Un des grands moments de l'année corse est celui de la célébration de la Toussaint et, le lendemain, des Trépassés.
Le Blog des Poggiolais a plusieurs fois, les années précédentes, présenté ce moment de fête.
- L'ensemble des traditions insulaires du 1er et du 2 novembre a été rappelé sous le titre: "Halloween corse".
- "Les bastelle des morts", publié le 1er novembre 2009,est devenu un article de référence (il est le plus lu de ce blog). Il présente la légende sur l'origine des bastelles et un reportage en deux parties sur la confection de ces chaussons aux légumes par la communauté poggiolaise.
- Les fêtes de 2013 ont fait l'objet de deux articles:
+ pour le 2 novembre: "Les bastelles communautaires"avec un diaporama sur les diverses étapes de l'élaboration des bastelles et de leur dégustation à la salle des fêtes de Poggiolo après cuisson dans le four communal.
En cette année 2014, les jours de la Toussaint et des Morts sont un peu particuliers. Cent ans après son début, il conviendra de penser plus intensément à toutes les victimes de la Grande Guerre.
Le 1er novembre est consacré par l'Eglise catholique à la fête de tous les saints tandis que le 2 novembre est le jour où l'on honore les trépassés. Mais, dans la liste, établie en 1802, des jours fériés d'origine religieuse reconnus par l'Etat, la Toussaint a été retenue et pas le jour suivant. Pour cette raison, on confond facilement les deux.
De plus, quand les prêtres manquent pour célébrer les deux événements, il faut tout concentrer en une seule journée.
A Poggiolo, la messe de la Toussaint aura lieu samedi 1er novembre à 15h, suivie de la bénédiction du cimetière.
La bénédiction du cimetière de Guagno-les-Bains est prévue pour 16 h 30.
bénédiction du cimetière de Poggiolo à la Toussaint 2013
DEUX DICTONS POUR CETTE PÉRIODE:
- Senza santi un s'entre in celu
(Sans les saints, on ne peut entrer au ciel)
- S'elle' ùn piove ind'i Santi
Ind'i Morti piuvera!
(Si ce n'est pas à la Toussaint
C'est le Jour des Morts qu'il pleuvra!)
A l'occasion de la Journée du Patrimoine, le 20 septembre, l'association Letia-Catena a organisé une conférence à LETIA dans l'église de San Roccu sur le thème: "Le patrimoine archéologique de Letia et son contexte historique". Quatre-vingt dix-sept personnes (mais oui!) étaient présentes. Jean-Baptiste Mary a brillamment exposé son sujet.
Une association-sœur de la précédente, intitulée Frombu Rennese, vient d'être déclarée en préfecture. Cette nouvelle association mènera des activités qui concerneront la mise en valeur du patrimoine historique et culturel de la communauté de RENNU.Nous lui souhaitons prospérité et longue vie.
Eglise St Nicolas de Guagno
De même, l'association TRAS'MISSIONE a profité des journées du Patrimoine pour mettre à disposition de chaque mairie du canton des Deux-Sorru un affichage (format poster) rendant compte d’un inventaire préliminaire du patrimoine bâti effectué en 2013 lors de la préparation d’un diplôme intitulé Diplôme Universitaire « formation aux techniques et principes de l’inventaire en situation locale ».
Fondée en mars 2014, TRAS'MISSIONE a pour but de "réaliser des travaux divers relatifs à la langue et la culture corse à savoir inventorier des patrimoines relatifs à la Corse, traduire et interpréter français-corse et corse-français, enseigner la langue et la culture corse, éditer des ouvrages relatifs à la langue et la culture corse, diffuser, valoriser et promouvoir des travaux réalisés par l’association, prester des services."
Son siège est à GUAGNO.
Avec de telles associations, nous avons plus de chances que le patrimoine soit sauvegardé et connu. Espérons que chaque village s'en inspirera.
L'article précédent (Stretta: la descente dangereuse) insistait sur la permanence du danger de la partie la plus raide de la Stretta. Mais des changements importants sont bien plus nets sur d'autres parties. Ces constatations peuvent être réalisées en comparant une autre photo de 1936, prêtée par Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA, avec un cliché (en noir et blanc) de 2014.
Cliquer sur la photo pour l'agrandir.
En 1936, le sol est constitué par de grandes pierres, comme vu précédemment, mais elles sont très disjointes et laissent apparaître de grandes surfaces de terre.
Maintenant, tout est bétonné de façon égale, comme le caniveau, autrefois ouvert, qui est désormais recouvert par des dalles de ciment.
La porte d'entrée de la maison de gauche (Pinelli-Orazy) est protégé, depuis quelques années, par un auvent. Sur la façade, est fixé un lampadaire de l'éclairage public.
La présence de l'électricité et du téléphone (deux inventions qui n'étaient pas présentes à Poggiolo avant la seconde guerre mondiale) est encore plus évidente par le grand nombre de fils visibles sur la seconde photo.
Une photo du même endroit, mais prise depuis la chapelle le 25 août 2014, montre encore mieux le véritable embrouillamini de fils qui est la caractéristique de la société actuelle.
En tout cas, depuis quatre-vingts ans, on a bien gagné sur le plan de la facilité de circulation.
La récente installation de ralentisseurs a déjà été saluée ici (article Mauvaise surprise pour les chauffards), surtout car elle permet d'un peu mieux sécuriser le débouché de la partie haute de la Stretta sur la route départementale.
La pente est forte mais, heureusement, la couche de ciment est bien granuleuse pour empêcher les glissades. Le seul élément qui intrigue est la couleur rosée du revêtement.
Cette voie n'a été cimentée qu'en 1964 ou 1965. A quoi ressemblait-elle auparavant?
A part la petite route qui traverse le village, les rues sont étroites et pavées de cailloux aux arêtes vives qui font trébucher les promeneurs.
Grâce à l'amabilité de Marie-Thérèse MARTINI-LECCIA, une photo d'une procession ou d'une communion datant de septembre 1936 permet de voir la réalité d'avant le béton.
La chaussée était dallée de grosses pierres plus ou moins plates. Les "arêtes vives" ne sont pas évidentes. Elles semblent plutôt assez émoussées. La descente était coupée de plusieurs marches qui ont maintenant disparu. Il n'en reste maintenant que juste avant la maison CHABROLLE.
La photo de 1936 et celle de 2014 peuvent être mises en parallèle:
Cliquer sur la photo pour mieux voir les détails.
Une conclusion s'impose d'elle-même:
à toutes les époques, la descente de la Stretta est un exercice dangereux.
La chapelle du col de Sorru dont il était question dans l'article d'hier (Une lumière dans la nuit) est ouverte au moins deux fois par an:
- le 22 mai, pour l'anniversaire de l'inauguration du bâtiment.
- le 8 septembre, à l’occasion de la Nativité de la Vierge Marie, pour ceux qui ne peuvent aller au pélerinage qui a lieu ce jour-là à Lavasina. La statue de la Vierge est alors sortie en procession.
Pour ces occasions, deux diaporamas avaient été réalisés et publiés sur ce blog, l'un en mai 2009 et l'autre en septembre 2011.
Rouler tard la nuit sur les routes menant à nos villages est parfois angoissant. Il faut veiller à ne pas sortir du chemin, à ne pas heurter d'animaux... Aussi, apercevoir une lueur peut être réconfortant. Mais cette lumière en dehors d'une agglomération a une particularité: elle émane d'un vitrail au bord de la route.
Où se trouve ce lieu?
La réponse est: la chapelle du col de Sorru.
Nombreux sont ceux qui passent devant sans faire attention à la bâtisse blanche qui est sur le bord de la route.
Il s'agit d'une chapelle construite par FrançoisPASTINELLI en 1887 et qui est dédiée à Notre-Dame de LAVASINA. Traditionnellement, une messe y est célébrée chaque année le 8 septembre, à l’occasion de la Nativité de la Vierge Marie, pour ceux qui ne peuvent aller à Lavasina.
Au-dessus de la porte d'entrée, a été fixée une plaque qui comporte la date de construction et le nom du fondateur du bâtiment. Le vitrail, qui représente Notre Dame, est plus haut, dans l'alignement.
Pendant longtemps, chaque voyageur se signait en passant devant la chapelle. Cette dévotion peut se pratiquer à tout moment, y compris la nuit. L'éclairage du vitrail lui permet de se signaler et de faire comprendre que l'on est arrivé au sommet du col.
Alors, de jour comme de nuit, quand la voiture passe sur le col, au lieu d'accélérer, pourquoi ne pas ralentir l'allure et donner un coup d'œil en direction du vitrail ?
Cette année, la messe aura lieu LUNDI 8 SEPTEMBRE À 10 H 30.
Elle sera dédiée à Madame Marie-Jeanne Patricola, née Bartolani.
Les activités du 16 août 2014 ne se sont pas limitées comme ces dernières années à la fin de journée.
Le matin, les enfants étaient invités à participer sur l'esplanade de la salle des fêtes à des jeux variés. Près de vingt-cinq garçons et filles ont pu ainsi bien s'amuser.
SI DES LECTEURS POUVAIENT NOUS ENVOYER DES PHOTOS DE CETTE MATINÉE, NOUS SERIONS HEUREUX DE LES PUBLIER SUR CE BLOG.
A 17 heures, la messe fut célébrée en la chapelle Saint Roch, puis la statue du protecteur de Poggiolo et Guagno-les-Bains fut portée en procession autour du village.
Les personnes présentes dégustèrent ensuite l'apéritif offert par la municipalité et le comité des fêtes, ainsi que les quiches et tartes confectionnées par les volontaires.
Voici un diaporama montrant plusieurs moments de la procession. Il est possible de comparer avec d'autres années en visionnant les reportages des 16 août précédents à l'adresse: http://www.dailymotion.com/user/michelfran/1
Le traditionnel pèlerinage à la chapelle Saint Elisée aura lieu vendredi 29 août à 10 h 30.
Cette célébration tient une place importante dans notre micro-région, comme déjà indiqué dans l'article Le saint des hauteurs.
Mais il n'existe pas seulement la chapelle de Saint Elisée située au dessus d'Orto.
Martin ARRIGHI, président de l'association LETIA-CATENA, nous l'explique avec la photo suivante et ce texte d'accompagnement:
Suite à votre reportage sur San Eliseu, je vous transmet une photographie d’un ancien oratoire dédié également à ce saint de l’Ancien Testament.
Il existe un ancien oratoire San Eliseu qui domine les hameaux de Letia sur le col U Veralu, à 990m d’altitude . Il est représenté par une croix en fer forgé d’où l’on domine le village et le paysage qui s’ouvre à l’Ouest vers la mer.
C’est par ce col, où avait été bâti l’oratoire, que passe le chemin qui mène de Letia au lac de Ninu et au Niolu en passant par le col san Petru.
"La tête de Maure incarne la puissance et la force". Cette curieuse phrase sert de titre à l'éditorial du numéro de "Inseme" d'août.
Elle fait référence à des articles de journaux et des reportages de télévision selon lesquels de nombreux automobilistes font placer sur la plaque d'immatriculation de leur voiture l'un des numéros des deux départements de la Corse ainsi que le logo de la tête de Maure. Ce choix, autorisé par la réforme de 2009 sur les immatriculations, viendrait de la réputation qu'ont les Corses de ne pas se laisser marcher sur les pieds. Des gens sans aucune attache insulaire utiliseraient un tel procédé.
Mais il est possible d'aller encore plus loin, comme pour cette voiture dont la plaque a été photographiée le 9 juillet dernier.
Au symbole corse, a été ajouté le nom du village. Même si la deuxième lettre est un "U" au lieu d'être un "I", on comprend bien qu'il s'agit de "U Pighjolu".
La présence de ce nom ne s'explique pas seulement par le désir de montrer "la puissance et la force" mais aussi de faire savoir d'où l'on vient, quelles sont les racines auxquelles on se réfère. Pour visualiser leurs origines, d'autres Poggiolais utilisent les autocollants créés l'an dernier par l'AACSIS, comme sur les deux véhicules photographiés le même jour.
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).