Personne ne penserait poser une question aussi ahurissante: Circinellu était-il une femme? La réponse est évidente tant on connaît la personnalité du curé de Guagno opposant à l'occupation française.
Pourtant, l'interrogation peut venir à l'esprit quand on trouve en boutique à Vico du savon, des huiles ou du baume sous le nom féminisé de Circinella.
En fait, ce nom a été donné par Coralie d'Amore à ses produits. La jeune femme, originaire de Guagno, a ouvert sa savonnerie à Vico et elle y confectionne ses produits "cosmétiques naturels corses fabriqués dans la vallée des Deux Sorru", comme l'affirme son site internet circinella.com. Elle utilise du miel d'Orto et du lait de chèvre "d'un éleveur qui est juste à côté de chez moi", précise-t-elle dans le reportage que lui a consacré Angelina Rosano dans "Corse-Matin".
Regardez la vidéo et lisez l'article ci-dessous.
C'est à l'Université européenne des senteurs et des saveurs de Forcalquier que Coralie se forme à partir de 2014. Fabrication et marbrage du savon, baume, huile, crème pour le visage, elle enchaîne les formations durant plusieurs mois. La savonnière élabore par la suite ses formules. Chaque produit est expérimenté à de nombreuses reprises avant que la "recette" parfaite ne soit trouvée. S'en suivent alors de longues séries de tests avant de passer à la commercialisation. Une fois la partie réglementaire terminée, elle lance sa marque nommée Circinella et installe son laboratoire dans les ruelles de Vico.
Des savons, des élixirs, des baumes, des huiles.. treize produits composent la gamme de Coralie. "La saponification à froid, c'est le procédé ancestral de la fabrication de savon. Ni les huiles, ni les beurres ne sont chauffés. Les savons passent ensuite 48 heures dans les moules, avant de sécher quatre semaines en cure" explique-t-elle.
Circinella est à son image. "Circinellu est le héros de mon village de Guagnu, j'ai voulu lui rendre hommage en féminisant le nom. Le logo représente ma jument. C'est mon écriture qui est posée sur les emballages." expose la savonnière avec passion, "Circinella, c'est une partie de moi".
Tous les produits qu'elle utilise sont équitables et issus de l'agriculture biologique. Lorsque c'est possible, ils proviennent de Corse. "Le miel est d'Orto, les huiles essentielles proviennent du Mandriolu, le lait de chèvre provient d'un éleveur qui est juste à côté de chez moi. J'essaie vraiment de me fournir en circuit court." Tout est naturel, aucune substance chimique n'est utilisée.
Les créations de Coralie ont même été récompensées. En 2018 elle a obtenu le label "slow cosmétique" qui démontre la qualité des composants et du mode de fabrication. "C'est le guide Michelin des cosmétiques" s'exclame la savonnière.
Il était important pour elle de s'installer dans le rural. "Je voulais être proche de la nature, de mes fournisseurs. Je reçois mon lait de chèvre à 9h, je peux faire mon savon à 10h" indique-t-elle avec enthousiasme.
Circinella compte bien s'agrandir, c'est pour cette raison que deux nouveaux produits devraient étoffer la gamme dans le cours d'année. "J'espère sortir mon shampooing solide avant l'été. Et pour la fin d'année, j'ai en projet de faire un savon au lait d'ânesse". C'est pour cette raison qu'elle a acheté ses propres animaux. "Tous les matins, je vais traire pour avoir mon lait" se réjouit Coralie.
Des produits qui viendront s'ajouter dans les points de vente dans lesquels Circinella est présente.
Plus d'infos :
Les produits de la marque Circinella sont en vente sur le site www.circinella.com ou à la savonnerie de Vico.
Mais aussi à la pharmacie des Alizés à Ajaccio, à Bastia au Muntagnolu et chez Kalliste Cosmétique.
Il n'est pas nécessaire d'organiser de grandes recherches pour trouver le plus vieux de tous les arbres de Sorru in Sù. Il se dresse fièrement au centre d'un croisement, dans le village de Guagnu.
Il se trouve près des dernières maisons du village, dans les Soprane. La route continue ensuite dans la montagne en direction de Corte où elle n'arrivera jamais.
Le lieu, où une croix a été érigée, est le Crucio et ce châtaignier, car c'est est un, est appelé "U castagnu a crucio".
Il est magnifique, avec un tronc aux dessins très compliqués, mais pourquoi prétendre qu'il est le doyen des arbres de l'ancien canton?
Une pancarte le prouve. Apposée par la mairie de Guagnu et l'Office National des Forêts, elle contient en gros l'inscription "Age: six siècles". Cette datation a eu lieu en 2010. Ce châtaignier a donc vu le jour vers 1400.
Il n'est pas le plus grand arbre de la micro-région. Il existe peut-être dans la forêt des arbres plus âgés. Il est, en tout cas, le plus vieux de ceux qui ont été identifiés.
Il mérite que l'on ne perde pas l'occasion d'aller le saluer.
L'écologie est à la mode et il paraît que la défense de l'environnement sera un thème principal des prochaines élections municipales. Les protecteurs de la nature doivent bien connaître celle-ci.
Connaissez-vous la nature de Sorru in Sù?
Dans le territoire qui s'étend au-delà et au-dessus de Vico,
Quel est l'arbre le plus ancien?
Quel est son nom?
Où se trouve-t-il?
Solution demain. Il n'y a aucun piège dans cette question et les habitants d'un village particulier savent certainement tous de quel arbre il s'agit.
Le port de Marseille l'attendait, et surtout les les Corses: après une vingtaine de jours de blocage, les rotations maritimes peuvent reprendre. Les marins des syndicats STC et CFTC de la compagnie La Méridionale étaient en grève car ils estimaient que Corsica Linea ne respectait pas l'accord conclu en juin dernier pour la répartition des escales entre Corse et Continent.
Les deux compagnies maritimes ont finalement trouvé un accord pour poser une candidature commune pour la DSP (délégation de service public) pour les sept ans à venir.
Il faut espérer pour le bien des Corses et des employés de La Méridionale que tout se passe au mieux.
Des perturbations existent encore du fai des actions de la CGT des ports pour le régime de retraite mais sans rapport avec la situation de La Méridionale.
Toutefois, des questions se posent toujours comme la volonté réelle de la STEF, propriétaire de La Méridionale, de vouloir conserver cette compagnie, et comme l'attitude très ambiguë de la CdC qui a fait dire à certains officiers de La Méridionale: "notre seul tort serait-il d’avoir un actionnaire parisien ne faisant pas partie d’une oligarchie insulaire?"
Après Napoléon III, le cachet de Poggiolo a connu plusieurs changements.
La République est proclamée le 4 septembre 1870. Le 17 février 1871, Adolphe THIERS devient "chef du pouvoir exécutif de la République Française". Mais, à Poggiolo, ces changements n'apparaissent pas tout de suite sur les documents officiels.
Ce certificat délivré par la mairie le 10 janvier 1872 est encore marqué du tampon du Second Empire.
Le changement finit par s'opérer mais de façon curieuse, comme le montre cette lettre datée du 9 juillet 1872.
Le maire, Pierre MARTINI, demande au Préfet de lui envoyer des feuillets supplémentaires pour les registres d'état-civil et il en profite pour l'informer
"en outre que le cachet de la commune de Poggiolo n'est pas correcte (sic), ainsi au lieu de dire Poggiolo, il dit Poggiola, ce qui pourrait amener souvent des erreurs avec d'autres communes, veuillez donc, Monsieur le Préfet, me faire savoir a ce que je dois me tenir (sic)."
Ainsi donc, au cours de l'année 1872, le tampon impérial a finalement été abandonné et l'on a repris l'ancien, celui qui contenait cette faute d'orthographe, et que l'on a déjà vu dans l'article précédent.
Il faut quand même savoir que Poggiola est le nom d'un quartier ou d'un hameau dans huit communes corses (Corscia, Peri, Asco, Erbajolo, Castello-di-Rostino, Sant'Andrea-di-Bozio, Moltifao et Speloncato) et qu'il existe aussi le village de PIOGGIOLA.
La réponse du Préfet, écrite en marge de la lettre, ne concerne que l'achat des feuillets et pas du tout le cachet mais, quelques mois après, les actes de la commune peuvent être officiellement républicains et poggiolais.
Le nouveau modèle est très sobre: l'inscription "Mairie de Poggiolo" encerclée par "République française (Corse)". Ce modèle va servir très longtemps.
Il est ensuite complété par un tampon particulier destiné à l'adjoint spécial de Guagno-les-Bains, fonction créée par l'Etat en 1897. Voir l'article Guagno-les-Bains, c'est spécial.
La bordure porte l'inscription "GUAGNO-LES-BAINS Section de POGGIOLO".
Comme Poggiolo est toujours en retard sur les changements politiques, la commune conserve le cachet républicain pendant la guerre, alors que le régime du Maréchal PÉTAIN se nomme officiellement "l'Etat Français".
Et maintenant?
Le tampon officiel de la mairie de Poggiolo est bien plus chargé, reprenant le sceau officiel de l'Etat avec un personnage symbolisant la République.
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Cliquer sur les images pour les agrandir.
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A part la dernière photo, tous les documents présentés ici sont consultables aux Archives Départementales d'Ajaccio.
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Article publié initialement le 3 mars 2014.
Qu'un journal confondit POGGIOLO avec POGGIOLA en 1915, la faute n'était pas trop condamnable. Par contre, il est bien moins facile d'accepter que la confusion ait été acceptée par l'Etat. Notre village en fut victime et des documents poggiolais du XIXème siècle auraient pu être entachés de nullité à cause du tampon officiel.
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Quand un acte officiel est publié, il doit comporter un élément prouvant son authenticité. Pendant longtemps, il y eut les cachets de cire. Puis, sont venus les tampons encreurs. Les différentes strates de l'administration en utilisent. Chaque commune a son propre cachet. Mais les inscriptions gravées sur ce cachet peuvent varier selon les époques en fonction des événements politiques.
Ce fut le cas à Poggiolo mais avec toujours un temps de retard et avec une particularité orthographique qui eut une longue durée.
Après la chute de Napoléon Ier, la Restauration utilise le symbole des trois fleurs de lys surmontées par une couronne royale.
Mais la révolution des Trois Glorieuses, en juillet 1830, chasse Charles X au profit du duc d'Orléans qui devient Louis-Philippe Ier, roi des Français. Dans la précipitation, on barre les fleurs de lys capétiennes.
Le calme revenu, le cachet poggiolais a comme dessin central une couronne d'olivier, comme sur ce document de 1835. Mais, grosse erreur, la commune s'appelle Poggiola!
L'aberration orthographique perdure au changement de régime suivant. En février 1848, un soulèvement parisien provoque l'abdication de Louis-Philippe et proclame la Seconde République.
Mais le même cachet reste en fonction. Voyez ce document de 1849.
Le président Louis-Napoléon organise un coup d'Etat pour prendre tout le pouvoir et en arrive à se proclamer empereur sous le nom de Napoléon III le 2 décembre 1852. Mais, à Poggiolo, le maire a toujours le même tampon. Exemple: ce document de juillet 1855.
Le Second Empire apparaît enfin sur les papiers de Poggiolo après 1857 avec, comme nouveau dessin, l'aigle impérial. La commune retrouve son orthographe officielle après plus de douze ans de déformation!
Mais Poggiolo connut encore d'autres cachets officiels après la chute de Napoléon III.
(à suivre)
Article publié initialement le 28 février 2014.
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Le mercredi jusqu'au 2 septembre:
Marché communal de Vico du mercredi de 8h à 13h place Padrona.
Du lundi 24 au dimanche 30 août:
Exposition de portraits réalisés par Sylvie GHISLAIN-LEANDRI au couvent de Vico. Vernissage le 25 à 20 h.
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Samedi 29 août:
pèlerinage à Saint Elisée.
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L'album de photos des Poggiolais:
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Pour le commander, suivre le lien:
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Votre ancêtre a participé à la guerre de 1914-1918?
Envoyez une photo de lui à l'adresse larouman@gmail.com
Elle pourra être publiée dans notre dossier des combattants poggiolais.
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Les articles du blog se trouvent sur la page Facebook du groupe Guagno-les-Bains Poggiolo.