Partout en France, vendredi 6, samedi 7 et dimanche 8 juin 2014 seront l’occasion de vous familiariser aux multiples facettes de l’archéologie. Familles, scolaires, étudiants, passionnés ou simples curieux, vous êtes invités à découvrir le patrimoine archéologique et à accéder à des lieux exceptionnellement ouverts au public. Cette 5ème édition des journées nationales de l'archéologie sera bien présente à Ajaccio.
Une initiative inédite pour les scolaires : le Colloque des jeunes
A l'ESPACE DIAMANT, Vendredi 6 juin de 9h30 à 12h00,
Présentations des projets et remise de prix
En partenariat avec l’Éducation nationale le colloque des jeunes a permis d’engager un travail interdisciplinaires sur l’archéologie de la Corse, de la Préhistoire à aujourd’hui. Les professeurs et les élèves présenteront leur production et la meilleure contribution sera récompensée.
L’archéologie en fête, place d’Austerlitz (Casone)
PLACE D’AUSTERLITZ - CASONE
Vendredi 6 et Samedi 7 juin 2014
Le village de l’archéologie de 9h30 à 19h30
Durant 2 journées, la place Austerlitz (Casone) est transformée en village de l’archéologie afin d’accueillir des expositions, des conférences et des ateliers.
A noter que l'association LETIA-CATENAdisposera d'une tente avec :
--les livres à vendre sur l’Armée Régulière du Regnu di Corsicasous le généralat de Pascal Paoli. L’exemple de la Compagnie Arrighi ;
--Le panneau concernant les recherches engagées lors de la Prospection-Inventaire de 2013-2014;
--Le livre édité en 2012 sur lePatrimoine Historique, Religieux et sociétal de la Communauté de Letia.
Reconstitution historique de l’époque romaine impériale
Par le groupe sarde «MEMORIA MILITES»
Visite du camp 9h30-13h00 et 14h00-19h30.
Visite des tentes de soldats, exposition d’armes et d’équipement des gladiateurs, fonctionnement d’une baliste (arme à projectiles).
- 11h00 et 17h30 : mise en scène et formation des militaires, début des combats, manoeuvres militaires
- 12h00 et 16h30 : combats parmi vélites et combats des gladiateurs
- 18h30 : Funus militaire
Le chanteur Tony TOGA vient de mourir. Moins connu que d'autres comme Charles ROCCHI décédé il y a quatre ans (voir dans ce blog l'article "Un grand est parti"), il a produit des disques qui ont eu du succès. Dans les années 70 et 80, il s'est produit plusieurs fois dans le canton.
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Article rédigé par Charles Monti et publié sur www.corsenetinfos.fr le Mercredi 28 Mai 2014:
Une "voix" s'est tue à jamais. Tony Toga est décédé, en effet, avant-hier des suites d'une longue maladie chez lui dans son Fium'Orbu natal.
Le nom de Tony Toga ne dira sans doute rien aux jeunes générations mais tous ceux qui aiment les belles voix savent qui il était.
Chanteur et musicien, Tony Toga faisait partie de cette école de la chanson corse qui, sans les moyens dont disposent les chanteurs d'aujourd'hui, savait ce que chanter voulait dire.
Et un peu comme tous les chanteurs de sa génération, il n'a pas bénéficié de la promotion telle qu'on la connaît aujourd'hui. De même, l'écho de son talent incontestable n'a sans doute jamais été ce qu'il aurait dû être mais quel plaisir de l'entendre dans Furtunatu, Dis moi Monsieur Tony, Le Rocher de Sainte-Hélène etc.
Mais A mio furesta, U lamentu di u banditu, Una sera per furtuna, Prima serenataU mio fratellu caru et A paghjella d'Alesani resteront longtemps au creux de l'oreille de ceux qui l'ont apprécié du temps où il se produisait et sur l'Île et sur le continent.
Ecoutez-le dans Furtunatu. Et appréciez !
Le site corsicathèque.com permet d'avoir accès à des extraits de 27 de ses chansons.
vous pourrez écouter quinze chansons corses consacrées à la Corse et présentées par Patrizia.
Il est à noter que chaque émission commence toujours par "Corsica" de Petru Guelfucci et se termine par une interprétation toujours différente de "Dio vi salvi Regina".
Il faut saluer le travail de l'animatrice qui, inlassablement, réalise chaque semaine une émission d'une heure sur la musique et la chanson de l'Ile de Beauté. Celle sur la fête des mères est la deux cent quatre-vingt-treizième !!!
Toutes les émissions sont en podcast et peuvent être téléchargées.
Liste des chants de l'émission:
Corsica; Petru Guelfucci; Corsica
Mamma; Mai Pesce; Vox populi
I mo viaghji ; Francine Massiani; Dona Fata
Pienti d'Una Mamma; Grégale; La Corse Chantée Par Grégale
Senti o Mama; Jacky et Frédéric Nicolaï; E stonde di piacè
Mamma Si; Jacky Micaelli; Amor'esca
Mamme; Orizonte; Liberi
Muresca D'Olmi Capella; Caramusa; Candti È Musica Tradiziunali Di L'Isula Di Corsica CD 2
O Mamma; Tino Rossi; Chante la Corse
Sole è mandulini; Ange Calvi; Compil Sensations corses
Inchjostru; Patrizia Gattaceca; Di filetta è d'amore
O Mà; Tony Sampieri; Tarra viva
Marina; Santavuglia; Santavuglia
O Mà - Orenda; Xinarca; Orenda
E Mamme; Zamballarana; Camina
Scopamene; Corsica Nostra; Corce
Dio vi salvi Regina; Choeur des Trois Abbayes; Eglise Badonviler-Sept2010
Parmi les traditions de notre micro-région, figure un anniversaire qui n'est célébré nulle part ailleurs. Il est tout simplement l'anniversaire de l'inauguration, le 22 mai 1887, de la chapelle située au col de Sorru.
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Cette chapelle privée, construite par François PASTINELLI et entretenue par ses descendants, est un lieu de rassemblement des Sorrinesi deux fois par an (l'autre est le 8 septembre).
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Cette année, la messe anniversaire aura lieu
SAMEDI 24 MAI à 10 h 30.
Vous êtes tous attendus.
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Pour avoir plus de renseignements sur ce lieu, regardez l'article En passant par Sorrù
Ce jeu se pratique sans appareil électronique: il suffit d'avoir cinq doigts.
Aucun écran n'est à regarder: il faut regarder son adversaire droit dans les yeux.
Le connaissez-vous?
Ce jeu est A Morra, un passe-temps traditionnel en Corse. Le but est d'annoncer à l'avance la somme que fera l'addition des doigts des mains des deux adversaires. Chacun cache une main derrière son dos et la montre en déployant le nombre de doigts qu'il veut. En même temps, chaque joueur dit (ou plutôt hurle) le chiffre qu'il prévoit.
Ce jeu est très simple mais il demande beaucoup de rapidité, de vivacité et même de perspicacité.
Connue autrefois dans toute l'île, A Morra a été peu à peu abandonnée. Mais certains tentent de le remettre en vigueur. Ainsi, un championnat vient d'avoir lieu à Sarrola-Carcopino les 2 et 3 mai. Vous pouvez en avoir des vidéos et des photos sur la page Facebook du club: https://www.facebook.com/cabanoncasamarte
Le texte suivant, tiré de "Corse-Matin", a été publié le
Et bientôt, pourquoi pas un concours de Morra à Poggiolo?
Le plus vieux jeu du monde
Déjà dans l'antiquité, des pictogrammes égyptiens montraient des personnes pratiquant un jeu avec leurs mains, identique à celui d'A Morra.
Le jeu se répandra, au fil des siècles, dans tout le bassin méditerranéen. Aujourd'hui, encore, on peut le cartographier dans l'ensemble des pays du Mare Nostrum.
Pour cette raison, on peut dire qu'A Morra, d'origine montagnarde, est l'un des jeux les plus vieux du monde, sinon le plus vieux.
D'autant plus que le jeu ne nécessite aucun investissement. Il s'inscrit dans un registre totalement naturel, sans artifice. Il se joue avec deux mains en énonçant des chiffres. On ne demande pas dix, on demande Morra.
Le gagnant remporte la manche quand il affiche six victoires Il peut se décliner sous diverses formes : un contre un, deux contre deux ou trois contre trois.
L'addition des doigts des deux joueurs favorise celui qui a énoncé au préalable la somme dite.
Un joueur trop prévisible perdra face à un joueur capable de vivacité, d'attention, d'intuition d'observation et d'expérience. À Morra exige de nombreuses qualités : adresse, concentration, rapidité d'esprit, calcul, stratégie et maîtrise de la langue corse, bien évidemment.
La victoire est déterminée par la prise de pouvoir sur son adversaire. Elle requiert une coordination entre les gestes et la voix et une synchronisation de la pensée.
Cris et postures viennent contribuer à intimider son concurrent, selon une véritable théâtralisation de la partie.
A Morra n'engendre ni compétition, ni rivalité et ne supporte ni contestation, ni controverse. Le point est marqué ou pas. Pas de litige. Les parties se déroulent dans une ambiance festive, amicale et détendue.
Selon les microrégions de l'île et selon les pays du pourtour méditerranéen, il se conjugue de différentes façons : assis, en se tapant dans la main, les mains appuyées sur une table, par terre, en chantant, en chuchotant, le poing fermé, le poing ouvert… Le principe reste le même, les nuances apportent la diversité.
Chacun tente de se réapproprier les origines de ce jeu : l'Italie, la Sardaigne, le Pays Basque, la Catalogne, le Pays niçois… En Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur les nombres sont criés en occitan, on appelle le jeu Mourre. En Val d'Aoste, Savoie, Valais, les nombres sont criés en franco-provençal.
Dans son opéra « Rita ou le mari battu », Gaetano Donizetti met en scène deux hommes qui jouent une femme à la mourre et trichent pour perdre, aucun des deux ne voulant se retrouver marié à une mégère.
Pour renouer avec ses racines et garder ses traditions, internet est devenu un outil essentiel. De nombreux sites et blogs se sont développés en Corse dans ce but. Il en est ainsi du blog de Poggiolo qui existe depuis cinq ans et publie régulièrement depuis cinq ans malgré de faibles moyens.
Le journal de 13 heures présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1 aujourd'hui 8 mai a montré les réalisations d'un blog de Porto-Vecchio: http://www.portivechju-di-tandu.com/
Cette qualité quasi-professionnelle est rare mais elle montre l'intérêt de rechercher les documents anciens.
Bien évidemment, le blog des Poggiolais est toujours prêt à recevoir photos, films et vieux papiers dont la diffusion ferait renaître le passé de nos villages.
L'article précédent (1870, la guerre oubliée) a rappelé la mort d'Antoine-Laurent DEMARTINI, Poggiolais mort pendant la guerre de 1870-1871.
Son souvenir, ainsi que celui de tous les enfants de Poggiolo morts sous l'uniforme, doit être entretenu.
Le monument aux morts du village a été érigé à la mémoire des héros de la guerre de 1914-1918. Il a ensuite été complété par des plaques dédiées aux morts de la guerre de 1939-1945 et à la guerre d'Indochine.
UNE PLAQUE SUPPLÉMENTAIRE pour Antoine-Laurent DEMARTINI, victime de 1870, aurait parfaitement sa place. Elle pourrait être installée pour le 11 novembre qui est dédié aux morts de 14-18 et aussi de toutes les guerres.
Evoquer les maisons de Muna, comme dans l'article précédent, n'est pas une nouveauté sur ce blog.
Le 24 octobre 2009, dans "Bienvenue à Muna", ce lieu était fort bien décrit par Ignace CIANELLI. Le texte avait paru dans le bulletin "Inseme" et il était là illustré par sept photos de Christiane GAUBERT.
Il était complété par un film de la vidéothèque poggiolaise "Sur la route de Muna" montrant les balades accomplies en 1968 et 1969 dans ce village par des jeunes de Poggiolo.
Vous avez pu constater que le blog POGGIOLO ne se contente pas de donnner des nouvelles de ce seul village mais fait également des incursions &chez nos voisins& (ce qui est d'ailleurs le titre d'une
"Muna? Vous cherchez le hameau de Muna? Vous êtes passé devant sans le voir, Il n'est pas en bord de route, il faut lever la tête, on ne peut y accéder qu'à pieds". Cette indication apportée par une femme croisée au détour d'un virage en dit long sur la discrétion de ce hameau introuvable.
C'est ainsi que commence le reportage paru dans "La Corse, Votre Hebdo" du 11 avril 2014, titré "Muna raconte la vie de ses habitants disparus", sous la signature de Julian MATTEI. Les lecteurs qui connaissent ce village abandonné, entre Murzo et Rosazia, longtemps inaccessible par la route, y retrouveront son charme très particulier. Pour les autres, peut-être seront-ils tenté d'aller voir ce lieu de près.
Voici le reste de l'article.
Demi-tour sur la route en corniche. Dans ce sens, Muna apparaît enfin, accroché à la falaise d'en face. Ses maisons s'élèvent sur les pentes de la montagne de la Sposata. C'est une petite expédition pour y accéder. En bord de route, trois boîtes aux lettres indiquent qu'il est caché là, au-dessus. Des marches abruptes grimpent dans la rocaille. La remontée dans le temps a commencé. Au bout de quelques dizaines de mètres, d'imposantes maisons de pierre témoignent sans parole d'un riche passé. Le musée est à ciel ouvert. Certaines habitations commencent à souffrir sérieusement de l'usure du temps. Les murs sont dévorés par la végétation, les vitres battues par le vent n'ont pas résisté. Mais aujourd'hui, tout n'est que calme et mystère. On devine un peu la vie paisible qui y a régné. On imagine les habitants qui s'affairaient à leurs tâches quotidiennes. L'oubli fait régner le silence au seuil de ces maisons dont les portes se sont fermées les unes après les autres.
Dans la maison de fasgianu
Il est 18 heures en ce jour de printemps. On entend seulement le chant de la rivière et les exclamations d'un hôte inattendu. L'œil amusé, sur son promontoire, un âne brait. Appelons-le fasgianu. Ce gardien du temple veille sur les lieux. Il réside sur sa terrasse, devant une petite maison sans portes: son abri.
À l'évidence, ici il ne craint pas l'arrivée d'un promoteur.
Muna parle doucement, les lieux se racontent à mi-voix. Un vieux moulin de 1856, ùn séchoir à châtaignes et des fours à bois aux portes rouillées évoquent la vie quotidienne du XIXe siècle. Derrière cette sérénité de l'instant surgit un monde englouti. «Pugnetu», lit~on difficilement sur la porte d'une des maisons. «Votez Mitterrand pour Muna», décrypte·t-on sur une autre. Les discussions politiques ont jadis animé le hameau.
D'autres mots,évoquant des heures tragiques, sont inscrits sur l'église. Ce sont les noms des enfants de Muna. Ceux qui sont morts pour la France, en 1914 puis en 1939. Le nom des Nivaggioli revient comme un leitmotiv. C'était la grande famille de Muna. L'un des descendants est toujours installé là, un peu plus bas. Il veille encore sur ses aïeux. Dans l'église, cinq bancs, quatre chaises, un tronc, une pancarte: « 1 euro la bougie pour l'entretien de l'église ». Tout semble figé. À l'arrêt. On s'attend à trouver l'horaire de la prochaine messe.
Aux couleurs de l'ACA
Plus haut, de rares habitations ont été restaurées, les chemins sont dégagés. La modernité de certains matériaux contraste avec la vétusté des bâtisses. Tout porte à croire que le lieu est habité, parfois, les beaux jours venus. Témoins de ces visites, deux drapeaux corses flottent, accompagnés d'un autre aux couleurs de l'ACA.
Certains ne s'avouent pas vaincus, ils ne veulent pas que Muna disparaisse à jamais, ensevelie sous ses ruines. Ils y retournent de temps à autre avec l'espoir de préserver ce lieu de vie. Pourtant, au sommet du hameau, la dernière maison, sans toit, laisse penser que ce monde peut vite s'écrouler. Ses murs sont déjà fissurés mais elle regarde toujours la vallée. C'est de là-haut -aussi- en compagnie de fasgianu que des siècles d'histoires humaines nous contemplent.
JULIAN MATTEI
Diane SALICETI, qui est l'auteur des photos de ce reportage, a également écrit un texte intitulé "Petre testimone" qui complète celui de Julian MATTEI.
Il est dans le passé des faits qu'il ne faut pas oublier car, même s'ils semblent peu importants quand on y pense maintenant, ils eurent ensuite de grandes conséquences.
Le magazine de France 2 "13h15 le dimanche" a diffusé dimanche 30 mars 2014 un reportage sur l'arrivée de la télévision à NOGENTEL, petit village de Picardie, en février 1951.
Ce jour-là, une fourgonnette arriva sur la place communale et des techniciens dressèrent une antenne-râteau pour effectuer des réglages de réception des ondes de télévision.
Du coup, dit le commentaire, fini les jeux de cartes, l'accordéon ou les contes près de la cheminée ! Les familles se retrouvaient à 20h30 à l'école pour.... regarder la télévision, ce village connaissant une expérience originale de télévision communautaire (vu le prix de l'appareil à l'époque, les habitants avaient dû se cotiser).
Ce magazine utilise des images d'un reportage se retrouvant sur le site de l'INA:
Ces images peuvent faire penser à l'irruption de la télévision à Poggiolo.
Poggiolo attendit quatorze ans de plus que Nogentel.
Le mercredi 28 juillet 1965, ce fut le même cérémonial: arrivée d'une fourgonnette, sortie d'une antenne reliée à des instruments de contrôle, essais de réception à l'angle de la stretta et de la route, puis dans les environs du croisement.
Le téléviseur fut ensuite installé, chez les Michelangeli, semble-t-il. Quelques jours plus tard, un autre appareil était placé chez les Tramini.
Les essais des techniciens provoquèrent un attroupement et furent la source de discussions animées. Parmi les jeunes gens, certains récriminèrent contre cette intrusion de la modernité. Ces citadins, habitant toute l'année à Ajaccio ou sur le continent, avaient l'habitude de regarder "Le Palmarès des Chansons" ou "Thierry la Fronde". Mais ils considéraient que la télévision n'avait pas sa place au village et qu'elle allait faire disparaître la culture et les habitudes traditionnelles. A la rigueur, ils pouvaient comprendre la nécessité d'une distraction pour les Poggiolais vivant ici l'hiver.
Pourtant, un an plus tard, plusieurs de ces intransigeants se regroupèrent devant un des petits écrans qui s'étaient multipliés pour suivre la finale de la coupe du monde de football entre l'Angleterre et l'Allemagne le samedi 30 juillet 1966 !
La télé s'était imposée au village.
Pendant longtemps, la réception des signaux venant du réémetteur du col de Sorru fut assez irrégulière. Certaines chaînes ne pouvaient pas être captées. Maintenant, la télévision est bien installée partout. Les antennes ont été remplacées par les paraboles (toutes orientées vers le sud, c'est-à-dire vers le Tretorre). Plusieurs maisons sont équipées de la box et de l'ADSL.
Chacun peut rester dans sa boîte pour regarder sa boîte à images. Et les rues de Poggiolo sont désertes...
:
blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).