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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 18:03

Si le mois de mai est surnommé un peu partout le mois de Marie, celui de mars pourrait avoir le même surnom à Ajaccio. La Guagnaise Marthe POLI, qui travaille dans la cité impériale et qui est élue au conseil municipal de gauche de Simon Renucci, a relaté sur son blog la ferveur dont bénéficie a Madonuccia chaque 18 mars.

Nous vous proposons son texte de présentation et le diaporama qu'elle a mis en ligne.

 

Cette fête est celle qui tient le plus au cœur de l' ajaccien.
Elle est née en 1656, à l'époque où plusieurs régions de l'Italie sont touchés par la peste.
C'est la cas de la ville de Gênes ; c'est à cette époque que le Conseil des Anciens décide de mettre la ville d'Ajaccio sous la protection de la vierge miraculeuse de Savone, Notre Dame de la Miséricorde.
C'est le 16 novembre de cette année que la Maginifica Communità et le Conseil des Anciens, réunis dans la salle del publico palazzo, proclament la Vierge de la Miséricorde patronne de la ville et prennent l'engagement perpétuel de fêter le 18 mars de chaque année.
C'est le vœu des « Magnifiques Anciens ». Ils font édifier une chapelle de Notre dame de la Miséricorde dans la cathédrale d'Ajaccio.
Depuis, les solennités débutent le soir du 17 mars par les prières traditionnelles devant la statue de Notre dame de la miséricorde située sur la place des Palmiers.
Le 18 mars,le matin, les fidèles se rendent à la cathédrale afin d'assister à la grand messe. L'après midi, la procession fait le tour de la ville et la statue de notre dame de la miséricorde est suivie de la foule.


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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 18:00

   Pour le mois de mai, traditionnellement dédié à Marie, nos villages vont avoir un rôle particulier à jouer.

http://inseme-bulletin.hautetfort.com/media/02/02/1362887184.jpg    Dans "INSEME" d'avril, Dominique NDJOKO annonce en page 9 que, "pour notre secteur des Deux-Sorro, nous allons accueillir la Vierge pélerine, c'est-à-dire une statue de la Vierge qui a été bénie par l'Evêque le 8 décembre 2010 pour aller de maison en maison sans notre diocèse et inviter à la prière pour les vocations sacerdotales et religieuses en Corse."

   Pour les lecteurs qui ne sont pas au courant, il précise:

"Par la Vierge pélerine, nous sous-entendons la Vierge qui passe de maison en maison pour rester avec ceux qui l'accueillent pendant un jour ou deux".

    Il lance ainsi un appel aux familles catholiques du canton qui voudront recevoir la statue de la Vierge.

   Elles devront s'inscrire auprès du couvent de Vico en s'engageant à avoir un temps de prière devant la statue bénie qu'elles hébergeront.

Téléphone: 04 95 26 83 83.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 17:43

Le conseil municipal a décidé la rénovation de la Piazza Inghjo.

inghjo plaque

Cette place, qui, comme son nom (Inghjo) l'indique, est en bas du village, entre la chapelle St Roch et la mairie, devrait être refaite pour cet été. On dit même que le revêtement serait en pierres de Brando. Voila une décision excellente.

inghjo entière

Cette place a un cachet très particulier mais elle avait besoin d'un coup de jeune. On s'en rend bien compte quand les herbes y prospèrent allègrement.

inghjo herbe

Heureusement, elle est parfois très sérieusement nettoyée, comme ici, à la veille du festival de Sorru in Musica 2011.

inghjo nettoyage

 

Mais il faudrait avoir une certitude: la pierre de moulin, qui participe au cachet du lieu, restera-t-elle en place?

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 18:42

 pascal OTTAVI[1] 

   Le doyen de la Faculté des Lettres de Corte, notre compatriote de Soccia, Pascal OTTAVI, spécialiste du bilinguisme, s'est emporté dans "La Corse-Hebdo" du 24 février contre une précédente position de Pasquin CRISTOFARI qui avait critiqué l'idée de développer l'usage de la langue corse.


   Il est vrai que la langue de nos ancêtres pourrait être plus souvent utilisée, par exemple sur ce blog.

   La culture corse est riche, particulièrement dans le domaine des chants. En 1845, le docteur A. L. A. FÉE, professeur à la Faculté de Médecine de Strasbourg, fit un séjour en Corse, sur ordre du Ministre de la Guerre. Il en ramena un ouvrage intitulé: "Voceri, chants populaires de la Corse", édité en 1850, où il fit une recension des diverses sortes de chants. Notre piève est directement concernée par la première catégorie sur les "Voceri prononcés devant le cadavre de personnes tuées par leurs ennemis". voceri


   Le texte de ce voceru de 1745 et sa traduction sont retranscrits tels qu'ils étaient dans ce livre. 

   L'auteur a également donné quelques indications sur la "mise en scène" de ce chant et a ajouté quelques commentaires.


   Avec ces indications, quelqu'un pourra-t-il retrouver les noms de la victime et de l'assassin? Le village dans lequel se passe la scène du refus de la collation est difficile à identifier mais le texte dit clairement que cet te pause et l'assassinat se situent à Sorru in Sù.

 

 

Pages 100 à 106: 

 

VIII

SUR LA MORT DE MATTEO ***, MÉDECIN, 1745

ANCIEN VOCERO

d'une compatriote et cousine du défunt, laquelle, allant se mettre à la tête de la file pour assister aux funérailles, arriva près d'un pont et rencontra ceux qui portaient le mort au village, où il était né; aussitôt elle commença le chant funèbre.

 

Or binendu pe lu ponte En venant sur le pont
Appari una fumacciola : Apparut (comme) un petit nuage:
E innanzi un c'éra croce , En avant, point de croix,
Mancu préte cu la stola : Point de prêtre avec l'étole.
Sulamente avia ligata Seulement on avait attaché
Di mandile la so gola. Son menton avec un mouchoir.

 

Elle refuse le salut à ce convoi funèbre,  ne voulant tendre la main à personne en signe d'amitié, puis elle continue:

Ispuniteci a Mattéju, Approchons-nous de Mattéo 
Che li tocchimu la manu: Et touchons-lui la main.

Di quest'altri un ne bulemu;

Des autres nous ne voulons rien
Chi nun sonu a lu so paru. Qui en rien ne lui ressemblent. 
O Matté, lu mé culombu, O Mattéo, ma colombe,
T'hanu tombu a franca manu. Ils t'ont frappé d'une main sûre.
   
Irrittu, u nostru Mattéju;  Sus, lève-toi, cher Mattéo!
Dicci almenu lu to male:
Dis-nous au moins quel est ton mal: 
Nun é stata micca frébe,
Tu n'as pas eu la moindre fièvre,
Nè puntura cattarale.
Ni de fluxion de poitrine.
Sonu stati li Nigretti,
Ce sont les Nigretti
E l'infamu di Natàle.
Et l'infâme de Natale!
   
Avà si ch'éra lu tempu
Il est venu le temps
D'armà penna e timparinu,
De saisir la plume et le canif,
E se un basta taliànu,
Et si l'italien ne suffit pas
Scrive francese e latinu...  D'écrire en français et en latin... 
Tu pudii cullàcci a Sorru
Tu pouvais monter à Sorro
A fà médico a Cainu!
Et servir de médecin à Cain!

 

Une autre cousine du défunt qui joint le cortège prend la parole:

Quandu pensu a u mé cuginu

Quand le pense à mon cousin

Sentu cripà lu tarrenu;

Je sens trembler la terre;

Quand'é pensu a la morte,

Quand je pense à sa mort
Mi sentu junghie lu tremu. Je suis saisie d'un frémissement.
Animu, i mé paesani, Courage! ô mes concitoyens!
Chi bo un bi binghite menu. Ne montrez aucune faiblesse.
   
Era questu lu culombu Celui-ci était la colombe
In mezzu a quattru fratelli; Au milieu de ses quatre frères;
Era cercu dà frustéri Il était recherché des étrangers,
Caru di li puvarélli. Chéri des pauvres.
Quandu falava in paese, Quand il descendait au pays
carcavanu li purtelli. On se mettait aux fenêtres.
   
Oh l'infamu di Natale! O l'infame de Natale!
Più ch'un cane ell'éra tristu, Il était plus hargneux qu'un chien
Chi tradi lu so duttore, Celui qui trahit son médecin
Come Juda tradi a Cristu: Comme Judas trahit le Christ.
Sopra u so sangue, lu lairu, Avec ce sang le misérable
Si cridia di facci acquistu; Croyait augmenter son bien.
   
Ma lu sangue di Mattéju Mais le sang de Mattéo
Inbindécu un po passà. Ne peut rester sans vengeance.
L'avete tombu innucente; Vous l'avez  frappé innocent
Lu duviate lascià stà. Et vous deviez le laisser vivre.
Se un bidissi la bindetta, Plutôt que de ne pas voir sa vendetta
Mi burria sbattizzà. Je renoncerais à mon baptême.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  voceratrice                                               La première jeune fille reprend:

Or lu sangue di Mattéju Certes le sang de Mattéo
Sarà prestu bindicatu. Sera promptement vengé.
Qui ci so li so fratélli Ici sont ses frères,
I cugini e lu cugnatu; Les cousins et le beau-frère,
E se questi un bastaranu Et s'ils ne suffisaient pas
Ci serà l'imparentatu. Ce sera la parenté.

 

 

 

 

 

 

 

 Pendant que le convoi funèbre traverse un des villages situés au-dessus de Sorro,

un habitant du lieu offre une petite collation; mais la vocératrice reprend:

Or da voi da Sorru in sù Quant à vous qui vivez au-dessus de Sorro,
Un bulemu lu cunfortu; Nous refusons votre repas;
Noi v'avemu rigalatu; Nous vous avons régalé
Boi ci avete fattu tottu. Et vous nous avez porté dommage;
U v'avemu datu vivu. Nous vous l'avons donné vivant
E lu ci rendite mortu. Et vous nous le rendez mort.
   

Or magnate u vostru pane,

Mangez donc votre pain
E biite u vostru vinu; Et buvez votre vin;
Noi di questu un ne bulemu, Nous ne voulons rien de tout ceci.
Ma di lu bostru sanguinu, C'est votre sang que nous voulons,
In bindetta di lu nostru, Pour venger le nôtre
Che l'avemu a lu strascinu. Que vous avez répandu.
   
Unn'è qué lu paesacciu, N'est-ce pas l'indigne pays
Che tinia lu mé cuginu? Qui a vu tomber mon cousin?
Ch'ellu ci scappi lu focu Qu'il soit assailli par le feu
E nun ci àbiti più nimu! Et que personne ne l'habite plus!

 Une vieille 

Acchitàtevi, o surelle, Calmez-vous, ô mes sœurs!
E finite stu rumore: Et finissez ce grand bruit.
Mattéju un bole bindetta; Mattéo ne veut pas être vengé,
Che stà in célu c'u Signore. Car il est au ciel avec le Seigneur.
   
Or guardatela sta bàra Regardez bien ce cercueil,
Mirata, surélle care, Regardez, chères sœurs;
Ci sta sopra Jesu-Cristu, Jésus-Christ est dessus,
Chi c'insegna a pardunane: Lui qui enseigne à pardonner.

Un spignite li vostri omi;

N'excitez pas vos hommes,
Abastanza é torbu u mare; La mer est assez agitée;
Perch'avale emu d'avè, Songez que si nous voulons avoir,
E po avriamu da dàne. A notre tour il nous faudra rendre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Sorru chapelle

(chapelle du col de Sorru)

 

Notes du docteur FÉE pages 214 et 215:

 

   "Ce vocero nous apprend qu'un certain Mattéo ***, médecin, ayant été appelé à Sorro par un nommé Natale (Pascal), qui réclamait ses soins, fut tué en traître par le prétendu malade. Les habitants de Sorro transportèrent le mort à son domicile; ce fut pendant le trajet et près d'un pont que la vocératrice trouva le corps et qu'elle fit entendre sa voix accusatrice. Sa plainte énergique est pleine d'amertume; elle repousse les politesses qui lui sont faites sur la route et fait un appel aux passions haineuses des assistants; mais une vieille femme, fidèle aux préceptes d'une morale qui proscrit la vengeance, essaie de calmer les esprits; elle rappelle que le Christ enseigne le pardon des injures et que, d'ailleurs, le sang veut le sang (...).

   La morale touchante qui termine ce vocero lui donne un caractère tout particulier.

   On a dû remarquer que la première stance de ce chant fait voir nettement le lieu de la scène, le pays montagneux, le sentier qui serpente au-dessus du torrent, et le cercueil, sans croix ni prêtre, ressemblant de loin à un petit nuage blanchâtre qui se détache sur la sombre verdure des makis. Le pittoresque du tableau ajoute beaucoup à l'effet des paroles. Peu de voceri commencent d'une manière aussi dramatique (...)."

 

   Remarque du blog: il semble plutôt que le nuage blanchâtre soit la poussière dégagée par le cortège et que le mort n'était pas dans un cercueil car il est dit que son menton est attaché par un mouchoir. Le corps devait se trouver, enveloppé dans un simple linceul, sur un brancard en bois, dit "catalettu", comme celui-ci, photographié à Palasca, et reproduit par le Père Louis DOAZAN dans son livre "Le couvent Saint François de Vico" (qui peut être commandé sur Amazon.fr).

brancard


   " - T'hanu tombu a franca manu - Ils t'ont frappé d'une main sûre.

   ce qui équivaut à cette expression quelque peu familière: "Ils l'ont tué raide".

 
  - A fà médico a Cainu!
Et servir de médecin à Cain!

   On doit se rappeler qu'il fut mandé à Sorro sous le prétexte de soigner un malade, et que ce fut celui qui feignit d'être indisposé qui le tua. Avant ce funeste événement, Mattéo avait déjà vu l'assassin en qualité de médecin.

 
    - Un bulemu lu cunfortu;

Nous refusons votre repas (ou le confort)

 

 

 

   Ce mot est francisé. Nous l'avons pris aux Anglais, qui l'avaient emprunté aux langues du midi. Ce n'était pas un repas funèbre que l'on offrait, mais de simples rafraîchissements. Ils sont refusés avec une grande noblesse. Ce refus produit d'autant plus d'effet qu'il est suivi d'une imprécation véhémente. Dans quelques parties de l'île, le conforto se nomme le remedio."

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 18:00

   L'épisode de la corde de Saint Roch qui s'est  détachée (voir ICI et ) est tout à fait rarissime. Les cloches ne tombent jamais de leur clocher car elles sont bien fixées.

   Autrement, à cause du danger, les sonneurs auraient abandonné depuis longtemps. Or, leurs témoignages sont nombreux. En voici quelques exemples.


   En août 2008, Bernard manœuvre à la main les battants pour annoncer un décès.

 

Bernard clochant 1

  
Bernard clochant 2

 

  

   Quelques jours plus tard, un stage donnait l'occasion à plusieurs volontaires de mieux apprendre les sonneries des trois grosses cloches de Saint Siméon.

cloches 1

 

cloche2

 

 

   En novembre 2008, un film de Thierry CALDERONI montrait la force nécessaire pour actionner les cloches. Les cordes sont solides et les masses passent à quelques centimètres des crânes.

 

 


Comment sonnent les cloches poggiolaises par michelfran

 

   Déjà, pendant l'été 1968, un courageux, ou inconscient, mettait carrément sa tête dans la cloche (la robe disent les spécialistes). Le reconnaissez-vous?

 

 

Bernard sous cloche

 

   Avant de terminer, encore un coup de cloche.

 

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N'oublions pas que, depuis le printemps 2010, les cloches de l'église d'en haut ont été électrifiées. Voir l'article ICI.
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:04

    C'est le dimanche 5 février que se déroulera la 26ème édition de la foire traditionnelle du col Saint Roch, à Renno. Cette journée consacrée au porcu nustrale mise en place par la mairie de Renno sous la houlette de Joselyne Mattei-Fazi, avec le concours de l'association Cumitatu di fiera di Rennu, a préparé une journée inédite réservée uniquement à la valorisation des produits de l'élevage porcin.

 porcu nustrale2  La Tumbera di Rennu est la plus ancienne foire de l'île. La volonté des organisateurs est d'offrir un label de qualité, et cette foire ne manquera pas de répondre à cette exigence.

   En effet, dans le programme de la journée, il est prévu, à 11h, un débat sur l'AOC charcuterie avec tous les professionnels de la filière porcine.
    On trouvera des exposants, des éleveurs et des artisans bien entendu. Ceux-ci présenteront à la vente leurs produits de charcuterie, fromages, miel. confiture et autres confiseries. Les métiers d'art ne seront pas non plus oubliés.
    La messe traditionnelle sera célébrée en la chapelle Saint-Roch à 10h 30. Et, à partir de 12 h 30, l'heure de la pulenta géante avec brocciu et figatellu dans la vaste salle municipale pouvant accueillir plus de 400 couverts à l'extérieur sonnera avec à la clef, pour ceux qui le souhaitent, la vente de sandwichs au figatellu;
    A 16 heures, les visiteurs pourront s'initier à la découpe du porc. Mais le moment fort de l'après midi reste la mise aux enchères des morceaux du cochon, savamment découpés. Il est à noter que toute la journée, sur le champ de foire, se dérouleront des démonstrations et des initiations de moto-cross, assurées par l'école de moto-cross de Renno.
    Tout a donc été prévu pour que cette foire, en sa 26ème édition, joue cette année encore son rôle de vitrine afin de valoriser les produits liés à l'élevage porcin.

(article paru dans "Corse-Hebdo" de dimanche 29 janvier)

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 17:51

    Les cérémonies sont rares à la chapelle Saint Antoine de Guagno-les-Bains. Mais l'ancien ermitage reçoit quand même des visites grâce à sa position particulière qui domine la vallée du Fiume Grosso et du confluent.

   Pour preuve, cette carte postale trouvée sur internet et qui montre un groupe de scouts de Menton, vraisemblablement dans les années 1930.

 

scouts Guagno-les-Bains

 

 

 

   La disparition des ruines de l'ancien hôpital St Antoine des Bainsmilitaire (voir article précédent sur cette  chapelle) a permis de dégager près de la route une esplanade au bout de laquelle se  trouve la chapelle avec son clocher qui ne touche pas le bâtiment.

 

 

 

    Avec Google, on voit bien l'espace entre la route et Saint Antoine (encerclée en rouge). L'établissement thermal, situé plus bas, est entouré de jaune.

 

ermitage Guagno-les-Bains2

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 18:04

Pour les personnes n'ayant pas eu l'occasion de connaître la chapelle Saint Roch de Poggiolo et pour celles qui ont l'habitude d'y aller, ce diaporama sera apprécié. Il permet de voir l'extérieur et l'intérieur de ce bâtiment. Les photos sont à la fois d'avant et d'après la restauration effectuée par Mario SEPULCRE.

 

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 17:56

    Comme souvent, le toujours très intéressant mensuel interparoissial "INSEME" de décembre publie un article historique sur les Deux Sorru. Cette fois-ci , Bernard ALLIEZ porte son regard sur une chapelle abandonnée depuis longtemps. Elle se trouve "sur la route de Chigliani à Letia, à quelques centaines de mètres du pont de la Catena, entre deux vallons, (...) entre la route et le fleuve Liamone." Il précise: "Le lieu est nommé sur les cartes d'état-major, "villa"".


   Sur la carte au 1/25.000 que nous reproduisons, ce mot est encerclé de rouge.

villa Letia

 

   Merci à Bernard ALLIEZ pour faire connaître l'existence de cette édifice. Mais, pour en comprendre l'histoire, l'auteur donne plusieurs hypothèses dont deux méritent une remarque:

   1 - Il donne à cette ruine une identité pisane du XIIème ou XIIIème siècle "comme en témoigne son orientation vers l'est". Mais toutes les églises sont placées ainsi. La coutume de placer le chœur face au soleil levant, symbole de résurrection, avait commencé, semble-t-il, en Grèce, Asie Mineure et Afrique du nord, avant le Vème siècle et était devenue une règle quasi générale aux XIème-XIIème siècles. A Poggiolo et Guagno-les-Bains, les trois édifices catholiques (voir article de H. et P. DUBREUIL) ont cette orientation.

 

    2 - Bernard ALLIEZ se demande également pourquoi le lieu a été abandonné et se demande si l'abandon ne serait pas "la suite de la politique de "dezabitationne" après la guerre de Sampiero Corso". Il y a là confusion entre deux événements. La "guerre de Sampiero" se déroula entre 1564 et 1569. Le chef militaire voulait libérer la Corse de la tutelle génoise. Il échoua et mourut dans une embuscade. Son échec ne provoqua pas de représailles plus graves que dans des périodes de guerre habituelles. Par contre, la politique de destruction et de déportation avait bien été pratiquée au siècle précédent. Elle est bien résumée par Xavier PAOLI dans son "Histoire abrégée du village avant 1914":

"A la fin du XV°, la défaite des Cinarchese Giovan Paulo et Ranuccio da Leca face aux Génois de l'Office San Giorgio donna l'occasion à ceux-ci de se débarrasser de façon radicale d'une résistance qui les exaspérait. En 1489, le commissaire génois Ambroggio de Negri fit détruire et incendier les maisons et déporter dans le Celavo et en Cinarca la population de la piève."


  

   Letia par F. PaoliFrançois PAOLI, qui a publié cet été 2011 "Letia et la région de Vico dans  l'histoire de la   Corse", consacre lui aussi quelques lignes à cet endroit (pages 17 et 18). Il écrit que "cette très jolie petite chapelle romane" s'appelle aussi Sant'Isaïe.

   "Elle est malheureusement en ruines, avec seulement sa partie basse en pierres taillées à la façon de l'époque pisane, et a été partiellement remontée à hauteur d'homme plus tard. On peut penser que sa vocation était intercommunale, entre les populations de Vico, Letia, Murzo et éventuellement Renno."

 

   Qu'est-il donc vraiment arrivé à Saint Césaire de LETIA? Ces pierres ont encore bien des secrets à révéler.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 18:00

    A la suite de l'article de Philippe et Hélène DUBREUIL publié précédemment, voici des vues de trois parties de la voûte de la chapelle Saint ROCH, avant et après l'excellent travail de Mario SÉPULCRE. On peut constater que les personnages ont été scrupuleusement restaurés et que les couleurs sont bien plus vives et plus gaies.

 

St Roch duo avantSt Roch duo restauré

 

 

 

St Roch autre duo avant

St Roch autre duo après

 

St Roch sur choeur après

St Roch sur choeur avant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

   Par ailleurs, les autres travaux de Mario SÉPULCRE à POGGIOLO, à savoir la restauration de l'église Saint-Siméon et la création de la fresque du "banquet des amis", dans le cimetière, ont fait l'objet d'articles sur ce blog le 20 janvier 2010 et le 26 février 2010. Cliquez sur ces dates pour les admirer.

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Présentation

  • : Le blog des Poggiolais
  • : blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù). Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
  • Contact

Qu'est-ce que ce blog?

Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité.
POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici.
Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO.
Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images.
Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).

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