Après la messe et la procession avec la statue du saint, la fête de saint Roch à Poggiolo se conclue par le chant à la Vierge qui est aussi l'hymne corse. La meilleure interprétation fut peut-être celle du 16 août 2008 par un trio de membres de la confrérie du Padre Albini, dont Jean-Baptiste PAOLI.
Les maisons sont nombreuses à être fermées une grande partie de l'année. Elles s'ouvrent pour l'été où elles reçoivent leurs propriétaires et leurs enfants qui vivent sur le continent. Les familles n'oublient pas qu'elles ont des racines, qu'elles ont leurs ancêtres, qu'elles ont un peu de leur âme au village.
Les maisons les attendent, maisons qui ne sont pas des résidences secondaires mais des aides-mémoires familiaux.
Quand elles sont bien entretenues, elles montrent que les membres de la famille y attachent toujours de l'importance, qu'ils souhaitent le montrer et, souvent, que l'un ou l'autre reviendra vivre plus longtemps ou même s'y installera définitivement.
Il est donc important de protéger matériellement les maisons avec des travaux d'entretien et aussi de les protéger spirituellement en les bénissant avec de l'eau bénite. Cette coutume de la spergiata se déroulait autrefois le Samedi Saint.
Ce jour-là, avait lieu la "pulizia di Pasqua", le grand nettoyage des maisons, qui est décrit dans le texte suivant, extrait de "Almanach de la mémoire et des coutumes de la Corse" par Claire TIÉVANT et Lucie DESIDERI (Albin Michel).
"Le samedi saint est, entre la mort du Christ et sa résurrection, un jour d'attente, notamment marqué par des bénédictions et des fêtes. (...) Les fenêtres des maisons sont largement ouvertes et dans les foyers, on accomplit une série de gestes pour "chasser la misère et le diable": les femmes bougent tous les meubles, elles les touchent ou les tapent avec des baguettes en bois. Ainsi remuée et libérée des forces mauvaises, la demeure pourra, l'après-midi, être bénie. C'est en effet l'après-midi du samedi saint que le prêtre procède à la bénédiction des maisons. En guise de contre-don, on lui offrait jadis des provisions de bouche (œuf, jambon et fromages de brebis)."
Bénédiction des maisons à POGGIOLO et GUAGNO-LES-BAINS mardi 29 juillet à partir de 9h 30. S'adresser au couvent de Vico ou, au village, à Marie et Germaine.
C'est le 22 juillet que se situe la fête d'une des saintes les plus populaires: Marie Madeleine.
A Poggiolo, elle est présente sous la forme d'une statue qui se trouve dans l'église de Saint Siméon, dans la chapelle de droite dédiée à sainte Lucie.
Cette statue n'étant pas inscrite dans l'inventaire de 1905, elle a donc été installée après cette date.
Sans même consulter son nom inscrit sur le socle, on peut la reconnaître à ses cheveux dénoués en signe de repentir.
Sur cette descente de croix, le corps du Christ est entouré par sept personnages, trois hommes et quatre femmes. Madeleine se trouve tout à fait à droite en bas, à genoux, la tête dans les mains. Le visage et le corps sont cachés par une abondante chevelure rousse.
La devinette du mois portait sur l'aspect physique de Jésus et plus précisément sur sa couleur de peau. A Poggiolo, il existe un élément important concernant le possible aspect physique du Chr...
Le prénom de Jean-Baptiste fait partie des prénoms courants à Poggiolo et en Corse. Le 24 juin, jour de la nativité du saint, est passé sans que nous fassions allusion à sa présence dans le village. Or, elle est importante. Réparons l'oubli.
Le cousin de Jésus est présent quatre fois au village.
Dans l'église Saint Siméon, la chapelle de droite lui est entièrement dédiée.
L'autel est surmonté par une statue mentionnée dans l'inventaire de juin 1905. D'une valeur estimée alors à 30 francs, elle fut donnée en 1875 par Jean-Baptiste PAOLI (1824-1907). Elle a été restaurée entre 2013 et 2016 par Ewa POLI.
Sur le mur de gauche de cette chapelle, est accrochée une peinture à l'huile du baptême du Christ par Jean-Baptiste. Mesurant 1,52 m sur 1,16 m, elle est classée par les Monuments historiques depuis le 26 septembre 2016. Son auteur serait un Corse du XIXe siècle.
Pour terminer, jetons un regard sur la voûte. La scène du baptême est une restauration par Mario SEPULCRE qui, en 2007, avait été chargé de remettre en état les fresques de COPPOLANI et BASSOUL datant de 1903.
Cliquer sur la photo pour l'agrandir.
Mario SEPULCRE, justement, avait été chargé de la restauration de la chapelle Saint Roch en 2011. Il a utilisé un espace libre sur le mur de droite pour peindre un saint Jean Baptiste de son cru, avec le Christ en petit prés de lui.
L'artiste avait expliqué son travail lors de l'inauguration du 16 août 2012. Son discours est en vidéo.
Pour se souvenir comment on faisait sonner les cloches avant qu'elles soient électrifiées en 2010, les Poggiolais disposent du film réalisé à la Toussaint 2008 par Thierry CALDERONI.
On y distingue plusieurs hommes montés dans la partie supérieure du clocher de Saint Siméon et tirant les cordes des trois cloches en respectant une certaine harmonie.
La cloche de l'église de Poggiolo sonne: une nouvelle heure commence. Cet automatisme paraît naturel aujourd'hui mais il n'existe que depuis quinze ans.
Le conseil municipal avait longuement hésité avant de décider l'électrification du mécanisme. A Soccia, cette modernisation avait eu lieu depuis longtemps. A Vico, elle datait de... 1950.
A partir du16 juin 2010, chaque heure est désormais annoncée par un tintement.
Mais, au milieu du village, la chapelle St Roch a échappé à la modernité et (ouf!) sa cloche conserve la corde qui, de tout temps, a attiré les noctambules plaisantins.
Voici l'article signé J-M F qui annonçait l'événement dans Corse-Matin le 2 juillet 2010.
Cliquez sur l'article pour le lire plus facilement.
Un récent article (voir ICI) portait l'attention sur une niche vitrée, au centre de Poggiolo, dans laquelle se trouve une statue de saint Joseph.
Sans être protégées par une vitre, d'autres statuettes protègent des maisons du village.
Ainsi, au "petit four", l'avant-dernière habitation du village sur la route allant vers Soccia. Le lieu est nommé ainsi à cause du four qui est devant, longtemps séparé de la maison, et qui a été intégré à la clôture de la propriété par Marcel HERZ.
C'est lui également qui installa, sur un des petits côtés, une statue de la Vierge.
La maison appartient maintenant à Hélène et Philippe DUBREUIL qui ont tenu à garder cet objet. A la fois, Marie protège la maison et, comme elle est visible de la route, elle semble aussi protéger les passants.
Même parmi les Poggiolais vivant depuis toujours au village, peu connaissent cette niche vitrée aménagée sur une façade de maison. Il est vrai qu'elle est peu visible car elle est en hauteur, ...
Appel lancé sur la page Facebook du groupe "Village d'Orto":
Dans le cadre d’une petite quête de mémoire collective, nous lançons un appel à toutes celles et ceux qui se souviennent des montées à la chapelle de Saint-Élysée, notamment dans les années 1970-1990
Que ce soit pour faire le chemin, participer à des travaux, ou tout simplement partager un moment en communauté, ces instants ont marqué la vie de notre village.
Si vous avez des photos de cette époque, nous serions ravis que vous les partagiez ici, sur le site du Village. Cela permettra de garder vivante cette belle mémoire collective et de la transmettre aux plus jeunes. Ces photos seront éditées ensuite et exposées au village .
Même parmi les Poggiolais vivant depuis toujours au village, peu connaissent cette niche vitrée aménagée sur une façade de maison.
Il est vrai qu'elle est peu visible car elle est en hauteur, au premier étage. Il faut donc lever la tête au bon endroit pour l'apercevoir, d'autant plus que la ruelle est étroite, entre la stretta et la place Inghju.
Cette niche cache-t-elle quelque chose? Malgré la vitre, il est difficile de voir l'intérieur. On peut quand même soupçonner la présence d'une statuette.
En grossissant et en éclaircissant la photo, la réponse arrive enfin: une petite statue de saint Joseph tenant l'enfant Jésus.
De facture naïve et artisanale, cette figurine est un témoignage de la piété populaire qui fut si importante dans les villages corses.
Elle fait penser aux "Barchi di a Madonna" qui se trouvent à quelques endroits d'Ajaccio (voir l'article en cliquant ICI).
Mais quand et par qui cette installation a-t-elle été faite?
Hélène DUBREUIL a recueilli le témoignage de Lise qui habite en face. Ce serait l'œuvre de son oncle Jules, qui était garde forestier. Ayant acheté cette maison dans les années 1970, il aurait utilisé ce trou qui existait déjà pour y installer la statue et la protéger par une grosse vitre. Nous n'en savons pas plus pour le moment.
NB: toutes les photos sont de Michel Franceschetti.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).