L'article récent sur l'école poggiolaise au XVIIIème siècle faisait allusion à Grossu Minutu. Ce personnage, s'il est devenu une illustration quasi-mythique de l'humour corse, a pour origine un personnage bien réel.
Pietro Giovanni est né en 1715 dans le petit village de Perelli-di-Alesani, entre Piedicroce et Cervione, non loin d'Orezza. Sa famille est très pauvre. Orphelin à douze ans, Pietro Giovanni est chétif et souffreteux, ce qui lui donne le surnom de Minutu. Il sombre dans une mélancolie dont il parvient à sortir grâce à un sens de la répartie qui lui permet de rire de son malheur et de se faire une réputation qui dépasse son village.
Cette réputation lui permet de devenir le protégé de Pasquale Paoli alors qu'il avait été partisan de son adversaire Mariu Emmanuele Matra. Avec l'âge, il gagne un imposant embonpoint et l'adjectif de Grossu qui s'ajoute au précédent pour former Grossu Minutu (Gros-Petit). Il meurt à 86 ans en 1801.
Les histoires, toujours très courtes (stalbatoghj), attribuées à Grossu Minutu ont été répétées, enrichies, réactualisées, si bien que, de 134 anecdotes recensées par Felice Matteo Marchi en 1866, on passe à 323 dans le recueil réalisé et illustré par Nicolas Carlotti et édité en 1996 par La Marge, avec présentation de Paul Silvani et Marie-Jean Vinciguerra.
Le dessin utilisé dans l'article précédent, extrait de ce dernier livre, accompagne le texte suivant:
Passendu di ghjunghju, per Corti, davanti à e finestre aperte di a
scola, Minutu intese u maestru chi lighjia ad alta voce, l'enunciatu d'un problema:
"Le train Corte-Bastia arrive à destination, le matin à 9 h 10. Sachant que le voyage a duré 3 h 40, à quelle heure est-il parti de Corte?"
"O sgio maestru, lampo u Perellaciu, à chi pro scurticà (1) u ciarbellu di 'ssi zitelli! l'ora di a partenza, basta à dumandàlla à u sceffu di gara, o sinno, à leghjela annant'à "U Picculu Bastiacciu". Semplicemente!"
(1) à chi pro scurticà: à quoi bon décortiquer, écorcher...
La popularité de Grossu Minutu est toujours suffisamment importante pour qu'une association ait été créée pour en défendre la mémoire.
L'association a organisé une journée dédiée à son héros en août dernier. Voir ici .
Pendant le Festival de Sorru in Musica, nombreux sont les villages qui nous ont offert des frappe avant ou après les concerts. Si la plupart d'entre nous en connaissaient la
recette, beaucoup d'autres nous l'ont souvent demandée. Il y a bien sûr différentes façons de les faire. Nous vous donnons une recette parmi d'autres qui devrait vous régaler.
Son triptyque en bois polychrome de la fin du XVe siècle, représentant la Vierge et l'enfant à la cerise, entourés
de saint Marcel et de saint Pierre, ravira sans doute les curieux. Il sera présenté au public au cours des visites guidées qui auront lieu de 9 heures à midi et de 15 heures à 19 heures. L'entrée
est libre.





Il est donc important de protéger matériellement les maisons avec des travaux d'entretien et aussi de les protéger spirituellement en les bénissant
avec de l'eau bénite. Cette coutume de la spergiata se déroulait autrefois le Samedi Saint. Dans notre canton, elle a lieu en juillet, quand de nombreuses habitations sont ouvertes. La
bénédiction peut ainsi éloigner le "mauvais œil" à la fois de la maison et des membres de la famille.
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