Les images de la Côte d'Azur sous la pluie et des inondations qui en résultent ont de quoi impressionner.
Elles ressemblent à ce que les villages des Sorru in sù ont connu exactement à la même époque, fin novembre, mais il y a 109 ans.
En témoigne cet article paru dans "Le Petit Marseillais" du 25 novembre 1910.
On peut remarquer dans ce texte que les villages ont subi tour à tour la pluie et la neige. Le plus important est la phrase qui rappelle que la récolte de châtaignes était "l'unique ressource". Elle est exagérée pour Poggiolo qui produisait facilement des légumes. Elle n'est cependant pas fausse car l'activité agricole était en régression, faute de bras, les jeunes étant alors de plus en plus nombreux à partir pour l'armée ou les colonies.
Officiellement, les intempéries qui ont provoqué le plus de dégâts à Poggiolo sont les pluies et glissements de terrain d'octobre 1992, à la suite desquels la commune a été déclarée en état de catastrophe naturelle.
Jusqu'à présent, l'automne a été exceptionnellement doux. Il est vrai que la micro-région de Sorrù est en général assez bien protégée des excès climatiques, tout comme elle est rarement ...
Elle a été contée dans le quotidien "Le Petit Marseillais" du 1er juin 1923 par un nommé CIPRIANI dont le prénom n'est pas donné dans l'article.
Dans le cadre d'une série sur "les centres d'excursion corses", ce texte décrit "l'état lamentable" de l'établissement thermal. Mais l'essentiel est d'expliquer pourquoi Guagno-Village "possède des biens communaux d'une étendue de plus de 200 hectares sur le territoire de la commune" de Poggiolo. L'origine serait à remonter jusqu'au XIe siècle, c'est-à-dire à peu près l'époque de la construction del'église Sant'Anarilla aux Trois Chemins (voir ici).
La population guagnaise se serait révoltée contre les abus du comte, seigneur de Sorru, et aurait obtenu la gestion des terres situées "entre la rivière de Grosso et la crête méridionale où se trouvent la forêt et la source d'eaux thermales". Ces terrains restent toujours à Guagno sauf la source et ses environs qui appartiennent au département.
Col de Sorru vu de Soccia (copie d'écran du reportage de D'Umani sur les Deux Sorru).
Un point de l'accord est à retenir: le seigneur s'engageait à "ne plus s'aventurer au-delà du ravin Rivo-Secco". Or, la rivière de Rioseccu, à mi-chemin des deux villages, marque la limite administrative entre les communes de Poggiolo et de Murzo depuis le décret de Louis-Napoléon attribuant Guagno-les-Bains aux Poggiolais. Le col de Sorru n'est pas du tout poggiolais.
Le seigneur avait-il voulu garder entièrement le col pour continuer à contrôler la pieve?
Pont de Rioseccu, limite entre Poggiolo et Murzo, vu dans le sens de la descente (photo Google).
Pont de Rioseccu vu dans le sens de la montée (photo Michel Franceschetti, 23 juillet 2009).
Qui était ce seigneur? Etait-il un membre de la famille qui s'était établie au château de la Catena, près de Letia? (voir l'article ici).
Si cette histoire n'est pas une légende, il faut retenir le nom de Petrù, le chef des Guagnais révoltés. Il serait certainement le premier des habitants de Sorru in sù dont nous aurions l'identité.
La 28ème Foire du marron (et aussi du champignon) aura lieu dimanche 24 novembre à Evisa.
Promouvoir les produits de la filière castanéicole, tel est l'objectif des organisateurs de cette manifestation dont le fer de lance est le marron d'Evisa "Insitina" variété de marron d’une grande qualité, offrant la particularité, outre sa valeur distinctive, de ne présenter aucun cloisonnement.
Organisée par l'Association Seve in grentu, c'est la fête du marron, fruit comestible du châtaigner, surnommé arbre à pain car c'est le principale aliment du cochon. La farine de châtaigne est classée en AOP depuis 2010.
De nombreux stands installés au coeur du village proposent aux curieux les meilleurs produits de la région, des animations, des expositions, des dégustations...
Le reportage de Via Stella sur la foire de l'an dernier:
La 27ème édition de la foire d'Evisa a mis à l'honneur ce week-end marron et champignons. L'occasion de promouvoir les produits locaux même si le marron se fait plus rare en raison du cynips, c...
A Bastia, on peut voir jusqu'à fin décembre une exposition sur "Napoléon III et la Corse".
Ce thème a été celui de la conférence de Jean DAL COLLETTO, président de la Fédération des groupements corses de Marseille et des Bouches-du-Rhône, à la Maison de la Corse de Marseille jeudi 24 octobre.
Passant ensuite aux réalisations, Jean DAL COLLETTO a évoqué le renouveau du thermalisme et l'a illustré avec cette carte postale des Bains de Guagno datant de la fin du XIXe siècle.
Il a insisté sur le style architectural typique du Second Empire. En fait, l'établissement en forme de U dont on voit ici les deux bouts a été construit à partir de 1845, sous le règne de Louis-Philippe. Il fut achevé en 1856, sous Napoléon III. En tout cas, il est vrai que la majorité des bâtiments publics corses date de l'époque du neveu de Napoléon Ier.
Dans la discussion qui suivit l'exposé, l'animateur du Blog des Poggiolais, présent à cette conférence, rappela que le territoire des Bains de Guagno fut attribué à la commune de Poggiolo par le décret du Prince-Président Louis-Napoléon BONAPARTE (qui n'était pas encore empereur) en date du 19 septembre 1852 (voir l'article "Poggiolo n'existe pas").
décret des 19 septembre 1852
Il signala également que la venue de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie à Guagno-les-Bains pour suivre une cure est une légende toujours présente dans de nombreux guides touristiques (voir l'article "Napoléon Ier à Guagno-les-Bains et pas Napoléon III").
Un grand merci à Jean Dal COLLETTO pour sa conférence et pour le dynamisme qu'il manifeste aussi bien à la Maison de La Corse qu'auCesec (Conseil économique social environnemental et culturel de Corse) où il est président de la commissionEurope, relations internationales Euro-région, Méditerranée, diaspora .
Intervenants - Sylvain Gregori, directeur du musée de Bastia Equipe - MACINEIRAS Lisa GIUGLIANO Christian Toutes les infos : https://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/ Abonnez-vous à notre ...
Le dernier article sur les violoneux poggiolais a suscité un grand intérêt, et notamment de la part de Stefanu PINELLI qui comme commentaire a écrit cette exclamation: "Mon arrière-grand-père!".
Il est le descendant direct de Ghjuvan-Martinu PINELLI (3 février1878-2 janvier 1950), surnommé Martinchjinu, dont le souvenir reste chez les plus anciens de Poggiolo.
Une simple observation: avec l'article du 14 novembre sur Poulidor et la nostalgie, le blog de Poggiolo a atteint le nombre des 2500 articles publiés depuis sa création le 1er mars 2009.
Sans être trop vaniteux, on peut observer que c'est un bon résultat pour un petit village perdu dans la montagne et qui est réputé pour qu'il ne s'y ne se passe jamais rien.
PS: avez-vous lu les 2500 publications? Sinon, il est encore temps.
Dans l'annonce d'un cours de chant et guitare dispensé par Fabrice Massiani à Vico, il a été fait allusion au travail de Jean-Baptiste PAOLI pour maintenir les traditions musicales corses. Il se situe dans la lignée des violoneux qui animaient autrefois les réunions villageoises.
Deux de ces artistes poggiolais d'autrefois ont été évoqués dans un article paru sur ce blog le 1er février 2015. Il nous paraît utile de le rééditer.
Jean-Baptiste Paoli à Soccia le 24 juillet 2009
Toutes les générations ont eu, malgré la dureté du travail, le besoin de s'amuser. Au XIXème et au début du XXème siècle, le violon était l'instrument par excellence de toutes les fêtes.
Dans les villages de Sorru in Sù, Martitinu (qui s'écrit aussi Martinchjinu) eut une grande célébrité ainsi que, avant lui, Cumandante. Ces deux représentants de la culture populaire ont été évoqués dans un article ( de Xavier Paoli?) paru dans "L'info U Pighjolu" de juillet 2007.
"Evoquons, pour leur rendre hommage, deux de ces modestes artistes qui faisaient danser nos arrière-grands-parents.
Tout d'abord, chronologiquement,Ghjuvan Battistu BATTESTI, natif d'Ortu mais ayant fait souche à U Pighjolu par le mariage. Grand escogriffe, doté de plusieurs surnoms dont un lui allait comme un gant ("Cicala") et un autre ("Cumandante") dont on pouvait se demander où il en avait gagné les galons, lui qui n'avait jamais pratiquement quitté son île.
Il était en réalité maçon et sonneur de cloches (aux appointements de 50 francs par an en 1881). Mais il ajoutait à ces multiples et variées occupations un vrai talent de musicien, apprécié dans tout le canton et même au-delà.
Versificateur hors pair, il était très sollicité dans toute la région pour les festivités du carnaval. Mêlant musique et couplets entraînants, l'archet frénétique, le quatrain moqueur à la bouche, il menait la sarabande carnavalesque avec un entrain jamais démenti. Peut-être là est l'origine de son surnom de «Cumandante» (… di Carnavà, disaient les mauvaises langues).
C'est probablement à son école queGhjuvan Martinu PINELLI (Martinchjinu),né en 1878 à U Pighjolu, semble avoir fait son apprentissage de violoneux. Vigneron, cordonnier, il tenait aussi le Café du village où il vendait le vin et l'eau-de-vie de sa production.
"Cumandante" se faisant vieux, il avait succédé à celui-ci dans le rôle d'animateur de festivités. Alors qu'il ne jouait plus depuis longtemps, les plus âgés d'entre nous ont pu l'entendre peu de temps avant sa mort en 1951, animer une soirée impromptue où plusieurs couples retrouvant leurs jambes de vingt ans, nous offrirent le témoignage d'une civilisation à jamais disparue."
Violons, guitares et chants avec Ferdinand Passoni à U Pighjolu (16 août 1997)
Article recommandé sur les violons et les violoneux:
La mort de Raymond POULIDOR a remué le cœur des Français car ce champion cycliste était aimé de tous. Il était plus particulièrement apprécié pour sa gentillesse et pour sa ténacité. Malgré de grandes empoignades avec Jacques ANQUETIL et Eddy MERCKX, il n'est jamais arrivé à gagner le Tour de France, mais il a eu le rare privilège de donner son nom à une expression souvent utilisée: on dit "un Poulidor" pour dire "un second".
Deux ans après le décès de Johnny HALLYDAY, la génération des "baby-boomers" voit la disparition d'un autre grand symbole des années 60, de ces "trente glorieuses" maintenant complètement mythifiées.
Si Johnny représentait la jeunesse urbaine, ardente de vivre, de profiter de la société de consommation et de se libérer des pesanteurs traditionnelles, Poupou était attaché à ses racines paysannes et il montrait qu'il fallait persévérer dans l'effort. Il n'était pas contradictoire d'aimer les deux personnages.
En tout cas, la France de l'époque, celle de de Gaulle, n'était pas un pays inquiet et rabougri.
Collection JMB/Icon Sport
Ce monde s'éloigne et les représentants poggiolais de cette génération vieillissent (l'un d'eux vient d'avoir 70 ans il y a deux semaines) mais, comme Hallyday et Poulidor, ils comptent bien rester actifs le plus longtemps possible.
Pour se rappeler cette époque, voici quelques photos de certains jeunes de Poggiolo en 1965, 1967 et 1968.
Puis, le lien vers l'article paru à l'occasion du décès de Johnny Hallyday.
Le décès de Johnny Hallyday a surpris et chagriné ses très nombreux fans pour qui le chanteur était un grand artiste mais aussi un symbole d'une génération, la génération des "baby-boomers...
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blog consacré à Poggiolo, commune de Corse-du-Sud, dans le canton des Deux-Sorru (autrefois, piève de Sorru in sù).
Il présente le village, ses habitants, ses coutumes, son passé et son présent.
Accroché à la montagne, pratiquement au bout de la route qui vient d'Ajaccio et de Sagone, POGGIOLO est un village corse de l'intérieur qui n'est peut-être pas le plus grand ni le plus beau ni le plus typé. Mais pour les personnes qui y vivent toute l'année, comme pour celles qui n'y viennent que pour les vacances, c'est leur village, le village des souvenirs, des racines, un élément important de leur identité. POGGIOLO a une histoire et une vie que nous souhaitons montrer ici. Ce blog concerne également le village de GUAGNO-LES-BAINS qui fait partie de la commune de POGGIOLO. Avertissement: vous n'êtes pas sur le site officiel de la mairie ni d'une association. Ce n'est pas non plus un blog politique. Chaque Poggiolais ou ami de POGGIOLO peut y contribuer. Nous attendons vos suggestions, textes et images. Nota Bene: Les articles utiliseront indifféremment la graphie d'origine italienne (POGGIOLO) ou corse (U PIGHJOLU).