Elle est donc très proche de la commémoration de l'armistice du 8 mai 1945, mais elle ne bénéficie pas d'un jour férié ou chômé !!!

 

Il est à noter que le 8 mai n'est férié que depuis 1981, avec MITTERRAND, alors que de GAULLE, dont l'attitude pendant la guerre n'avait pas été aussi équivoque, l'avait supprimé.

 

"Journal Officiel" du 14 juillet 1920
"Journal Officiel" du 14 juillet 1920

"Journal Officiel" du 14 juillet 1920

 

Il fallut du temps à l'Eglise pour reconnaître la jeune Lorraine de Domrémy qui sut rendre courage à Charles VII et aux Français dans la guerre de Cent Ans. Elle ne fut béatifiée qu'en 1909 et sa canonisation intervint le 16 mai 1920.

 

Aussitôt, le député nationaliste Maurice BARRÈS proposa la loi votée en juillet. Son adoption rapide s'explique par un contexte particulier: la première guerre mondiale venait de s'achever. L'idée était de continuer d'unir des Français comme ils l'avaient été pendant quatre ans dans les tranchées pour résister à l'envahisseur. On tirait ainsi un trait sur les décennies de luttes acharnées entre la République et l'Eglise qui avaient abouti à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905. La laïcité était alors essentiellement conçue comme une politique anti-catholique.

 

La loi de 1920 fut votée par la République laïque mais elle n'est pas une loi religieuse. Le texte cite "Jeanne d'Arc" sans lui attribuer le titre de "Sainte". Et la date choisie est "le jour anniversaire de la délivrance d'Orléans", pas la cérémonie religieuse du sacre de Reims.

 

Elle institue bien une fête de l'union et du patriotisme, pas celle d'un parti ou d'une secte.

 

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “église Saint-Siméon,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle, “église Saint-Siméon,” Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses

 

Pour en revenir à la statue de l'église de Poggiolo, elle se trouve dans la chapelle placée dans le bras droit du transept. La sculpture est placée à gauche, entre le tableau du baptême de Jésus et l'autel dédié à saint Jean-Baptiste.

 

Elle n'est pas mentionnée dans l'inventaire rédigée le 2 juin 1905 à la demande de l'évêché d'Ajaccio "pour contrer la "spoliation" annoncée" (Michel CASTA, page 193, "Histoire de la Corse", tome 2, sd Antoine-Marie GRAZIANI, ed. Piazzola). Rien que de plus normal puisque la libératrice d'Orléans n'était même pas encore béatifiée.

 

Les évêques d'Ajaccio entre les deux guerres mondiales, Mgr Augustin SIMEONE (1916-1926) et surtout Jean-Marie-Marcel RODIÉ (1927-1938), encouragèrent les paroisses à installer des statues de Jeanne d'Arc, ce qui fut facilement accepté. Certains considèrent que la sainte fut instrumentalisée au profit de la francisation de la Corse. La question peut être posée et débattue mais cela dépasse le cadre de ce blog.

 

 

Photo Michel Franceschetti.

Photo Michel Franceschetti.

 

Une chose est certaine: la statue poggiolaise n'est pas un chef-d'œuvre.

 

Jeanne est représentée, comme souvent, en guerrière avec armure et épée. De la main gauche, elle tient une bannière blanche avec un ruban tricolore, symbole patriotique. Derrière elle, on peut distinguer des bûches rappelant son supplice à Rouen en 1431.

 

La valeur esthétique est une chose mais la valeur symbolique n'est-elle pas plus importante?

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8 mai 2025 4 08 /05 /mai /2025 19:31
Les Corses présents à l'élection de Léon XIV
Les Corses présents à l'élection de Léon XIV
Les Corses présents à l'élection de Léon XIV
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30 avril 2025 3 30 /04 /avril /2025 11:00

 

Stands des artisans avec messe, bénédiction et apéritif au couvent Saint François.

 

Fête du travail et de saint Joseph à Vico le 1er mai
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27 avril 2025 7 27 /04 /avril /2025 12:00

 

Aujourd'hui, dimanche 27 avril, est appelé par l'Eglise dimanche de la Miséricorde depuis une décision du pape Jean-Paul II en 2000. Ce titre fait penser à la célèbre fête de la Madunuccia à Ajaccio, qui est célébrée chaque année le 18 mars depuis la peste de 1656. Elle sert à remercier la Vierge, appelée en français Notre-Dame de la Miséricorde. Ce titre de Miséricorde donné à Marie remonte au Moyen Age et existe dans de nombreux endroits. 

 

A Poggiolo, l'inventaire de 1905 révèle l'existence dans l'église Saint Siméon d'une "statue de Notre Dame de la Miséricorde", d'une valeur de 10 francs, se trouvant dans "la petite chapelle à gauche de la nef". Elle fut "donnée par l'abbé Franceschetti Antoine Dominique en 1872".

 

Seulement, cette statue semble ne plus exister. Depuis quand?

 

Actuellement, dans "la petite chapelle à gauche de la nef", près du confessionnal, est suspendu au mur un cadre vitré qui protège une belle pièce d'étoffe brodée de fils dorés représentant la Vierge. Elle est debout, les épaules recouvertes d'un manteau s'ouvrant pour laisser passer des mains penchées vers le sol dans un geste d'accueil et de protection. Cette attitude est typique de ND de la Miséricorde. Elle se retrouve dans une statue de l'église d'Orto. Aucune inscription n'existe sur la face visible.

 

La mystérieuse bannière de l'église Saint Siméon

 

La forme de cette magnifique pièce montre qu'elle était une bannière destinée à être portée en procession. La partie supérieure est d'ailleurs constituée d'un ourlet formant une glissière dans laquelle est placé un bâton. L'ensemble était ensuite suspendu à un mât porté dans les fêtes religieuses.

 

Il existe un témoignage photographique d'une sortie de cette bannière. La page 68 du livre I nostri antichi di U Pighjolu montre une procession de saint Roch entre 1955 et 1960 au village.

 

La mystérieuse bannière de l'église Saint Siméon

 

En grossissant l'image, on reconnaît très bien la bannière.

 

 

 

La mystérieuse bannière de l'église Saint Siméon

 

Depuis quand cette bannière se trouvait-elle à Poggiolo? L'inventaire de 1905 mentionne "une bannière pour procession", sans lui donner de nom ni préciser comment elle était décorée. Elle fut achetée par la fabrique paroissiale pour 6 francs en 1883. Mais rien ne prouve qu'il s'agit de la même.

 

Il est certain que la bannière qui se trouve actuellement dans l'église n'a plus servi depuis longtemps puisqu'un film d'une procession du 15 août 1966 ne la montre pas. Or, ce jour de l'Assomption est bien suffisamment important pour que la bannière de la Vierge accompagne sa statue dans les rues de Poggiolo. Quand et pourquoi a-t-il été décidé de ne plus la sortir? Est-ce à mettre en relation avec le zèle du curé de l'époque, l'abbé MILLELIRI, de moderniser les cérémonies religieuses, comme venait de le préconiser le concile Vatican II?

 

Une autre question peut se poser: était-ce la bannière d'une confrérie poggiolaise? Sur la photo de 1955-1960, la présence d'un important groupe de femmes autour de la bannière, qui est elle-même portée par une femme, pourrait le supposer. Mais qui en a une preuve, un document, un souvenir?

 

La magnifique bannière de l'église Saint-Siméon laisse de nombreuses questions sans réponse.

 

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24 avril 2025 4 24 /04 /avril /2025 17:00

 

Communiqué du diocèse de Corse.

 

La Corse rend hommage à Papa Francescu
La Corse rend hommage à Papa Francescu
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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:

Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.

 

Du lundi 24 au dimanche 30 août:

Exposition de portraits réalisés par Sylvie GHISLAIN-LEANDRI au couvent de Vico. Vernissage le 25 à 20 h.

 

Samedi 29 août:

pèlerinage à Saint Elisée.

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L'album de photos des Poggiolais:

Pour le commander, suivre le lien:

https://www.collectiondesphotographes.com/i-nostri-antichi-di-u-pighjolu-de-philippe-prince-demartini.html

 

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