Parmi les productions gastronomiques corses, on cite rarement la bastelle alors qu'elle est de consommation courante, notamment
dans les Deux Sorrù. Une bastelle est un délicieux chausson aux oignons, aux blettes ou à la courge (il en existe aussi à la pomme de terre) et au brocciu. La recette complète peut être lue
ICI, sur le site Marmiton.Si la bastella se déguste maintenant toute l'année et se trouve facilement dans les deux boulangeries de VICO, la tradition est d'en fabriquer à la Toussaint. En dehors des Deux Sorru, elle est appelée scaccia et elle parsemée de raisins secs.
A Bastia, on confectionne pour la Toussaint, un gâteau particulier, en forme de S (puisque c'est le gâteau d'I Santi), de 20 à 30 centimètres de long, la Salviata. Il est fait à base de farine de blé, d'œufs, de beurre, de liqueur d'anis et de sucre.
Pourquoi ces gâteaux de la Toussaint que l'on s'échange et que l'on mange en famille?
L'origine de ce "pain des morts" (bastella di i morti) est racontée dans la légende suivante (extraite de "L'almanach de la mémoire et des coutumes" de Claire TIEVANT et Lucie DESIDERI, Albin Michel, 1986):
Un soir du 2 novembre, un homme, passant à cheval près de la sépulture commune (l'arca) (1) d'un village, entendit les voix des défunts de sa famille. Ils se plaignaient de n'avoir eu que très peu comme repas: une corbeille de châtaignes, une gourde de vin, un croûton de pain noir... Arrivé à destination, le cavalier jura que chaque année, à cette date, il ne manquerait pas de donner aux pauvres et à chaque famille du village une belle fougace (scaccia). Ainsi, morts et vivants seraient rassasiés.
(1) l'arca a ensuite été l'objet d'un article particulier (voir ici).
En 2008, les Poggiolais s'étaient regroupés pour préparer en commun les bastelle et pour les faire cuire dans le four de Philippe et Hélène DUBREUIL (un diaporama sur les fours poggiolais a été publié dans l'article "Du four au moulin").
Thierry CALDERONI avait saisi l'occasion pour réaliser, sur la fabrication et la cuisson des bastelle, un superbe reportage diffusé en deux films sur internet (et qui ont été cités sur plusieurs sites comme "cuisine corse").


Pendant le Festival de Sorru in Musica, nombreux sont les villages qui nous ont offert des frappe avant ou après les concerts. Si la plupart d'entre nous en connaissaient la
recette, beaucoup d'autres nous l'ont souvent demandée. Il y a bien sûr différentes façons de les faire. Nous vous donnons une recette parmi d'autres qui devrait vous régaler.
Son triptyque en bois polychrome de la fin du XVe siècle, représentant la Vierge et l'enfant à la cerise, entourés
de saint Marcel et de saint Pierre, ravira sans doute les curieux. Il sera présenté au public au cours des visites guidées qui auront lieu de 9 heures à midi et de 15 heures à 19 heures. L'entrée
est libre.





Il est donc important de protéger matériellement les maisons avec des travaux d'entretien et aussi de les protéger spirituellement en les bénissant
avec de l'eau bénite. Cette coutume de la spergiata se déroulait autrefois le Samedi Saint. Dans notre canton, elle a lieu en juillet, quand de nombreuses habitations sont ouvertes. La
bénédiction peut ainsi éloigner le "mauvais œil" à la fois de la maison et des membres de la famille./image%2F0574608%2F20241218%2Fob_ab3251_image-0574608-20241216-ob-6a2469-img-7.jpg)
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